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La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal

La Grande Année des Goètes, de Searth S. Cabal 

Il est mort, le berger des rois, le fanal des peuples, le légat du Ciel parmi les hommes.

À l’aube de l’an 1582, l’Europe est en deuil. Les nations rivales, en guerre contre l’hérésie, les fidèles de Rome attendent le prochain occupant du trône de Pierre.

Mais dans ce bref entre-deux règnes, d’anciennes magies s’éveillent, des pouvoirs anathèmes s’agitent : ceux dont jouissent en secret les maudits, les sorciers, les goètes.

Dans un recoin hanté de l’Angleterre, Angus Grey, jeune nécromant atteint de vieillissement accéléré, met en jeu son âme pour obtenir une puissance remontant au berceau des cultes.

Au cœur de Westminster, Bartley Blyth, moine charitable et timoré, se voit confier une mission sacrée – et une chance de racheter la faute par laquelle il damna toute une nation.

Quand leurs chemins se croisent, avec celui d’un démon mineur évoqué par mégarde, d’improbables liens mettent en balance le destin des âmes d’Europe.

Car dans l’ombre, une force sinistre s’apprête à frapper. Un mage noir de légende, mû par la soif de vengeance, est prêt à tout sacrifier pour réaliser l’ambition d’une vie : réinstaurer, par le fer, le feu et le bas-art, l’ordre païen sur terre.

Profitez des fêtes de fin d’année pour vous évader

Par cet hiver froid et sombre, laissez-vous tenter par une fantasy gothique…

Europe, 16e siècle. Dans un monde entre renaissance et ténèbres, la magie se confond à la superstition. Un jeune homme mourant, aussi brillant qu’insensible, défie les lois pour sauver son destin. Ses actes attisent des brandons près d’enflammer l’histoire : l’obsession d’un sorcier qui trame pour venger mille ans d’oppression, la conscience coupable d’un prêtre, le cœur d’un esprit des enfers.

Plongez-vous dans les ombres de la sorcellerie européenne, et découvrez des pans occultes du passé avec La Grande Année des Goètes, un roman entre histoire et magie noire – disponible dans toutes les bonnes librairies numériques :

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Mortelle générosité, de Christian Lu

Mortelle générosité, de Christian Lu.

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Dans un monde dirigé par les plus fortunés, où la valeur se définit par l’argent, l’inégalité met à mal les équilibres sociaux et pousse les peuples à la révolte.

Certains membres de cette ploutocratie financière se sont mis à vouloir aider les plus démunis au travers d’œuvres philanthropiques, au nom de leur conscience.

Dans un luxueux hôtel londonien, le meurtre d’une richissime personnalité va entraîner une série d’évènements qui vont venir troubler l’image idyllique des généreux bienfaiteurs.

Une journaliste, un altermondialiste, une travailleuse humanitaire, un inspecteur de police et un agent d’assurance vont se trouver mêlés à cette étrange mort ; elle les conduira à découvrir le terrifiant secret qui se cache derrière cette prétendue volonté de générosité.

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A propos de l’auteur

 

D’ascendance chinoise et vietnamienne, Christian LU a grandi en Suisse. Ses parents, venus pour étudier, n’ont pas pu retourner au pays en raison de la chute de Saïgon.

Aujourd’hui, Christian Lu exerce la médecine entre la Suisse et Londres où réside sa femme galloise.

Lauréat du concours iPagination Polar 2015, il publie ici son premier roman.

Extrait de « Mortelle générosité »

Ce jour, il reçut en fin d’après-midi la visite de Djimet Rimtobayé et de sa mère. Le petit Djimet était de santé fragile. Les courbes de croissance comparées à celles de son frère jumeau Gondibé à N’Djamena montraient qu’il grandissait moins bien, avec à présent près de trois centimètres de différence entre les deux, en un an. Les analyses de sang avaient aussi montré des carences de toutes sortes, que Gondibé n’avait pas.

La mère était inquiète, car Djimet avait les yeux rouges. Effectivement, le docteur Sokoyé constata une conjonctivite. Il remarqua aussi de petits dépôts blanchâtres derrière la cornée. Ces derniers jours, il était plus faible que d’habitude. Il avait saigné plusieurs fois du nez. Djimet se plaignait aussi d’avoir mal au ventre, aux jambes et aux bras. Le médecin lui fit une prise de sang. Les globules blancs étaient augmentés, et les plaquettes et les globules rouges, abaissés. Au microscope, il vit des cellules à la morphologie anormale.

Sokoyé proposa de garder l’enfant pour la nuit. La mère, confiante, ne protesta pas et confia Djimet aux soins du médecin. L’enfant pleura et se débattit quelques minutes, mais la fatigue finit de le raisonner. Il le prit dans l’arrière-salle et le coucha dans un lit. Il lui fit poser une perfusion et prendre un sédatif. L’enfant s’endormit paisiblement. Il dit à la mère qu’elle n’avait pas besoin de rester auprès de Djimet. De plus, il allait devoir lui faire plusieurs examens. Il serait donc mieux pour elle de rentrer et de revenir le lendemain.

Une fois la mère partie, le docteur Sokoyé donna congé à ses collaborateurs et ferma le dispensaire. Il s’assura d’avoir bien fermé toutes les entrées et sorties. Le praticien abaissa ensuite les stores.

Djimet n’avait pas l’air de dormir si calmement que ça. Il haletait et les mouvements de respiration de son ventre n’étaient pas réguliers. Parfois, Sokoyé percevait des grimaces sur le visage du marmot. Le médecin alla chercher du chlorure de potassium dans la pharmacie. Il en injecta une bonne dose sans même faire attention à la quantité. Djimet eut des convulsions. Deux minutes plus tard, il arrêta de respirer. Pendant ce temps, Sokoyé alla préparer le laboratoire. Il en profita aussi pour imprimer un formulaire à remplir. Il revint et prit le corps de l’enfant qu’il posa sur une table en acier, la peau à même le métal.

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Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart – Recueil de poésie

Le feu d’Orphée, de Patryck Froissart- Recueil de poésie

Le feu d'Orphée de Patryck FroissartPrésentation : 

De publication en publication, Patryck Froissart saute allègrement du roman à la nouvelle, de la prose à la poésie, du conte fantastique au récit réaliste.

Dans« Le feu d’Orphée », notre auteur alterne et file en un même ouvrage, sur un thème unique et obsédant, des textes de forme poétique, des récits d’apparence prosaïque, des contes du genre fantastique constituant autant d’épisodes successifs du combat surnaturel que mène le personnage contre le dieu solaire qui lui ravit régulièrement la femme idole.

A chacun des enlèvements, des fugues et des disparitions de son icone, le héros de cette quête sans fin se lance à sa recherche dans les contrées les plus éparses, réelles ou imaginaires, mêlant rêve et vécu, délires et souvenirs, traversant les siècles, réincarnant l’idéale en une succession de personnages féminins, recréant leur idylle, toujours éphémère, dans les mythes les plus exotiques et dans les cultures les plus diverses.

Le voyage hallucinant d’un personnage que dynamisent, paradoxalement, le rapt et l’intermittence de l’aimée…

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L’auteur :

Patryck F

Membre de la Société des Gens de Lettres

Lauréat du prix « Elan » du meilleur poète au service de la paix juste après un certain Léopold Sedar Senghor.

Patryck Froissart est originaire du Borinage. Il a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger divers établissements à La Réunion et à Maurice. Retraité de l’Education Nationale, il continue à servir la francophonie à Maurice.

Avec « Les bienheureux »  (iPagination Éditions), Patryck Froissart a été finaliste du livre numérique  de l’année 2013 dans la catégorie littérature.

Extrait de l’oeuvre proposée :

Il fut en un illustre temps en un lieu scintillant ce palais merveilleux, dit Ksar al Bahr, car ouvert sur la mer, qui n’avait son pareil du levant au couchant et dont les coupoles dorées abritèrent le berceau fait de jade et d’ivoire et serti des plus précieuses pierreries d’une princesse orientale que je baptisai Dame de Royauté.

Intelligente et belle, très tôt instruite en politique et maîtrisant la science, elle fut élevée par le calife, son père, grand imam, émir des croyants, et par sa mère aimée, jarya du sérail, chrétienne byzantine, dans l’esprit mal prisé de la juste tolérance et dans l’art mal aimé de la clémence mesurée.

Premier de ses admirateurs, le calife habitua ses vizirs et ses courtisans à la voir assister aux majlis quotidiens pour être consultée sur l’ordonnance des affaires.

Nul donc ne s’étonna qu’elle occupât le siège auguste et paternel quand il vint à l’émir la lubie de conduire une armée du croissant sus à des croisés du levant. Hélas dans le hammam de la ville voisine au soir du second jour de marche militaire, un pernicieux poison perdit le souverain.

Ayant réuni le majlis la princesse ordonna que son tout jeune frère fût aussitôt vêtu de la darra’a royale et, coiffé d’un turban tout paré de joyaux, juché sur l’alezan, le sabre au flanc, la lance en main, signalé par le parasol califal, promené par la ville en avant du cortège célébrant la bière de son père.

Intronisé dans un traumatisant éclat, l’infant terrorisé vite tyrannisa.

J’étais l’éminence au divan et le valet au lit de cette haute Dame. L’esprit jaloux et vacillant du nouveau calife en conçut forte haine et crucial besoin de me supprimer. Je sus déjouer ses ruses et deviner ses sbires. Il en fut insomniaque.

Par une lune pleine il advint que gémit plus que d’accoutumée le sloughi favori qui veillait sur le seuil de nos appartements. Furieux, sorti de lui, projetant grossièrement d’horribles imprécations sur les marbres des corridors, avant la rose aurore il fit égorger le fidèle et, pour que l’acte lâche eût le sceau légitime, dicta sur-le-tapis le décret ordonnant qu’on tuât tous les chiens connus du sultanat.

Obsédé par la foi, hérétique, que la princesse avait des litanies d’amants qu’elle rejoignait clandestine après la chute du jour, il fit illuminer toutes les rues toute la nuit et posta ses espions à toutes les croisées. Les marchands de tissus, les bijoutiers, les boutiquiers, les tenanciers de tous commerces furent tenus de fermer leurs étals du matin jusqu’au soir et de les ouvrir grands et bien éclairés dès l’appel du maghreb. Il parcourut les voies, noctambule, en grande pompe et, par obséquieux mimétisme, au bout de peu de temps, les ruelles animées resplendirent de faste et de plaisirs nocturnes. Puis d’un coup le potentat déambula dans un costume de fellah, hirsute et fatigué, sillonnant solitaire une ville festive et s’enquérant fiévreux auprès de ses veilleurs des escapades hallucinées de sa sœur dépravée : mais dans cet âge-là, elle n’avait que moi. Il tenta de forcer son alcôve. Elle le fit chasser. Alors, par un dépit douteux, refoulant de nébuleux désirs, il persécuta, méthodique et sanguinaire, toutes les femmes du royaume.

Contrefaisant Néron, il brûla sa capitale. Ensuite il disparut.

Ma noble maîtresse, régente occulte, régna. Nous nous débarrassâmes de ses opposants…

(La fille du calife)

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Lila, roman de Laurence Délis

 

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Résumé :

Malgré l’amour qu’il éprouve pour Lila, Gabriel a bien du mal à envisager une vie à deux. Il se veut sans attache et libre de toute entrave mais voilà, Lila est là et toute la passion qu’il ressent pour elle bouleverse la vie qu’il s’est choisie.
Une histoire d’accords et de désaccords  qui dérange, tourmente et entraîne Gabriel et Lila sur des chemins d’incertitude et d’amour passionnel.
A propos de Laurence Délis :
Artiste peintre, Laurence Délis s’inspire des sentiments, des émotions, de l’écoute du monde pour créer. L’écriture, à l’image de la peinture, s’ouvre sur les mêmes perceptions avec l’idée de transcrire les états d’âme de l’Homme dans toute sa globalité. Lila est son premier roman qui va vous bouleverser.
Extrait :

J’en ai marre de tourner en rond dans mon appartement, dans l’attente d’un signe de toi. Ton silence m’exaspère et m’inquiète tout autant. Malgré l’heure tardive, je passe chez Romain. Je veux l’entendre me parler de toi. Je veux qu’il me dise pourquoi tu ne me réponds pas. Son accueil est loin d’être aimable, mais je me fiche bien d’interrompre ses ébats amoureux.

— T’es chiant Gabriel de débarquer comme ça sans prévenir ! râle-t-il.

Clara a un joli sourire, une voix feutrée, apaisante. Tu serais surpris de voir combien ton cousin y est réceptif. C’est fou comme l’amour nous change. Lui qui prônait une vie de célibataire, semble conquis par cette jeune personne à la discrétion attentive. Elle me propose un café avant de s’éclipser dans la chambre.

— Dis-donc, elle s’installe chez toi ? je demande, réellement surpris.

— Bien sûr que non, réplique-t-il, le nez dans sa propre tasse.

— En tous cas l’appart n’a jamais été aussi bien rangé, j’affirme en laissant mes yeux faire le tour de la pièce.

— Je suppose que tu n’es pas venu pour me parler de mon appart, souffle-t-il excédé.

— C’est à propos de Lila. Je lui ai écrit et elle ne répond pas…

— Lila ? Elle est au fond de son lit avec une forte grippe. Je doute qu’elle soit en état de te répondre.

— Merde ! J’aime pas quand elle est malade. Elle ne se soigne jamais comme il faut.

— Étienne passe la voir chaque jour.

— Étienne ?

— Un ami toubib.

— Un ami ?

Le ton de ma voix n’est pas aussi indifférent que je l’aurais voulu et le regard méfiant que me lance Romain m’évoque ces vigiles, butés et agressifs. C’est assez désagréable d’y faire face.

— Écoute Gabriel, ton histoire avec Lila ça a toujours été compliqué. Qu’est-ce que tu veux ? Lui laisser espérer n’importe quoi et puis repartir crapahuter dans les montages à l’autre bout du monde juste après ? Franchement je n’ai pas du tout envie que tu tentes quoi que ce soit avec elle si tu n’es pas sûr de toi. Parce que ce n’est pas toi qui as dû la soutenir pendant ces dernières années. Elle a assez morflé comme ça !

— Mais c’est elle qui est partie !

— On se demande bien pourquoi ! rage-t-il en se levant. T’es peut-être mon meilleur ami mais je ne cautionne pas toutes tes conneries ! Et tu sais ce qu’elle représente pour moi. C’est plus qu’une cousine lambda, c’est comme ma sœur. Alors réfléchis bien à ce que tu comptes faire avant de foutre le bordel dans sa vie !

— Je veux juste reprendre contact avec elle.

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Michel et les transporteurs d’âmes, de Bernard Saada

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Résumé : 

Roman fantastique – Alors que Michel, jeune orphelin, se promène dans la forêt normande, un orage éclate et la terre se dérobe sous ses pieds. Au fond de l’abîme dans lequel il est entraîné, il découvre un nouveau monde. Qui sont les êtres qui peuplent cette contrée ? Pourquoi les Transkiâmes et les Goulacs se livrent-ils une guerre sans merci ? Et pourquoi Michel est-il proclamé l’Élu tant attendu ?

Concernant l’auteur :

Autodidacte, Bernard Saada s’est familiarisé avec les Lettres au hasard des acquisitions de la bibliothèque dans laquelle il exerce. Ses yeux se sont arrêtés sur de belles phrases, de belles tournures, de celles qui vous émeuvent. Il s’est laissé influencer par des auteurs à forte personnalité et a dû se rendre à l’évidence : il portait en lui un amour tendre pour les écrits. Ses nombreuses lectures ont enchanté et stimulé son imagination, il avait mémorisé tellement de flux verbal qu’il ne lui restait plus qu’à coucher, à son tour sur le papier, les mots tant cultivés.

Retrouvez Bernard Saada sur les réseaux sociaux :

Facebook : Jaspeer Zaporogues

Twitter : @jaspeer7

et sur son blog : http://skika3.wix.com/jaspeer

 
Extrait du livre : 

Michel n’avait plus rien, il avait tout laissé sur place lors de ce terrible orage, il se rappelait vaguement le tremblement de terre, sa chute, les drôles de méduses lumineuses, puis plus rien.

— Où suis-je ? se demanda-t-il, quel est cet endroit ? Que s’est-il passé ? Il marcha, guidé par le flou de ses pensées un long moment, puis cédant la place à la clarté il vit une cité, à ses yeux inconnue. Il passa devant des colonnes ouvragées, de belles façades blanches, de grandes constructions rondes. Puis, dressé comme la statue d’Hérode, se trouvait un magnifique palais. Il continua à marcher, quand il vit devant lui une foule de gens amassée devant un homme qui vociférait des paroles incompréhensibles.

Quel était ce langage qu’il ne comprenait pas ? Soudain l’orateur dirigea son doigt vers lui en grommelant des mots avec véhémence.

La foule fixa Michel et on pouvait lire l’étonnement sur chaque visage, les murmures d’interrogations montaient crescendo, deux hommes apparurent, le saisirent et l’emmenèrent.

 Il se trouvait à présent dans une grande salle. Impressionné par la beauté du lieu, il observa avec curiosité ce palais orné de végétaux qui évoluaient comme dans un patio andalou. Un homme se présenta à lui avec grâce, le salua avec dignité.

— Je me nomme Enar, je suis le gouverneur de cette province.

 Voyant que l’enfant ne réagissait pas à ses paroles, Enar reformula sa présentation un peu plus fort, l’incompréhension sur le visage de Michel était lisible, Enar se retira. Michel avait observé cet homme à l’allure princière mais ne comprenait aucun de ses mots. Enar se présenta devant deux grandes portes vertes qui soudain s’ouvrirent et se refermèrent aussitôt derrière lui.

 Il actionna le champ de polarisation des lumières gravitationnelles des planètes pour que son langage puisse être compris.

De retour, le gouverneur s’adressa à nouveau au garçon, cette fois-ci Michel comprit avec étonnement les mots émis par l’homme.

 — Je te souhaite la bienvenue dans notre royaume, que la paix soit avec toi, nous sommes les transporteurs d’âmes !

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Vitraux de Songes, de Francis E. Sicard Lundquist

Poésie - Vitraux de songesRésumé :

Comme si l’œil se glissait dans un kaléidoscope de mots, ce recueil, composé de deux parties, plonge le lecteur dans un univers de sables mouvants qui enlisent les sens. L’expression poétique est stricte. C’est celle du sonnet classique obéissant aux rigides lois de la composition. Chaque souffle est mesuré, chaque syllabe pesée, chaque image choisie. Et pourtant, sous cette maille d’acier, se révèle instantanément la puissance esthétique d’un art poétique dont la souplesse ne laisse aucune place à l’illusion littéraire. Bien loin d’être un accessoire, le titre lui-même s’impose non seulement comme une dimension indispensable à la rigidité de la structure mais encore comme une expansion de la densité créative.

Étrangement classique, ce recueil tisse, page après page, une toile infinie de miroirs dans un labyrinthe d’idées dont le luxe et la richesse éblouissent l’esprit et envoûtent l’âme. Sans aucun doute « Vitraux de songes » ouvre-t-il un nouveau courant poétique contemporain.

 

A propos de Francis E. Sicard Lundquist :

Né à Prades en 1952, Francis Étienne Sicard Lundquist se passionne dès l’adolescence pour la littérature, en particulier pour Marivaux et Marcel Proust. Des études en Lettres Classiques le conduisent à Lyon où il complète sa formation d’enseignant. Il n’exercera ce métier que brièvement puisqu’il rejoint Berlin en 1977 pour y résider pendant plusieurs années. Il y écrit son premier texte en prose, Le Voyage Bleu, qu’il ne publiera cependant qu’en 1986 aux Nouvelles Éditions Debresse.

Après plusieurs séjours à Antibes et à Nice, il quitte Berlin pour se mettre au service d’une famille aristocratique allemande avec laquelle il voyage en Europe, en Asie et aux États-Unis. Il en rapporte une importante correspondance, caractéristique de son goût pour l’épistolaire.

En 1983, il s’installe à Londres d’où il publie trois recueils de poèmes : Écritoire Vécu aux Éditions Saint-Germain-des-Prés, Ariane aux Nouvelles Éditions Debresse, et Car je suis l’oiseau magnifiquement guindé aux Éditions du Méridien. Il rencontre des artistes et travaille à la refonte d’un monumental projet d’écriture, Nuage de bois sec. Devenu proche d’un éminent exégète d’Oscar Wilde, il se consacre alors à l’étude de l’esthétisme.

Il rejoint le Languedoc en 1998. Il publie quelques textes dans la presse et répond à des appels à écriture, notamment à ceux de France Musique (Contes du jour et de la nuit de Véronique Sauger). En 2011, il crée un blog d’écriture consacré au sonnet de forme classique : Lettres de soie rouge. Proche de l’image, il publie aussi sur la toile ses photographies accompagnées de textes brefs.

Lauréat du concours Charles Trenet en 2011 dans la catégorie Poésie de forme classique, il entre en 2013 dans l’anthologie mondiale et plurilingue du sonnet avec Le Phénix renaissant de ses cendres, ouvrage édité par Richard Vallance chez Friesen Press (USA).

II élargit aujourd’hui son champ d’écriture à la nouvelle et se lance un défi : la rédaction d’une partie de ses mémoires.

 

Quelques extraits :

 

Mille fois il s’endort comme un bout de cristal

Repoussant le silence aux portes du mensonge

Et mille fois le temps se gorge de ce songe

Comme un soupir forgé de bouches en métal.

 

De riches velours noirs froissés sur un étal

Boivent le ciel sucré d’une goutte d’éponge

Que le parfum du musc sous chaque mot prolonge

D’une perle de lèvre au cœur d’un récital.

 

L’or presque craquelé d’une longue bougie

Fond sur de la dentelle à la maille rougie

D’une épine de sang suspendue au rosier.

 

Le parc emmitouflé dans un tulle de brume

Dorlote le soleil d’une douceur de plume

En berçant un ruisseau sous un jupon d’osier

 

.(Impressions sans couleur)

*****

 

En touchant de son doigt le cœur d’une hirondelle

Le vent espiègle et fou trouble de son élan

Les barques de pêcheur friandes d’éperlan

Assises sur l’étang comme un pan de ridelle.

 

Sur la berge endormie une vieille haridelle

Somnole dans le soir près d’un beau chambellan

Dont les yeux de velours puent aussi le merlan

Car l’amour a le don de tirer la ficelle.

 

Des moulins invaincus tendent toujours leur main

Triomphant d’un héros au pouvoir surhumain

Et tournent en silence au cœur de la légende.

 

Puis des ombres de lance au redoutable effet

Longent un cimetière où la mort vilipende

Les hommes ignorants qui brûlent un défet.

 

(Charade d’oiseleur)

*****

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Les femmes des Huxos, de Suzanne Bertel-Desprein

1u00E8re COUV LFDHuxos ebook red 134X204+5MMRésumé :

Lisa fait une fugue, et son errance la mène dans un monde étrange où tout semble facile… trop facile pour cette jeune fille curieuse et perspicace. Sous les apparences trompeuses de sa prison dorée, elle découvre un monde cruel, peuplé de créatures inquiétantes. Dès lors, elle rassemblera toute son énergie pour changer le destin réservé aux jeunes filles captives comme elle, et échapper à l’emprise des Huxos et des Okas.

Entre peurs et sentiments, ce roman, 1er prix du concours « Lisez jeunesse », s’adresse aux grands adolescents et aux jeunes adultes. Suzanne Bertel-Desprein livre une œuvre pleine d’émotion, qui alerte sur la barbarie dont certaines femmes, dans le monde, sont encore victimes.

En savoir plus sur l’auteur :
Ce n’est que tardivement que l’écriture s’est imposée à Suzanne Bertel-Desprein. Avec une frénésie qu’elle n’aurait jamais soupçonnée, elle a écritTawa, son premier roman, inspirée par sa passion, la plongée sous-marine.
Grâce à Les femmes des Huxos, son deuxième roman, l’auteure a remporté le premier prix du concours littéraire Lisez jeunesse, piloté par iPagination.
Suzanne Bertel-Desprein affectionne les récits qui extraient le lecteur de son quotidien pour l’entraîner dans des mondes fantastiques, nés de son imagination.

Extrait long :

Lisa attendait. Elle écoutait le souffle tranquille de sa compagne assoupie.

Elle patienta encore un peu, et, doucement, avec des gestes mesurés, chercha, à tâtons, ses vêtements, la lampe à piles et un paquet de biscuits repérés dans un vide-poche. Elle sortit silencieusement dans la nuit. Elle referma la portière sans la claquer, exerçant une forte pression pour la repousser. Un déclic se fit entendre.

Elle tendit l’oreille. Pas de bruit à l’intérieur. Elle souffla. Opération réussie.

Et maintenant, se dit-elle, je fais quoi ?

Elle hésita. Où était-elle ? Il lui faudrait peut-être marcher durant des heures avant de rencontrer âme qui vive. Elle était partagée entre la frayeur de se retrouver seule au milieu de nulle part et celle d’être remise aux mains des autorités.

Non, il n’était pas envisageable que Dolores la conduise à la police. Elle prit une inspiration, s’éloigna, et alluma la lampe. Peine perdue. Le brouillard était si épais que le faisceau ne lui renvoya qu’une image laiteuse et sans relief.

Elle décida de marcher pour mettre un peu de distance entre elle et le camion. Elle attendrait ensuite que le jour se lève pour reprendre la route.

Elle fit quelques pas et sentit brusquement le sol se dérober sous ses pieds. Elle perdit l’équilibre, tomba en avant, tenta de se raccrocher à quelque chose de stable, mais ne trouva rien à sa portée.

Elle roulait, entraînée par son propre poids, sur un terrain en pente. Elle se protégeait la tête avec les mains, de son mieux, les yeux clos, attendant avec angoisse que cette chute prenne fin.

Après un temps qui lui parut une éternité, la pente s’adoucit et elle s’arrêta. Enfin.

Un peu sonnée, elle se releva. Il n’y avait plus de brouillard. La lune éclairait le paysage d’une manière fantomatique.

Le cri lugubre d’une chouette déchira le silence. Son pouls s’accéléra.

Elle alluma la lampe qui, par miracle, était restée dans sa main crispée. Elle avança prudemment sur un terrain accidenté, repéra une sorte de sentier et s’y engagea. Elle marchait depuis quelques minutes, quand elle crut entendre un bruit derrière elle. Terrorisée, elle accéléra le pas, sans se retourner. Son cœur battait la chamade. Elle regretta, l’espace d’un instant, la chaleur rassurante de l’habitacle du camion.

Elle courait maintenant. À plusieurs reprises elle perdit l’équilibre, chuta et se releva aussitôt, avec le sentiment d’avoir le diable à ses trousses.

Elle arriva au pied de ce qui lui parut une falaise. Le sentier ne s’arrêtait pas. Il pénétrait dans la roche par une galerie étroite.

Elle y entra sans hésiter. L’espace restreint la rassura. Elle fit quelques mètres, se retourna, éclaira l’entrée, et se figea.

*****

Un être étrange la fixait.

De la taille d’un garçon de dix ans, il n’en avait pas les traits. Seuls ses immenses yeux couleur d’ambre reflétaient quelque chose d’innocent et d’enfantin. Ses longs cheveux blancs étaient réunis sur sa nuque, en une tresse qui lui descendait jusqu’à la taille. D’aspect chétif, il était vêtu d’une simple tunique vert sapin, et ne semblait pas souffrir du froid.

Lisa était tétanisée, mais n’avait pas vraiment peur. Il n’émanait de la créature aucune agressivité. Elle éprouvait un sentiment partagé, dérangeant, devant ce regard insistant et silencieux.

— N’y va pas, dit-il, d’une voix douce.

— Tu es qui ? Tu veux dire quoi ?

— Mon nom est Evo. Ne t’engage pas dans ce tunnel.

— Pourquoi je n’irais pas ? Une plainte étouffée, effrayante, comme un angoissant appel au secours se fit entendre à l’extérieur. Les yeux immenses d’Evo s’agrandirent encore. Ils exprimaient la terreur.

— Il est trop tard… Souviens-toi, mon nom est Evo.

Il tourna les talons et disparut dans une excavation. Lisa resta un instant perplexe.

La plainte se fit de nouveau entendre, plus proche. Un moment calmé par la présence rassurante d’Evo, le cœur de Lisa se remit à cogner dans sa poitrine. Elle ne savait pas quelle décision prendre. Courir dans le tunnel ? Rebrousser chemin ?

Troublée par les paroles de la petite créature, elle décida de sortir de la galerie.

Elle fit un pas et son cœur s’arrêta.

Dans le faisceau de sa lampe, à l’entrée du tunnel, un animal monstrueux lui barrait la route. Il ouvrit la gueule, leva la tête, étendit le cou et fit entendre une longue plainte qui lui glaça le sang.

La bête du Gévaudan. Cette image traversa son esprit. Elle avait, quelques mois auparavant, vu un film sur ce thème, qui l’avait fortement impressionnée.

Le monstre noir retroussa les babines, menaçant. Ses yeux jaunes exprimaient quelque chose de diabolique.

Épouvantée, Lisa fit volte-face et s’engagea plus en avant dans le tunnel. La peur lui donnait des ailes. Elle ne courait pas, elle volait. Ses pieds ne touchaient plus le sol. Elle était prise dans une sorte de tourbillon qui l’entraînait toujours plus loin.

*****

Le moment était arrivé. Gao l’avait fait savoir à Lisa. Il régna, tout au long de la journée, une effervescence inhabituelle dans les ruelles. Les Princesses restèrent invisibles. Les muses, affairées, confièrent leurs filles aux Zamas, pour des séances inhabituelles de bien-être, et des promenades bucoliques.

Le soir venu, tout devint étrangement calme. Les filles dormaient profondément, à mille lieux du drame qui se jouait.

Dans le silence oppressant, les hurlements sinistres des Okas déchiraient l’air, par intermittence. Puis ces cris devinrent appuyés, rapprochés, lourds. Lisa, allongée dans son lit, attendait le bon moment pour s’échapper. Les longues plaintes des monstres lui glaçaient le sang. Elle avait peur.

Après une longue hésitation, elle se fit violence, se leva, et rejoignit la ruelle déserte. Le cœur battant, se sentant horriblement seule sans Gao, elle avança à pas de loup. À chaque hurlement d’un Okas, elle s’arrêtait, malgré elle, et se tapissait contre un mur. Le chemin jusqu’à l’amphore fut un calvaire.

La tension baissa d’un cran quand elle récupéra son élixir perturbant. Elle en laissa tomber quelques gouttes devant l’entrée du couloir sombre, puis reprit son chemin. Le stress et le manque de lumière troublaient sa mémoire. Elle se trompait dans les repères qu’elle avait cru enregistrer.

Son cœur battait maintenant la chamade. Elle était perdue. Elle tenta de se calmer, ferma les yeux un instant et inspira longuement. Quand elle les rouvrit, elle vit la grotte à quelques pas seulement. Elle s’y précipita. Evo laissa échapper un soupir de soulagement.

— Je suis heureux de te voir, Lisa. Ne perdons pas de temps, il est impératif que nous arrivions les premiers dans la crypte de l’Hyménée. Nous allons traverser des passages difficiles pour ta corpulence. J’espère que nous y parviendrons.

Evo était dans son élément. Il conduisit Lisa dans un labyrinthe de tunnels, quelquefois si étroits, que la jeune fille en frôlait les parois. Je serais incapable de revenir seule par le même chemin, pensa-t-elle.

Evo s’arrêta et tendit l’oreille. Les plaintes des Okas semblaient de plus en plus proches. Il fit signe à Lisa de rester silencieuse et versa quelques gouttes d’élixir. Il s’engagea, en rampant, dans un passage étroit. La jeune fille le suivit avec inquiétude. Passerait-elle ?

Ce fut une épreuve. Sa tunique entravait sa progression. À plusieurs reprises elle se trouva coincée, et dut faire des efforts considérables pour se dégager. Dans le noir complet, elle commença à souffrir de claustrophobie. Elle sentait de temps en temps la main d’Evo lui tapoter la tête pour l’encourager.

Enfin, la galerie s’élargit un peu, et elle progressa avec plus d’aisance. Elle aperçut une lueur vers laquelle Evo se dirigea. Il se hissa dans une sortie verticale, et Lisa le vit disparaître. Il lui tendit la main pour l’aider. Avec soulagement, elle put enfin se tenir debout. Tout son corps était douloureux, et sa tunique dans un état lamentable.

Evo caressa des mains la paroi rocheuse. Un petit déclic se fit entendre, et celle-ci glissa en silence. Ils se retrouvèrent dans une vaste salle. Son architecture baroque était déconcertante. C’était ostentatoire et surprenant.

C’était donc cela la crypte de l’Hyménée ? Cela ne ressemblait en rien au raffinement des muses. Il y flottait un parfum lourd et entêtant. Chaque mur était tapissé de tentures d’un rouge différent, mais toujours agressif. Des sculptures inattendues, sortes de gargouilles grimaçantes comparables à des vaches grotesques, en ornaient les quatre angles. Du plafond pendaient des voiles aux couleurs criardes. Le sol, noir, sinistre, était lisse et brillant. Dix sofas rouges à deux places représentaient le seul mobilier de la crypte. C’était angoissant. Comment se sentir détendu dans un endroit pareil ?

Elle suivit Evo dans le fond de la salle. Il s’approcha du mur le plus rouge, dégrafa et repoussa une tenture. Une petite niche creusée dans la paroi y était dissimulée.

— Ne crains rien, Lisa. Personne ne soupçonne cette cavité. Ce sont les Zamas qui l’ont creusée, dit-il en chuchotant. Lors du dernier transfert, les Okas ne m’ont pas laissé le temps d’arriver jusque-là. Aujourd’hui, nous allons savoir. Quoi qu’il se passe, quoi que tu voies, tu devras rester silencieuse. Il y va de notre vie.

Deux tentures se chevauchaient à cet endroit précis, ce qui permettait, en les écartant légèrement, de voir sans être vu. Ils s’installèrent, le plus confortablement possible, et l’attente commença.

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