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Sur la route de Jack Kerouac – documentaire

Second ajout à notre ipaginathèque : « Sur la route de Jack Kerouac », un film de Ann Chakraverty, prenez votre baluchon, embarquement immédiat !

Sujet :

« Sur la route de Jack Kerouac, une jeune aventurière se met en tête de repartir sur les traces de l’écrivain. De San Francisco à Mexico City…voyage initiatique, fantasque, et rencontre avec le poète et éditeur de la Beat generation Lawrence Ferlinghetti. Un film de Ann Chakraverty, musique originale de Claude Samard-Polikar, image Jean-Max Bernard, montage Stéphane Elmadjian. Version bilingue, sous-titrée en français. »


Sur la route de Jack Kerouac par annchakraverty

Le parcours singulier de Bernard Werber

Sur ipagination, avec (entre autre) notre partenariat avec « La maison bleue », nous concevons l’auteur au cœur de différentes expressions artistiques. Le partage également, l’intégration, briser la solitude, une place à prendre auprès des autres, le parcours pour se faire éditer, la persévérance, travailler, améliorer son écrit, imaginer, le soucis de porter un regard différent… c’est ce que vous découvrirez au travers de ce documentaire sur Bernard Werber, ce sont pour iPagination de nombreux éléments que nous défendons dans notre projet. L’écriture, une vraie passion que l’écrivain à succès transmet avec générosité, une multitude de conseils aux jeunes auteurs, bon visionnage !

En cette période de chômage, voici un passage relevé de la biographie de Bernard Werber, sur cette période, il allait écrire « Les fourmis » qui scellerait son destin d’écrivain :

1990 Chômage. « Profite du temps libre pour apprendre le métier de scénariste de cinéma à l’INA. Alors que je pense renoncer à l’écriture des « fourmis », rencontre avec mon éditeur Albin Michel. Il est intéressé par mon manuscrit mais me demande de le réduire. Sur ses conseils, je ramène donc la dernière mouture (Z-53) des « Fourmis » forte auparavant de 1 463 pages,  8 batailles et beaucoup de décors et de dialogues, à une version « light » de  350 pages, avec un minimum de descriptions, de dialogues, une seule bataille (la bataille des coquelicots) et j’évacue tout ce qui ralentit le suspense et l’action. En fait ce que vous avez lu est le « clip » du long métrage…. Tout en écrivant la dernière version je soigne beaucoup la gestion du suspense, considérant que le sujet des « fourmis » étant un peu osé il me semble nécessaire de bien tenir le lecteur en haleine pour qu’il ne décroche pas. J’utilise donc l’idée de la cave et du meurtre mystérieux dans la fourmilière pour tenir la tension au plus serré. J’ajoute au dernier moment l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, pour mettre dans une zone à part les informations scientifiques ou historiques. J’utilise les techniques de montage parallèle de cinéma pour dynamiser encore l’action en créant des bascules rapides monde fourmi, monde humain. En fait j’ai mis 12 ans à écrire les fourmis mais j’ai surtout mis 12 ans à apprendre un artisanat très délicat qui consiste à mettre en inventer des personnages et des situations, trouver des mises en scène originales, gérer la tension dramatique et surtout SURPRENDRE toujours surprendre. J’étudie déjà l’hypnose pour essayer de voir comme captiver l’attention et faire imaginer au lecteur. Ces techniques d’hypnose se retrouveront notamment dans l’histoire de la cave où les personnages descendent non seulement dans une cave, mais dans leur cave personnelle, qui est leur inconscient. »

Toute la bio et le site de Bernard Werber, disponible ici !

Paul Auster : l’âme de la métropole.

Les carnets de route, François Busnel, France 5, diffusé le 20/10/2011

François Busnel rencontre des écrivains new-yorkais, d’origine ou de coeur, qui puisent dans l’âme de la métropole la matière de leurs romans. Paul Auster dresse le portrait d’une ville où se concentrent les rêves et les doutes de l’Amérique. Paul Auster parle dans ce documentaire de New York et de ses romans.

Ajoutée par  le 21 oct. 2011

Certaines cités sont indissociables des poètes qui les ont chantées. Des poètes qui peignent l’âme urbaine et dont la prose épouse les courbes des villes où ils se perdent. Ainsi que serait New York sans Woody Allen, sans Scorsese et quelle couleur aurait-elle sans Paul Auster qui, bien qu’il s’en défende, a fait d’elle son personnage principal ?

Rien n’y est figé, tout y bouge continuellement. C’est à New York, capitale du monde, ville de tous les possibles, que Paul Auster a planté bon nombre de ses intrigues. S’il s’est toujours refusé à la qualifier d’élément essentiel de son oeuvre, c’est qu’il avoue peiner, tant elle fait partie de lui, à s’imaginer ailleurs. Trop vaste pour être connu intimement, son New York est intériorisé : qu’il soit centre de l’histoire ou qu’il en constitue la périphérie, ce lieu camusien par excellence matérialise l’errance psychologique de personnages aux confins de la folie. Mais aussi la chute, le tourbillon infernal de la mémoire, la quête effrénée de la construction identitaire via l’isolement allégorique dans la conscience. C’est dans le contraste et la folie de ses artères que prennent vie les bifurcations et les contingences du destin. C’est dans les pas des protagonistes que s’incarnent les mots, le rythme, la montée en puissance de l’architecture et du procédé narratifs. Lesquels se calquent sur la structure urbaine, entre digressions, histoires dans l’histoire et jeux de trompe-l’oeil. Parangon du post-modernisme, Auster persiste et signe, oeuvre après oeuvre : on ne peut conclure d’histoire en ignorant la géographie. New York, c’est son illusion de réalité, sa certitude que tout peut, toujours, arriver.

Source : http://www.evene.fr/

La double vie de Romain Gary

Ce document revient sur le coup de théâtre qu’a provoqué Romain Gary avec ses deux prix Goncourt. Les moments rares de la vie de l’auteur son examinés, ainsi que la complexité de cet écrivain hors du commun.

Publiée le 15 avril 2012 par 

« Personnage aux multiples facettes : écrivain, diplomate, cinéaste, héros de la  » France libre « , Romain Gary confesse son penchant pour les  » farces et attrapes  » : marionnettiste, montreur de personnages ambigus, inventeur de fables à double sens, cœur sensible et sourire moqueur,  » clown lyrique « , il manie les ficelles du métier en se tenant à distance pour juger de l’effet produit, se plaisant à étonner et à séduire. Il a poussé l’art du prestidigitateur jusqu’à se donner secrètement un double, cet Emile Ajar que couronne un prix Goncourt, faisant de Gary le seul écrivain à avoir deux fois reçu cette récompense sous des noms différents.

Né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie, Romain Gary est élevé par une mère qui place en lui de grandes espérances.  » Cosaque un peu tartare mâtiné de juif  » il arrive en France, à Nice, à l’âge de 13 ans, fait son droit, s’engage dans l’aviation, rejoint la  » France libre  » en 1940, termine la guerre comme compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur.

Le succès de son premier roman Education européenne prix des Critiques en 1945, coïncide avec son entrée au Quai d’Orsay. En poste à Sofia, Berne, New York, La Paz, il n’en continue pas moins d’écrire. Les racines du ciel (Prix Goncourt 1956) est une fresque de la vie coloniale en Afrique Equatoriale française. Il quitte la diplomatie en 1961. Après un recueil de nouvelles Gloire à nos illustres pionniers (1962), et un roman humoristique Lady L. (1963), il se lance dans de vastes sagas : La Comédie américaine (Les mangeurs d’étoiles et Adieu Gary Cooper 1969), La danse de Gengis Cohn (1967), La tête coupable (1968), Charge d’âme (1977). Pour Sganarelle (1965), définit, face aux nouvelles théories sa propre doctrine romanesque.

Après la réalisation de deux films : Les oiseaux vont mourir au Pérou (1968) et Kill (1972), il exprime dans Chien blanc (1970) une profession de foi anti-raciste. Gary laisse percer son angoisse du déclin dans au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable (1975) et Clair de femme (1977).

Après la fin tragique de la comédienne Jean Seberg, son épouse de 1962 à 1970 un dernier roman Les cerfs volants (1980) précède de peu son suicide.

Un document posthume révèle que, avec la complicité de son neveu Paul Pavlowitch, Gary se dissimulait sous le pseudonyme du mystérieux Emile Ajar, dont les romans Gros Câlin(1974), La vie devant soi (Prix Goncourt 1975), Pseudo (1976), L’angoisse du roi Salomon (1979), marquent un tel renouvellement d’écriture que la supercherie ne fut jamais découverte du vivant de l’auteur qui la révèle dans un testament, Vie et mort d’Emile Ajar (1981 posthume).

L’élément unificateur du périple qui fut sa vie, la question centrale à propos de Gary est le problème de l’identité. Dans, sa vie, dans son œuvre, dans son apparence physique même, Gary n’a cessé de changer, de superposer les visages, les noms, les identités, finissant par écrire sa vie comme l’une des pièces de son œuvre.

Dans Vie et mort d’Emile Ajar le romancier s’explique sur sa  » nostalgie de la jeunesse, du début, du premier livre, du recommencement « , son angoisse existentielle face à l’enfermement dans un personnage, son désir d’échapper à soi-même et son malin plaisir d’avoir joué un bon tour au  » parisianisme  » honni.  » Je me suis bien amusé, au revoir et merci « . »

Rosanna Delpiano.

Pour en connaître bien plus, rendez-vous sur le site de Rosanna Delpiano.

L.A. : Ellroy Confidential

Découvrir une autre Amérique à travers le regard de ses écrivains, voilà ce que propose Francois Busnel, ces carnets de route (France 5) sont faites de surprises et d’émerveillements, mais aussi d’interrogations et parfois même de critiques impitoyables.

Publiée le 24 mai 2012 par 

Pour le dernier numéro de ses ‘Carnets de route’, Francois Busnel a choisi de s’entretenir avec James Ellroy. L’écrivain américain revient en toute liberté sur les éléments fondateurs de son œuvre. James Ellroy n’a que 10 ans, en 1958, lorsque sa mère est assassinée. De ce meurtre, jamais élucide, l’écrivain américain tirera une source d’inspiration essentielle, expliquant dans l’un de ses romans autobiographiques, ‘La Malédiction Hilliker’, écrire ‘ des histoires pour consoler le fantôme qu’elle est devenue ‘. Un fantôme ‘ omniprésent et toujours hostile ‘ qui, depuis l’enfance, hante les nuits et les jours de l’homme de lettres : quelques mois avant la tragédie, alors qu’elle venait de le frapper, il avait appelé de ses vœux la disparition de celle qui l’avait mis au monde. Ce drame fondateur irrigue l’œuvre de James Ellroy et a fait de lui l’un des maîtres incontestables du ‘ polar ‘ américain. Tandis qu’il se livre à Francois Busnel venu le rencontrer dans le quartier de West Hollywood, il explique que son écriture est également intimement liée a Los Angeles, la ville où il est né, a grandi et où il a connu la drogue et la délinquance. Il aurait pu y devenir cambrioleur et voyou. Il a finalement choisi d’être écrivain. Son ‘ Quatuor de Los Angeles ‘, œuvre magistrale saluée dans le monde entier, revient sur son histoire personnelle et évoque le contexte dans lequel elle s’est déroulée. Dans l’ensemble de ses romans, il explore aussi les recoins les plus sombres de la société américaine. Contestataire, protestataire, mégalomane, il porte un regard politique parfois déroutant sur son pays…