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Conseiller pour ipagination : Patryck Froissart

 

Conseiller pour ipagination : Patryck Froissart

Patryck Froissart est également chroniqueur pour La Cause Littéraire, et membre de la SGDL.

« J’ai accepté d’animer la collection « Poésie », parce que l’art poétique est, selon moi, l’art par excellence, et parce que mes premiers écrits et tous ceux qui, depuis cinquante ans, m’ont aidé à vivre, ont été des poèmes. Parmi mes publications, celles qui me tiennent le plus à coeur sont mes ouvrages poétiques.

Ecrire de la poésie est difficile et ingrat.

La poésie, beaucoup plus que les autres genres littéraires, est soumise à des règles qui font sa particularité et lui donnent son éclat. Prosodie, rythme, rimes, unité thématique, image, métaphore, anaphore, strophe, assonance, allitération, césure, hémistiche sont quelques-uns des mots dont tout écrivant qui veut se lancer dans cet art supérieur doit connaître le sens et la portée, quelles que soient la forme et la structure qu’il privilégie: poésie versifiée de forme classique, poésie libre, prose poétique, conte poétique, etc.

La variation formelle est infinie, mais chaque type a ses propres contraintes. A tel qui ne connaît pas, par exemple, les constantes classiques du sonnet, je conseille d’en prendre connaissance avant de publier ce qu’il pensera être un sonnet mais qui n’en sera qu’une imitation bancale et fautive.

Par ailleurs, pour « faire » de la poésie, il est indispensable de fréquenter régulièrement les poètes, les grands, les génies, les immortels. Les seuls livres de chevet d’un poète en herbe devraient être des oeuvres poétiques.

Je lirai vos poèmes, et j’en discuterai avec vous. S’il arrive que je vous dise, par message privé évidemment: « Ce n’est pas bon du tout! », dites-vous bien que cette appréciation ne vaudra que ce qu’elle vaudra, à savoir qu’elle ne sera qu’un avis personnel qui comportera inévitablement, outre le poids des critères objectifs, une part de subjectivité. Mais dites-vous bien aussi que tous les commentaires que je ferai n’auront pour objectifs que l’enrichissement et l’amélioration de ceux qui me feront confiance, ainsi que la volonté de faire d’Ipagination un espace de haute tenue.

A bientôt. »

 

Ouvrages publiés :
– L’Eloge de l’Apocalypse
– L’Eloge de l’opaque ellipse
– La dernière vague, nouvelles (recueil collectif – Editions Ipagination)
– Fantômes (recueil collectif – Editions Ipagination)

 

En savoir plus sur Patryck Froissart : 

 

Conseillère pour iPagination : Véronique Brésil

Enfant, j’ai voué au Club des Cinq un culte sans bornes mais lorsqu’à l’école, on m’a imposé de troquer mes très chères idoles contre les classiques prévus au programme, j’ai préféré me priver de lecture plutôt que d’avaler leur infâme bouillie.

Ce n’est que bien plus tard que je me suis réconciliée avec la langue française. Tout d’abord, j’ai corrigé des romans mais à force de jouer avec les mots, ma plume s’est libérée elle aussi.

Écrire fait mal, écrire arrache mais écrire soulage aussi.

À ce jour, j’ai déjà écrit deux romans. « Moi, femme infidèle », publié aux Éditions du Net et « Brisée », qui recherche un éditeur apte à recevoir et à soutenir la nudité d’une âme féminine déchirée.

Par un heureux hasard, j’ai trébuché sur un tweet d’iPagination. Tout de suite, j’ai souhaité devenir chroniqueuse au sein d’une équipe innovante, réactive et sympathique.

Commenter un texte crée un double enrichissement. Celui qui reçoit le commentaire dispose d’outils concrets pour progresser. Celui qui émet le commentaire s’améliore lui aussi. En effet, il  a peu de chance de reproduire dans ses écrits les maladresses relevées dans ceux des autres.

De plus, il est très profitable, pour un auteur qui se cherche, de recevoir des remarques justifiées, avisées et dépourvues de tout fond de commerce. La sempiternelle lettre-type de refus émanant des éditeurs, du genre : « Votre manuscrit ne saurait s’inscrire dans notre collection… », ne fournit aucune clef d’amélioration.

Quant à l’écriture, elle se nourrit en partie de la plume d’autrui car même s’il s’agit la plupart du temps d’un exercice solitaire, l’écriture a besoin, pour se forger, de croiser le fer avec d’autres textes, d’autres auteurs.

Une véritable symbiose.

Mes critères de sélection

Cela fait neuf mois maintenant que j’ai rédigé et publié les critères qui me semblaient essentiels pour effectuer une bonne sélection. Après tout ce temps, force est de constater que ces critères, toujours susceptibles d’évoluer, restent tout aussi fondamentaux. Petit tour d’horizon.

De façon générale, mes sélections concernent soit des textes postés au cours du mois concerné, soit des textes que j’ai découverts pendant ce mois mais postés antérieurement, soit des textes plus anciens qui me tiennent vraiment à cœur.

À préciser aussi que ce choix ne dépend pas de l’ancienneté des auteurs pas plus que de leur éventuelle implication dans la vie du site et encore moins des affinités personnelles qui pourraient exister avec l’un ou l’autre en particulier.

La première vertu que je reconnais à une écriture est sa fluidité : celle des mots, celle des phrases, celle des idées. J’aime cette notion de fluidité, j’aime lorsque mon regard glisse d’une ligne à l’autre, sans faux pas.

La seconde vertu d’une écriture serait son aptitude à provoquer un voyage, peu importe lequel. Si l’espace d’un instant j’en oublie le boire, le manger et l’heure, alors l’auteur a remporté une manche. Certains d’entre eux ont l’art de me faire tourner la tête en ne parlant de rien mais avec tact : c’est le summum !

Enfin, la troisième vertu d’une écriture concerne sa charge émotionnelle. Dans ce cas, il s’agit d’une rencontre entre deux sensibilités et toute tentative d’explication serait hors de propos.

Dans les faits, il arrive très souvent qu’un écrit soit sujet à quelques accidents de parcours mais croyez-moi, lorsque l’auteur s’applique à les remodeler, cela donne naissance à un véritable petit bijou…

À bientôt donc sur iPagination.com !

 Découvrez tous les textes de Véronique Brésil ici !

Découvrez également tout le travail de Véronique sur son blog ! 

Conseiller pour ipagination : Jean-Luc Schietecatte, alias BLUEWRITER

Conseiller pour ipagination : Jean-Luc Schietecatte, alias BLUEWRITER
                        Ex-professeur d’école, auteur de nouvelles, de chroniques, de pièces de théâtre et de BD, je suis aussi illustrateur en aquarelle et en infographie. Ma pièce de théâtre « Cyrano et Juliette » est publiée dans un collectif chez Philippe Absous. J’ai été stagiaire au Théâtre National de Belgique pendant quelques années en mise en scène et écriture dramatique. J’ai découvert Ipagination par Twitter et je m’y suis senti tout de suite très bien en y rencontrant des gens passionnés de littérature avec un réel projet dans le domaine de l’écriture!
                        Je découvre chaque jour de formidables auteurs tout en publiant mes propres textes pour le simple plaisir de les partager. Je ne suis pas un écrivain professionnel mais un auteur qui joue avec l’air de son temps et des personnages en phase ou en réaction avec leur époque. Au travers de mon imagination, je donne vie à ce qui n’existe pas, à l’aide de mots je persuade les autres d’accepter un monde qui n’est pas vraiment là! Grand amateur du cinéma de Woody Allen, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Roman Polansky, j’admire d’abord leurs scénarios! Comme Paul Auster, mon auteur de référence, je pense que chacun sait que les histoires sont imaginaires, que nous savons qu’elles ne sont pas vraies même quand elles nous disent des vérités plus importantes que celles que nous pouvons trouver ailleurs.
                          L’équipe d’iPagination.com m’a choisi pour rédiger des chroniques à propos de vos textes* et ce dans le but de valoriser vos productions dans ce que vous avez de plus sensible, vos rêves d’auteurs ! Je les en remercie et espère pouvoir faire partager mes envies, mes coups de coeur d’ipaginateurs et également, de rencontrer par la suite d’autres chroniqueurs dans un but de plus grande objectivité par rapport à vos écrits.
Jean-Luc Schietecatte, alias BLUEWRITER

LE SALON DU LIVRE 2012 (1e partie)

Samedi 17 mars 2012

Effervescence. 5.15. Le réveil sonne, désagréable. J’ouvre mes paupières lourdes. Fatiguée. Je me suis encore couchée tard. Mais l’excitation de la découverte est plus forte que la lassitude. Ma valisette fourre-tout est prête et c’est joyeuse que j’abandonne Jacques pour prendre le train. Il nous rejoindra plus tard en voiture, moi, je ne tiens pas à en manquer une miette…

Métro bondé, il y a affluence vers porte de Versailles. Il n’y a qu’à suivre les passants fleuves pour en trouver la trace.

M’y voici ! Je contemple le ruban de queue, incrédule. Quoi, tout ça ! La file des gens qui ont leur place est interminable, celle de ceux qui n’en ont pas est incongrue, insolente et passe devant tous les imbéciles qui, comme moi, ont cru bon de prendre ses précautions.

Je tourne en rond, cherche un visage connu, peine perdue. Je ma tasse vers les grilles lorsque le téléphone retentit. Léo ! Sourire, je ne suis plus seule. Lisa et Léo arrivent. Nous ne nous sommes jamais vus, mais vous saurez que la photo de Léo est juste, je l’attrape au vol d’une nuée de péquins effarés. Bisous Léo, bisous Lisa ! On se tasse à la queue. Léo s’est battu avec Jack la veille, un petit pansement témoigne de leurs échanges fusionnels, et l’on rit de ces agapes nocturnes. Je sors de ma valise mon bibi à voilette. Hier j’y ai cousu un beau « ipagination » en signe de ralliement.

Zibelyne

Les amis arrivent, Jean, Laureline, Laurent, Eve, Jef, Pierre-Jean, Yoxigen, le groupe se forme et s’équipe du sigle ipagination extirpé de la valise à tout mettre.

Pierre-Jean et Laurent

Nous cherchons dans le brouhaha encore faible un endroit calme. Il n’y en a pas. Le salon, c’est comme l’Afrique. La solitude n’y existe pas…

On fait les interview en haut d’un escalier, avec vue sur le salon. La lumière n’est pas très bonne, le son mauvais, et le passage irrespectueux.

Il faut dire aussi, vous voudrez bien nous en pardonner, que nous ne sommes pas des « pro » et le matériel non plus. Mais la bonne humeur règne, nous sommes ravis de nous découvrir. Lisa, élégante, évolue en aérien gris souris et mène les entretiens, sourire et rires allant.

Le duo Lisa Léo est efficace. Ce qui me plaît tout de suite, c’est ce qu’ils dégagent, on se sent tout de suite bien. Jef est serein, le calme Olympien d’un chef et la douceur du nounours.

Leo, Jef (et Jack…)
LISA notre géniale animatrice de l’ipapoteur et de l’atelier d’écriture !

Et voici Laureline avec sa verve, qui ouvre son sac à malices ! Elle en sort des petits cadeaux qu’elle nous offre, de ces cadeaux pleins d’amour, qui font plaisir. Lisa n’est pas en reste, elles se sont gâtées toutes des deux, c’est trop mignon.

Laureline

Que celles et ceux qui disent que les relations sur internet sont virtuelles ou factices viennent chez ipagination ! Nous sommes la preuve du contraire.

Ce salon aura été l’occasion de concrétiser ce que je sentais au travers des échanges riches et nourris sur le site. Des amitiés sincères, un esprit d’équipe et un enthousiasme qui mérite un coup de bibi à plume rose !

Je vous laisse attendre un peu pour la suite, il faut garder un morceau de pain pour demain me disait ma grand-mère…

Zibelyne

A la croisée des talents : la musique de Pauldo

J’ai tout d’abord découvert ce texte-hommage si intense de Pauldo : Half of my heart. Il commence de manière très anecdotique, portraits croisés, et termine par l’horreur absolue. Puis je l’ai redécouvert en musique. Et, surprise, tel le vent déposant délicatement le pollen au creux des fleurs, je l’ai vu saupoudrer de ses notes les textes des ipaginauteurs.

Je lui ai demandé comment il choisissait les textes.

« Le choix d écrire ou non une musique sur un texte n’est pratiquement pas …un choix.

En fait, certains textes m’imposent d’emblée un son. Je pense que très souvent il s’agit d’une écriture très « cinématographique », (La « dernière maison » de Lisa ou « les sables de Mars » de Darklulu). Fleur de Bitume de Léo en est un autre exemple sur lequel je travaille. Ces textes là, ont en eux un rythme que j’entends de manière très naturelle. Très souvent sur ce genre de textes la musique elle aussi vient de manière très naturelle. Parfois plusieurs éléments peuvent y concourir. Pour le texte de Lisa, le son a été inspiré par l’histoire principalement mais aussi par l’instant. Le matin j’ai vu de mon balcon un paysage splendide, lever du soleil et lune toujours présente, qui m’avait inspiré « Dasein ». Avant de commencer j’ai lu un texte de Laureline tout en sensualité. Ces deux éléments se retrouvent aussi dans cette musique.

Pour autant cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas tout plein de textes que j’ai adoré et sur lesquels je n’ai pas écrit.

Pauldo »