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La more dans l’âme, de Patryck Froissart

La more dans l’âme, de Patryck Froissart

Un jeune professeur est affecté au cœur du royaume des Mores.

Naïf, velléitaire, pusillanime, volontiers soumis, manipulé par un narrateur scandaleusement amoral, il tombe amoureux de toutes les femmes qu’il rencontre et dont il accepte immédiatement l’emprise.

Ainsi se saisissent de lui Dragana, Slave de Marseille, Albina, fausse Portugaise, la fière Atlante Damya, Tamchicht, jeune répudiée du village où il enseigne, la puissante Kahina de la médina proche, l’Espagnole Esperanza qui hante les bars de la ville, la Boraine Angèle Coquebin, ex-maîtresse de son père, qui mène de louches activités auxquelles elle a décidé de l’associer, et Tsaâzzoult, une montagnarde supposément candide qui a résolu de l’épouser et de le soustraire aux tentations immorales auxquelles le soumettent les précédentes.

Ce récit initiatique, érotico-sentimental, fortement empreint d’humour et de dérision, constitue un roman facétieux sur fond de questions existentielles qu’il appartient aux lecteurs de découvrir.

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A propos de l’auteur

Patryck Froissart, originaire du Borinage, à la frontière franco-belge, a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger à ce titre divers établissements à La Réunion et à Maurice. 

Longtemps membre du Cercle Jehan Froissart de Recherches Poétiques de Valenciennes, il a collaboré à plusieurs revues de poésie et a reçu en 1971 le prix des Poètes au service de la Paix. 

Professeur de Lettres, rédacteur de chroniques pour le magazine La Cause Littéraire, Patryck Froissart est engagé dans diverses actions en faveur de la Francophonie. 

Membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), sociétaire de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France), de la SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie), de l’ADELF (Association des Ecrivains de Langue Française), Patryck Froissart est également membre du jury du Prix Jean Fanchette, que préside JMG Le Clézio. 

Extrait de « La more dans l’âme

« Sur ces entrefaites, il fut annoncé qu’aurait lieu sur la place du souk une séance gratuite de cinéma de plein air, organisée pour sa promotion par une marque d’huile.

Considérant la connivence qui marquait de plus en plus leur coexistence, Jean Juba osa prier Tsaâzzoult de l’y accompagner.

Malgré l’aménité croissante que lui témoignait la nymphe, il craignait encore la rebuffade. Ce ne fut pas le cas. Avec un grand sourire, elle agréa. Il en fut radieux.

Epaules jointes, ils entrecroisèrent leurs éclatements de rire aux pitreries de Laurel et Hardy.

Après le film, alors que les spectateurs se dispersaient, la voyant détendue et la sentant amicale, Jean se risqua à évoquer, sans grand espoir, la possibilité d’une promenade sur la piste menant à Tafeswa.

Il fut sur le coup stupéfait qu’elle acceptât sans une seconde d’hésitation, et il en perdit toute audace.

Ils marchèrent alors, sans but ni hâte, dépassés par des groupes de campagnards regagnant leurs douars à pied ou à dos d’âne, qui leur adressaient de courtois saluts.

Puis les lieux se désertifièrent, et la voie s’offrit, libre et nue, toute à eux.

Ils avançaient lents et légers, muets et brûlant du désir de dire, sachant qu’il leur était loisible à tout instant d’outrepasser la ligne interdite. Ils se tenaient là par le bout du cœur, sans vouloir se demander où la piste les menait.

L’armée britannique envahissait cependant l’Irlande du Nord, officiellement pour rétablir la paix entre les protestants et les catholiques qui, comme tous ceux qui veulent convaincre les autres que leur religion est la seule qui vaille, se fusillaient les uns les autres, pas seulement du regard.

— Viens ! murmura-t-elle soudain dans un souffle qui embauma la brise et sidéra Juba, quittant la rectiligne et nue latérite pour un sentier tortueux et étroit qui s’ouvrait à gauche dans une végétation touffue.

Le soleil d’été, parvenant à son dernier radian, avait adouci ses rayons. Leurs pas levaient de dérisoires bouffées de fine poussière. L’exiguïté de la sente contraignait leurs hanches à se frôler, leurs mains à s’effleurer.

Aimanté au flanc de la campagnarde d’où il lui semblait que jaillissaient des essaims d’atomes crochus, Jean allait aérien, le nuage aux pieds.

Ils longèrent un vague cimetière, parsemé sans ordre apparent de tumulus funéraires et de quelques rares pierres tombales en béton entre lesquelles poussaient épars des coquelicots au large calice et des bouquets puissamment odorifères de thym sauvage.

De petits vergers d’oliviers s’intercalaient entre les champs de blé où, sur la terre pelée par l’été, ne subsistaient plus que de maigres bouquets ébouriffés de tiges de chaume.

Le chemin, s’étrécissant encore, descendit bientôt en pente douce.

Ils débouchèrent dans une clairière en synclinal que cachait à tout regard une oseraie au-delà de quoi se pressaient des oliviers au tronc énorme et aux immenses branches torses.

Au centre de ce havre vert se dressait, ombragée par la large ramée d’un haut figuier, l’antique margelle d’un puits sur le bord de laquelle Tsaâzzoult l’invita à s’asseoir.

— Les oliviers de mon oncle, dit-elle en désignant d’un geste circulaire les arbres vénérables qui les enclosaient.

— Ils sont grands, ne sut-il que balbutier.

— Ils sont très vieux, précisa l’angélique.

Ils ne se dirent rien de plus.

Certains instants de bonheur sont tellement arachnéens qu’un unique mot maladroit peut y provoquer une irrémédiable déchirure.

Dans les lointains alentours, des ânes brayaient à tour de rôle. Des rumeurs sourdes arrivaient par bribes du douar le plus proche. Des tourterelles roucoulaient leurs amours exclusives. Un ranidé solitaire appelait à la copulation une partenaire hypothétique en émettant à intervalles réguliers la litanie toujours identique de ses coassements optimistes.

Jean se tourna à demi, lentement, prudemment, vers sa compagne, dont le profil pur et paisible, rubescent sous les rayons de l’astre déclinant, lui parut illustrer la couverture du livre d’une autre vie.

Elle ne bougea pas, mais esquissa sous la caresse de son regard un sourire éthéré qui fit davantage encore rayonner la grâce unique des contours de sa figure.

Jean, bien que transi d’émoi, en lui-même brûlait.

Cette bouche framboisée espérait à n’en pas douter la tendre morsure de ses dents, ce torse palpitant aspirait secrètement à la caresse fébrile de ses mains qu’il eût souhaité téméraires, la proximité voulue en ces lieux solitaires de ce giron virginal appelait à l’audacieuse conjonction.

Qu’oserait-il dans l’oseraie ?

Il ébaucha le mouvement qui lui eût permis de passer son bras droit autour des épaules de la pucelle, mais, pleutre, y renonça, le cœur tonnant, et se maintint coi, tout en déplorant l’acte manqué.

Tous deux se contentèrent alors d’inspirer romantiquement le temps qui s’éternisait.

Un bruissement soudain dans les proches broussailles tira Jean de l’inertie. Son brusque sursaut n’émut pas l’oréade qui chuchota tranquillement :

— Serpent ! Matkhafch[1] !

Sa sérénité rassura l’orant qui reprit la religieuse contemplation de sa madone.

La survenue du serpent dans ce pourpris édénique, pensa-t-il, n’était peut-être pas un hasard dénué de sens. On pouvait bibliquement y entrevoir un possible déterminisme, un signe, une invite, un divin stimulus.

Miracle ! Comme si elle l’avait entendu, Tsaâzzoult lui tendit la paume.

Le benêt !

Il est allé jusqu’à la source et il n’a rien bu[2] !

Au lieu de s’empresser d’y mordre à pleines dents, il y posa la sienne et, sans souhaiter plus, remercia le ciel avec un soupir pire que ceux qui s’élèvent des gondoles glissant sur l’eau de rose de la lagune aux bluettes, sous les mornes ponts vénitiens.

La jointure fut éphémère.

D’ailleurs arrivèrent diffus les appels du muezzin.

La demoiselle reprit la main, se leva, s’ébroua, et souffla au soupirant :

— Il faut aller !

A peine eurent-ils fait dix pas que le destin, donnant une seconde chance au pusillanime, profita de la présence opportune d’un nid de poule en la tortillère pour faire en sorte que Tsaâzzoult s’y tordît méchamment la cheville.

Elle cria sous la fulgurance de la douleur et par réflexe afin de ne point choir elle s’accrocha de sa main chaude à celle de Jean qui la retint et s’écria doucement :

— Tu t’es fait mal, Tsaâzzoult ?

— Chouïa, ça va ! murmura-t-elle sans relâcher cette fois l’étreinte de sa menotte, moite.

L’incident ne produisit pas l’effet qu’il eût dû. On eût souhaité qu’elle chût, sous la violence de la torsion, dans les bras de l’empoté, qui, lui-même emporté, se fût étalé dans l’herbe en entraînant l’accidentée, qui, elle-même, sous le coup du vertige, eût atterri de tout son corps sur celui de Jean, qui, lui-même…

Vain vœu !

L’union cette fois maintenue de leurs phalanges au moins leur fit-elle prendre conscience de l’importance de la distance qu’ils avaient parcourue l’un vers l’autre à mesure qu’ils s’étaient éloignés de la maison.

Ils rebroussèrent la piste de latérite.

Le petit démon dans l’âme à Jean s’opiniâtra encore, tant têtu était-il, à vouloir diriger l’action sur la voie du stupre, à essayer de l’engager dans le sens de la turpitude, à être l’instigateur de la débauche, à se comporter, si on ose dire, comme une sorte de tourne-au-vice.

Il lui fit miroiter le caractère, propice à toutes les audaces, de la solitude des lieux, de la pénombre qui s’installait, de la facilité avec laquelle elle lui accordait sa main.

Oh ! la belle occasion d’être là le larron de ce que la vestale semblait considérer comme son bien le plus précieux !

En l’occurrence, insistait le lutin, le larcin serait de l’ordre de la peccadille, attendu que la victime semblait disposée à lui céder sur le champ d’oliviers ce qu’il ne pourrait peut-être plus jamais obtenir que par la force, dans un accès de violence qui serait diablement plus risqué. Pourquoi laisser passer cette chance ?

Aut nunc, aut nunquam !

Elle résisterait peut-être un peu, protesterait, pour la forme, lui opposerait sans profonde conviction les convenances, son éducation, sa morale, lui objecterait en mollissant la haïa, murmurerait haram en se pâmant, et puis lui ferait don d’elle avec ses sabots, dondaine…

Accipe quam primum : brevis est occasio lucri[3] ! ponctua le petit malin.

Faisant un petit pas dans le sens indiqué, Jean demanda doucement :

— Ça va, ma chérie ? Tu veux qu’on se repose un peu sous ces oliviers-là ?

— Oui, habibi, ça va, merci, non, il faut aller, maintenant ! susurra-t-elle en pressant fortement sa main.

Bouleversé, l’imbécile n’alla pas plus loin.

Le vocatif « habibi », en réponse à l’apostrophe « ma chérie » qu’il avait impulsivement osée, l’avait exalté.

Il ne s’attendait pas à la subite advenue de cette émouvante connivence.

Il ne voulait rien entreprendre de plus qui eût risqué, craignait-il, de rompre la cordiale harmonie qui en ces instants les unissait et les rendait suffisamment heureux.

On aviserait à la maison…

Ils poursuivirent donc d’un pas égal, en communion avec la totale eurythmie des lieux.

Ils cheminaient, sans un mot, ceints d’un halo d’éclatante félicité dont leurs mains entrelacées constituaient le centre ardent. »

[1] N’aie pas peur !

[2] Expression more.

[3] Il faut battre le fer tant qu’il est chaud (traduction libre).

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Maria Lesca, de Luc Fori

Maria Lesca, de Luc Fori

Résumé :

Du nord de la France aux Amériques, plongez dans une fuite en avant qui vous fera redécouvrir le « Manon Lescaut » de l’abbé Prévost, dans une réadaptation moderne à couper le souffle.

Si la version du XVIIIe siècle a été condamnée à être brûlée, c’est toute la passion incandescente de deux adolescents en proie à la fureur de vivre qui éclate, luttant et s’ébattant sur le bûcher de notre conformisme.

Le résultat est irrévérencieux et jouissif, indémodable, à la croisée de toutes les insouciances. Qu’importe l’époque, pourvu que l’on ait l’ivresse…

Livre papier disponible ici : http://bit.ly/2h7vwv1 
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Extrait du roman :

De colle en colle, de devoir en devoir, de cuite en cuite est bientôt venu le temps des concours qui devaient nous permettre de rejoindre l’élite de la nation. Deux années avaient passé. J’avais pu négocier mon avenir avec mon père. Le travail d’ingénieur ne me tentait pas du tout, je pensais, comme Tib, devenir plutôt enseignant-chercheur. Il me fallait pour cela tenter le très difficile concours de l’École Normale Supérieure. En cas d’échec, j’accepterais mon destin et me rabattrais au pire sur une petite école d’ingénieur. Constamment aidé par Tiberg qui était beaucoup plus pugnace que moi, j’avais pu atteindre un niveau correct me permettant au moins d’accéder aux oraux de la prestigieuse institution.

Je me suis retrouvé convoqué le même jour que Tib. Les épreuves se déroulaient à Paris, rue d’Ulm. Nous avons partagé la même chambre d’hôtel par souci d’économie et d’efficacité. La veille au soir, je revois encore Tib tourner en rond dans la chambre comme un général rappelant à ses troupes le plan de bataille.

— Tu verras, c’est spécial, le jury est composé de cinq personnes. Ils te passent à la moulinette après que tu aies traité ton problème au tableau. Il faut rester calme, essaie de prévoir les pièges qu’ils vont te tendre. Laisse-les venir, ne désamorce pas leurs questions à l’avance, ça les agacerait. Ah ! Autre chose… c’est comme à l’agrég[1], les épreuves à Normale sont publiques. Certains candidats, pour mieux se préparer, peuvent assister à ton épreuve… mais le quidam moyen aussi. C’est rarissime bien sûr, mais ça peut arriver. Il faut le savoir…

Sacré Tib, décidément il avait tout prévu… Comme souvent dans ces cas-là nous nous sommes couchés de bonne heure pour être en forme le lendemain et nous n’avons quasiment pas fermé l’œil de la nuit. Tib était énervé par l’enjeu. Il s’est retourné pendant huit heures en soupirant. Moi, j’étais agacé par Tib, et j’avais oublié de prendre des boules Quies. Nous passions à la même heure, interrogés par des jurys différents et nous nous étions donné rendez-vous dans un café après les épreuves.

À huit heures, j’ai tiré au sort une question. J’avais trois heures pour la préparer. Tib était un excellent stratège. Le problème qui m’était soumis faisait partie du lot de problèmes qu’il avait envisagés. Ça baignait. Je voyais bien le genre de bâtons merdeux qu’ils allaient me balancer dans les roues pour essayer de me faire tomber. Finalement, ça se présentait bien. Un assesseur est venu me chercher, c’était l’heure. Ils étaient bien cinq à me dévisager froidement. Trois hommes, deux femmes. L’un d’eux avait une tête de professeur Nimbus assez drôle. Des lunettes très épaisses derrière lesquelles il plissait les yeux comme un lézard en me regardant traiter le problème au tableau. Les deux femmes se regardaient de temps en temps d’un air entendu. Je me demandais si c’était le problème ou ma personne qui leur inspirait leurs petits sourires. Pour l’occasion, j’avais accepté de revêtir l’un des costumes de croque-mort de mon père. Ce dernier m’avait lui-même préparé le nœud de cravate. J’étais d’une élégance certaine avec mes cheveux blonds tirés en arrière et attachés très serrés, mais d’une élégance sans doute décalée : un chevalier d’une toile de Fragonard… Je n’ai plus de souvenir précis des deux derniers examinateurs qui étaient placés de part et d’autre de leurs congénères. J’ai fini tranquillement ma démonstration et me suis retourné vers eux pour attendre leurs questions. J’ai cru alors manquer d’air : dans l’amphithéâtre, à quatre rangées derrière eux, je me suis aperçu qu’il y avait une spectatrice ! Malgré ses lunettes noires et son rouge à lèvres tapageur, j’ai reconnu immédiatement Maria qui applaudissait silencieusement ma prestation en joignant doucement ses mains de façon ostentatoire.

La première question avait fusé d’une des deux femmes du jury. J’avais à peine entendu et lui ai demandé de répéter. Pendant ce temps je voyais au-dessus d’eux Maria se lever et me faire signe de la rejoindre dehors. J’ai commencé à répondre mais j’ai tout de suite vu au toussotement émis par le professeur Nimbus que j’étais complètement à côté de la plaque. Affolé, j’ai entrevu un dos très décolleté disparaître par la sortie du haut de l’amphi. L’une des deux femmes, se méprenant sans doute sur les causes de mon trouble, a voulu me tendre une perche et a reformulé la question. Je l’ai à peine écoutée et l’ai interrompue brutalement.

— Excusez-moi, messieurs-dames, je dois partir…

— Mais jeune homme ! Votre avenir… Que faites-vous ? Rien n’est perdu… un si bel exposé !

J’étais déjà loin quand retentirent ces derniers mots du professeur Nimbus et j’ai couru dans les couloirs pour rattraper Maria. Je n’allais pas la perdre encore ! Et puis j’avais quelques comptes à solder avec elle ! J’ai débouché sur le trottoir comme un fou, partagé entre l’angoisse et la colère. Elle m’attendait tranquillement en fumant au volant d’un cabriolet. D’un geste, elle m’a invité à m’asseoir à ses côtés, et elle a démarré en trombe au nez d’un taxi.

— Je pouvais attendre plus longtemps mon chéri, il fallait pas te presser comme ça… Qu’est-ce que je suis heureuse de te retrouver !

— Tu ne manques pas d’air Maria, après ce que tu m’as fait…

Ma colère est cependant comme restée en suspens quand j’ai vu les grosses larmes mêlées au rimmel zébrer son beau visage.

— Pardonne-moi mon amour, je vais tout t’expliquer…

Elle s’était mise à hoqueter comme les enfants qui n’arrivent plus à s’arrêter de pleurer et que ça empêche de respirer.

— Je pouvais pas faire autrement… Tu m’as tellement manqué…

— Arrête-toi, tu peux pas conduire comme ça, Maria !

— Mon petit chéri…

Comment voulez-vous résister devant un tel chagrin ? Ma colère s’est vite endormie. D’autant que ma belle infidèle s’était engouffrée puis garée dans un parking souterrain et que tout en continuant de renifler au creux de mon cou, elle commençait à me caresser avec fougue. La voiture était aussi petite que le savoir-faire de Maria était immense. Comme lors de notre première rencontre, une vague de plaisir intempestive a pollué mon pantalon… ou plutôt celui que m’avait prêté mon pauvre père. Et c’est ainsi que j’ai à nouveau tout quitté pour elle, ami, famille, avenir, honneur…

[1]  L’agrégation : concours dont l’obtention permet d’accéder à l’enseignement supérieur.

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Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Résumé :

Depuis plusieurs mois, l’inspecteur Pasquier, flic vieillissant et opiniâtre, suit la piste d’un tueur en série qui massacre ses victimes selon le même mode opératoire. Lorsque Franck Muller, un scientifique aisé, meurt à son tour des mains de ce psychopathe, sa fille Solène, hantée par l’image d’un père qu’elle n’a pas vraiment connu, décide d’enquêter de son côté.

Au cours du chassé-croisé qui l’oppose au policier, la jeune femme se heurte à bien des mystères. Son père était-il un homme bien ? À quoi s’occupait-il dans ce laboratoire surprotégé ? Et qui est cette intrigante inconnue qu’il semblait tant apprécier ?

D’une réponse à l’autre, Solène réalisera combien les zones d’ombre de Franck Muller pourraient lui en apprendre davantage sur elle-même…

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A propos de l’auteur :

Denis Delepierre a été lauréat de plusieurs concours d’écriture. Il a précédemment publié un roman jeunesse, « L’héritière de l’Avant » et une nouvelle, « Dans nos contrées », publiée dans l’ouvrage collectif « Voyages », le tout aux éditions iPagination.

Extrait court du roman :

La nuit était depuis longtemps tombée sur la petite ville de Chambrond et l’on n’entendait que le souffle obstiné du vent, particulièrement fort pour la saison. Un break gris métallisé traversait à faible allure les rues désertes de la cité endormie. Au volant, un jeune homme à la mine sombre tâchait de se concentrer à la fois sur la conduite et sur une conversation téléphonique.

— J’y suis presque, signala-t-il à son interlocuteur.

— Gare-toi et vas-y à pied, comme les autres fois.

— Bien sûr. Je vous laisse.

— Rappelle-moi dans une heure.

Noah raccrocha et laissa son portable sur le siège passager, le temps de négocier son créneau. La rue où il devait se rendre n’était pas éclairée. Elle s’achevait sur un terrain à bâtir en vente depuis des années – personne ne semblait intéressé par l’idée de faire pousser une maison à Chambrond. Il n’y avait qu’une seule habitation dans cette rue, plantée non loin du carrefour avec celle, éclairée, où il se parquait. Une bâtisse sans étage, au toit de tuiles noires, à l’abandon depuis plusieurs années. Il savait que quelqu’un y passait régulièrement. Il avait un message pour cette personne.

Ce n’était pas la première fois qu’il accomplissait cette tâche…

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Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Ce livre reconstitue la grande trame de l’hindouisme, de l’évolution de ses concepts et de ses pratiques depuis les premières traditions orales qui ont cimenté et fédéré la vaste civilisation de l’Indus.

À la somme immense de ces hymnes fondateurs se succéderont au fil des millénaires les réflexions de métaphysiciens, de philosophes et de religieux qui vont élargir ces bases, fertiliser les croyances des peuples limitrophes et, finalement, mener à l’hindouisme d’aujourd’hui et ses manifestations.

Ses capacités d’adaptation et de réforme, donnant même naissance à d’autres grandes branches de la spiritualité comme le bouddhisme ou le sikhisme, lui ont permis de surmonter les vicissitudes de l’Histoire.

Cet ouvrage entend s’adresser tant au néophyte qu’au lecteur plus averti. L’objectif étant de rester accessible à tous, chacun pourra découvrir, approfondir et comprendre davantage la culture, la spiritualité, les traditions et les complexités de l’Inde face aux défis des temps présents.

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Concernant l’auteur :

Soomant Callikan est natif de l’île Maurice. Après des études scientifiques à Marseille, à Jussieu et dans les laboratoires du Collège de France s’ouvre pour l’auteur une carrière académique traditionnelle. Les mécanismes de la vie le passionnent. Son parcours universitaire s’élargira au secteur privé et à la formation professionnelle, le menant de Maurice au Royaume-Uni et à l’Australie avec plusieurs missions en Afrique, à Madagascar et en Inde. Inévitablement, l’auteur est amené à dépasser son horizon scientifique pour s’intéresser aux savoirs, aux cultures et aux traditions des peuples qu’il rencontre et à leur transmission. Ce cheminement l’amène à approfondir sa connaissance des origines, de l’évolution et de la richesse symbolique des grands concepts de l’hindouisme afin d’en partager les éléments essentiels, notamment avec le monde francophone.

Extrait de l’ouvrage

Un peuple antique avait, dans la vallée de l’Indus, posé les multiples jalons de la naissance d’une remarquable civilisation, aryenne-védique, qui allait durer plus de quatre mille ans sur un vaste territoire. Son univers cosmique et spirituel, son panthéon et ses rituels, encapsulés en une puissante Tradition Orale connue comme les Védas, en feront le Peuple des Sept Fleuves (Sapta Sindhu). Il a migré et fertilisé les langues, cultures et croyances d’autres orients, avant une sclérose progressive à partir de -3000, un déclin irréversible à partir de -1900, un exode massif et la fin de sa civilisation vers -1500.

 

L’hindouisme d’aujourd’hui y trouve ses racines profondes, lointaines, mystiques qui continuent d’irriguer toutes ses branches.

 

L’hindouisme n’impose aucun texte, aucun symbole, aucun dogme, aucune école, aucune théocratie ; tous les ruisseaux, tous les fleuves conduisent à l’Océan, à l’Infini. Sa seule obsession, un Homme Éveillé, conscient d’un Être Suprême et se soumettant librement par son mode de vie à une Loi Morale transcendante, ou plutôt, la double loi du karma et du dharma. Une approche d’essence universelle.

 

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La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal

La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal 

Il est mort, le berger des rois, le fanal des peuples, le légat du Ciel parmi les hommes.

À l’aube de l’an 1582, l’Europe est en deuil. Les nations rivales, en guerre contre l’hérésie, les fidèles de Rome attendent le prochain occupant du trône de Pierre.

Mais dans ce bref entre-deux règnes, d’anciennes magies s’éveillent, des pouvoirs anathèmes s’agitent : ceux dont jouissent en secret les maudits, les sorciers, les goètes.

Dans un recoin hanté de l’Angleterre, Angus Grey, jeune nécromant atteint de vieillissement accéléré, met en jeu son âme pour obtenir une puissance remontant au berceau des cultes.

Au cœur de Westminster, Bartley Blyth, moine charitable et timoré, se voit confier une mission sacrée – et une chance de racheter la faute par laquelle il damna toute une nation.

Quand leurs chemins se croisent, avec celui d’un démon mineur évoqué par mégarde, d’improbables liens mettent en balance le destin des âmes d’Europe.

Car dans l’ombre, une force sinistre s’apprête à frapper. Un mage noir de légende, mû par la soif de vengeance, est prêt à tout sacrifier pour réaliser l’ambition d’une vie : réinstaurer, par le fer, le feu et le bas-art, l’ordre païen sur terre.

Profitez des fêtes de fin d’année pour vous évader

Par cet hiver froid et sombre, laissez-vous tenter par une fantasy gothique…

Europe, 16e siècle. Dans un monde entre renaissance et ténèbres, la magie se confond à la superstition. Un jeune homme mourant, aussi brillant qu’insensible, défie les lois pour sauver son destin. Ses actes attisent des brandons près d’enflammer l’histoire : l’obsession d’un sorcier qui trame pour venger mille ans d’oppression, la conscience coupable d’un prêtre, le cœur d’un esprit des enfers.

Plongez-vous dans les ombres de la sorcellerie européenne, et découvrez des pans occultes du passé avec La Grande Année des Goètes, un roman entre histoire et magie noire – disponible dans toutes les bonnes librairies numériques :

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Mortelle générosité, de Christian Lu

Mortelle générosité, de Christian Lu.

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Dans un monde dirigé par les plus fortunés, où la valeur se définit par l’argent, l’inégalité met à mal les équilibres sociaux et pousse les peuples à la révolte.

Certains membres de cette ploutocratie financière se sont mis à vouloir aider les plus démunis au travers d’œuvres philanthropiques, au nom de leur conscience.

Dans un luxueux hôtel londonien, le meurtre d’une richissime personnalité va entraîner une série d’évènements qui vont venir troubler l’image idyllique des généreux bienfaiteurs.

Une journaliste, un altermondialiste, une travailleuse humanitaire, un inspecteur de police et un agent d’assurance vont se trouver mêlés à cette étrange mort ; elle les conduira à découvrir le terrifiant secret qui se cache derrière cette prétendue volonté de générosité.

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A propos de l’auteur

 

D’ascendance chinoise et vietnamienne, Christian LU a grandi en Suisse. Ses parents, venus pour étudier, n’ont pas pu retourner au pays en raison de la chute de Saïgon.

Aujourd’hui, Christian Lu exerce la médecine entre la Suisse et Londres où réside sa femme galloise.

Lauréat du concours iPagination Polar 2015, il publie ici son premier roman.

Extrait de « Mortelle générosité »

Ce jour, il reçut en fin d’après-midi la visite de Djimet Rimtobayé et de sa mère. Le petit Djimet était de santé fragile. Les courbes de croissance comparées à celles de son frère jumeau Gondibé à N’Djamena montraient qu’il grandissait moins bien, avec à présent près de trois centimètres de différence entre les deux, en un an. Les analyses de sang avaient aussi montré des carences de toutes sortes, que Gondibé n’avait pas.

La mère était inquiète, car Djimet avait les yeux rouges. Effectivement, le docteur Sokoyé constata une conjonctivite. Il remarqua aussi de petits dépôts blanchâtres derrière la cornée. Ces derniers jours, il était plus faible que d’habitude. Il avait saigné plusieurs fois du nez. Djimet se plaignait aussi d’avoir mal au ventre, aux jambes et aux bras. Le médecin lui fit une prise de sang. Les globules blancs étaient augmentés, et les plaquettes et les globules rouges, abaissés. Au microscope, il vit des cellules à la morphologie anormale.

Sokoyé proposa de garder l’enfant pour la nuit. La mère, confiante, ne protesta pas et confia Djimet aux soins du médecin. L’enfant pleura et se débattit quelques minutes, mais la fatigue finit de le raisonner. Il le prit dans l’arrière-salle et le coucha dans un lit. Il lui fit poser une perfusion et prendre un sédatif. L’enfant s’endormit paisiblement. Il dit à la mère qu’elle n’avait pas besoin de rester auprès de Djimet. De plus, il allait devoir lui faire plusieurs examens. Il serait donc mieux pour elle de rentrer et de revenir le lendemain.

Une fois la mère partie, le docteur Sokoyé donna congé à ses collaborateurs et ferma le dispensaire. Il s’assura d’avoir bien fermé toutes les entrées et sorties. Le praticien abaissa ensuite les stores.

Djimet n’avait pas l’air de dormir si calmement que ça. Il haletait et les mouvements de respiration de son ventre n’étaient pas réguliers. Parfois, Sokoyé percevait des grimaces sur le visage du marmot. Le médecin alla chercher du chlorure de potassium dans la pharmacie. Il en injecta une bonne dose sans même faire attention à la quantité. Djimet eut des convulsions. Deux minutes plus tard, il arrêta de respirer. Pendant ce temps, Sokoyé alla préparer le laboratoire. Il en profita aussi pour imprimer un formulaire à remplir. Il revint et prit le corps de l’enfant qu’il posa sur une table en acier, la peau à même le métal.

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Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart – Recueil de poésie

Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart- Recueil de poésie

Le feu d'Orphée de Patryck FroissartPrésentation : 

De publication en publication, Patryck Froissart saute allègrement du roman à la nouvelle, de la prose à la poésie, du conte fantastique au récit réaliste.

Dans« Le feu d’Orphée », notre auteur alterne et file en un même ouvrage, sur un thème unique et obsédant, des textes de forme poétique, des récits d’apparence prosaïque, des contes du genre fantastique constituant autant d’épisodes successifs du combat surnaturel que mène le personnage contre le dieu solaire qui lui ravit régulièrement la femme idole.

A chacun des enlèvements, des fugues et des disparitions de son icone, le héros de cette quête sans fin se lance à sa recherche dans les contrées les plus éparses, réelles ou imaginaires, mêlant rêve et vécu, délires et souvenirs, traversant les siècles, réincarnant l’idéale en une succession de personnages féminins, recréant leur idylle, toujours éphémère, dans les mythes les plus exotiques et dans les cultures les plus diverses.

Le voyage hallucinant d’un personnage que dynamisent, paradoxalement, le rapt et l’intermittence de l’aimée…

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L’auteur :

Patryck F

Membre de la Société des Gens de Lettres

Lauréat du prix « Elan » du meilleur poète au service de la paix juste après un certain Léopold Sedar Senghor.

Patryck Froissart est originaire du Borinage. Il a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger divers établissements à La Réunion et à Maurice. Retraité de l’Education Nationale, il continue à servir la francophonie à Maurice.

Avec « Les bienheureux »  (iPagination Éditions), Patryck Froissart a été finaliste du livre numérique  de l’année 2013 dans la catégorie littérature.

Extrait de l’oeuvre proposée :

Il fut en un illustre temps en un lieu scintillant ce palais merveilleux, dit Ksar al Bahr, car ouvert sur la mer, qui n’avait son pareil du levant au couchant et dont les coupoles dorées abritèrent le berceau fait de jade et d’ivoire et serti des plus précieuses pierreries d’une princesse orientale que je baptisai Dame de Royauté.

Intelligente et belle, très tôt instruite en politique et maîtrisant la science, elle fut élevée par le calife, son père, grand imam, émir des croyants, et par sa mère aimée, jarya du sérail, chrétienne byzantine, dans l’esprit mal prisé de la juste tolérance et dans l’art mal aimé de la clémence mesurée.

Premier de ses admirateurs, le calife habitua ses vizirs et ses courtisans à la voir assister aux majlis quotidiens pour être consultée sur l’ordonnance des affaires.

Nul donc ne s’étonna qu’elle occupât le siège auguste et paternel quand il vint à l’émir la lubie de conduire une armée du croissant sus à des croisés du levant. Hélas dans le hammam de la ville voisine au soir du second jour de marche militaire, un pernicieux poison perdit le souverain.

Ayant réuni le majlis la princesse ordonna que son tout jeune frère fût aussitôt vêtu de la darra’a royale et, coiffé d’un turban tout paré de joyaux, juché sur l’alezan, le sabre au flanc, la lance en main, signalé par le parasol califal, promené par la ville en avant du cortège célébrant la bière de son père.

Intronisé dans un traumatisant éclat, l’infant terrorisé vite tyrannisa.

J’étais l’éminence au divan et le valet au lit de cette haute Dame. L’esprit jaloux et vacillant du nouveau calife en conçut forte haine et crucial besoin de me supprimer. Je sus déjouer ses ruses et deviner ses sbires. Il en fut insomniaque.

Par une lune pleine il advint que gémit plus que d’accoutumée le sloughi favori qui veillait sur le seuil de nos appartements. Furieux, sorti de lui, projetant grossièrement d’horribles imprécations sur les marbres des corridors, avant la rose aurore il fit égorger le fidèle et, pour que l’acte lâche eût le sceau légitime, dicta sur-le-tapis le décret ordonnant qu’on tuât tous les chiens connus du sultanat.

Obsédé par la foi, hérétique, que la princesse avait des litanies d’amants qu’elle rejoignait clandestine après la chute du jour, il fit illuminer toutes les rues toute la nuit et posta ses espions à toutes les croisées. Les marchands de tissus, les bijoutiers, les boutiquiers, les tenanciers de tous commerces furent tenus de fermer leurs étals du matin jusqu’au soir et de les ouvrir grands et bien éclairés dès l’appel du maghreb. Il parcourut les voies, noctambule, en grande pompe et, par obséquieux mimétisme, au bout de peu de temps, les ruelles animées resplendirent de faste et de plaisirs nocturnes. Puis d’un coup le potentat déambula dans un costume de fellah, hirsute et fatigué, sillonnant solitaire une ville festive et s’enquérant fiévreux auprès de ses veilleurs des escapades hallucinées de sa sœur dépravée : mais dans cet âge-là, elle n’avait que moi. Il tenta de forcer son alcôve. Elle le fit chasser. Alors, par un dépit douteux, refoulant de nébuleux désirs, il persécuta, méthodique et sanguinaire, toutes les femmes du royaume.

Contrefaisant Néron, il brûla sa capitale. Ensuite il disparut.

Ma noble maîtresse, régente occulte, régna. Nous nous débarrassâmes de ses opposants…

(La fille du calife)

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