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« La Fontaine, notre contemporain » de Patryck Froissart

Démontrer la contemporanéité des douze fables les plus connues de La Fontaine est chose facile et souvent chose faite dans les multiples éditions partielles ou complètes, dans les exégèses, et dans les pages des manuels des lycéens consacrées à notre illustre fabuliste.


Reprendre une par une les 240 fables, les analyser, les classer par thèmes, et montrer que chacune d’elles, sans exception, est transposable dans notre époque et en illustre parfaitement les mœurs, les coutumes et les comportements les plus actuels, telle est la tâche à laquelle s’est attelé Patryck Froissart, par ailleurs romancier, nouvelliste et poète.


Le résultat de ce travail complexe et pointilleux a pour objectif corollaire d’amener les lecteurs à découvrir les 220 fables qui sont moins, ou peu, ou pas du tout connues bien qu’étant, dans leur quasi-totalité, tout aussi savoureuses que celles qui nous sont familières.

Concernant l’auteur

Patryck Froissart, originaire du Borinage, à la frontière franco-belge, a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger à ce titre divers établissements à La Réunion et à Maurice.

Longtemps membre du Cercle Jehan Froissart de Recherches Poétiques de Valenciennes, il a collaboré à plusieurs revues de poésie et a reçu en 1971 le prix des Poètes au service de la Paix et en 2017 le 3e Prix Wilfrid Lucas décerné par la Société des Poètes et Artistes de France pour son ouvrage Le feu d’Orphée.

Professeur de Lettres, rédacteur de chroniques pour le magazine La Cause Littéraire, Patryck Froissart est engagé dans diverses actions en faveur de la Francophonie.

Membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), sociétaire de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France), de la SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie), de l’ADELF (Association Des Ecrivains de Langue Française), Patryck Froissart a été en 2017 membre du jury du Prix Jean Fanchette présidé par JMG Le Clézio.

extraits du livre

On vend de tout sur la toile, et dupeurs et dupés y foisonnent, au moins autant que les fous, comme sur les foires d’antan.  La distance entre dupeurs et dupés est un fil invisible dont la longueur dépend de la naïveté des seconds et de la force de persuasion des premiers. Quant au soufflet, bien que virtuel, il peut être fort douloureux.

Mais y vend-on de la sagesse ? J’ai interrogé Google. Je n’ai pas de réponse.

 

 

 

LE FOU QUI VEND LA SAGESSE

 

 

Jamais auprès des fous ne te mets à portée :

Je ne te puis donner un plus sage conseil.

Il n’est enseignement pareil

À celui-là de fuir une tête éventée.

On en voit souvent dans les cours :

Le Prince y prend plaisir ; car ils donnent toujours

Quelque trait[1] aux fripons, aux sots, aux ridicules.

Un Fol allait criant par tous les carrefours

Qu’il vendait la sagesse ; et les mortels crédules

De courir à l’achat : chacun fut diligent.

On essuyait force grimaces ;

Puis on avait pour son argent

Avec un bon soufflet un fil long de deux brasses.

La plupart s’en fâchaient ; mais que leur servait-il ?

C’étaient les plus moqués ; le mieux était de rire,

Ou de s’en aller, sans rien dire,

Avec son soufflet et son fil.

De chercher du sens à la chose,

On se fût fait siffler ainsi qu’un ignorant.

La raison est-elle garant

De ce que fait un fou ? Le hasard est la cause

De tout ce qui se passe en un cerveau blessé.

Du fil et du soufflet pourtant embarrassé,

Un des dupes[2] un jour alla trouver un sage,

Qui, sans hésiter davantage,

Lui dit : Ce sont ici hiéroglyphes[3] tout purs.

Les gens bien conseillés, et qui voudront bien faire,

Entre eux et les gens fous mettront pour l’ordinaire

La longueur de ce fil ; sinon je les tiens sûrs

De quelque semblable caresse.

Vous n’êtes point trompé : ce Fou vend la sagesse.

 

Notre propension commune à donner au moindre événement une importance démesurée avant d’être contraint à reconnaître la plupart du temps sa futilité s’est considérablement amplifiée avec le développement de l’information continue en direct dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux. La Fontaine y trouverait maints sujets de nouvelles fables.

 

LE CHAMEAU ET LES BATONS FLOTTANTS

 

 

Le premier qui vit un chameau

S’enfuit à cet objet nouveau ;

Le second approcha ; le troisième osa faire

Un licou pour le dromadaire.

L’accoutumance ainsi nous rend tout familier :

Ce qui nous paraissait terrible et singulier

S’apprivoise avec notre vue

Quand ce vient à la continue.[4]

Et puisque nous voici tombés sur ce sujet,

On avait mis des gens au guet,

Qui voyant sur les eaux de loin certain objet,

Ne purent s’empêcher de dire

Que c’était un puissant navire.

Quelques moments après, l’objet devint brûlot,[5]

Et puis nacelle, et puis ballot,

Enfin bâtons flottants sur l’onde.

 

J’en sais beaucoup de par le monde

A qui ceci conviendrait bien:

De loin, c’est quelque chose, et de près, ce n’est rien.



[1] satire

[2] un de ceux ayant été dupés par le fou

[3] symboles

[4] quand on le voit de façon continue

[5] bateau incendiaire

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Bleu iceberg, de Baltazar Garcìa

La fonte des pôles et des glaciers s’accélère tandis que le réchauffement climatique semble irréversible. C’est alors que nous assistons à la dérive d’un iceberg dont les jours sont comptés et qui témoigne de sa condition, questionne et interpelle le lecteur sur sa situation aussi improbable que grotesque.


Aux premières loges du drame qui se joue, des scientifiques finissent par perdre leurs repères logiques. Il leur manquera toujours le saut de compréhension que seul le commandant du bateau d’observation osera, en se lançant à la suite du mystérieux voyageur dans les eaux profondes de la dorsale atlantique.


Ce roman de Baltazar Garcìa est un voyage marquant dans nos consciences volatiles qui n’ont peut-être pas toujours eu les mots justes pour empêcher de commettre l’irréparable.

Concernant l’auteur

Baltazar Garcìa, né en Espagne, a fait ses études à Paris (IDHEC et Langues’O, 1962-1967). 

Après une tentative de journalisme (avec un séjour au Vietnam en 1967) et deux ans au Tchad (coopération), il intègre l’ORTF comme assistant de réalisation.

Il quitte l’Office en 1974 et s’installe en forêt, dans un petit village du Massif des Maures, où il habite depuis.

Dès 1970, il publie aux Lettres Françaises, à Action Poétique et plus récemment, à d’autres revues de poésie. 

De 1972 à 2019, il publie douze recueils.

Bleu iceberg (2017-2019) est son premier roman.

3 courts extraits du livre

Pourtant, voyez ce qui nous arrive, nous les icebergs que personne ne protège, dont personne n’a fait son habitat, dont personne ne partage le destin. Les glaciers nous jettent à la mer, l’eau salée nous dissout, et seuls, nous disparaissons dans des eaux étrangères; seuls. 

Si personne ne pleure notre lente disparition sur les courants de la mer, le sort qui attend les forêts sans hommes, abandonnées elles aussi dans leur solitude, sera le même. Sans défense, sans la protection quotidienne de la présence humaine, elles disparaîtront, comme nous. 

***** 

L’observateur a baissé la tête pour régler son appareil photo, et quand il a cherché du regard le point ultime du voyage, pour le cadrer dans l’objectif, le sauver du désastre, il n’y avait plus rien. 

Il a pris une photo de ce rien, par dépit ; et il pensait involontairement au désordre, à la houle sans fin, à la sienne propre. Et il a doublé la photo sur la houle et quelques bulles. 

Il s’en veut. Avoir détourné la tête à l’instant précis de la fonte du dernier cristal, juste à ce moment ! Au GPS, il enregistre le point précis, à quelques mètres près, où l’iceberg au bout de son long voyage est venu mêler sa dernière eau douce au sel de l’océan ; dont imperceptiblement, la disparition de toute glace a changé sa nature, ne serait-ce que d’un infinitésimal degré de salinité. 

Mais quoi ! C’est tout ? C’est vraiment tout ? 

On nous a bien cornaqués, au centre : ne rien dire qui puisse intriguer, soulever questions et débats. Mais je dois être certain, même si je n’en dis jamais rien, même si je ne le suis jamais, certain, si je ne pourrai jamais l’être. 

Je me penche une dernière fois au-dessus de la houle, cherchant une trace dans l’eau profonde, mais je ne vois que l’épaisseur opaque de l’océan, sans la moindre lueur bleue, et je regarde de toutes mes forces, au-dessus de la houle, sans la moindre lueur, et… 

***** 

— Si vous m’entendez, tous, si le Clerc ne vous cache rien, si vous pouvez me comprendre, écoutez ceci : si on vous découvre, que croyez-vous ? Qu’on va vous admirer ? Vous féliciter ? Il suffira que certains pensent pouvoir vous soumettre, vous dominer, et vous tenir tous dans leurs mains. Ils monteront la planète contre vous. Déplacer les consciences ! Les déposer dans des corps, les intervertir…, les enjeux sont énormes, ne le voyez-vous pas ? 

Mais ce que vous connaissez sous la forme d’une survie inespérée, au prix de l’accident d’une perte humaine ne sera que rapt et viol. On vous volera ce qui vous reste, la petite lumière qui demeure, comme dit votre Hôte, quand tout le reste est perdu. Vous aurez après vous les militaires, leurs armées et leurs stratégies de destruction, les politiques ne feront de vous qu’une bouchée, les financiers vous exploiteront, les croyants de tous bords vous manipuleront. L’emprise sur les consciences est une obsession des gens de pouvoir. Et ces gens n’auront de cesse que de vous pourchasser, de voler vos secrets, de renforcer leur pouvoir et d’en raffermir les outils. Disposer des consciences, les échanger, les implanter d’un humain à l’autre… 

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Manières d’être, de Jean-christophe Torres

Manières d’être de Jean-christophe TORRES

Alors que les sociétés modernes, avec la révolution de l’Internet et des réseaux sociaux, semblent avoir basculé dans l’image et le paraître, les uns et les autres questionnent le sens et les limites de ce comportement où chacun souhaite être vu et reconnu. Si c’est une manière bien contemporaine d’exister, qu’en est-il du soi, de ce que nous sommes intimement  ? 

Au-delà des simples convenances, des apparences que nos manières font advenir et en lesquelles on les réduit trop hâtivement, elles invitent potentiellement à estimer notre condition et la réalité de notre hypothétique identité personnelle. Les manières d’être affirment un positionnement global et fondamental de l’homme dans le monde – et non simplement intégré dans la seule société de ses semblables. 

Concernant l’auteur

Jean-Christophe Torres, agrégé de philosophie, est l’auteur de plusieurs essais dans les domaines de la philosophie politique et de l’éducation. Il propose avec Manière d’être une réflexion profonde et fondamentale, résolument passionnée, sur soi, pour devenir et être, durablement.

Extrait du livre

La peau de l’esprit  : Chacun est attaché à son exigence de maîtrise. L’angoisse d’être dépassé par les événements, d’être débordé par ses propres émotions, de ne pas parvenir à surmonter les adversités du moment sont autant de manifestations d’une psychologie communément partagée. Cette sourde inquiétude est alors comme la peau de l’esprit. Elle forme en chacune de nos consciences agissantes une sorte d’épiderme protecteur, une barrière d’anticorps entre nous-mêmes et les autres. Elle est posée là, à la surface de nos désirs, atone et invisible. Le puissant instinct de domination la gouverne  : tantôt pour l’étirer et nous envelopper totalement en elle, tantôt pour la concentrer en un point et l’épaissir opportunément. Cette élasticité est notre force, notre capacité souveraine d’adaptation et la cause gouvernante de notre existence sociale. Tous ceux qui en sont dépourvus, les timides, les introvertis, les « mal dans leur peau » sont alors comme des cadavres écorchés : livrés aux miasmes et aux mauvais vents des relations humaines.

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Quand les arbres ne donnent plus de feuilles, de Véronique Barré

« Quand les arbres ne donnent plus de feuilles », de Véronique Barré.

Victorine Delabarre élève seule ses deux filles, Manon et Mimi, à un rythme effréné. Entre ses obligations monoparentales et son travail exigeant et pressant de psychologue à domicile, la jeune femme ne dispose que de trop peu de temps pour songer à son bien-être et à une tout autre vie. Jusqu’au jour où Léon, un mystérieux inconnu, vient bouleverser son existence réglée au millimètre.

« Quand les arbres ne donnent plus de feuilles » est un livre sensible qui questionne chacun quant aux solitudes de notre société. Avec ce premier roman, Véronique Barré, assistante sociale puis psychologue clinicienne, signe une œuvre touchante et authentique qui met en exergue la résilience comme moteur de vie. Précieux et salvateur.

Disponible aux liens suivants :

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Disponible enfin en passant par votre libraire. 

A propos de Véronique Barré

Véronique Barré est née au Havre le 22 avril 1972. Elle a suivi plusieurs cursus de formation qui lui ont permis de travailler auprès de publics en grande difficulté en tant qu’assistante sociale et psychologue clinicienne. Elle éprouve un profond intérêt pour les capacités d’adaptation de l’être humain dans un environnement hostile. Son premier roman est inspiré des situations de vie croisées au fil de ses rencontres professionnelles. Il met en exergue la résilience comme moteur de vie. 

Extrait du livre

Il est apparu dans ma vie comme une comète projetée de nulle part. Je fumais, comme à mon habitude, assise sur le perron de ma nouvelle maison, détachée du monde réel pour supporter les répétitives contraintes journalières. Je parlais ainsi aux étoiles avec cette idée saugrenue que mes pensées étaient des ondes que j’émettais aux milliers de récepteurs célestes, eux-mêmes branchés directement au cœur profond de l’humanité. Vu l’absence de réponse face à mes multiples attentes, je me disais qu’il devait y avoir un problème de connexion entre le divin et mon esprit. J’avais pourtant bricolé des mots nouveaux avec du mastic mystique, de la glu au pouvoir d’adhésion rapide mais rien n’y faisait, pas de changement positif dans ma pathétique routine. 

Puis il est arrivé, comme ça, devant mon portail fermé mais jamais à clef, avec sa chevelure grisonnante et sa barbe mal entretenue. Sa chemise rouge à carreaux jaunes et verts, légèrement entrouverte, laissait apparaître un tee-shirt gris clair. Je ne l’avais jamais vu dans les alentours. 

Sans interdit, de patryck Froissart

Sans interdit, de Patryck Froissart

Le poète écrit, le poème est cri.

Le poète est Je, le poème est double jeu.

A dire-lire en ce livre une tirelire de cinquante délires aux formes très variées, aux tonalités multiples, sur des thèmes éclectiques, volontiers hétéroclites.

Patryck Froissart double-joue, démultiplie et tire sur tout larigot.

Prosodie classique ou divers vers dits libres, ponctués et non. 

Rimes riches, suffisantes, pauvres, croisées, embrassées, plates, ou absentes.

Lexique à huppe, mots désuets, termes modernes, ancien français, créole, brusque résurgence du rouchi de son enfance, impertinente irruption de ces mots qu’on dit gros.

Bucolisme, érotisme, cynisme, épicurisme, romantisme, banditisme, lyrisme peut-être, et fantaisie jusqu’à la comptine enfantine. 

L’ensemble, contrairement à ses précédents ouvrages, n’a ni queue ni tête. C’est très bien ainsi. La poésie n’a nul besoin de queue, et se passe aisément de tête.

Sans interdit, le tout nouveau recueil de poésie de Patryck Froissart
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Concernant Patryck Froissart

Patryck Froissart, originaire du Borinage, à la frontière franco-belge, a enseigné dans le Nord de la France, dans le Cantal, dans l’Aude, au Maroc, à La Réunion, à Mayotte, avant de devenir Inspecteur de l’Education Nationale puis proviseur, et de diriger à ce titre divers établissements à La Réunion et à Maurice.

Longtemps membre du Cercle Jehan Froissart de Recherches Poétiques de Valenciennes, il a collaboré à plusieurs revues de poésie et a reçu en 1971 le prix des Poètes au service de la Paix et en 2017 le 3e Prix Wilfrid Lucas décerné par la Société des Poètes et Artistes de France pour son ouvrage Le feu d’Orphée.

Professeur de Lettres, rédacteur de chroniques pour le magazine La Cause Littéraire, Patryck Froissart est engagé dans diverses actions en faveur de la Francophonie.

Membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), sociétaire de la SPAF (Société des Poètes et Artistes de France), de la SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie), de l’ADELF (Association Des Ecrivains de Langue Française), Patryck Froissart a été en 2017 membre du jury du Prix Jean Fanchette présidé par JMG Le Clézio.

Extraits du livre

J’entends qu’en tous les bals où me portent mes bulles,

Fervent de clair de lune et friand de hasard,

L’instant me fasse amant à l’aimant d’un regard

Et se créent en secret de vifs conciliabules.

(Coups d’œil)

Pour fuir la chambre illusoire

Je me suis fait alouette

J’a foncé vers le miroir

Et je m’a fêlé ma tête

(Heureux qui comme Alice)

Le comte, ami galant, sa noce finissant,

Me convia de conjoindre en sa nuit conjugale

Ardélise exigeant qu’à sa lune initiale

Nous fussions trois gourmands à croquer le croissant.

(Oroondate)

Un jour vint un putois

Portant hermine et pou-de-soie

Ce pédant qui pétait plus haut que son derrière

Me piqua là mon églantine

(Cocufaction précoce)

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