Archives de catégorie : Livres des Editions iPagination

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Maria Lesca, de Luc Fori

Maria Lesca, de Luc Fori

Résumé :

Du nord de la France aux Amériques, plongez dans une fuite en avant qui vous fera redécouvrir le « Manon Lescaut » de l’abbé Prévost, dans une réadaptation moderne à couper le souffle.

Si la version du XVIIIe siècle a été condamnée à être brûlée, c’est toute la passion incandescente de deux adolescents en proie à la fureur de vivre qui éclate, luttant et s’ébattant sur le bûcher de notre conformisme.

Le résultat est irrévérencieux et jouissif, indémodable, à la croisée de toutes les insouciances. Qu’importe l’époque, pourvu que l’on ait l’ivresse…

Livre papier disponible ici : http://bit.ly/2h7vwv1 
Livre numérique disponible ici : http://bit.ly/2yxqd34

Extrait du roman :

De colle en colle, de devoir en devoir, de cuite en cuite est bientôt venu le temps des concours qui devaient nous permettre de rejoindre l’élite de la nation. Deux années avaient passé. J’avais pu négocier mon avenir avec mon père. Le travail d’ingénieur ne me tentait pas du tout, je pensais, comme Tib, devenir plutôt enseignant-chercheur. Il me fallait pour cela tenter le très difficile concours de l’École Normale Supérieure. En cas d’échec, j’accepterais mon destin et me rabattrais au pire sur une petite école d’ingénieur. Constamment aidé par Tiberg qui était beaucoup plus pugnace que moi, j’avais pu atteindre un niveau correct me permettant au moins d’accéder aux oraux de la prestigieuse institution.

Je me suis retrouvé convoqué le même jour que Tib. Les épreuves se déroulaient à Paris, rue d’Ulm. Nous avons partagé la même chambre d’hôtel par souci d’économie et d’efficacité. La veille au soir, je revois encore Tib tourner en rond dans la chambre comme un général rappelant à ses troupes le plan de bataille.

— Tu verras, c’est spécial, le jury est composé de cinq personnes. Ils te passent à la moulinette après que tu aies traité ton problème au tableau. Il faut rester calme, essaie de prévoir les pièges qu’ils vont te tendre. Laisse-les venir, ne désamorce pas leurs questions à l’avance, ça les agacerait. Ah ! Autre chose… c’est comme à l’agrég[1], les épreuves à Normale sont publiques. Certains candidats, pour mieux se préparer, peuvent assister à ton épreuve… mais le quidam moyen aussi. C’est rarissime bien sûr, mais ça peut arriver. Il faut le savoir…

Sacré Tib, décidément il avait tout prévu… Comme souvent dans ces cas-là nous nous sommes couchés de bonne heure pour être en forme le lendemain et nous n’avons quasiment pas fermé l’œil de la nuit. Tib était énervé par l’enjeu. Il s’est retourné pendant huit heures en soupirant. Moi, j’étais agacé par Tib, et j’avais oublié de prendre des boules Quies. Nous passions à la même heure, interrogés par des jurys différents et nous nous étions donné rendez-vous dans un café après les épreuves.

À huit heures, j’ai tiré au sort une question. J’avais trois heures pour la préparer. Tib était un excellent stratège. Le problème qui m’était soumis faisait partie du lot de problèmes qu’il avait envisagés. Ça baignait. Je voyais bien le genre de bâtons merdeux qu’ils allaient me balancer dans les roues pour essayer de me faire tomber. Finalement, ça se présentait bien. Un assesseur est venu me chercher, c’était l’heure. Ils étaient bien cinq à me dévisager froidement. Trois hommes, deux femmes. L’un d’eux avait une tête de professeur Nimbus assez drôle. Des lunettes très épaisses derrière lesquelles il plissait les yeux comme un lézard en me regardant traiter le problème au tableau. Les deux femmes se regardaient de temps en temps d’un air entendu. Je me demandais si c’était le problème ou ma personne qui leur inspirait leurs petits sourires. Pour l’occasion, j’avais accepté de revêtir l’un des costumes de croque-mort de mon père. Ce dernier m’avait lui-même préparé le nœud de cravate. J’étais d’une élégance certaine avec mes cheveux blonds tirés en arrière et attachés très serrés, mais d’une élégance sans doute décalée : un chevalier d’une toile de Fragonard… Je n’ai plus de souvenir précis des deux derniers examinateurs qui étaient placés de part et d’autre de leurs congénères. J’ai fini tranquillement ma démonstration et me suis retourné vers eux pour attendre leurs questions. J’ai cru alors manquer d’air : dans l’amphithéâtre, à quatre rangées derrière eux, je me suis aperçu qu’il y avait une spectatrice ! Malgré ses lunettes noires et son rouge à lèvres tapageur, j’ai reconnu immédiatement Maria qui applaudissait silencieusement ma prestation en joignant doucement ses mains de façon ostentatoire.

La première question avait fusé d’une des deux femmes du jury. J’avais à peine entendu et lui ai demandé de répéter. Pendant ce temps je voyais au-dessus d’eux Maria se lever et me faire signe de la rejoindre dehors. J’ai commencé à répondre mais j’ai tout de suite vu au toussotement émis par le professeur Nimbus que j’étais complètement à côté de la plaque. Affolé, j’ai entrevu un dos très décolleté disparaître par la sortie du haut de l’amphi. L’une des deux femmes, se méprenant sans doute sur les causes de mon trouble, a voulu me tendre une perche et a reformulé la question. Je l’ai à peine écoutée et l’ai interrompue brutalement.

— Excusez-moi, messieurs-dames, je dois partir…

— Mais jeune homme ! Votre avenir… Que faites-vous ? Rien n’est perdu… un si bel exposé !

J’étais déjà loin quand retentirent ces derniers mots du professeur Nimbus et j’ai couru dans les couloirs pour rattraper Maria. Je n’allais pas la perdre encore ! Et puis j’avais quelques comptes à solder avec elle ! J’ai débouché sur le trottoir comme un fou, partagé entre l’angoisse et la colère. Elle m’attendait tranquillement en fumant au volant d’un cabriolet. D’un geste, elle m’a invité à m’asseoir à ses côtés, et elle a démarré en trombe au nez d’un taxi.

— Je pouvais attendre plus longtemps mon chéri, il fallait pas te presser comme ça… Qu’est-ce que je suis heureuse de te retrouver !

— Tu ne manques pas d’air Maria, après ce que tu m’as fait…

Ma colère est cependant comme restée en suspens quand j’ai vu les grosses larmes mêlées au rimmel zébrer son beau visage.

— Pardonne-moi mon amour, je vais tout t’expliquer…

Elle s’était mise à hoqueter comme les enfants qui n’arrivent plus à s’arrêter de pleurer et que ça empêche de respirer.

— Je pouvais pas faire autrement… Tu m’as tellement manqué…

— Arrête-toi, tu peux pas conduire comme ça, Maria !

— Mon petit chéri…

Comment voulez-vous résister devant un tel chagrin ? Ma colère s’est vite endormie. D’autant que ma belle infidèle s’était engouffrée puis garée dans un parking souterrain et que tout en continuant de renifler au creux de mon cou, elle commençait à me caresser avec fougue. La voiture était aussi petite que le savoir-faire de Maria était immense. Comme lors de notre première rencontre, une vague de plaisir intempestive a pollué mon pantalon… ou plutôt celui que m’avait prêté mon pauvre père. Et c’est ainsi que j’ai à nouveau tout quitté pour elle, ami, famille, avenir, honneur…

[1]  L’agrégation : concours dont l’obtention permet d’accéder à l’enseignement supérieur.

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Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Résumé :

Depuis plusieurs mois, l’inspecteur Pasquier, flic vieillissant et opiniâtre, suit la piste d’un tueur en série qui massacre ses victimes selon le même mode opératoire. Lorsque Franck Muller, un scientifique aisé, meurt à son tour des mains de ce psychopathe, sa fille Solène, hantée par l’image d’un père qu’elle n’a pas vraiment connu, décide d’enquêter de son côté.

Au cours du chassé-croisé qui l’oppose au policier, la jeune femme se heurte à bien des mystères. Son père était-il un homme bien ? À quoi s’occupait-il dans ce laboratoire surprotégé ? Et qui est cette intrigante inconnue qu’il semblait tant apprécier ?

D’une réponse à l’autre, Solène réalisera combien les zones d’ombre de Franck Muller pourraient lui en apprendre davantage sur elle-même…

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A propos de l’auteur :

Denis Delepierre a été lauréat de plusieurs concours d’écriture. Il a précédemment publié un roman jeunesse, « L’héritière de l’Avant » et une nouvelle, « Dans nos contrées », publiée dans l’ouvrage collectif « Voyages », le tout aux éditions iPagination.

Extrait court du roman :

La nuit était depuis longtemps tombée sur la petite ville de Chambrond et l’on n’entendait que le souffle obstiné du vent, particulièrement fort pour la saison. Un break gris métallisé traversait à faible allure les rues désertes de la cité endormie. Au volant, un jeune homme à la mine sombre tâchait de se concentrer à la fois sur la conduite et sur une conversation téléphonique.

— J’y suis presque, signala-t-il à son interlocuteur.

— Gare-toi et vas-y à pied, comme les autres fois.

— Bien sûr. Je vous laisse.

— Rappelle-moi dans une heure.

Noah raccrocha et laissa son portable sur le siège passager, le temps de négocier son créneau. La rue où il devait se rendre n’était pas éclairée. Elle s’achevait sur un terrain à bâtir en vente depuis des années – personne ne semblait intéressé par l’idée de faire pousser une maison à Chambrond. Il n’y avait qu’une seule habitation dans cette rue, plantée non loin du carrefour avec celle, éclairée, où il se parquait. Une bâtisse sans étage, au toit de tuiles noires, à l’abandon depuis plusieurs années. Il savait que quelqu’un y passait régulièrement. Il avait un message pour cette personne.

Ce n’était pas la première fois qu’il accomplissait cette tâche…

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Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Ce livre reconstitue la grande trame de l’hindouisme, de l’évolution de ses concepts et de ses pratiques depuis les premières traditions orales qui ont cimenté et fédéré la vaste civilisation de l’Indus.

À la somme immense de ces hymnes fondateurs se succéderont au fil des millénaires les réflexions de métaphysiciens, de philosophes et de religieux qui vont élargir ces bases, fertiliser les croyances des peuples limitrophes et, finalement, mener à l’hindouisme d’aujourd’hui et ses manifestations.

Ses capacités d’adaptation et de réforme, donnant même naissance à d’autres grandes branches de la spiritualité comme le bouddhisme ou le sikhisme, lui ont permis de surmonter les vicissitudes de l’Histoire.

Cet ouvrage entend s’adresser tant au néophyte qu’au lecteur plus averti. L’objectif étant de rester accessible à tous, chacun pourra découvrir, approfondir et comprendre davantage la culture, la spiritualité, les traditions et les complexités de l’Inde face aux défis des temps présents.

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Concernant l’auteur :

Soomant Callikan est natif de l’île Maurice. Après des études scientifiques à Marseille, à Jussieu et dans les laboratoires du Collège de France s’ouvre pour l’auteur une carrière académique traditionnelle. Les mécanismes de la vie le passionnent. Son parcours universitaire s’élargira au secteur privé et à la formation professionnelle, le menant de Maurice au Royaume-Uni et à l’Australie avec plusieurs missions en Afrique, à Madagascar et en Inde. Inévitablement, l’auteur est amené à dépasser son horizon scientifique pour s’intéresser aux savoirs, aux cultures et aux traditions des peuples qu’il rencontre et à leur transmission. Ce cheminement l’amène à approfondir sa connaissance des origines, de l’évolution et de la richesse symbolique des grands concepts de l’hindouisme afin d’en partager les éléments essentiels, notamment avec le monde francophone.

Extrait de l’ouvrage

Un peuple antique avait, dans la vallée de l’Indus, posé les multiples jalons de la naissance d’une remarquable civilisation, aryenne-védique, qui allait durer plus de quatre mille ans sur un vaste territoire. Son univers cosmique et spirituel, son panthéon et ses rituels, encapsulés en une puissante Tradition Orale connue comme les Védas, en feront le Peuple des Sept Fleuves (Sapta Sindhu). Il a migré et fertilisé les langues, cultures et croyances d’autres orients, avant une sclérose progressive à partir de -3000, un déclin irréversible à partir de -1900, un exode massif et la fin de sa civilisation vers -1500.

 

L’hindouisme d’aujourd’hui y trouve ses racines profondes, lointaines, mystiques qui continuent d’irriguer toutes ses branches.

 

L’hindouisme n’impose aucun texte, aucun symbole, aucun dogme, aucune école, aucune théocratie ; tous les ruisseaux, tous les fleuves conduisent à l’Océan, à l’Infini. Sa seule obsession, un Homme Éveillé, conscient d’un Être Suprême et se soumettant librement par son mode de vie à une Loi Morale transcendante, ou plutôt, la double loi du karma et du dharma. Une approche d’essence universelle.

 

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Voyage dans les mémoires d’un fou, de Lionel Cecilio

Voyage dans les mémoires d’un fou, de Lionel Cecilio

Saisir la vie ou attendre la mort ? Que faire en découvrant que sa dernière heure est venue ? Alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint d’une maladie incurable et mortelle, un jeune homme décide d’écrire à un lecteur imaginaire pour le faire dépositaire de ses mémoires. Sa plume s’emballe et l’entraîne dans un tourbillon étourdissant où poésie, rires et larmes s’entremêlent !

Mais a-t-il seulement vécu ?

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En savoir plus sur Lionel Cecilio

Crédit : Bruno Perroud

Lionel Cecilio est acteur, auteur et metteur en scène.

Il reçoit une formation de comédien à l’école d’art dramatique des Enfants Terribles à Paris. Curieux et insatiable, il se perfectionne tous azimuts, s’offrant ainsi une solide base artistique pluridisciplinaire allant de l’improvisation au clown en passant par le travail à la caméra, et même le Katakali, une sorte de théâtre dansé indien.

S’il s’est illustré et fait connaître avant tout comme comédien, il n’a pour autant jamais abandonné une plume avec laquelle il a commencé à écrire très tôt ses premiers spectacles.

Lionel Cecilio est un artisan de l’art, déjà reconnu par ses pairs dans toutes les disciplines qu’il pratique. Au cinéma, il obtient la distinction de Jeune Talent Cannes Adami au Festival de Cannes en 2011. En 2012, il tient le rôle principal de Nouvelle Cuisine, un film qui reçoit la Mention spéciale du jury au Festival d’Aubagne. En 2014, le film Les Héritiers, dans lequel il incarne Joe, est récompensé par plusieurs nominations aux Césars. Au théâtre, il tient le rôle titre du spectacle Aladin, nommé aux Molières en 2016.

À tout juste 30 ans, cet artiste engagé, concerné par le monde qui l’entoure, la condition des hommes et une idée quasi romantique du vivre ensemble, a déjà sa signature d’auteur. Un style poétique et drôle, léché et soigné. Un univers absurde et doux où se mêlent avec fougue et passion l’amour, l’espoir, la tristesse, le rire, la folie et la nostalgie.

Court extrait de Voyage dans les mémoires d’un fou :

 

« L’Enfant

Papa, pourquoi je suis petit ?

Le Père

Mais t’es pas petit mon bonhomme, pourquoi tu dis ça ?

L’Enfant

À l’école, tout le monde me dit que je suis petit…

Le Père

Ne les écoute pas, ils disent ça pour t’embêter.

L’Enfant

Mais papa, je le vois bien que je suis plus petit qu’eux…

Le Père

T’es pas petit, tu prends juste un peu plus ton temps que les autres. Tu vois la lune, là.

(Il fait mine de la prendre entre deux doigts.)

On peut la prendre entre nos doigts, et pourtant elle est immense. C’est un effet d’optique. En fait elle paraît petite parce qu’elle est très loin de nous, loin de tout ça. Et toi… tu es loin aussi.

L’Enfant

Moi aussi, je suis un effet caustique ?


Le Père

Quand les enfants naissent, ils sont tous sur la lune. Et puis, au fur et à mesure qu’ils vieillissent, ils paraissent plus grands, parce qu’ils sont de plus en plus proches. Et seulement une fois adultes, ils ont les pieds sur terre. Tu comprends ? Et bien toi… tu n’es pas petit… tu es loin. Tu prends ton temps. T’es encore loin, et tu as bien raison.

L’Enfant

Mais papa, si on est vieux sans être grand, on est fou.

Le Père

Non, on est libre. Mais dans le monde des adultes, les gens libres font peur, alors on dit qu’ils sont fous… Mais c’est ce monde qui l’est.

L’Enfant

Mais papa, si je reste toujours loin, il y a plein de trucs dans le monde des grands que je pourrai jamais avoir.

Le Père

Dans le monde des grands, ici, sur terre, il y a les mensonges, les taxes, le travail, les accidents, les maladies, les guerres, la prison, le racisme, l’exclusion, la bêtise, les attentats, le terrorisme, la mort…

(Au fur et à mesure de l’énumération il recule dans un mouvement un peu dansé en lâchant la main de son père dont on comprend qu’il reste à l’avant-scène tandis que lui, l’enfant, finit en fond de scène.)

(Fond de scène – D’abord tendant la main, puis baissant le bras comme pour montrer qu’il assume d’être là-bas et que c’est désormais son choix.)

L’Enfant

Je suis pas petit, je suis loin.

(Noir.) »

 

Je suis parce que nous sommes, de Yor Pfeiffer

Je suis parce que nous sommes, de Yor Pfeiffer

Itinéraire d’un enfant surdoué accompagné de témoignages d’auteurs.

L’histoire de Yor Pfeiffer est celle d’une différence invisible, « cadeau tragique » offert à la naissance. Il se révèle être un enfant surdoué, de ceux que l’on qualifierait aujourd’hui de « haut potentiel intellectuel » ou de « zèbre ». Cette intelligence différente apportera avec elle son lot de richesses et de souffrances, souvent causes ou conséquences d’un besoin farouche d’unité et de lien. Je suis parce que nous sommes est un livre témoignage, l’histoire passionnante d’une trajectoire humaine faite de cimes et d’abîmes. Il aidera le lecteur à mieux comprendre les zèbres et à reconnaître des caractéristiques communes à beaucoup d’entre eux.

En seconde partie du livre, les mots Je suis parce que nous sommes résonneront sous la plume d’auteurs de tous horizons (Hamidou ANNE, Catherine BIRRER, Isabelle BOULANGER, FRÉDOU, Florence GAVELLE, Jo GÜSTIN, Aude JOSSELIN, Élisabeth LARBRE,
Sortilège MAGYQUE, Jean-Luc MERCIER, Luigi RIGNANESE, Marie-Noëlle RINNE, Milie ELIAS), qui nous emmèneront dans un voyage sensible et émouvant, au cœur des liens qui nous unissent.

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En savoir plus sur Yor Pfeiffer :

Yor Pfeiffer nait en France en 1962, neuvième d’une famille de dix. C’est un enfant surdoué qui a vécu son enfance comme une période paradisiaque au milieu de ses frères et sœurs.

Devenu adulte et professeur de philosophie dans une école pour jeunes en difficulté, Yor se battra coûte que coûte pour faire exister d’autres paradis mais, sur son chemin, il devra traverser l’enfer. Rêves et liens brisés, combats contre la justice et luttes à répétition contre la mort qui lui enlèvera une à une les personnes les plus importantes d’une vie.

Puis il crée un groupe de musiciens et se produit avec eux en France et à l’étranger. C’est alors qu’une ville de banlieue parisienne où plus de 120 origines ethniques sont représentées lui propose de réunir ses habitants à l’occasion d’un grand événement pour que toutes les différences soient mises à l’honneur.

C’est une philosophie africaine développée dans la tribu où Nelson Mandela a grandi qui inspire naturellement l’artiste : l’Ubuntu. Yor écrit « Je suis parce que nous sommes », un hymne à la vie appris par des centaines d’habitants, en vue de se réunir pour le chanter.

Découvrez le site de Yor Pfeiffer en cliquant ici.

Un projet altruiste, qui promeut la francophonie et le vivre ensemble

Tous les droits d’auteurs du livre sont reversés à l’association de loi 1901 Matins du Monde, qui développe, produit et promeut des projets culturels et artistiques en faveur de la francophonie et du vivre-ensemble, en France et à l’international.

Le cercle des dictateurs déchus, de Bernard Tandeau

Le cercle des dictateurs déchus, de Bernard Tandeau

le-cercle-des-dictateurs-dechus-1Ex-dictateur africain, Joseph Gabomu vient d’être condamné par la justice internationale à la privation perpétuelle de ses libertés pour crime contre l’humanité. Afin de bénéficier de mesures de faveur et nourrir l’espoir d’une possible évasion, l’homme accepte de participer à un protocole de détention d’un tout nouveau genre. Très vite, les quatre premiers prisonniers, retenus sur une île perdue pour se soumettre à cette étrange expérience, vont former le cercle des dictateurs déchus…

Cette fiction politique ouvre le champ de la réflexion quant aux modalités classiques d’incarcération et leurs interactions avec la nature humaine.

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A propos de l’auteur

Bernard TandeauAprès des études supérieures parisiennes et plusieurs séjours prolongés à l’étranger, Bernard Tandeau intègre la Fonction Publique où il occupe différents postes dans le domaine de l’éducation et de l’aménagement du territoire. Voltairien parce qu’il récuse l’injustice, l’ignorance et l’intolérance, et aussi parce qu’il figure sur la liste d’une promotion d’élèves qui prit pour nom celui du pourfendeur de « l’infâme », il se revendique du combat contre l’hypocrisie et l’obscurantisme qui rongent le monde actuel.

Extrait du livre

 

— Monsieur Joseph Charles Gabomu, levez-vous ! La première Chambre du Tribunal Pénal Mondial pour le Bozambwe a rendu son verdict. La Chambre, statuant publiquement et en premier ressort, vu la grille générale des peines d’emprisonnement, vu que vous avez été reconnu coupable des chefs d’accusation 1, 3 et 4 de l’acte d’accusation, vu le rapport déposé par le Procureur, vous condamne à l’emprisonnement à vie pour crime contre l’humanité. La peine sera effectuée au centre pénitentiaire de…

La porte se referma sur l’homme encore abasourdi par la sentence. Il se trouvait maintenant seul dans sa cellule du centre de détention du Cap où il avait séjourné pendant les longues semaines de son procès. Rien ne filtrait de l’agitation extérieure provoquée par cette décision, il est vrai, attendue. Le monde entier allait savoir sous peu que Joseph Gabomu, le maître du Bozambwe, qui régnait sans partage depuis plus de vingt ans sur cette terre africaine, était condamné à finir ses jours reclus sur une lande volcanique émergée quelque part dans l’Atlantique sud.

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Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

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Roman gagnant du concours de polars iPagination 2015.

Antonio Vendini, 32 ans, criminel ambitieux, vient de se faire dérober 200 000 dollars. Rapidement, tous les indices révèlent que le voleur travaille pour l’un des hommes de confiance de Jacob Valverde, un puissant et susceptible parrain de la mafia avec lequel Antonio est en froid.

L’affaire se complique  quand Valverde souhaite reprendre contact avec Antonio en l’invitant à son mariage.

Accompagné de Jack, son fidèle bras droit, Vendini va devoir se battre pour récupérer ce qui lui appartient et découvrir l’identité de celui qui désire le détruire.

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Extrait d’ « Antonio Vendini, criminel ambitieux 

 

Le criminel ambitieux se rua dans l’escalier et grimpa les marches quatre à quatre, pénétrant en trombe dans son bureau. Son arrivée fit sursauter Jack, qui était confortablement assis dans un fauteuil, les pieds posés sur la longue table de réunion, à téter une bouteille de Jack Daniel’s.

— Y a un problème ? s’inquiéta-t-il.

— Où sont les autres ? Ils arrivent bientôt ?

— Ils sont là.

— Hein ? Là ? Où, là ?

— Dessous.

Jack tapota la table. Intrigué, Vendini se baissa et aperçut Franz, Alan, Romuald et Martha à quatre pattes, dissimulés par les chaises et les fauteuils.

— OK. Je me pose deux questions. Qu’est-ce que vous foutez là-dessous, et comment vous êtes parvenus à vous y entasser à quatre ?

— Elle est partie ? demanda Alan.

— Qui ça ?

— Nevena.

— Oui, elle est partie…

Le petit groupe sortit de sa tanière, écartant les sièges et les faisant grincer sur le parquet.

— On t’attendait à la fermeture, quand tout à coup elle a débarqué comme une furie, à hurler qu’elle allait te massacrer et t’éparpiller aux quatre coins de la ville, expliqua Romuald. On a comme qui dirait pris un peu peur et… voilà.

— Et voilà vous avez détalé comme des lapins devant une fliquette qui mesure 1 m 60 et qui pèse même pas 50 kilos alors que vous étiez quatre. J’arrive pas à déterminer si je dois avoir honte pour vous ou être en admiration devant sa force de caractère. Enfin, même vous, Martha ?

— Vous auriez dû la voir, répondit l’intéressée. Elle faisait vraiment peur.

— Je l’ai vue, figurez-vous !

— Non mais là elle s’était calmée.

Vendini ferma les yeux et se pinça l’arête du nez.

— Bon, passons. La nuit a été tellement bizarre que je ne vais plus discuter. Juste, asseyez-vous, j’ai à vous parler.

Ils prirent place dans les fauteuils, laissant à leur chef le soin de s’installer en bout de table. Ce dernier les observa chacun à leur tour.

Franz s’était placé à sa droite. Le vieil homme semblait plus fatigué que d’ordinaire, mais cela était certainement dû à l’heure tardive. Antonio trouvait qu’il ressemblait à un gressin : grand, sec, droit. Un gressin fatigué. Son visage était émacié et son nez courbé, ce qui lui donnait un air de rapace. Un rapace en gressin fatigué.

À côté de lui se tenait Martha. La Géorgienne massait sa main droite, signe qu’elle avait frappé encore tout récemment un petit voyou qui lui avait manqué de respect. Elle était peut-être menue et pas très grande, cela ne l’empêchait pas de corriger ceux qui la prenaient de haut. À la façon dont elle se malaxait les phalanges, Antonio déduisit qu’elle avait administré un sévère crochet dans une mâchoire goguenarde. Tant mieux, cela confirmait sa décision de lui avoir donné plus de responsabilités.

Face à Martha se trouvait Alan. Le grand Afro-Américain semblait, lui, en pleine forme. Dans l’attente du discours de son patron, il avait allumé une cigarette électronique dont le parfum à la bergamote commençait à embaumer. Il s’était très vite remis de ses émotions après la frayeur que lui avait faite Nevena, apparemment.

Enfin, il y avait Romuald qui, comme à son habitude, contemplait sa longue chevelure dans un miroir de poche et la recoiffait avec un peigne en plastique. Ce jeune consacrait ses journées à se mirer et s’admirer. Dès qu’il passait devant la moindre surface réfléchissante, il devait s’assurer que chaque mèche était bien à sa place.

— Avant que tu ne nous annonces ce que tu as à dire, comment ça s’est passé ? questionna Franz.

— Jack ne vous l’a pas dit ?

— Nope, répondit le Fidèle Bras Droit en portant à nouveau la bouteille de whisky à ses lèvres.

— Et il s’en cache même pas, en plus… On a rencontré une complication, pour ainsi dire.

— Une complication ? répéta Alan.

— Une complication d’un calibre 44. Le mec a bien confirmé que c’était lui le coupable, qu’il avait déjà filé l’argent à un complice à Gradene, et que…

— À Gradene ? Mais qu’est-ce qu’il va foutre là-bas ?

— Aucune idée. Il a juste dit qu’il avait été envoyé s’infiltrer chez nous pour s’emparer du fric.

— Donc il a un employeur. Qui ?

— Ça, on le saurait si Jack était moins enclin à descendre tout ce qui bouge, en ce moment. C’est pour ça que Nevena était furieuse.

— Tu m’étonnes…

— Donc au final, non seulement nous sommes fauchés, mais en plus, on ignore pourquoi et à qui ça profite, résuma Martha. J’espère que ce que vous avez à nous dire est un peu plus gai…

Antonio sourit, et agita la lettre à la vue de tous.

— Chuis invité à un mariage samedi, les copains. Et devinez où ça se passe ? Je vous le donne en mille : à Gradene.

— C’est un peu gros, quand même.

— Oui, Martha, c’est un peu gros, mais avouez quand même que c’est bizarre, comme coïncidence. Surtout que ce faire-part de mariage, je l’ai reçu en mains propres d’un coursier alors qu’on était en train de mener notre interrogatoire, avec Jack.

— Effectivement, si vous ne dites pas le truc le plus chelou en premier…

— Attends attends, l’interrompit Franz. Tu dis que quelqu’un est venu te trouver pour te donner un faire-part de mariage alors que tu « t’occupais » d’un traitre ? Et que le mariage en question se célèbre dans la même ville où l’argent a été transféré ?

— Oui, c’est à peu près ce que je viens de dire, répliqua Vendini. C’est même carrément ce que j’ai dit.

— Et qui se marie ?

— Jacob Valverde avec une certaine, euh… Euclarissa.

Le silence se fit, mais Vendini s’y était attendu. Parmi tous, il savait que Franz serait le seul à réagir. Les autres n’étaient entrés que récemment dans le crime organisé. Antonio lui-même n’aurait pas compris l’importance du nom de Valverde s’il ne l’avait pas connu personnellement. Si son père ne l’avait pas connu personnellement. Jacob Valverde. Deux mots qu’il n’avait pas entendus depuis très longtemps. Franz prit la parole :

— Tonio… je peux te parler une minute ?

Le criminel ambitieux et le vieux gangster se levèrent et se mirent à l’écart de la table, dans un angle de la pièce, d’où ils étaient sûrs que personne ne les entendrait.

— Qu’est-ce que tu as fait ? l’admonesta-t-il à voix basse.

— J’ai rien fait, se défendit Antonio. Pas encore.

— Arrête une minute et sois honnête. Qu’est-ce que tu as fait ?

— Mais rien, enfin ! Je…

— Parle plus bas.

— …

— Mais parle encore.

— Je disais, je n’y suis pour rien. Je suis aussi confus que toi. Moi aussi je trouve ça gros que l’argent soit parti à Gradene et que bim je reçoive de nulle part une invitation à un mariage exactement au même endroit.

— D’autant que ce plan alambiqué, c’est bien la marque de fabrique de Valverde.

— Ouais, je sais. Avant il faisait plutôt ce genre de stratégie stupide pour s’assurer de la fidélité de ses hommes. Maintenant…

— Le Hibou ne s’améliore pas avec l’âge, on dirait. Justement, tiens, quel âge a-t-il ?

— Je crois qu’il va sur ses 75 ans.

— Et il se marie maintenant ? Et par-dessus le marché, il t’envoie une invitation deux jours avant l’événement ? Ne me dis pas que tu ne trouves pas ça suspect.

— Si. Cependant, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce que j’ai pu faire pour l’offenser. Et même si je l’ai insulté sans le vouloir, il s’est dédommagé en me piquant mes 200 000 dollars.

— Et 1 penny.

— Et 1 pen… tu t’y mets aussi ? Bref, tout ce que je peux dire pour le moment, c’est que Jacob Valverde, c’est un bandit à l’ancienne. Me voler une telle somme, ça revient à me donner une fessée en public. Tel que je l’ai connu, normalement, ça lui suffirait… Je suis sûr qu’il est lié à cette histoire, d’une manière ou d’une autre. Après, comme tu as dit, si ça se trouve, il est trop vieux et devient gâteux, hein. Ça serait même le plus logique.

Franz esquissa une grimace amère. Il n’était pas convaincu par les paroles de son jeune patron. Ils revinrent à table et reprirent leur place respective.

— Voilà le plan : je vais aller à Gradene pour quelques jours, dès demain, enfin, dès aujourd’hui…

— Jeudi, donc, fit Romuald, qui se détachait de son propre reflet pour la première fois depuis le début de la conversation.

— S’il se trame effectivement un truc douteux, je serai vite fixé. Maintenant, le faire-part précise que j’ai le droit d’amener un invité avec moi… Ça sera Jack.

Immédiatement, tous les autres réagirent vivement, criant en chœur un « quoi » d’indignation et d’incompréhension.

— Aaaavant que vous vous laissiez emporter par l’émotion, laissez-moi vous expliquer. C’est un choix stratégique. Ce mariage, en partant du principe que c’est bien un mariage, c’est avant tout de la politique. Les alliés les plus importants de Valverde s’y retrouveront et je pense que s’il m’a invité, c’est avant tout par amitié pour mon père. Donc naturellement, si j’y vais, c’est pour impressionner. Donc, again, naturellement, re-again, j’amène avec moi mon bras droit.

— Ouais, enfin, chacun ici est votre bras droit, rétorqua Martha. À nous six, nous formons le noyau de l’organisation. On gère des dizaines d’autres individus. Vous allez pas me dire qu’on n’a pas autant le droit de venir que Jack. Enfin, sans vouloir vous offenser, Jack…

Le Fidèle Bras Droit ne réagit pas : il dormait. La tête balancée en arrière, la bouche ouverte, le chapeau et les lunettes noires retenus par une force mystérieuse, il serrait la bouteille vide contre lui.

— Il n’argumente pas très bien son cas, poursuivit la jeune femme.

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