Archives de catégorie : Livres des Editions iPagination

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Voyage dans les mémoires d’un fou, de Lionel Cecilio

Voyage dans les mémoires d’un fou, de Lionel Cecilio

Saisir la vie ou attendre la mort ? Que faire en découvrant que sa dernière heure est venue ? Alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint d’une maladie incurable et mortelle, un jeune homme décide d’écrire à un lecteur imaginaire pour le faire dépositaire de ses mémoires. Sa plume s’emballe et l’entraîne dans un tourbillon étourdissant où poésie, rires et larmes s’entremêlent !

Mais a-t-il seulement vécu ?

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En savoir plus sur Lionel Cecilio

Crédit : Bruno Perroud

Lionel Cecilio est acteur, auteur et metteur en scène.

Il reçoit une formation de comédien à l’école d’art dramatique des Enfants Terribles à Paris. Curieux et insatiable, il se perfectionne tous azimuts, s’offrant ainsi une solide base artistique pluridisciplinaire allant de l’improvisation au clown en passant par le travail à la caméra, et même le Katakali, une sorte de théâtre dansé indien.

S’il s’est illustré et fait connaître avant tout comme comédien, il n’a pour autant jamais abandonné une plume avec laquelle il a commencé à écrire très tôt ses premiers spectacles.

Lionel Cecilio est un artisan de l’art, déjà reconnu par ses pairs dans toutes les disciplines qu’il pratique. Au cinéma, il obtient la distinction de Jeune Talent Cannes Adami au Festival de Cannes en 2011. En 2012, il tient le rôle principal de Nouvelle Cuisine, un film qui reçoit la Mention spéciale du jury au Festival d’Aubagne. En 2014, le film Les Héritiers, dans lequel il incarne Joe, est récompensé par plusieurs nominations aux Césars. Au théâtre, il tient le rôle titre du spectacle Aladin, nommé aux Molières en 2016.

À tout juste 30 ans, cet artiste engagé, concerné par le monde qui l’entoure, la condition des hommes et une idée quasi romantique du vivre ensemble, a déjà sa signature d’auteur. Un style poétique et drôle, léché et soigné. Un univers absurde et doux où se mêlent avec fougue et passion l’amour, l’espoir, la tristesse, le rire, la folie et la nostalgie.

Court extrait de Voyage dans les mémoires d’un fou :

 

« L’Enfant

Papa, pourquoi je suis petit ?

Le Père

Mais t’es pas petit mon bonhomme, pourquoi tu dis ça ?

L’Enfant

À l’école, tout le monde me dit que je suis petit…

Le Père

Ne les écoute pas, ils disent ça pour t’embêter.

L’Enfant

Mais papa, je le vois bien que je suis plus petit qu’eux…

Le Père

T’es pas petit, tu prends juste un peu plus ton temps que les autres. Tu vois la lune, là.

(Il fait mine de la prendre entre deux doigts.)

On peut la prendre entre nos doigts, et pourtant elle est immense. C’est un effet d’optique. En fait elle paraît petite parce qu’elle est très loin de nous, loin de tout ça. Et toi… tu es loin aussi.

L’Enfant

Moi aussi, je suis un effet caustique ?


Le Père

Quand les enfants naissent, ils sont tous sur la lune. Et puis, au fur et à mesure qu’ils vieillissent, ils paraissent plus grands, parce qu’ils sont de plus en plus proches. Et seulement une fois adultes, ils ont les pieds sur terre. Tu comprends ? Et bien toi… tu n’es pas petit… tu es loin. Tu prends ton temps. T’es encore loin, et tu as bien raison.

L’Enfant

Mais papa, si on est vieux sans être grand, on est fou.

Le Père

Non, on est libre. Mais dans le monde des adultes, les gens libres font peur, alors on dit qu’ils sont fous… Mais c’est ce monde qui l’est.

L’Enfant

Mais papa, si je reste toujours loin, il y a plein de trucs dans le monde des grands que je pourrai jamais avoir.

Le Père

Dans le monde des grands, ici, sur terre, il y a les mensonges, les taxes, le travail, les accidents, les maladies, les guerres, la prison, le racisme, l’exclusion, la bêtise, les attentats, le terrorisme, la mort…

(Au fur et à mesure de l’énumération il recule dans un mouvement un peu dansé en lâchant la main de son père dont on comprend qu’il reste à l’avant-scène tandis que lui, l’enfant, finit en fond de scène.)

(Fond de scène – D’abord tendant la main, puis baissant le bras comme pour montrer qu’il assume d’être là-bas et que c’est désormais son choix.)

L’Enfant

Je suis pas petit, je suis loin.

(Noir.) »

 

Je suis parce que nous sommes, de Yor Pfeiffer

Je suis parce que nous sommes, de Yor Pfeiffer

Itinéraire d’un enfant surdoué accompagné de témoignages d’auteurs.

L’histoire de Yor Pfeiffer est celle d’une différence invisible, « cadeau tragique » offert à la naissance. Il se révèle être un enfant surdoué, de ceux que l’on qualifierait aujourd’hui de « haut potentiel intellectuel » ou de « zèbre ». Cette intelligence différente apportera avec elle son lot de richesses et de souffrances, souvent causes ou conséquences d’un besoin farouche d’unité et de lien. Je suis parce que nous sommes est un livre témoignage, l’histoire passionnante d’une trajectoire humaine faite de cimes et d’abîmes. Il aidera le lecteur à mieux comprendre les zèbres et à reconnaître des caractéristiques communes à beaucoup d’entre eux.

En seconde partie du livre, les mots Je suis parce que nous sommes résonneront sous la plume d’auteurs de tous horizons (Hamidou ANNE, Catherine BIRRER, Isabelle BOULANGER, FRÉDOU, Florence GAVELLE, Jo GÜSTIN, Aude JOSSELIN, Élisabeth LARBRE,
Sortilège MAGYQUE, Jean-Luc MERCIER, Luigi RIGNANESE, Marie-Noëlle RINNE, Milie ELIAS), qui nous emmèneront dans un voyage sensible et émouvant, au cœur des liens qui nous unissent.

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En savoir plus sur Yor Pfeiffer :

Yor Pfeiffer nait en France en 1962, neuvième d’une famille de dix. C’est un enfant surdoué qui a vécu son enfance comme une période paradisiaque au milieu de ses frères et sœurs.

Devenu adulte et professeur de philosophie dans une école pour jeunes en difficulté, Yor se battra coûte que coûte pour faire exister d’autres paradis mais, sur son chemin, il devra traverser l’enfer. Rêves et liens brisés, combats contre la justice et luttes à répétition contre la mort qui lui enlèvera une à une les personnes les plus importantes d’une vie.

Puis il crée un groupe de musiciens et se produit avec eux en France et à l’étranger. C’est alors qu’une ville de banlieue parisienne où plus de 120 origines ethniques sont représentées lui propose de réunir ses habitants à l’occasion d’un grand événement pour que toutes les différences soient mises à l’honneur.

C’est une philosophie africaine développée dans la tribu où Nelson Mandela a grandi qui inspire naturellement l’artiste : l’Ubuntu. Yor écrit « Je suis parce que nous sommes », un hymne à la vie appris par des centaines d’habitants, en vue de se réunir pour le chanter.

Découvrez le site de Yor Pfeiffer en cliquant ici.

Un projet altruiste, qui promeut la francophonie et le vivre ensemble

Tous les droits d’auteurs du livre sont reversés à l’association de loi 1901 Matins du Monde, qui développe, produit et promeut des projets culturels et artistiques en faveur de la francophonie et du vivre-ensemble, en France et à l’international.

Le cercle des dictateurs déchus, de Bernard Tandeau

Le cercle des dictateurs déchus, de Bernard Tandeau

le-cercle-des-dictateurs-dechus-1Ex-dictateur africain, Joseph Gabomu vient d’être condamné par la justice internationale à la privation perpétuelle de ses libertés pour crime contre l’humanité. Afin de bénéficier de mesures de faveur et nourrir l’espoir d’une possible évasion, l’homme accepte de participer à un protocole de détention d’un tout nouveau genre. Très vite, les quatre premiers prisonniers, retenus sur une île perdue pour se soumettre à cette étrange expérience, vont former le cercle des dictateurs déchus…

Cette fiction politique ouvre le champ de la réflexion quant aux modalités classiques d’incarcération et leurs interactions avec la nature humaine.

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A propos de l’auteur

Bernard TandeauAprès des études supérieures parisiennes et plusieurs séjours prolongés à l’étranger, Bernard Tandeau intègre la Fonction Publique où il occupe différents postes dans le domaine de l’éducation et de l’aménagement du territoire. Voltairien parce qu’il récuse l’injustice, l’ignorance et l’intolérance, et aussi parce qu’il figure sur la liste d’une promotion d’élèves qui prit pour nom celui du pourfendeur de « l’infâme », il se revendique du combat contre l’hypocrisie et l’obscurantisme qui rongent le monde actuel.

Extrait du livre

 

— Monsieur Joseph Charles Gabomu, levez-vous ! La première Chambre du Tribunal Pénal Mondial pour le Bozambwe a rendu son verdict. La Chambre, statuant publiquement et en premier ressort, vu la grille générale des peines d’emprisonnement, vu que vous avez été reconnu coupable des chefs d’accusation 1, 3 et 4 de l’acte d’accusation, vu le rapport déposé par le Procureur, vous condamne à l’emprisonnement à vie pour crime contre l’humanité. La peine sera effectuée au centre pénitentiaire de…

La porte se referma sur l’homme encore abasourdi par la sentence. Il se trouvait maintenant seul dans sa cellule du centre de détention du Cap où il avait séjourné pendant les longues semaines de son procès. Rien ne filtrait de l’agitation extérieure provoquée par cette décision, il est vrai, attendue. Le monde entier allait savoir sous peu que Joseph Gabomu, le maître du Bozambwe, qui régnait sans partage depuis plus de vingt ans sur cette terre africaine, était condamné à finir ses jours reclus sur une lande volcanique émergée quelque part dans l’Atlantique sud.

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Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

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Roman gagnant du concours de polars iPagination 2015.

Antonio Vendini, 32 ans, criminel ambitieux, vient de se faire dérober 200 000 dollars. Rapidement, tous les indices révèlent que le voleur travaille pour l’un des hommes de confiance de Jacob Valverde, un puissant et susceptible parrain de la mafia avec lequel Antonio est en froid.

L’affaire se complique  quand Valverde souhaite reprendre contact avec Antonio en l’invitant à son mariage.

Accompagné de Jack, son fidèle bras droit, Vendini va devoir se battre pour récupérer ce qui lui appartient et découvrir l’identité de celui qui désire le détruire.

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Extrait d’ « Antonio Vendini, criminel ambitieux 

 

Le criminel ambitieux se rua dans l’escalier et grimpa les marches quatre à quatre, pénétrant en trombe dans son bureau. Son arrivée fit sursauter Jack, qui était confortablement assis dans un fauteuil, les pieds posés sur la longue table de réunion, à téter une bouteille de Jack Daniel’s.

— Y a un problème ? s’inquiéta-t-il.

— Où sont les autres ? Ils arrivent bientôt ?

— Ils sont là.

— Hein ? Là ? Où, là ?

— Dessous.

Jack tapota la table. Intrigué, Vendini se baissa et aperçut Franz, Alan, Romuald et Martha à quatre pattes, dissimulés par les chaises et les fauteuils.

— OK. Je me pose deux questions. Qu’est-ce que vous foutez là-dessous, et comment vous êtes parvenus à vous y entasser à quatre ?

— Elle est partie ? demanda Alan.

— Qui ça ?

— Nevena.

— Oui, elle est partie…

Le petit groupe sortit de sa tanière, écartant les sièges et les faisant grincer sur le parquet.

— On t’attendait à la fermeture, quand tout à coup elle a débarqué comme une furie, à hurler qu’elle allait te massacrer et t’éparpiller aux quatre coins de la ville, expliqua Romuald. On a comme qui dirait pris un peu peur et… voilà.

— Et voilà vous avez détalé comme des lapins devant une fliquette qui mesure 1 m 60 et qui pèse même pas 50 kilos alors que vous étiez quatre. J’arrive pas à déterminer si je dois avoir honte pour vous ou être en admiration devant sa force de caractère. Enfin, même vous, Martha ?

— Vous auriez dû la voir, répondit l’intéressée. Elle faisait vraiment peur.

— Je l’ai vue, figurez-vous !

— Non mais là elle s’était calmée.

Vendini ferma les yeux et se pinça l’arête du nez.

— Bon, passons. La nuit a été tellement bizarre que je ne vais plus discuter. Juste, asseyez-vous, j’ai à vous parler.

Ils prirent place dans les fauteuils, laissant à leur chef le soin de s’installer en bout de table. Ce dernier les observa chacun à leur tour.

Franz s’était placé à sa droite. Le vieil homme semblait plus fatigué que d’ordinaire, mais cela était certainement dû à l’heure tardive. Antonio trouvait qu’il ressemblait à un gressin : grand, sec, droit. Un gressin fatigué. Son visage était émacié et son nez courbé, ce qui lui donnait un air de rapace. Un rapace en gressin fatigué.

À côté de lui se tenait Martha. La Géorgienne massait sa main droite, signe qu’elle avait frappé encore tout récemment un petit voyou qui lui avait manqué de respect. Elle était peut-être menue et pas très grande, cela ne l’empêchait pas de corriger ceux qui la prenaient de haut. À la façon dont elle se malaxait les phalanges, Antonio déduisit qu’elle avait administré un sévère crochet dans une mâchoire goguenarde. Tant mieux, cela confirmait sa décision de lui avoir donné plus de responsabilités.

Face à Martha se trouvait Alan. Le grand Afro-Américain semblait, lui, en pleine forme. Dans l’attente du discours de son patron, il avait allumé une cigarette électronique dont le parfum à la bergamote commençait à embaumer. Il s’était très vite remis de ses émotions après la frayeur que lui avait faite Nevena, apparemment.

Enfin, il y avait Romuald qui, comme à son habitude, contemplait sa longue chevelure dans un miroir de poche et la recoiffait avec un peigne en plastique. Ce jeune consacrait ses journées à se mirer et s’admirer. Dès qu’il passait devant la moindre surface réfléchissante, il devait s’assurer que chaque mèche était bien à sa place.

— Avant que tu ne nous annonces ce que tu as à dire, comment ça s’est passé ? questionna Franz.

— Jack ne vous l’a pas dit ?

— Nope, répondit le Fidèle Bras Droit en portant à nouveau la bouteille de whisky à ses lèvres.

— Et il s’en cache même pas, en plus… On a rencontré une complication, pour ainsi dire.

— Une complication ? répéta Alan.

— Une complication d’un calibre 44. Le mec a bien confirmé que c’était lui le coupable, qu’il avait déjà filé l’argent à un complice à Gradene, et que…

— À Gradene ? Mais qu’est-ce qu’il va foutre là-bas ?

— Aucune idée. Il a juste dit qu’il avait été envoyé s’infiltrer chez nous pour s’emparer du fric.

— Donc il a un employeur. Qui ?

— Ça, on le saurait si Jack était moins enclin à descendre tout ce qui bouge, en ce moment. C’est pour ça que Nevena était furieuse.

— Tu m’étonnes…

— Donc au final, non seulement nous sommes fauchés, mais en plus, on ignore pourquoi et à qui ça profite, résuma Martha. J’espère que ce que vous avez à nous dire est un peu plus gai…

Antonio sourit, et agita la lettre à la vue de tous.

— Chuis invité à un mariage samedi, les copains. Et devinez où ça se passe ? Je vous le donne en mille : à Gradene.

— C’est un peu gros, quand même.

— Oui, Martha, c’est un peu gros, mais avouez quand même que c’est bizarre, comme coïncidence. Surtout que ce faire-part de mariage, je l’ai reçu en mains propres d’un coursier alors qu’on était en train de mener notre interrogatoire, avec Jack.

— Effectivement, si vous ne dites pas le truc le plus chelou en premier…

— Attends attends, l’interrompit Franz. Tu dis que quelqu’un est venu te trouver pour te donner un faire-part de mariage alors que tu « t’occupais » d’un traitre ? Et que le mariage en question se célèbre dans la même ville où l’argent a été transféré ?

— Oui, c’est à peu près ce que je viens de dire, répliqua Vendini. C’est même carrément ce que j’ai dit.

— Et qui se marie ?

— Jacob Valverde avec une certaine, euh… Euclarissa.

Le silence se fit, mais Vendini s’y était attendu. Parmi tous, il savait que Franz serait le seul à réagir. Les autres n’étaient entrés que récemment dans le crime organisé. Antonio lui-même n’aurait pas compris l’importance du nom de Valverde s’il ne l’avait pas connu personnellement. Si son père ne l’avait pas connu personnellement. Jacob Valverde. Deux mots qu’il n’avait pas entendus depuis très longtemps. Franz prit la parole :

— Tonio… je peux te parler une minute ?

Le criminel ambitieux et le vieux gangster se levèrent et se mirent à l’écart de la table, dans un angle de la pièce, d’où ils étaient sûrs que personne ne les entendrait.

— Qu’est-ce que tu as fait ? l’admonesta-t-il à voix basse.

— J’ai rien fait, se défendit Antonio. Pas encore.

— Arrête une minute et sois honnête. Qu’est-ce que tu as fait ?

— Mais rien, enfin ! Je…

— Parle plus bas.

— …

— Mais parle encore.

— Je disais, je n’y suis pour rien. Je suis aussi confus que toi. Moi aussi je trouve ça gros que l’argent soit parti à Gradene et que bim je reçoive de nulle part une invitation à un mariage exactement au même endroit.

— D’autant que ce plan alambiqué, c’est bien la marque de fabrique de Valverde.

— Ouais, je sais. Avant il faisait plutôt ce genre de stratégie stupide pour s’assurer de la fidélité de ses hommes. Maintenant…

— Le Hibou ne s’améliore pas avec l’âge, on dirait. Justement, tiens, quel âge a-t-il ?

— Je crois qu’il va sur ses 75 ans.

— Et il se marie maintenant ? Et par-dessus le marché, il t’envoie une invitation deux jours avant l’événement ? Ne me dis pas que tu ne trouves pas ça suspect.

— Si. Cependant, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce que j’ai pu faire pour l’offenser. Et même si je l’ai insulté sans le vouloir, il s’est dédommagé en me piquant mes 200 000 dollars.

— Et 1 penny.

— Et 1 pen… tu t’y mets aussi ? Bref, tout ce que je peux dire pour le moment, c’est que Jacob Valverde, c’est un bandit à l’ancienne. Me voler une telle somme, ça revient à me donner une fessée en public. Tel que je l’ai connu, normalement, ça lui suffirait… Je suis sûr qu’il est lié à cette histoire, d’une manière ou d’une autre. Après, comme tu as dit, si ça se trouve, il est trop vieux et devient gâteux, hein. Ça serait même le plus logique.

Franz esquissa une grimace amère. Il n’était pas convaincu par les paroles de son jeune patron. Ils revinrent à table et reprirent leur place respective.

— Voilà le plan : je vais aller à Gradene pour quelques jours, dès demain, enfin, dès aujourd’hui…

— Jeudi, donc, fit Romuald, qui se détachait de son propre reflet pour la première fois depuis le début de la conversation.

— S’il se trame effectivement un truc douteux, je serai vite fixé. Maintenant, le faire-part précise que j’ai le droit d’amener un invité avec moi… Ça sera Jack.

Immédiatement, tous les autres réagirent vivement, criant en chœur un « quoi » d’indignation et d’incompréhension.

— Aaaavant que vous vous laissiez emporter par l’émotion, laissez-moi vous expliquer. C’est un choix stratégique. Ce mariage, en partant du principe que c’est bien un mariage, c’est avant tout de la politique. Les alliés les plus importants de Valverde s’y retrouveront et je pense que s’il m’a invité, c’est avant tout par amitié pour mon père. Donc naturellement, si j’y vais, c’est pour impressionner. Donc, again, naturellement, re-again, j’amène avec moi mon bras droit.

— Ouais, enfin, chacun ici est votre bras droit, rétorqua Martha. À nous six, nous formons le noyau de l’organisation. On gère des dizaines d’autres individus. Vous allez pas me dire qu’on n’a pas autant le droit de venir que Jack. Enfin, sans vouloir vous offenser, Jack…

Le Fidèle Bras Droit ne réagit pas : il dormait. La tête balancée en arrière, la bouche ouverte, le chapeau et les lunettes noires retenus par une force mystérieuse, il serrait la bouteille vide contre lui.

— Il n’argumente pas très bien son cas, poursuivit la jeune femme.

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Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart – Recueil de poésie

Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart- Recueil de poésie

Le feu d'Orphée de Patryck FroissartPrésentation : 

De publication en publication, Patryck Froissart saute allègrement du roman à la nouvelle, de la prose à la poésie, du conte fantastique au récit réaliste.

Dans« Le feu d’Orphée », notre auteur alterne et file en un même ouvrage, sur un thème unique et obsédant, des textes de forme poétique, des récits d’apparence prosaïque, des contes du genre fantastique constituant autant d’épisodes successifs du combat surnaturel que mène le personnage contre le dieu solaire qui lui ravit régulièrement la femme idole.

A chacun des enlèvements, des fugues et des disparitions de son icone, le héros de cette quête sans fin se lance à sa recherche dans les contrées les plus éparses, réelles ou imaginaires, mêlant rêve et vécu, délires et souvenirs, traversant les siècles, réincarnant l’idéale en une succession de personnages féminins, recréant leur idylle, toujours éphémère, dans les mythes les plus exotiques et dans les cultures les plus diverses.

Le voyage hallucinant d’un personnage que dynamisent, paradoxalement, le rapt et l’intermittence de l’aimée…

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L’auteur :

Patryck F

Membre de la Société des Gens de Lettres

Lauréat du prix « Elan » du meilleur poète au service de la paix juste après un certain Léopold Sedar Senghor.

Patryck Froissart est originaire du Borinage. Il a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger divers établissements à La Réunion et à Maurice. Retraité de l’Education Nationale, il continue à servir la francophonie à Maurice.

Avec « Les bienheureux »  (iPagination Éditions), Patryck Froissart a été finaliste du livre numérique  de l’année 2013 dans la catégorie littérature.

Extrait de l’oeuvre proposée :

Il fut en un illustre temps en un lieu scintillant ce palais merveilleux, dit Ksar al Bahr, car ouvert sur la mer, qui n’avait son pareil du levant au couchant et dont les coupoles dorées abritèrent le berceau fait de jade et d’ivoire et serti des plus précieuses pierreries d’une princesse orientale que je baptisai Dame de Royauté.

Intelligente et belle, très tôt instruite en politique et maîtrisant la science, elle fut élevée par le calife, son père, grand imam, émir des croyants, et par sa mère aimée, jarya du sérail, chrétienne byzantine, dans l’esprit mal prisé de la juste tolérance et dans l’art mal aimé de la clémence mesurée.

Premier de ses admirateurs, le calife habitua ses vizirs et ses courtisans à la voir assister aux majlis quotidiens pour être consultée sur l’ordonnance des affaires.

Nul donc ne s’étonna qu’elle occupât le siège auguste et paternel quand il vint à l’émir la lubie de conduire une armée du croissant sus à des croisés du levant. Hélas dans le hammam de la ville voisine au soir du second jour de marche militaire, un pernicieux poison perdit le souverain.

Ayant réuni le majlis la princesse ordonna que son tout jeune frère fût aussitôt vêtu de la darra’a royale et, coiffé d’un turban tout paré de joyaux, juché sur l’alezan, le sabre au flanc, la lance en main, signalé par le parasol califal, promené par la ville en avant du cortège célébrant la bière de son père.

Intronisé dans un traumatisant éclat, l’infant terrorisé vite tyrannisa.

J’étais l’éminence au divan et le valet au lit de cette haute Dame. L’esprit jaloux et vacillant du nouveau calife en conçut forte haine et crucial besoin de me supprimer. Je sus déjouer ses ruses et deviner ses sbires. Il en fut insomniaque.

Par une lune pleine il advint que gémit plus que d’accoutumée le sloughi favori qui veillait sur le seuil de nos appartements. Furieux, sorti de lui, projetant grossièrement d’horribles imprécations sur les marbres des corridors, avant la rose aurore il fit égorger le fidèle et, pour que l’acte lâche eût le sceau légitime, dicta sur-le-tapis le décret ordonnant qu’on tuât tous les chiens connus du sultanat.

Obsédé par la foi, hérétique, que la princesse avait des litanies d’amants qu’elle rejoignait clandestine après la chute du jour, il fit illuminer toutes les rues toute la nuit et posta ses espions à toutes les croisées. Les marchands de tissus, les bijoutiers, les boutiquiers, les tenanciers de tous commerces furent tenus de fermer leurs étals du matin jusqu’au soir et de les ouvrir grands et bien éclairés dès l’appel du maghreb. Il parcourut les voies, noctambule, en grande pompe et, par obséquieux mimétisme, au bout de peu de temps, les ruelles animées resplendirent de faste et de plaisirs nocturnes. Puis d’un coup le potentat déambula dans un costume de fellah, hirsute et fatigué, sillonnant solitaire une ville festive et s’enquérant fiévreux auprès de ses veilleurs des escapades hallucinées de sa sœur dépravée : mais dans cet âge-là, elle n’avait que moi. Il tenta de forcer son alcôve. Elle le fit chasser. Alors, par un dépit douteux, refoulant de nébuleux désirs, il persécuta, méthodique et sanguinaire, toutes les femmes du royaume.

Contrefaisant Néron, il brûla sa capitale. Ensuite il disparut.

Ma noble maîtresse, régente occulte, régna. Nous nous débarrassâmes de ses opposants…

(La fille du calife)

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Philosophie : découvrez « Éclats éphémères « , de Christophe Vallée

Couverture d’Éclats éphémères de Christophe Vallée

Éclats éphémères, de Christophe Vallée 

L’homme croit que vivre entouré d’images suffit pour donner un sens à son existence. Et puis comme toujours la réalité se rappelle à son bon plaisir et fait irruption dans sa vie spéculaire. Il ne faut pas oublier que l’histoire est tragique et il convient ainsi, de temps en temps, de revenir à la vérité fondamentale, à savoir que l’homme est d’abord et avant tout composé d’un corps fait de chair et de sang avec des désirs, des plaisirs, du bonheur et de la souffrance, en un mot ce qu’on appelle la condition humaine.

Ainsi ce petit livre n’a d’autre but que de revenir aux questions éternelles et essentielles qui seules ont quelque valeur. « Bien peu réussissent à voir un problème dans les réalités que nous vivons et auxquelles nous sommes habitués : l’œil n’est pas accommodé à une telle perception » écrit Nietzsche. Bonne lecture, cher lecteur bénévole.

L’auteur :

ChristopheChristophe Vallée fut élu, à l’unanimité des membres des jurys, plus jeune Docteur de France en Sorbonne en philosophie à l’âge de 23 ans sous la direction de Jean-Toussaint Desanti, et Lauréat de la Fondation de la vocation, promotion Yves Coppens, Collège de France. Il a enseigné au Collège international de philosophie à l’invitation de Jacques Derrida puis vécu dans l’archipel des Comores, à Mayotte, à L’Île de la Réunion, à l’Île Maurice, en Hongrie avec des missions à Madagascar, en Inde, en Afrique du Sud, au Danemark, en République tchèque…

Docteur d’université, il est actuellement professeur Agrégé de Philosophie dans l’enseignement supérieur en Île-de-France. Depuis une quinzaine d’années, il alterne les livres, romans, essais – dont une préface commune avec Jean-Marie Le Clézio, Prix Nobel de Littérature –, les articles, les conférences de philosophie et de littérature en Afrique, dans l’océan Indien, en Europe centrale et orientale, à l’Institut Français, en Université ainsi qu’en France. Son dernier roman, L’amante interdite, publié aux éditions iPagination en 2014, a été préfacé par Ananda Devi.

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Naissance d’une nouvelle collection chez iPagination éditions

Naissance d’une nouvelle collection chez iPagination éditions

logo iPag noir opaqueAprès plus de 4 ans d’engagement dans l’édition d’auteurs en tous genres, iPagination éditions est fière de lancer aujourd’hui une nouvelle collection.

Cette éclosion survient dans un processus continu de maturation collective marquée par l’efflorescence d’auteurs d’exception brillant par leur érudition et leur talent littéraire.

À l’heure où l’humanité est confrontée à l’obscurantisme et aux radicalismes, il nous a semblé opportun de créer une collection des savoirs qui comportera différentes catégories, dont la philosophie et la religion, sous forme de thèses, d’essais, de manifestes qui viendront enrichir une palette éditoriale sociétale déjà foisonnante.

Les auteurs édités dans ce cadre pourront, s’ils le souhaitent, devenir membres de notre comité de lecture. Il leur sera ainsi possible de coopter d’autres talents porteurs de la flamme de la francophonie qui animera de ses feux cette collection des savoirs.

Afin de vous donner l’envie de découvrir les titres à venir de cette collection, nous avons l’honneur de laisser la parole à Patryck Froissart qui a dédié sa vie entière à la transmission des savoirs en de nombreux endroits du globe et qui a, à de nombreuses reprises, présidé les jurys de nos concours :

Celui qui apprend quelque chose de moi enrichit son savoir sans réduire le mien, tout comme celui qui allume sa chandelle à la mienne se donne de la lumière sans me plonger dans l’obscurité.

Cette belle déclaration de Thomas Jefferson illustre parfaitement le dessein que nourrit notre maison en promouvant une collection des savoirs. iPagination éditions se veut être en effet, depuis sa naissance, une plate-forme éditoriale collégiale et interactive fondée sur la mise en lumière d’un faisceau d’écrits de qualité qui se croisent, se complètent ou s’interpellent dans la vaste sphère de la francophonie. La collection des savoirs y aura pleinement sa place. Elle sera inaugurée par un ouvrage du philosophe Christophe Vallée, intitulé « Éclats éphémères », auteur prolifique et talentueux de romans et d’essais. Le programme de publication se poursuivra avec un livre érudit de l’auteur mauricien Sam Callikan sur l’hindouisme. Et la collection prendra son rythme de croisière parmi les autres sur le long fleuve tranquille mais puissant des éditions iPagination.

Très prochainement sur notre boutique et disponible par les libraires !