Archives de catégorie : Francophonie

Tous les articles francophones qui démontrent toute la vigueur et la richesse de la langue française, commune à plus de 274 millions de personnes.

Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Hindouisme, éclairages sur une civilisation

Ce livre reconstitue la grande trame de l’hindouisme, de l’évolution de ses concepts et de ses pratiques depuis les premières traditions orales qui ont cimenté et fédéré la vaste civilisation de l’Indus.

À la somme immense de ces hymnes fondateurs se succéderont au fil des millénaires les réflexions de métaphysiciens, de philosophes et de religieux qui vont élargir ces bases, fertiliser les croyances des peuples limitrophes et, finalement, mener à l’hindouisme d’aujourd’hui et ses manifestations.

Ses capacités d’adaptation et de réforme, donnant même naissance à d’autres grandes branches de la spiritualité comme le bouddhisme ou le sikhisme, lui ont permis de surmonter les vicissitudes de l’Histoire.

Cet ouvrage entend s’adresser tant au néophyte qu’au lecteur plus averti. L’objectif étant de rester accessible à tous, chacun pourra découvrir, approfondir et comprendre davantage la culture, la spiritualité, les traditions et les complexités de l’Inde face aux défis des temps présents.

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Concernant l’auteur :

Soomant Callikan est natif de l’île Maurice. Après des études scientifiques à Marseille, à Jussieu et dans les laboratoires du Collège de France s’ouvre pour l’auteur une carrière académique traditionnelle. Les mécanismes de la vie le passionnent. Son parcours universitaire s’élargira au secteur privé et à la formation professionnelle, le menant de Maurice au Royaume-Uni et à l’Australie avec plusieurs missions en Afrique, à Madagascar et en Inde. Inévitablement, l’auteur est amené à dépasser son horizon scientifique pour s’intéresser aux savoirs, aux cultures et aux traditions des peuples qu’il rencontre et à leur transmission. Ce cheminement l’amène à approfondir sa connaissance des origines, de l’évolution et de la richesse symbolique des grands concepts de l’hindouisme afin d’en partager les éléments essentiels, notamment avec le monde francophone.

Extrait de l’ouvrage

Un peuple antique avait, dans la vallée de l’Indus, posé les multiples jalons de la naissance d’une remarquable civilisation, aryenne-védique, qui allait durer plus de quatre mille ans sur un vaste territoire. Son univers cosmique et spirituel, son panthéon et ses rituels, encapsulés en une puissante Tradition Orale connue comme les Védas, en feront le Peuple des Sept Fleuves (Sapta Sindhu). Il a migré et fertilisé les langues, cultures et croyances d’autres orients, avant une sclérose progressive à partir de -3000, un déclin irréversible à partir de -1900, un exode massif et la fin de sa civilisation vers -1500.

 

L’hindouisme d’aujourd’hui y trouve ses racines profondes, lointaines, mystiques qui continuent d’irriguer toutes ses branches.

 

L’hindouisme n’impose aucun texte, aucun symbole, aucun dogme, aucune école, aucune théocratie ; tous les ruisseaux, tous les fleuves conduisent à l’Océan, à l’Infini. Sa seule obsession, un Homme Éveillé, conscient d’un Être Suprême et se soumettant librement par son mode de vie à une Loi Morale transcendante, ou plutôt, la double loi du karma et du dharma. Une approche d’essence universelle.

 

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Concours d’écriture gratuit parrainé par TV5 Monde

Bonjour,

Nous sommes très fiers de nous associer à Matins du Monde pour célébrer la semaine de la langue française et de la francophonie 2016. 

Quoi de mieux pour rendre hommage à notre langue que de vous proposer, du 7 au 20 mars 2016, un concours d’écriture parrainé par TV5 Monde, autour d’un projet humain et au-delà de toutes frontières. 

Soyez nombreux à participer au concours « Je suis parce que nous sommes (Ubuntu) » en vue d’être édité dans le recueil éponyme, et gagnez vos places pour assister à un concert émouvant, ainsi qu’au tournage du clip qui aura lieu en juin 2016. 

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Bonne écriture et bonne chance.

Concours Ubuntu - Post Facebook

Apprendre le québécois, leçon 1 : L’amour !

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C’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français » pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi de s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

L’amour sans frontière

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L’amour est aveugle, mais il n’est pas sourd, surtout chez les couples franco-québécois où les subtilités de nos deux langues françaises transforment souvent l’amour en humour. Nous vivons les mêmes émotions, dans notre langue commune, mais avec des mots différents.

Au Québec, Jules a beaucoup moins de succès qu’en France. En effet, la locution « Son Jules » est presque inconnue au Canada. Le terme le plus courant pour décrire un amoureux est « chum ». « Je n’ai jamais revu Julie depuis qu’elle s’est fait un chum. » « J’aime pas le nouveau chum de ma mère. » Nous utilisons aussi les termes copain, petit ami ou amoureux comme synonymes de Jules. Et une amoureuse est une « blonde » : « Incroyable, Jules a trois blondes en même temps. »

Mais attention, un « chum » n’est pas toujours un « chum ». Si vous entendez une Québécoise dire : « Hier soir, je suis sortie avec mes chums de filles. » Cela veut simplement dire qu’elle est sortie avec ses amies. Voici un autre exemple de nuance linguistique qui peut embrouiller un Français. Une femme pourrait lancer cet ultimatum à son « chum » : « Il faut que tu choisisses entre moi ou tes chums. »

Une Québécoise peut donc avoir à la fois un « chum » et un « chum de gars ». Si « de gars » est apposé à « chum », le « chum » en question devient un ami, mais pas un « petit ami », car « petit ami » est habituellement synonyme de « chum » (amoureux), mais pas de « chum de gars ».

Contrairement aux Français, les Québécois deviennent rarement amoureux; mais « ils tombent en amour ». Cette expression, tirée de fall in love, est la formule la plus courante au Québec. Et comme « tomber en amour » laisse présager un choc, une douleur, une souffrance, les Québécois « cassent » lorsqu’ils mettent fin à une relation amoureuse. « Je suis inquiet pour Julie. Depuis qu’elle a cassé avec Jules, elle ne mange plus, ne dort plus, ne parle plus. Elle était vraiment en amour par-dessus la tête. »

L’expression imagée « être en amour par dessus la tête » signifie être follement amoureux. « Ses parents s’inquiètent pour leur fille. Elle est en amour par-dessus la tête avec le petit vaurien qui traine au bar toute la journée. »

Culturellement, les Français draguent davantage que les Québécois ; et du point de vue linguistique, les Québécois n’utilisent presque jamais le mot draguer. Ils préfèrent les verbes « flirter » et surtout « cruiser ». « Jules n’est pas tuable, il cruise toutes les filles qu’il rencontre. »

Et si Jules « tombe en amour », il peut se marier ou vivre « accoté », un québécisme synonyme de « vivre en concubinage ». « Jules s’est finalement casé, il vit accoté depuis quatre mois. » Mais « accoté » ne signifie pas seulement vivre en concubinage, il peut aussi vouloir dire « être appuyé d’un côté ». « Jules est accoté contre un poteau » (ou plus familièrement « sur » un poteau) ». À la rigueur, s’il était en état d’ébriété, Jules pourrait même « être accoté » contre sa blonde avec qui il vit en concubinage. Mais là, on pousse le jeu des subtilités un peu trop loin.

Tourlou, on se revoit le mois prochain

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Pelleter des nuages : apprendre le québécois

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L’éprouvante saison du pelletage est derrière nous. Cette tâche ingrate est presque devenue notre sport national. Exercice périlleux, le pelletage a donné naissance à plusieurs expressions, et à de nombreux maux… de dos.

Au Québec, on pellette beaucoup de neige, mais on pellette aussi des nuages, de l’air, de la boucane. On pellette par en avant et dans la cour du voisin.

Ces expressions n’ont plus aucun lien avec la météo. Pour les comprendre, il faut une mise en situation ou beaucoup d’imagination.

Pelleter des nuages renvoie à ceux qui rêvent sans tenir compte de la réalité. Un pelleteur de nuages est un idéaliste ou un enthousiaste dépourvu de sens pratique.  «Je ne me lancerai jamais en affaires avec lui! C’est rien qu’un pelleteux de nuages

Dans la langue parlée, on utilise souvent le mot «pelleteux» à la place de pelleteur, surtout lorsqu’on souhaite afficher son mépris. « Loïc, c’est rien qu’un maudit pelleteux de nuages. Il n’accomplira jamais rien dans la vie.»

Pelleter dans la cour du voisin signifie se débarrasser d’un problème en le refilant à quelqu’un d’autre. «Arrête donc de pelleter tes problèmes dans la cour du voisin, un jour tu devras faire face à tes responsabilités. » «Le gouvernement fédéral va pelleter dans la cour des provinces ses responsabilités fiscales.»

Pelleter par en avant veut dire remettre à plus tard une décision difficile à prendre. «À force de pelleter ses problèmes par en avant, un jour il va se retrouver sur la paille.» « Les gouvernements pellettent vers l’avant l’immense problème de la dette. »

Pelleter de la boucane fait référence à ceux qui perdent leur temps en futilités. «Je déteste mon nouveau patron, il fait juste pelleter de la boucane.» Quant à l’expression pelleter de l’air, elle est synonyme de pelleter de la boucane. Elle signifie également s’activer en tâches inutiles.

Visitez le site Traduction du français au français si vous désirez découvrir d’autres expressions québécoises.

Tourlou !

Apprendre le québécois, leçon 5 : vacances linguistiques

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Les vacances linguistiques (2ème partie)

 

J’ai mon voyage

L’été, c’est le moment idéal pour partir en voyage, mais pas pour « avoir son voyage ».

En effet, les Québécois détestent « avoir leur voyage ». Cette expression signifie « en avoir plein son casque »  ou si vous préférez « en  avoir sa claque », « en avoir marre ».

« Si le patron me dénigre encore une fois, je démissionne. J’ai mon maudit voyage de cette job-là » (remarque, on emploie généralement le mot job au féminin).

L’expression «avoir son voyage» peut aussi servir d’avertissement à quelqu’un, une façon de dire que notre limite de patience est atteinte : « Je commence à avoir mon voyage de ton manque de respect. »

Dans certains contextes, « j’ai mon voyage » peut aussi exprimer l’étonnement. « Quoi ? C’est Roger qui a obtenu la promotion ? Ben, j’ai mon voyage! »

Dans l’avion

Cousin français, si dans l’avion, un agent de bord (steward ou hôtesse de l’air) vous demande de remplir le formulaire des douanes en «lettres moulées», ne craignez rien, vous n’avez pas à écrire en trois dimensions. Écrire en «lettres moulées» signifie simplement en imitant les caractères d’imprimerie afin de faciliter la lecture.

Durant le vol, l’hôtesse vous proposera peut-être «un bon breuvage avec ça ?». Au Québec, le mot «breuvage» est synonyme de boisson chaude ou froide, un usage influencé par le «beverage» anglais. Voilà pourquoi, à la fin d’un repas au restaurant, les Français sont surpris de se faire demander : «Un bon breuvage pour terminer le repas?» À noter pour les Québécois, la définition française du mot breuvage est « une boisson de composition spéciale, un breuvage pour un malade

Il se peut aussi qu’elle vous propose une bonne «liqueur froide». Au Québec, le mot «liqueur» est surtout utilisé comme synonyme de boisson gazeuse. Ne soyez donc pas surpris d’entendre un petit garçon demander à sa mère « d’avoir une autre liqueur » et que celle-ci réponde : «Tu en as déjà eu deux ce matin. Attends à cet après-midi pour la troisième.»

Finalement, pour rester dans le thème des «breuvages», nous buvons du Coke, jamais du Coca. Et nous ne consommons pas de « Coca light », nous préférons le « Coke diète ».

À la sortie de l’avion, les Québécois en France et les Français au Québec vivront de magnifiques découvertes et aussi quelques surprises linguistiques. Bon voyage en espérant que vous n’aurez pas votre voyage.

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Apprendre le québécois, leçon 4 : vacances linguistiques

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Les vacances linguistiques

Ah! l’été… la saison idéale pour que nous, les «cousins» séparés par un vaste océan et une guerre perdue, nous nous rendions visite.

Au plaisir de ces rencontres se greffe aussi l’étonnement de découvrir à quel point notre langue commune a évolué d’une manière si différente d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.

D’abord, cousins français, ne vous inquiétez pas si vous entendez un Québécois dire qu’il a hâte de se faire «griller». Il ne se prend pas du tout pour une saucisse. L’expression «Se faire griller» est simplement synonyme de se faire bronzer. « J’ai assez hâte à mes vacances, je ne ferai rien d’autre que de me faire griller pendant deux semaines». (Remarque : la plupart des Québécois n’ont que deux à trois semaines de vacances par année.)

Mais attention, il ne faut pas utiliser le terme «grillé» à toutes les sauces… si je peux me permettre le jeu de mots. En effet, la locution «Se faire griller» est fréquente, mais seulement dans la langue parlée. C’est le mot bronzé qui est utilisé dans la langue écrite, et aussi dans tous les descriptifs de produits cosmétiques comme les autobronzants. Nous ne disons jamais «crèmes autogrillantes», ni «Salon de grillage» (Salon de bronzage est le terme employé).

Il est aussi bon de savoir que si nous portons rarement des «maillots de bain» sur les plages, nous ne sommes pas des adeptes du naturisme pour autant (une activité très rare chez nous). En effet, c’est simplement que nous préférons enfiler un «costume de bain».

En vacances au soleil, les Québécois aiment «se faire chauffer la couenne». Chez nous, la «couenne» n’est pas seulement une croute tendre ou de la peau de porc flambée. Elle est aussi, dans un registre familier, la peau humaine. «Heureux d’un printemps qui me chauffe la couenne» (paroles d’une chanson de Paul Piché, chanteur québécois). On dit aussi «Se dorer la couenne au soleil» comme synonyme de se reposer au soleil.

Par extension, le mot couenne a donné naissance à une autre très belle expression. Pour parler d’une personne qui est résistante, qui est capable d’endurer les épreuves de la vie, on dit qu’«elle a la couenne dure» : «Ne t’en fais pas pour Gilbert, il a la couenne dure, il va passer à travers son divorce.»

L’été trop court du Québec est parfois surnommé la saison des barbecues. Véritable passion pour plusieurs Québécois, le barbecue, souvent écrit BBQ, est simplement de la nourriture cuite au gril à l’extérieur de la maison. Nous adorons y faire cuire nos «T-Bones», l’équivalent de vos biftecks d’aloyau. Mais attention, si vous apercevez une enseigne de restaurant qui annonce du poulet BBQ, il s’agit alors de poulet rôti.

En parlant de restaurants, certaines raisons sociales au Québec sont francisées. Ainsi, votre KFC (Kentucky Fried Chicken) en France devient PFK (Poulet Frit Kentucky) au Québec, et MacDonald y a perdu son S.

Au plaisir de nous voir cet été.

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Apprendre le québécois : Les nouveautés du dictionnaire

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Cette année, le Robert et le Larousse ont accueilli d’amusantes créations québécoises, comme «patenteux», «bas-culotte» et «bourrasser» qui ont fait leur entrée dans les prestigieuses pages aux côtés du sérieux «boson de Higgs» et du morne «triple A».

Un «patenteux» est un bricoleur ingénieux qui se débrouille avec des moyens de fortune. Ce mot a donné naissance à «patente», un mot générique très utile pour dépeindre un objet difficile à nommer ou à décrire, un genre de bidule, de zinzin. Et au verbe «patenter» : «Ne t’en fais pas, je vais te patenter quelque chose pour te dépanner.» «Je t’ai patenté quelque chose en attendant, mais tu ferais mieux d’aller au plus vite chez un garagiste.»

Le mot «patente» n’est pas toujours lié à un objet concret. Il peut aussi servir à décrire des structures désorganisées, des façons absurdes et complexes de faire les choses : «C’est quoi cette patente-là! Comment veux-tu que je m’y retrouve?» Dans ce contexte, le mot «patente» a donné naissance à la locution «Patente à gosse» (péjoratif) qui signifie un objet inutile, qui fonctionne mal ou une organisation dont la structure est inefficace, incohérente. Pour comprendre cette expression, il faut savoir qu’au Québec, le mot gosse sert souvent de synonyme au mot testicule. L’utilisation de gosse dans cette expression ne sert pas à parler de testicules, mais plutôt à donner un ton dépréciatif à la locution.

Au Québec, le mot «bas-culotte» signifie simplement des collants. C’est un terme usuel, sans connotation de familiarité. De plus, les Québécois utilisent le mot «bas» à toutes sortes de sauces. Pour commencer, nous employons presque toujours «bas» à la place de chaussette. Il est très rare d’entendre un Québécois dire chaussette. «Bas», ce petit mot d’apparence anodine, cause beaucoup de difficultés aux Français pour qui un «bas» signifie plutôt un bas de coton. Les Québécois et les autres francophones créent donc des images mentales différentes lorsqu’ils entendent: «Je viens de m’acheter des bas de ski.»

Nous utilisons aussi «bas» comme un synonyme d’«au-dessous de» : «Aujourd’hui, il fait 25 en bas de zéro.»

Il existe aussi la savoureuse expression «Il est tombé en bas de sa chaise» pour décrire  un état de grande surprise. «Je suis tombé en bas de ma chaise quand j’ai appris qu’iPagination Editions allait me publier.»

Finalement, le verbe «bourrasser» signifie traiter quelqu’un rudement, le malmener, le brusquer. «Il est toujours en train de bourrasser ses enfants. Il est incapable de leur dire un mot gentil.»

Bourrasser peut aussi vouloir dire ronchonner, protester à mi-voix. «Je ne veux plus travailler avec lui, il bourrasse du matin au soir.» Seul le contexte permet de distinguer les différents sens.

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