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QUIZ LITTERAIRE : HUMOUR ET DEPRESSION

 

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Agathe. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ? 

Humour et dépression

Départ
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C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

Ipagina’Son lit les confidences d’une boîte à lettres…

 

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

 

Un texte attendrissant, bourré d’humour et de mises en images…

Une originalité qui oscille entre tristesse, fatalisme et optimisme…

Une révérence tirée avec panache…

Il n’en fallait pas plus pour être plébiscité par de nombreux ipaginauteurs et faire l’objet de la sélection de Malayalam.

Voici le clin d’oeil tendre et émouvant d’une boite à lettres, dotée de sentiments humains, pleine de coeur et d’esprit

Cet avis de retraite confié par une boîte à lettres pas ordinaire, a été posté par Jeanne Gibé

Il est lu par la voix magique de Sortilège.

boite à lettres

JE BOÎTE A L’ÊTRE

– Jeanne Gibé –

Bientôt je tirerai ma révérence au Quai Rimbaud, laissant ma place à une ingénue au châssis dernier cri et à la couleur pimpante qu’on trouve chez le roi enchanteur du guide de la maison. 

Le temps en averse présente déjà ses condoléances sur ma carcasse d’acier cabossé. Je suis perdue, triste et esseulée dans cette obscurité d’outre tombe, de la chronique d’une mort annoncée. J’ai soixante deux ans de bons et loyaux services de valise à courrier. Mes charnières grincent, mes ferrures se déhanchent, je boîte à l’être, je ne tiens plus debout. Tout va à vau-l’eau, c’est la déroute, changement d’ère, ainsi va la vie! Dernier avis de passage pour les lettres et les colis. Le facteur va t’il sonner une dernière fois pour signifier l’heure du trépas?

Même si mon corps est déglingué, j’ai encore beaucoup d’esprit et ma mémoire n’a pas fléchi. Je ne suis pas timbrée, mais plutôt affranchie et je me pâme en pensant au bon vieux temps où Madame avait vingt ans et de nombreux amants poètes très galants.

Comme un murmure du vent glissant sur mon ossature lézardée, usée et fatiguée, j’entends encore tous ces mots fous qui font la roue, ces mots d’amour tout en velours, ces mots coquins tout en satin, ces mots de soie tout en déshabillez moi. Ces billets doux saveur de miel sont ma lumière dans le noir, la flamme qui me réchauffe quand j’ai froid. Cette quintessence épistolaire est un élixir de jouissance, d’amour et de frisson.J’y ai lu des prodiges et de plus grands mystères que l’été en décembre ou que la neige en mai. 

Me voilà sur un petit nuage, avant de partir au recyclage. Désormais, je peux reposer en paix, j’ai suffisamment roulé ma bosse et ouvert mon clapet, mon sacerdoce de la poste est accompli.

Mais un dernier message pour ma belle qui repose depuis hier dans une boîte éternelle, rue Paul Verlaine. Dans le ciel, une colombe voyageuse m’a demandé un ultime souhait. Je lui ai répondu, s’il te plaît prends soin de Ma Dame là haut, je sais combien elle a su aimer, malgré les douleurs et les tourments de la vie.

J’ai enfin trouvé la clé de l’univers; écrire d’aimer.

Atelier Vincent et Thierry : Et si votre boîte à lettres pouvait parler ?

source de l’image : http://www.delcampe.net

En mode écriture : Neo

« S’il te plait, dessine-moi un auteur : Neo »

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine c’est Neo qui se frotte à Victor Hugo…

 B in B&W

Crédit photo : Firenz’

 Excuses liminaires :

Mea culpa, mea maxima culpa Monsieur Hugo, j’ai emprunté votre Demain dès l’aube, et je l’ai un peu trituré pour mon bon plaisir.

 

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne du pays d’iMagination

J’écrirai. Comprends-tu minou, je sais que tu m’attends sûrement… ou pas.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne, ceci grâce au pouvoir d’iPagination,

Car je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, mon chat.

 

Je composerai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu – pour l’instant, j’espère ! –, avachi sur ma chaise, le dos courbé,

Les mains grippées d’une crise de crampe subite qui me détruit.

 

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, parce que mes volets seront fermés,

Ni les voiles au loin descendant vers Senlis, car Senlis ne siège point en port, ô ami

S’pèce d’handicapé de la géographie mal aimée.

 

Et quand j’arriverai au bout de ce puré de roman,

Je mettrai sur la couverture
un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur,

Enfin si je trouve un gogo qui m’accorde en guise de remerciement

Une sublime édition, à pompeuse jaquette de cuir, et à compte d’éditeur.

 

Voilà, vous connaissez tout, à peu près…

Certes, je vous l’avoue, je ne m’y prends pas réellement comme cela. En réalité, les jongleries se bousculent au portillon, mes doigts pris de la danse de Saint-Guy courent sur le clavier – ceci toutes les fois où ma muse m’amuse.

Je note beaucoup de choses sur des feuilles que je ne retrouve plus. Un carnet que j’ai égaré. Tout bien réfléchi, je me suis résolu à offrir un dictaphone à ma plume. Je l’emporte partout et dès qu’une idée me traverse, je l’enregistre… « OVER ». Ça, je le dis à la fin de mon enregistrement, mon « OVER » me sert de point final « OVER »

 

J’adore le mélange des genres. Je refuse de me laisser enfermer dans un travail à façon, modèle cage littéraire. J’aime coucher sur le papier à la manière de… pour m’entraîner. J’affectionne les sentiments, la couleur des sentiments. J’apprécie quand on sent les odeurs que je diffuse, perçoit les sons que je propage, distingue en relief mes paysages ou mes protagonistes, a le goût en bouche d’un bonbon de chocolat noir quand mon héros en déguste un, ou se pique le pouce en ramassant une coque de marron. Bref, il faut donner du sens aux sens, comme du temps au temps.

Pour harponner le lecteur. Démarrer fort. « Si tu ne vas pas à l’incipit, l’incipit ira à toi ! ». Avancer, pas trop vite… Reculer, pas trop tôt… L’emberlificoter dans les mailles de l’intrigue, rebondir en fin de chapitre, le perdre pour finalement le récupérer dans l’antépénultième page.

Pour le garder éveillé. L’intéresser, développer son empathie avec un ou des personnages. Ne jamais l’ennuyer sinon… OVER

Il me plaît de débusquer les redondances et tuer celles que je n’ai pas sciemment choisies. Ma voyante m’a assuré que cela enjoliverait mon style, alors à défaut de m’enrichir moi-même… En ultime bafouille, je confesse détester les verbes : être, avoir et faire, brut de décoffrage. J’essaie souvent de les éliminer ! À tout le moins de les accompagner d’un gentil auxiliaire, sauf cas de force majeure.

 

En guise de conclusion, je vous livre un adage qui résume toute la joie que la rédaction d’une nouvelle ou d’un poème me procure : scriptum therapia. Ainsi, l’on s’aperçoit qu’en imbriquant un grec dans un latin (je parle des mots), on favorise la thérapie par l’écriture. À bon entendeur…

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Est-ce que Victor Hugo, lui aussi, cherche son chat ?

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Firenz en mode d’écriture.

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

 

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, nous sommes en garde à vue au commissariat de police avec Firenz’ … 

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Un lieu sans âme pour un interrogatoire musclé

En quête d’écriture

Cela faisait quelques heures déjà qu’ils me retenaient, sans que je ne sache pourquoi. Restée seule dans une pièce sans âme, murs beiges et fenêtre à barreaux, on m’avait servi un café et un verre d’eau, et pris mon sac. Je n’avais donc pas de téléphone pour appeler quiconque, ni stylo ni carnet non plus, rien pour écrire. Dommage, à travers la crasse de la vitre et entre les barreaux, mon regard, lui, parvenait à s’évader, et j’aurais aimé pouvoir raconter…

Où étiez-vous dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13, entre minuit et quatre heures du matin ?

Pourquoi ?

Ici, c’est nous qui posons les questions.

Pourriez-vous, s’il vous plait, éteindre cette ampoule blanche qui aveugle mon jour tandis que vous voulez inspecter mes nuits.

Où étiez-vous cette nuit-là, pendant que la boutique du diamantaire était cambriolée ?

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J’étais chez moi, j’écrivais

 Mémoire exceptionnelle ou alibi longuement préparé et muri ? Etrange fraîcheur du souvenir… très étrange… Vous écriviez quoi ? Une liste de courses ? Une recette de cuisine ? Un post-it ? Un courrier au banquier ?

Je ne sais pas ce que j’écrivais. C’est juste que, comme c’était un soir de semaine, c’est l’activité la plus probable. Je ne sors pas trop en semaine, donc j’écrivais, très certainement. Il n’y a qu’à vérifier dans mes textes publiés sur iPagination, je publie en général tard dans la nuit.

***

Nous avons vérifié votre espace iPagination, rien n’a été posté cette nuit-là… Retour à la case zéro alibi par conséquent… Par contre, nous avons lu quelques uns de vos textes, ils ne sont pas bien nets. Vous buvez quoi quand vous écrivez ?

Du thé, ou du café, voire de l’eau …

De l’alcool aussi, non ? Vos textes sentent l’éthylotest fébrile ?

Ah non, vous vous trompez ! Je connais l’ivresse de la plume mais ne la conduis pas en état d’ébriété.

Quelques psychotropes, alors ? De toute évidence, vous vous droguez. On peut lire des lignes de blanche entre vos lignes à l’encre noire !

Que nenni, aucun psychotrope. Je ne fume même plus de cigarettes. Je m’enveloppe d’autant de liberté que possible et poste des textes en mode affranchi. D’autre part, je crains trop la page blanche pour envisager d’en sniffer une simple ligne. Par conséquent, les seules lignes dont je me came sont des lignes de fuite, des lignes de pensée, des lignes de mots, pour des retours à la ligne … Mais s’il vous faut vraiment des trucs en ‘-thrope’ pour justifier mon écriture, voyez plutôt du coté des lycanthropes, misanthropes et philanthropes… Voilà quelques sources d’inspiration, des fils conducteurs d’imagination dont je fais consommation, oui. Certains sont stupéfiants.

Eh bien voilà ! Cela expliquerait vos textes sans queue ni tête. Inspecteur, allez vérifier à quelle catégorie de stupéfiants appartiennent les lycanthropes.

Mes Lycanthropes avaient pourtant une queue et une tête, Monsieur l’Inspecteur.

Quoi qu’il en soit, pas de texte publié cette nuit-là, donc votre alibi ne tient pas.

Je ne les publie pas tous, Monsieur le Commissaire, une inspection de mon ordinateur portable devrait vous indiquer qu’il y en a eu un texte écrit cette nuit-là et non publié.

Voyons, voyons … Vingt-cinq textes en trente jours ! Mais qu’avez-vous donc de si important à écrire pour pourrir ainsi le disque dur de votre ordinateur ? Et d’où sortez-vous tous ces mots-là ?

D’important, Monsieur ? Rien. Ce que j’écris n’a d’intérêt que pour moi, c’est pourquoi mes textes restent là, pour la plupart, enfouis dans les 0 et 1 de ma mémoire binaire. Ecrire relève, pour moi, du désir mais aussi de la nécessité. J’écris pour vivre, pour rire, pour ne pas crever. J’écris à partir d’un mot happé ici ou là, d’une photo que mon regard croise, d’une idée qui traverse mon esprit, d’un moment de vie, parfois d’un simple défi… Il m’arrive d’ailleurs d’écrire sous la contrainte …

Que dites-vous là ? Vous écrivez sous la menace ? On vous met un flingue sur la tempe ? Voilà autre chose…

Non, non, rien d’aussi violent ! Simplement, parfois, je me plie aux exigences d’un atelier, tricote des fils d’histoires dans le cadre imposé, j’essaie au moins … Et si la plupart des textes que j’écris n’ont d’importance que pour moi, il m’arrive d’avoir besoin, ou envie, de donner mes mots à lire. C’est alors que je publie mes textes, et dès lors ils ne sont plus à moi…

 

Quoi qu’il en soit, pour le moment rien ne prouve que vous ayez écrit la nuit où les diamants ont été volés. Ni même que vous ne prenez pas de produits illicites. Alors nous allons vous garder encore un peu, et poursuivre notre enquête en quête de ce texte alibi.

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Enquête, en quête…

 

Coup de coeur musical à Amélie-les-crayons.

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L’ENCHANTERESSE…

 

Elle voulait être fleuriste ou bien institutrice au sein de sa région lyonnaise. Elle a l’imaginaire foisonnant, suit une formation à l’art dramatique et au théâtre de rue, elle se met à l’écriture de chansons en 1999 et deviendra finalement Amélie-les-crayons au sein d’une troupe française du même nom.

Accompagnée de ses trois musiciens, Amélie met en place un univers qui privilégie les décors et les personnages, comme au théâtre, plutôt que des simples spectacles de chansons.

«  On est dans un monde où parfois rien n’a de sens, ce qui nous pousse à aller à l’essentiel, à tendre vers la simplicité. »

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Il émane des ses textes une grande poésie, un humour tendre et aérien et un charme qui illumine chacun de ses personnages un peu en marge : Histoire d’une maigrelette si effacée qu’elle est emportée par le vent de sa solitude ; d’une amoureuse si amoureuse qu’elle en perd le contact avec le reste du monde ; ou d’un gros costaud pas si bourru désarmé malgré lui par une rencontre inattendue.

Sur des airs d’accordéons, piano, guitare, flûte ou encore mandoline,beaucoup de morceaux sont une invitation à danser. La magie opère et Amélie nous emporte dans un monde dans lequel elle conte, chante, joue de plusieurs instruments.

En juin 2014, Amélie-les-crayons sort, en toute discrétion, un troisième album « Méli-Mélo » où l’on retrouve 18 titres revisités des deux précédents albums : « La porte-plume » et « Jusqu’à la mer »

Voici « Ta p’tite flamme ».

Y’a quelque chose de la vie

Dans tes yeux qui rient

Y’a cette petite flamme qui crie

Qui brûle et qui brille

Juste un regard pour comprendre

Que c’est dans tes yeux

Que je me sens le mieux

Juste un sourire pour te dire

Que j’ai besoin de toi

Reste et regarde moi

Y’a quelque chose du bonheur

Dans ta voix qui vibre

La réponse de mon coeur

C’est qu’il se sent libre

Libre d’être moi quand

Tu m’serres dans tes bras

Libre de vivre un amour

qui m’apprend tous les jours

Quand j’suis loin de toi, J’pense à toi

A ta p’tite flamme, à tes yeux

Et je me sens mieux

Quand j’suis loin de toi, J’pense à toi

A ta p’tite flamme, à tes yeux

…et je me sens deux

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Y’a quelque chose d’universel

Dans notre histoire

Une petite étincelle

Pour bien plus qu’un soir

Est-ce que tu veux me donner ta main ?

Pour tout l’temps qu’on s’ra bien ?

Est-ce que tu veux partager mon chemin ?

Moi j’dis oui pour le tien

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Site officiel