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Ipagina’Son vous offre un songe éveillé…

affiche de Bluewriter
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Tout d’abord, permettez-moi de souhaiter la bienvenue au nom de tous, à Myriam (Maboulunette), nouvelle lectrice à haute voix de l’équipe iPagina’Son.

Elle se présente à vous ci-dessous. Nous sommes ravis de l’accueillir parmi nous.

 

Ensuite il me semble que les mots de Patryck Froissart, illustrent parfaitement ce songe éveillé. Point n’est besoin de plus pour commenter cette magnifique philosophie de vie toute en poésie de Jeff.

Savoir rêver, c’est tout un art, en vérité!

L’art du rêve éveillé.

L’art de vagabonder immobile et sans aucune hâte.

L’art de s’abstraire du bruit et de la fureur du monde.

L’art d’installer la paix et la sérénité en soi et autour de soi, et de s’y laisser fondre.

L’art de faire de rien une plénitude.

L’art de vivre en poésie.

L’art de vivre, un point c’est tout.

Jeff nous en donne ici leçon.

 

Voici,  comme une offrande, une ballade poétique de Jeff, inspirée des  Gymnopédies d’EriK Satie, lue par Myriam. C’est tout doux, c’est beau, c’est fort… Relisez un texte superbe, et  bercés par la nouvelle voix d’iPagina’Son, laissez-vous guider sur la portée de le vie.

 

 

UN REGARD SUR LES NOTES

– Jeff –

Une romance incolore

Comme un matin de printemps sans rosée,

Une douceur fluette, une parole discrète,

Un murmure dans le vent.

L’envol paisible d’un oiseau sauvage

Sur une plaine enneigée, une forêt de pins,

Les mers scandinaves…

Mouvement leste, allure ralentie…

L’apaisement recherché du contemplatif,

Acquis du rêveur solitaire.

Ce chant est un songe.

Il est trop lent pour qu’on le suive.

Laissez-vous envahir, ressentez-le, soyez-le.

Devenez compositeur de vos rêves,

Inspirez-vous des notes comme d’une idée,

Une couleur, un lieu, mais pas un son.

Ce chant est un songe.

Sans image, sans couleur. Parfait.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/un-regard-sur-les-notes-par-jeff#.VHOeB4uG8f8

Bienvenue dans le monde onirique d’ipagina’son…

affiche de Bluewriter
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L’équipe d’PaginaSon se dévoile ici

 

Les fées existent, c’est un fait puisque l’une d’entre elles a inspiré Amina. La douce iPaginatrice  a vogué dans son univers onirique, elle est devenue poème et a envoûté Patryck Froissart.

Naïade sous le charme, décline ces vers légers et délicats comme les ailes d’un elfe.

Un instant de grâce que je vous propose d’écouter…

Laissez la magie opérer…

 

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LA FEE

– Amina –

Eh oui, j’ai croisé une fée,

Tout arrive quand on espère.

Je me surprends à rêver

D’étoiles et de rimes légères.

 

Jamais une fée ne m’a embrassée

D’où mes défauts à la naissance.

Tout est magique quand c’est fait :

Beauté, jeunesse et reviviscence.

 

La grâce m’a touchée

De ses frêles ailes irisées.

Un baiser de petite fée

Sur mon âme émerveillée.

 

Je la reverrai, une nuit

Quand le temps se figera inerte.

Elle viendra frôler sans bruit

Mes lèvres entr’ouvertes.

 

Une nuit où le souffle suspendu

A la lune endormie, balance

Les étoiles dans une danse

Langoureuse et défendue.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/froissart-patryck/la-fee-par-amina-idrissi

Apprendre le Québécois : Prendre une petite broue

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C’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français , à la découverte de la langue québécoise » pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

 

apprendre-le-quebecois---une-broue

 

La saison estivale approche à grands pas. Alors, touriste français en voyage au Québec, assoyez-vous à une terrasse et profitez du moment de répit pour vous commander une petite «broue».

Le serveur vous apportera alors une bonne bière.

Mais il faut faire attention, car le mot «broue» a deux sens au Québec. Il veut dire bière, mais il peut aussi signifier mousse ou écume. Nous pourrions donc dire : « Attention, je ne veux pas de broue sur ma broue », qui se traduit par «je ne veux pas de mousse sur ma bière».

Nous utilisons auss l’expression «avoir de la broue dans le toupet». Mais cette expression ne veut pas dire que quelqu’un a les cheveux couverts de bière. Elle est utilisée pour dire qu’une personne est  pressée, qu’elle est débordée ou qu’elle est très excitée.

«Ce matin, évite de parler au boss. Il a de la broue dans le toupet.»

«Il avait tellement de broue dans le toupet, que je n’ai pas compris un seul mot de ce qu’il disait.»

 

On peut aussi péter de la broue. Dans ce cas, on fanfaronne, on fait de l’esbroufe. Par extension, un péteur (ou péteux) de broue est une personne vaniteuse, prétentieuse.

Le vin de dépanneur

Au Québec, nous utilisons la locution «vin de dépanneur» pour décrire un vin de mauvaise qualité. Pour comprendre cette expression, il faut savoir qu’un «dépanneur» est un petit magasin d’alimentation, une supérette (mot inconnu au Québec). Le vin qu’on y trouve est généralement de mauvaise qualité.

Habituellement (à moins d’un oubli), on laisse le vin de dépanneur aux «robineux». Le mot robineux, tiré de l’anglais rubbing alcohol (alcool à friction), sert à décrire des clochards, des mendiants, des «itinérants» aux prises avec des problèmes d’alcool. Au Québec, nous n’utilisons pas la locution SDF (sans domicile fixe). Nous employons plutôt «itinérants».

Le mot «robineux» se décline aussi sous la version de «robine». «Depuis qu’il a perdu son emploi, Victor ressemble à une vraie robine.» Nous retrouvons aussi le mot «robine» dans l’expression «Il pue la robine; il sent la robine» qui sert à décrire une personne qui empeste l’alcool.

Apprendre le québécois, leçon 11 : Les mots du quotidien

logo-francais-au-francais-quebecoisC’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site  « Du français au français » , à la découverte de la langue québécoise pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

Les mots du quotidien

Les Québécois ignorent que certains des mots du quotidien qu’ils utilisent sont incompréhensibles pour les autres francophones. Par exemple, le sens des phrases «As-tu sorti les vidanges?» «Jette-le dans les vidanges.»  «Ça pue les vidanges!» est opaque pour les non-Québécois. Ainsi utilisé, le mot «vidange» est synonyme de déchets, ordures ou poubelles.

Apprendre le québécois : vidange«J’ai détesté mon voyage, la plage était couverte de vidanges.» «Zut, le sac de vidanges s’est déchiré.»

L’expression «Il fait les vidanges» signifie qu’une personne fouille les poubelles dans le but d’y trouver des objets utilisables ou de la nourriture. Il faut donc éviter de confondre faire les vendanges et «faire les vidanges», deux réalités fort différentes.

Par extension, nos «camions de vidanges» sont vos «bennes à ordures». Bien que les mots ordures, déchets et poubelles sont aussi utilisés au Québec, la locution «benne à ordures» est à peu près inexistante, et l’acronyme «sita» est totalement inconnu. Au Québec, un éboueur est un vidangeur (ou un préposé à l’enlèvement des ordures ménagères dans la langue administrative)

Le verbe «vidanger» est toutefois utilisé dans son sens «propre», sans jeu de mots, c’est-à-dire celui de vider pour nettoyer. Étrangement, même si on utilise «vidange» à la place d’ordure, quand vient le temps d’insulter quelqu’un, on dit «Mais quelle ordure!» «Ne te fie jamais à lui, c’est une véritable ordure!»

Toujours dans le domaine de l’entretien ménager, on utilise rarement le mot seau au Québec. Nous lui préférons «chaudière». En effet, chez nous, le mot «chaudière» est principalement employé pour décrire un simple seau, généralement en plastique. «As-tu changé l’eau de la chaudière?» «Où as-tu rangé la chaudière?»  Et pour être plus précis, un Québécois dirait probablement «Où as-tu serré la chaudière?», car chez nous, le verbe «serrer» possède aussi le sens de ranger, mettre de côté, mettre à l’abri, remiser ou entreposer. Ces sens sont notés comme vieillissant en France, mais ils sont maintenus bien en vie par l’usage au Québec.

En résumé : on serre la chaudière et on sort les vidanges.

Si vous désirez approfondir vos connaissances, apprendre de nouveaux mots, partez à la découverte du lexique québécois

Apprendre le québécois, leçon 10 : Le magasinage de Noël

logo-francais-au-francais-quebecoisC’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français » pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

C’est Noël, tire-toi une bûche!

Au Québec, nous encourageons nos invités « à se tirer une bûche ». « Allez, ne reste pas debout, tire-toi une bûche. » Nous les convions ainsi à s’asseoir avec nous, à s’installer à la table avec les autres. Cette expression tirerait son origine de l’époque où les habitants de la Nouvelle-France possédaient très peu de meubles. Les chaises n’étaient souvent que des troncs d’arbres coupés. Quoique cette expression soit beaucoup moins utilisée qu’autrefois, elle survit encore, surtout dans des moments de festivités, de réjouissances. « Ne sois pas gêné, tire-toi une bûche et viens boire un coup à la santé du petit Jésus.» À noter qu’au Québec, l’adjectif gêné est fréquemment utilisé comme synonyme de timide.

Probablement à cause de nos nombreux ancêtres bûcherons, le verbe bûcher a gagné chez nous le sens de couper du bois ou d’abattre un arbre. « Ça fait une heure qu’il est parti bûcher. Il va peut-être revenir avec un beau sapin de Noël ou juste un gros mal de dos.»

La dinde, le repas traditionnel de Noël, est servie avec des atacas (ou atocas), dérivé d’atokha, un mot de la langue huronne. Les atacas sont une gelée de canneberges (variété d’airelles très populaire aux États-Unis). Donc, l’ataca est un accompagnement issu de la culture américaine, nommé à partir d’un mot huron, mais tourné à la québécoise.

La saison des Fêtes est une période de réjouissances, mais elle est avant tout celle du «magasinage». Au Québec, on fait rarement du shopping, on préfère de loin le «magasinage». « Je dois aller magasiner, je n’ai pas encore trouvé mes cadeaux de Noël. » « Je déteste le magasinage des Fêtes. Les gens sont stressés et je ne sais jamais quoi acheter. » « Je rêve un jour d’aller faire du magasinage sur les Champs-Élysées. »

Noël est pour plusieurs l’occasion de « prendre une brosse », de «partir sur la brosse» ou de «virer une brosse». C’est la version québécoise de prendre une cuite, de s’enivrer. « Le 24 décembre, mon mari part sur une brosse qui dure jusqu’au jour de l’An. »

 Magasinage-de-Noel

 

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