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Chemins de plomb, par Fabien Chabosseau d’après la vie de Christian Grisoni

Résumé :

Christian Grisoni a été abandonné par sa mère à la naissance et n’a jamais connu son père. Arraché à sa famille d’accueil, il va se créer un nouvel univers avec Aïchou, son compagnon d’infortune : celui de la rue et du banditisme de Nice. De petits coups en escroqueries, ils gagneront la confiance d’un parrain de la mafia avec lequel ils vont s’allier et mener une guerre totale.

Ce roman rythmé de bout en bout va vous fasciner autant que vous émouvoir. Une fuite en avant dans le « milieu » des années soixante-dix qui pose une question lancinante : peut-on influer sur le destin et changer le cours de son histoire ?

Il était une fois une vie faite de plomb et de sang…

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Extrait

À l’école, beaucoup sortaient de l’Assistance publique, mais très peu partageaient la même vie que moi. Je déparais au milieu des autres. Ça venait des frusques, toujours les mêmes, à peine mettables, que je passais à longueur d’année. Surtout, je n’avais rien à raconter d’intéressant. Je ne comptais pas beaucoup de copains dans ces conditions, un seul en vérité, Aïchou Ben Amar. Les autres n’auraient rien pu comprendre de ma vie foireuse. 

Aïchou avait le même âge que moi et lui aussi en bavait dans sa famille d’accueil. On ne se voyait qu’à l’école, le reste du temps, nous le passions à travailler. Ce fut suffisant pour nous lier, à la vie, à la mort. 

Quelquefois, Aïchou arrivait avec le canard du jour qu’il avait volé. Nous lisions chaque page avec fascination. Il faut dire que les journaux de l’époque avaient de quoi se mettre sous la plume avec la guerre d’Algérie venant de se terminer après huit ans d’âpres combats. Les journaux parlaient aussi de pègre. Un caïd retrouvé trucidé dans sa voiture rutilante et ça faisait les gros titres. Les casses, les braquages, tout était relaté. De quoi passionner deux garçons qui n’avaient rien connu d’autre que les coups et la faim. 

À bien y songer, rien ne nous retenait chez les culs-terreux. On l’a décidé ainsi un matin. 

C’est Aïchou qui a parlé le premier de notre fuite : 

— Tu vois, on peut plus rester. La vie c’est ailleurs qu’elle est. 

Il tenait pour témoin un Nice-Matin. On y voyait un acteur américain sortant de sa voiture devant l’hôtel Negresco face à la promenade des Anglais. Aujourd’hui, je ne sais plus le nom de ce gars, mais je me souviens parfaitement de sa voiture, une Ford Fairlane, une vraie beauté. 

Aïchou était survolté. Il m’agitait le journal sous le nez. 

— Regarde ! Y a pas de raisons que tout soit pour les autres, on y a droit nous aussi ! 

J’ai rassuré Aïchou, lui répondant que la belle vie nous irait bien, qu’on partirait bientôt chercher notre dû. On s’est vivement tapé dans la main pour sceller notre pacte. 

Aïchou avait mûri le projet bien avant moi : 

— Il faut réunir des habits, de la bouffe. On planquera tout jusqu’au départ. Le mieux pour filer, c’est juin avec les premières chaleurs. On ne tiendrait pas sinon dans le froid. 

C’est vrai que jusqu’en juin les journées étaient encore fraîches. Surtout, ça nous laissait deux mois pour réunir le baluchon. Je ne pouvais pas tout voler d’un coup, le père Michel avait les yeux partout, il aurait vite vu que je l’avais délesté. Nous avons donc replongé dans notre misère jusqu’aux beaux jours… 

 

Quelquefois, je piquais des conserves que je cachais dans ma valise noire, derrière un vieil établi de la grange. Je faisais de même pour les habits qu’on allait prendre sur les fils à linge des voisins les plus éloignés. Personne ne s’est aperçu de rien. Depuis le temps que j’étais chez les Michel, ils n’avaient jamais dû penser que je leur filerais un jour entre les pattes. Ils me croyaient bien trop soumis. Avec les années, ils s’étaient habitués à moi comme à un chien transi de fidélité… 

 

Alors, le mois de juin est venu en même temps que les premières chaleurs. Un matin, Aïchou s’est pointé à l’école en souriant. Discrètement, il a sorti un rouleau de billets de sa poche. 

— Je les ai pris au vieux. Il verra rien. Il est tout le temps saoul. Ça fait longtemps qu’il compte plus son fric. 

Depuis deux mois, nous n’étions plus tracassés que par notre fuite. Souvent, on se montrait l’un et l’autre ce que l’on avait volé. Ça ne tenait pas à grand-chose en général, de la nourriture, des vêtements. Mais là, Aïchou avait frappé fort. Du pognon, c’était inespéré. 

Aïchou s’est inquiété : 

— Tu crois que tu pourrais faire pareil ? On serait vraiment à l’aise avec un peu plus. 

À l’aise, je désirais vraiment qu’on le soit. Nous en avions assez bavé. Je ne voulais plus que l’on manque de rien, jamais. 

— Oui, j’aurai le fric. Mais il faudra qu’on parte aussitôt après. Le père Michel les compte chaque soir, lui, ses maudits billets. 

Aïchou a réfléchi : 

— Demain, c’est le certificat d’études. Tout le monde doit se rendre sur la place du village à huit heures pour l’autocar. On peut se rejoindre à l’école pour huit heures et quart, elle sera fermée, il n’y aura personne. On partira d’ici. 

Après l’école, on s’est quittés comme d’habitude. Chacun est retourné dans son lot quotidien… 

 

De retour à la ferme, je suis allé faire mes corvées, les toutes dernières. J’ai fait mes adieux aux vaches, les remerciant une par une pour le lait qu’elles m’avaient souvent donné. J’avais un peu de peine de les lâcher. Je les aimais bien ces bonnes grosses. J’ai fait de même avec les chevaux et les cochons. Ils étaient énervés ce soir-là, sentaient mon départ. C’est malin une bête, plus qu’un homme. 

Je suis allé souper après. Les Michel en étaient au dessert. Ils ne m’attendaient jamais pour les repas. Je me suis assis dans mon coin et je les ai regardés, le vieux, la mégère, le demeuré, les deux petites garces. Je voulais figer l’instant pour ne jamais les oublier. Le fermier est allé chercher l’argent qu’il plaçait dans la desserte, près de l’escalier, dans une boîte en fer. Il est revenu s’asseoir pour compter les billets. J’observais le manège du coin de l’œil. Le compte terminé, il a replacé la boîte dans le meuble et il est monté se coucher. Tout le monde a suivi derrière. Il ne fallait jamais traîner avec lui. 

J’ai mal dormi cette nuit-là, comme sept ans auparavant lorsque j’étais arrivé à la ferme. Entre-temps, il n’y avait rien eu. La boucle était bouclée comme on dit, je n’avais plus qu’à partir… 

 

J’étais réveillé depuis longtemps quand cinq heures ont retenti depuis la basse-cour. Pendant toutes ces années, je n’ai jamais pu me faire au cri strident du coq. Cent fois j’ai convoité de le crever. Je me suis habillé et je suis descendu. Le père Michel était devant son bol de café. Il n’a même pas vu que j’étais dans la pièce. Le jour commençait juste à se lever. 

Une fois dans l’étable, j’ai pris le râteau et fait mine de remuer le foin dans les boxes, attendant que tout le monde soit prêt à partir. C’était un événement le certificat d’études. Les Michel n’allaient pas manquer cela, amener leur abruti de fils jusqu’à l’autocar. 

Je devais passer l’examen moi aussi. À sept heures et demie, on n’espérait plus que moi. 

Le vieux enrageait : 

— Christian, ramène-toi bordel ! Tu vas nous foutre en retard ! 

J’avais tout prévu : 

— J’ai pas terminé ! Partez devant ! Je vous rejoins ! 

Le fermier a hésité avant de mener sa marmaille sur la petite route. Je les épiais depuis l’étable, trouvant qu’ils allaient lentement. Quand même, ils ont fini par disparaître plus bas dans le virage. 

J’ai pris ma valise et couru jusqu’à la maison, m’occupant de la boîte à fric. Elle était pleine de billets soyeux et pliés. J’ai tout mis dans mes poches. Comme prévu, j’ai détalé en direction de l’école. Aïchou m’attendait devant le portail. On s’est pris dans les bras et on a ri. Aucun de nous n’a parlé. Il n’y avait rien à dire. Les mots, c’est bon pour faire des bouquins… 

© iPagination, 2020 

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La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal

La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal 

Il est mort, le berger des rois, le fanal des peuples, le légat du Ciel parmi les hommes.

À l’aube de l’an 1582, l’Europe est en deuil. Les nations rivales, en guerre contre l’hérésie, les fidèles de Rome attendent le prochain occupant du trône de Pierre.

Mais dans ce bref entre-deux règnes, d’anciennes magies s’éveillent, des pouvoirs anathèmes s’agitent : ceux dont jouissent en secret les maudits, les sorciers, les goètes.

Dans un recoin hanté de l’Angleterre, Angus Grey, jeune nécromant atteint de vieillissement accéléré, met en jeu son âme pour obtenir une puissance remontant au berceau des cultes.

Au cœur de Westminster, Bartley Blyth, moine charitable et timoré, se voit confier une mission sacrée – et une chance de racheter la faute par laquelle il damna toute une nation.

Quand leurs chemins se croisent, avec celui d’un démon mineur évoqué par mégarde, d’improbables liens mettent en balance le destin des âmes d’Europe.

Car dans l’ombre, une force sinistre s’apprête à frapper. Un mage noir de légende, mû par la soif de vengeance, est prêt à tout sacrifier pour réaliser l’ambition d’une vie : réinstaurer, par le fer, le feu et le bas-art, l’ordre païen sur terre.

Profitez des fêtes de fin d’année pour vous évader

Par cet hiver froid et sombre, laissez-vous tenter par une fantasy gothique…

Europe, 16e siècle. Dans un monde entre renaissance et ténèbres, la magie se confond à la superstition. Un jeune homme mourant, aussi brillant qu’insensible, défie les lois pour sauver son destin. Ses actes attisent des brandons près d’enflammer l’histoire : l’obsession d’un sorcier qui trame pour venger mille ans d’oppression, la conscience coupable d’un prêtre, le cœur d’un esprit des enfers.

Plongez-vous dans les ombres de la sorcellerie européenne, et découvrez des pans occultes du passé avec La Grande Année des Goètes, un roman entre histoire et magie noire – disponible dans toutes les bonnes librairies numériques :

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Il était une fois le théâtre : L’origine du théâtre (1)

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« Il y a théâtre, quand il y a émerveillement soudain pour les choses vues tous les jours. » Par ces mots Olivier Py – dramaturge, comédien, metteur en scène – nous montre que le théâtre est la vie et que la vie est un immense théâtre.

Dès lors le théâtre serait-il une forme ancienne de téléréalité ? Nooon ! Ne me grondez pas, je plaisante… un peu… car le théâtre c’est tout de même la vie et… notre mémoire, car il épouse l’histoire de l’humanité, et se teinte de chaque petit fait divers.  Comment ça, je confonds tout ? Que nenni. Mais ne nous fâchons pas et accordons-nous plutôt sur « l’essence » du mot Théâââtre.

 Les sens d’abord. Qu’est-ce donc que le théâtre ?

– C’est avant tout – et son histoire que nous allons découvrir le prouve- un lieu où l’on donne des spectacles. Cette photo montre une scène pentue de théâtre classique et ses différents plans portant des noms étranges cour, jardin, lointain…Mais là n’est pas le propos du jour, j’y reviendrai dans un autre chapitre.

 

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photo Starus Théâtre de la Reine

 

– Le théâtre c’est aussi un Art qui en regroupe bien d’autres : l’art d’écrire des histoires, l’art de les mettre en scène, l’art de les interpréter, l’art de les illustrer par des décors, des costumes, l’art de les mettre en musique… Olivier Py –encore lui- résume très bien cela : « Le théâtre est la table de multiplication du chiffre 1 ».

 Mais avant d’arriver à cette unité remarquable, il en a fallu du temps… et une gestation que je vous invite à découvrir.

Premier chapitre : Il était une fois, l’ancêtre du théâtre…

 … et les hommes, des hommes vieux de dix millions d’années, qui se sédentarisent, créent une société et vouent un culte à la Terre Nourricière, culte, aussi ardant que leur peur de mourir de faim, et de bien d’autres choses. Eh oui, à l’origine, on n’allait pas au « théâtre » pour passer un bon moment, mais plutôt pour conjurer le mauvais sort, en appeler aux dieux, implorer leur aide, leur soutien, leur protection… car misère que la vie est dure…

Que voulez-vous, au temps des sociétés naissantes, il fallait bien structurer un peu les choses, informer, enseigner, bref s’organiser pour conjuguer les efforts de tous.

Je sens que vous froncez les sourcils… Comment me dites-vous je confonds théâtre, croyances, politique ? Pas du tout.  Mais, le théâtre n’est-il pas tout cela ?

Mais bon, je vous l’accorde les rassemblements que j’évoque ne sont pas du théâtre, mais…  un Chaos Tournoyant.

Oui, oui, vous avez bien lu. Et ce Chaos Tournoyant est devenu bien plus tard Théâtre. Je vous rappelle avant de poursuive que le terme THEÂTRE vient du grec theatron qui signifie « lieu où l’on regarde ». Et dans le Chaos Tournoyant, on regarde…mais pas seulement. Suivez le guide, je vous entraîne au cœur de mes croquis.

Imaginez, quelques 800 ans avant JC, une place en terre battue au centre de laquelle se trouve une pierre. Il s’agit d’un autel sur lequel on sacrifie le bouc. Ah mais je sens que vous vous agitez. Vous vous demandez sur quel chemin de traverse je vous conduis.

Patience… savez-vous que bouc vient de « tragos » qui donnera son nom à la « tragédie ».  Ah, vous voyez, je ne vous mène pas en bateau et je suis ma logique. Mais revenons à nos moutons. Oups, au pauvre bouc plutôt. Un pauvre bouc émissaire. Hum hum.  Une fois la pauvre bête offerte au dieu, la fête conviviale commence véritablement. L’autel devient alors le point de rassemblement où  tout le village trouve à manger et surtout à boire. beaucoup… beaucoup trop.

L’ivresse aidant la transe, tous alors se déplacent en cadence autour de l’autel aux agapes, en portant un énorme phallus ou chevauchant des ânes, c’est selon. Je ne commenterai pas ceci, vous laissant faire œuvre de créativité et je sais bien chers auteurs iPaginaires, mais bien réels, que vous n’en manquez pas… Mais je suis ma logique et mon histoire….donc, nos ancêtres dansent et chantent en l’hommage de Dionysos, dieu du vin- on l’aurait deviné à les voir éructer- mais aussi dieu de la végétation (et plus tard dieu de la comédie et de la tragédie).

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Au fur et à mesure de la cérémonie, le cercle des choreutes fond comme neige au soleil, laissant le centre de l’arène aux villageois les plus doués. Les autres toujours en cercle les entourent, s’immobilisent et les regardent réaliser des improvisations qu’ils reprennent en échos ponctuellement. Car, il faut bien participer et entretenir la liesse générale.

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Chaque « artiste »  improvise onomatopées, vocalises, sauts et autres gestes étonnement remarquables et cherche à se démarquer des autres jusqu’à ce que l’un sans doute plus éméché que les autres s’enhardisse, grimpe sur l’autel et évolue seul,  psalmodiant ou chantant et  dansant. Les autres choristes tournent autour de ce chef de chœur  ou coryphée, dans un sens puis dans l’autre – pour éviter le tournis, sans doute, et limiter les effets désastreux de l’ivresse.

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Quand le soliste s’arrête, les autres choristes reprennent ensemble ce qu’on pourrait appeler le refrain. Une forme de dialogue s’instaure alors.

Au fil des ans et même des décennies, le rite évolue. Au VII siècle avant JC, une table est placée près l’autel. Le soliste, plus en hauteur, mieux mis en valeur, mieux vu des « spectateurs » y saute et gesticule tout à son aise. Saviez-vous que le mot saltimbanque vient de ce « saltare in banco » ?  Vous voyez bien que tout se tient…

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L’orgueil satisfait et le plaisir de se distinguer des autres, d’être connu et reconnu et de trouver dans cette expression un épanouissement personnel, motivent les artistes qui développent alors leur créativité. Dès lors, le rite se renouvelle sans cesse et chatouille la curiosité des autres villages. La notoriété de certains s’étend, se répand…

Et c’est ainsi qu’à la fin du VIème siècle avant notre ère, l’on voit l’anneau des spectateurs, se scinder plaçant le coryphée, devenu vedette, face à l’autel et aux spectateurs pour être mieux vu, apprécié et vraisemblablement salué par ses pairs.

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Cette forme ne vous rappelle rien ? Allons un petit effort…

 

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Théâtre romain d’Avenches. Photo Pymouss

 

Je vous l’accorde, la table du Chaos Tournoyant est devenue une plaque herbeuse. Mais tout de même ce théâtre romain d’Aventicum n’est pas sans rappeler le plan grossier présenté précédemment.

Je vous invite à vous détendre un peu sur ce tapis vert et à imaginer les tragédies grecques et romaines… que je développerai dans un prochain numéro. A bientôt !

Stylos de luxe les plus chers au monde !

Ils ne se nomment pas vulgairement « stylos» mesdames, messieurs, ça non, un peu de tenue que diantre. Non, (raclement de gorge) l’heure est venue de vous présenter des «instruments d’écriture » ! Parfaitement, des beaux, finement sculptés, de l’artisanat, et dont la collection que nous allons vous présenter, créée à l’occasion des 75 ans de la marque Mont Blanc, rappelle le courant très en vogue en ce moment, le Steampunk.

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Stylos de marque Mont Blanc issus de la collection « Skeleton ».

La célèbre marque est le fruit de l’association d’un banquier de Hambourg, Alfred Nehemias et d’un ingénieur berlinois, August Eberstein. Nous sommes en 1906, au tout début du siècle de la modernité où imagination et créativité permettent de perfectionner le stylo plume et  de relayer définitivement la plume d’oie au rayon « Has been ».

Au tout début ce furent des stylos tout ce qu’il y a de plus simple, jusqu’à ce que Wilhelm Dziambor, Christian Lausen et Claus Johnannes reprennent le filon à leur compte en créant la société Mont Blanc. C’est à compter de ce moment que les stylos vont muter (raclement de gorge bis) en instruments d’écriture, avec des matériaux précieux.

Ainsi se succéderont des collections mythiques, de la toute première « Simplo Filler Pen Co » à la collection « Etoile », en passant par la série très agréable à regarder (mais on ne touche pas s’il vous plait) la collection « Skeleton », que nous vous proposons d’apprécier…

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Stylos de marque Mont Blanc issus de la collection « Skeleton ».

Magnifique ouvrage qui a un coût, puisque pour en acquérir un – et ainsi pouvoir le montrer à d’autres en leur interdisant de le toucher ça va de soi – il vous faudra débourser entre 20 000 et 88.000 $! Mais nous tenons de suite à rassurer nos auteurs, si vous n’en avez pas à quarante ans, vous n’avez pas manqué votre vie d’écrivain, soyons sérieux cinq minutes. Dites-vous également que vous n’attraperez pas de suée dès que l’on vous demandera une dédicace… que votre tiers payant, bon an mal an, aura moins de chances de faire l’objet de relances mesquines, que ça ne garantira jamais le talent d’écriture de qui le détient ; car ça , très chers auteurs, c’est le précieux qui est en vous seul, que… bref, c’est beau à regarder, et c’est déjà pas mal !

Que vous le croyiez ou non, sachez que nous sommes bien loin d’atteindre l’Himalaya de la plume puisque le stylo, pardon, l’instrument d’écriture… tsss n’importe quoi… ah oui, voilà : la Rolls Royce de l’écriture  se nomme le «Tibaldor Nocturnus Fulgor », vendu aux enchères de charité à Shanghai pour la modique somme de 8 millions de dollars !

A ce prix, vous aurez en main 123 rubis et 945 diamants noirs, la conception du stylo est basée sur la Divine Proportion de Phi (la proportion entre le bouchon du stylo et la partie visible du baril lorsque le stylet est fermé est égale au rapport phi, 1.618). comme nous le rapporte Laid Traids (parfaite l’info pour briller en société, n’est-il pas ?).

Si vous souhaitez continuer à en prendre plein les mirettes, vous pouvez continuer à consulter la collection Skeleton de MontBlanc sur le site FlickRiver. Quant à nous il est grand temps que nous vous laissions pour aller nouer un partenariat d’excellence. Mont Blanc a les stylos et nous, nous avons les auteurs de talent, sauf qu’eux n’en font pas toute une montagne… juste un partage, accessible à tous ! Et ça, mesdames et messieurs c’est le grand luxe… et c’est ici !