Archives de catégorie : Francophonie

Tous les articles francophones qui démontrent toute la vigueur et la richesse de la langue française, commune à plus de 274 millions de personnes.

iPagination intègre le moteur de recherche Diderot.fr

iPagination a à cœur de vous présenter le moteur de recherche en lettres et Sciences humaines : Diderot.fr , dont nous faisons partie (dans le moteur Edition).

Ce moteur de recherche francophone propose de nombreux résultats classés en plusieurs catégories à partir d’un index de plus de 500 sites sélectionnés pour leur pertinence et leur intérêt didactique. Il exclut en règle générale les résultats issus de wikipedia et de la presse quotidienne en ligne afin d’inviter les utilisateurs à construire leur réflexion en partant d’une mise à distance de l’actualité la plus immédiate et des contenus les plus formatés. Il puise dans une série de sites plus large que l’incontournable ISIDORE qui ne s’intéresse qu’aux sciences humaines et sociales dans une perspective scientifique. Il souhaite démontrer que tout moteur de recherche ou toute encyclopédie en ligne propose une représentation partielle et partiale de la connaissance et que la question de l’interprétation reste au cœur du savoir vivant. Personne n’a le monopole du regard encyclopédique.

Si « Diderot » est au départ un moteur de recherche francophone, il n’exclut pas a priori les sites rédigés dans d’autres langues. Au contraire, il souhaite s’adresser au public le plus large et prend racine dans l’expérience de l’enseignement en Lycée international et au sein des universités européennes. C’est pour cette raison que nous avons créé une version anglophone de Diderot.fr (MOTEUR CYCLOPAEDIA) ainsi qu’une version multilingue (MOTEUR BABEL) qui scrute le web non-anglophone et non-francophone en direction des informations rédigées dans des langues sous-représentées sur le net. En ce qui concerne cette dernière version, il est conseillé d’accompagner votre requête du TLD du pays dont vous souhaitez privilégier la langue.

Le nom de « Diderot » choisi pour ce moteur fait bien sûr référence au philosophe qui avec d’Alembert porta jusqu’à son terme le projet de l’Encyclopédie dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle en s’inspirant de la Cyclopaedia du britannique Ephraim Chambers. Nous ne prétendons pas mettre sur le même plan ce modeste projet didactique et l’oeuvre immense que fut ce travail intellectuel titanesque. L’utilisation de ce nom est avant tout un hommage évident en ce tricentenaire de la naissance du philosophe qui fit de la curiosité la plus utile des armes contre le dogmatisme.

Parmi les sources privilégiées par ce site, les suivantes en constituent la colonne vertébrale et leur fréquentation est vivement recommandée pour la réalisation de tout travail:

Persée, Sudoc, Larousse, INA , Gallica de la BNF.

Nous invitons les utilisateurs de ce site à fréquenter les catalogues des éditeurs français grâce au moteur EDITION ainsi que celui des différentes bibliothèques publiques dont le SUDOC. Cela peut leur permettre de repérer des titres pertinents pour réaliser leurs travaux. Favorable à certains aspects de l’Opensource, nous ne sommes pas dogmatiquement hostiles à l’édition.

Nous proposons aussi un outil de recherche dans le domaine du cinéma: FILMS. L’index de ce dernier est à améliorer. N’hésitez pas à nous donner des conseils.

Contrairement à Wikipedia, l’auteur de ce moteur de recherche a une identité qu’il revendique pour assumer ses choix et éventuellement en répondre. Il est facile de l’identifier sur le net en cherchant un peu (cf. paysdevoltaire.eu). Il souhaite cependant ne pas se mettre en avant afin de pouvoir conserver à son projet un aspect collaboratif mais aussi parce que la grande majorité des résultats qu’il propose ne sont pas rédigés de sa main. Il reconnaît cependant que tout outil de recherche sur le web est le fruit d’une interprétation du savoir et qu’il est impossible de réduire à des critères mécaniques la question de la légitimité scientifique et a fortiori intellectuelle. Il invite son utilisateur à conserver son esprit critique y compris face à une source secondaire, à un classement ou à un regroupement de données en catégories. Il encourage la fréquentation des sources primaires afin d’en faire la base d’une interprétation chaque jour renouvelée. Il se méfie des textes sans auteur et se désole des textes sans lecteur. Comme le soulignait Diderot en son temps: « Quand un dictionnaire ne serait qu’une combinaison de ses éléments, je demanderais à qui il appartient de faire de bons éléments. »

Vous l’aurez compris, iPagination a été particulièrement séduit par le travail proposé par Diderot.fr et vous invite à tester ce moteur de recherche en vous rendant sur Diderot.fr !

Apprendre le québécois, leçon 3 : les nouveautés du dictionnaire 2ème partie

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C’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français » pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’ iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

traineux

Cette année, plusieurs mots québécois se sont faufilés dans Le Robert et Le Larousse. Parmi ces nouveautés, on découvre «traînerie» qui a fait son entrée en même temps que le «brol» belge. Ces deux mots sont presque synonymes et signifient fouillis, désordre.

Mais «traîneries» désigne aussi des objets qui ne sont pas rangés. «Ramasse donc tes traîneries, sinon je les jette à la poubelle.» «Comment fais-tu pour dormir au milieu de toutes ces traîneries ?»

«Traînerie» a donné naissance au mot «traîneux» (ou vice-versa) qui est une personne désordonnée, qui laisse «traîner» ses choses. «Mon mari est encore plus traîneux que mes enfants.» «Si j’avais su que tu étais aussi traîneux, je ne t’aurais jamais marié.»

Chialer est un mot connu partout dans la francophonie, mais au Québec on l’emploie rarement comme synonyme de pleurer. On l’utilise plutôt dans le sens de se plaindre, geindre ou maugréer. Ne soyez donc pas surpris d’entendre un Québécois dire de son patron : «Je déteste mon patron, il chiale sans arrêt.»

Du verbe «chialer» est né le mot «chialage», synonyme de plaintes, de jérémiades. «Je ne suis plus capable d’entendre son maudit chialage.» «Il n’est jamais content. C’est le roi du chialage

De petits mots de tous les jours ont aussi enrichi le dictionnaire. Chez nous, le mot «cadran» est souvent utilisé comme synonyme de réveille-matin. «Désolé de mon retard. Je suis passé tout droit ce matin, mon cadran n’a pas sonné.»

Certaines locutions ont aussi fait leur apparition, comme «enveloppe brune», tristement célèbre ces temps-ci au Québec (où se multiplient les scandales de corruption). Une «enveloppe brune» est synonyme de pot de vin. Cette locution tient son origine de liasses de petites coupures dissimulées dans des enveloppes discrètes. «Le maire de Laval distribuait des enveloppes brunes aux ministres pour obtenir des faveurs.» «Les firmes d’ingénierie ont donné beaucoup d’enveloppes brunes en échange de juteux contrats de voirie.»

Et finalement, la locution «printemps érable» (analogie avec le printemps arabe) est née durant de la vaste contestation étudiante qui a secoué de monde de l’éducation québécoise au printemps 2012.

En attendant un nouveau cours de québécois par notre ami Patrice : TESTEZ VOTRE NIVEAU EN CLIQUANT ICI !

iPagination : la francophonie comme moteur

iPagination est très fière de s’inscrire comme la première plateforme complètement gratuite en soutien et en accompagnement des auteurs francophones. Cette francophonie si précieuse dans le développement du site a toujours été d’actualité, même si nous étions loin de nous douter que la mise en place de la Version 3 du site allait constituer un tournant décisif dans ce souhait, les auteurs de tous pays posant leur plume sur iPagination.com.

Comme le rappelle JeF, cofondateur d’iPagination, cette volonté farouche de fédérer de nombreux auteurs internationaux, existait depuis l’origine : « Dès le départ, nous avons souhaité bâtir un pont commun entre les peuples. Il nous fallait un mot qui entre en résonance avec notre projet mais aussi une émotion commune. Une notion sans frontière, qui se dégage avec force dans son message : le numérique comme lien, l’imagination comme valeur commune, l’écriture comme dénominateur commun. L’iPagination venait de naître… »

Depuis, bien de l’eau a coulé sous ce pont tant et si bien qu’aujourd’hui, iPagination.com compte plus de 800 auteurs présents dans 14 pays : Algérie, Belgique, France, Canada, Etats-Unis, Haïti, Israël, Madagascar, Maroc, Mexique, Sénégal, Suisse, Tunisie et enfin l’Union des Comores. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg puisque cette implantation repose sur moins de 10% des informations communiquées et rendues publiques par leurs auteurs…
Afficher iPaginauteurs sur une carte plus grande

Ce résultat concrétise l’idée qu’avait avancée Léo (co-fondateur d’iPagination) il y a un certain temps déjà : « Issu du monde numérique par métier et plus encore par passion, il m’est toujours apparu que la toile était l’instrument privilégié du Village Planétaire… Au-delà des particularismes revendicatifs qui ont pu naître au cours des cinquante dernières années, le “Nouveau Monde” crée les conditions d’un nouvel univers social mondial pour chacune des communautés ayant en partage la même langue… Avec une plateforme telle que celle d’iPagination, nous entrons dans cette nouvelle ère du partage pour une histoire nouvelle, à écrire. Nouvelle Agora des temps modernes, elle est là pour laisser la parole aux citoyens de ce monde et de celui de demain… »

Comme dans tout village, l’enseignement est la clé pour exhausser les plus beaux projets en devenir car c’est dès l’enfance que la langue française entre dans le cœur de bien des citoyens du Monde. Une sensibilité portée par plusieurs membres d’iPagination engagés de très près dans cette Education, comme en témoigne Patryck Froissart, auteur et acteur du site aux premières heures de son existence :

« Du 16 au 19 avril 2013, à Kampala, en Ouganda, j’ai participé à un séminaire réunissant chaque année les directeurs et chefs d’établissements du réseau des écoles françaises d’Afrique australe et de l’Océan Indien. Ces établissements, statutairement conventionnés ou simplement homologués, sont tous partenaires de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). A l’ordre du jour : bilans et perspectives du réseau, élaboration du plan régional de formation de nos personnels enseignants et non-enseignants. La croissance continue des effectifs de nos établissements témoigne de la vitalité de la francophonie dans cette zone principalement anglophone et lusophone. Ailleurs, dans le monde entier, des centaines d’autres établissements d’enseignement à programmes français attirent des dizaines de milliers d’écoliers, collégiens et lycéens de toutes nationalités qui, au terme de leurs études, sont porteurs de notre langue et de notre culture. Il est évident que les objectifs d’un site de création littéraire comme iPagination vont naturellement de pair avec ceux de l’AEFE et de nombreuses autres institutions qui agissent en faveur de la francophonie. »

Le projet lancé aux écoles, collèges et lycées francophones – pour lequel nous comptons déjà l’aimable relais de nos partenaires TICE-Education et d’Educavox – témoigne de l’envie d’avancer et de partager l’écriture dès le plus jeune âge.

Une francophonie en pleine santé comme l’atteste Léo (co-fondateur d’iPagination.com), en charge des réseaux sociaux : « C’est un plaisir de constater que tous les marqueurs permettant d’évaluer cet engouement confirme cette énorme tendance mais au-delà des chiffres, ce sont surtout des liens humains qui s’établissent à travers nos réseaux. Ainsi, l’un de nos auteurs haïtien, Gilbert Mervilus, transmet ses textes pour lecture à la poétesse vénézuélienne Sonia Chocron qui depuis, nous rend visite régulièrement. Il n’est pas rare non plus d’échanger avec de nombreux interlocuteurs non francophones qui nous font part de la beauté de la langue française, tout en prenant le soin de nous contacter en français par le biais des traducteurs de plus en plus performants… c’est enfin, l’occasion d’aller plus loin encore dans les liens qui nous unissent entre francophones  notamment avec Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français » qui réalise pour l’iPaginablog, des articles pédagogiques visant à mieux nous comprendre entre auteurs. »

iPagination, ce sont enfin de très belles et surprenantes rencontres comme celle avec Marie-Claude Dubois, relais d’iPagination aux Etats-Unis et qui œuvre à introduire et à accompagner le projet iPaginatif outre-Atlantique. Marie-Claude nous confirme que « la francophonie est bien vivante dans les Romance departments de quelques Universités »

Ainsi, l’aventure iPaginative n’a pas fini de voyager bien au-delà de toute frontière, et c’est tant mieux. Et nous de grandir avec elle…

A la découverte de la langue québécoise !

A la découverte de la langue québécoise !
 

Un site que nous vous recommandons chaleureusement qui à coup sûr fera sourire tous les amoureux de la langue française. Une brillante idée que d’avoir mené ce travail visant à traduire…. le français du français, afin de se comprendre entre francophones !

L’audience internationale en constante augmentation sur iPagination, notamment de nos amis québécois (4ème audience sur le site après bien évidement la France mais aussi le Maroc et la Belgique…), nous a encouragé à sensibiliser notre lectorat sur des variantes linguistiques qu’ils pourraient être amené à découvrir dans certains textes.

Réduire ainsi les risques d’interpréter de façon très aléatoire et hypothétique le sens de l’écrit évitant ainsi de nombreux quiproquos, assez drôles pour bon nombre d’expressions, ou… assez gênantes pour certaines. Même en cas de doute, une vérification dans le dictionnaire « français » ne vous serait d’aucune utilité.

C’est ainsi que dans nos recherches, nous sommes tombé sur un site qui offre de nombreuses clés de compréhension, de façon pédagogique mais aussi traité avec légèreté, humour et toute la passion commune qu’il nous plait tant de partager autour de l’écriture.

Des trouvailles extraordinaires, ainsi selon vous, que signifierait les mots suivants : agrès, débiner, raqué (qui sont des exemples très concrets quant à l’emploi qu’on en ferait), mais aussi des mots plus étonnants comme : écornifleux, guerlot, bobette ou tiguidou ?

Alors ?

Agrès : personne moche. Avouez que lire un texte dans lequel un auteur québécois vous ferait part de son étonnement d’avoir rencontré un nombre considérable d’agrès dans un gymnasevous laisserait dans l’expectative et vous dérouterait sur l’importance qu’avait l’auteur de souligner cela comme un fait surprenant…

Il en va de même pour :

 

Débiner : qui signifie déprimer.

Raqué : qui signifie courbaturé.

 

Et sans nul doute, il est appréciable de savoir que bobette signifie slip ; guerlot : ivre ; écornifleux : personne indiscrète ; tiguidou : très bien…

Savoureuse créativité linguistique que propose le site « Traduction du français au français : à la découverte de la langue québécoise ».

Voici quelques informations complémentaires livrées par le site à prendre en considération :

Un rendez-vous amusant :

Traduction du français au français souhaite devenir un lieu de rencontre agréable, ludique et sans prétention. Il ne se pose pas en juge de la langue châtiée; au contraire, il désire simplement être le reflet amusé de l’analyse de sa propre langue.

Avertissement : Ce site comporte plusieurs généralisations. Les remarques, commentaires et analyses ne sont donc pas la vérité absolue. Traduction du français au français évolue dans des zones parfois floues de la langue. Certains mots inscrits avec la mention  ne sont pas exclusifs au Québec. On peut les retrouver ailleurs dans la francophonie, mais à des fréquences moindres. De plus, plusieurs mots écrits avec la mention  sont aussi utilisés au Québec. Toutefois, ils y partagent l’espace linguistique avec d’autres mots plus « québécois ».

Vous n’avez pas à suivre nos traces : Cousins francophones, vous n’avez pas à employer les mots ou les expressions de ce guide pour vous faire comprendre des Québécois. Nous connaissons bien, à quelques expressions près, le français de chez vous. Sans même le savoir, les Québécois possèdent un double vocabulaire : un pour les échanges de tous les jours et un plus normatif qui est largement compris, mais beaucoup moins utilisé.

Pour faciliter la lecture : Le nom « Français » englobe tous les francophones; et le nom « Québécois », tous les Franco-canadiens. Nous reconnaissons que des différences considérables existent entre tous les groupes linguistiques qui façonnent la francophonie et que chacun d’entre eux apporte sa créativité à notre langue commune, mais il était nécessaire d’utiliser certains raccourcis pour faciliter la lecture. »

Si avec tout ça, nous ne vous avons pas donné l’envie de vous y rendre…

Allez à la découverte de ce site en cliquant ici !