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« Quelques louches de fantaisie, une pincée d’humour, la vie ne me prend pas au sérieux, alors moi non plus ! Je plonge dans l’absurde, nage dans le loufoque, et accroche, aussi souvent que possible, des étoiles et des fleurs de poésie à mes jours, à mes nuits… »
Curieuse des mots, Firenz’ a fait des langues sa profession. Elle est rédactrice sur ‘iPaginablog, et voix d’iPaginaSon, ainsi qu’auteure sur iPagination.

« S’il te plait, dessine-moi un auteur : Picasso64 »

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

 

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, nous suivons Picasso64 à travers ses univers…

Portrait d’un auteur : Picasso 64

Le peintre :

Photos Peintures YG 003

 

A début était le verbe. Mais pour Yves, même si écrire l’a toujours démangé, c’est le dessin puis la peinture qui ont occupé ces temps artistiques. Pendant de longues années. Et qui restent comme un regret ou un projet. Dans tous les cas une manière d’appréhender le monde de le représenter.

Photos Peintures YG 002

Les thèmes  littéraires;

Les couleurs et les sensations colorées

Les goûts et les parfums des nourritures

Les senteurs et les atmosphères

Les bois, les bois flottés , ou ternis par les soleil

Châtaigniers ou peupliers

Les bois emplis d’huile et de parfums

Olivier ou santal

Les pierres poreuses, les calcaires

Les schistes soient les pierres ouvertes aux schismes

 

Les formes et les structures

Les nuages et la métamorphose

Les anamorphoses et la métempsychose

La géographie et les temps qui passent

 

Les femmes et les félins

Nageuses ou panthères

 

Le style ;

Les mots pour leur sonorité

Les rythmes comme respiration des textes

Les mots pour leur sens

qui dérapent et glissent dangereusement

au point de changer d’essence

 

La polysémie et les jeux de mots

 

Trop de Polysémie

Trop de Polynésiennes aux hanches qui balancent

et aux sourires fugaces

Trop de sémiologie

Trop de lavandières aux poitrines offertes

Aux échines courbées et aux sourires fendus.

La rigueur et le soin dans la construction

Le soin typographique

 

Et les couleurs du silence ?

 

Jaunes absolument sans un soupçon d’orange

sans un soupçon d’orage

blanches et duveteuses comme les neiges d’antan

 

Les pays :

La corse et toutes les Italies.

Les pays occitans, la Serbie, l’Iran, les indes, le Cambodge, la Cochinchine l’Éthiopie les marquises les îles sous le vent qui soulèvent les jupes de filles. Tous pays où je ne suis jamais allé et qui sont, d’autant mieux, connus.

Toutes les Pyrénées où je vis..

 

La méthode :

Pour calmer et canaliser un imaginaire qui ne demande qu’à déborder de la méthode et de la précision avant toute chose.

Sauf en poésie où les rythmes et les sonorités s’engendrent sans un soupçon d’effort.

 

Le romancier :

Deux romans totalement aboutis mais non publiés dont beaucoup extraits sont apparus sur Ipagination en même temps qu’ils s’écrivaient et dont les personnages sont référencés sur la toile.

En suivant les hermines :

A titre d’illustration, les premières ébauches ne sont pas tellement différentes du résultat final. Une manière de préciser la méthode

Une histoire romantique, sexuelle, cruelle et exaltée

23 années après le début de la guerre

169 indices

13 femmes assassinées

961 chats blancs éventrés

Une femme un homme dans la corse de 1963

Une histoire blanche et rouge dans un pays bleuté

 

13 scènes de crime :

1) Ajaccio………………………………….

2) Col de Vizzanova

3) Girolata

4) Figari

5) Zonza (canton d’Eboli)…

6) Col de Bavela…….

7) Solenzara

8) Ghisonaccia…

9) Corte…..

10) Bastia (furiani)

11) Olmi cappela ( pieve de Giunssani)

12) le gouffre de Cartaghjesi

13) le retour par Calvi

 

Une course éperdue et métaphorique après l’amour et la vérité

Jérôme de Kréville une histoire moderne :

Un texte complexe et foisonnant sur l’affaire Kerviel… Une sorte d’autocommande sinon un roman de circonstance… Un roman à clefs qui ouvre des portes sur des univers très obscurs…

Yves Garcelon Autoportrait.4odt

 

Un récit qui commence pourtant de manière très classique presque mezzo voce… on dirait le grand Meaulnes ou voyage au centre de la terre.

Le Noël de cette année 1995 allait rester, pour la tribu des Kréville, une de ces dates terribles qui scandent l’histoire des familles. Une date phare qui fonde les mémoire inconscientes et modèle les caractères.

Dans la nuit Guillaume Hubert le père, qui avait à peine dépassé ses 48 ans, venait brusquement de décéder alors qu’il s’en revenait à pied de la messe de minuit.

Il avait été foudroyé par une thrombose cérébrale Peut-être était-ce la conséquence de ce froid et de la neige si inhabituelle dans cette bonne ville de Quimper. Une ville connue pour son humidité, mais aussi pour la clémence exceptionnelle de son climat. Cette neige duveteuse qui illuminait si joliment les austères toits d’ardoise et qui faisait la joie des enfants, avait entraîné ou, du moins, avait été concomitante à ce décès subit que rien ne laissait présager. Même si le garçon avait toujours de santé plutôt fragile et disposait d’une très faible constitution… Peut-être en sa qualité de représentant d’une fin de race aux sangs insuffisamment mêlés.

Sophie, sa robuste et très charmante épouse, qui tenait un salon de coiffure sur les quais de l’Odet au débouché de la rue de pont l’abbé n’était pas  présente. Elle avait travaillé, très tard, pour coiffer toutes les dames du quartier. A 11 heures du soir elle était encore dans sa boutique pour tout nettoyer et la rendre impeccable pour les lendemains de Noël où ses clientes viendraient se faire coiffer en vue de la nouvelle année.

Pour la corporation estimable des coiffeurs pour dames, comme pour celles des pâtissiers ou des marchands de volaille, la période des fêtes reste une course contre la montre. Il’ n’est pas envisageable, dans ces quelques deux semaines qui closent l’année, de ne pas rattraper les difficultés qui, en ces années de crise, tendaient à grever les chiffres d’affaire du petit comme du grand commerce.

A près cela s’énerve un peu…

Le poète :

Là, toutes les œuvres récentes se retrouvent sur Ipagination et, in extenso, sur les sites de référencement Des textes vite saisis et repris dans le week-end. On doit laisser couler les images directement venues de l’imaginaire et il faut le reconnaître d’une présence (d’une prégnance?) érotique qui tend à déborder beaucoup… C’est comme cela… C’est parfois très violent voire porcin…

C’est souvent trop en tous cas un peu beaucoup… On n’y peut rien :

Trop de paroles au mitan de leurs lèvres

Trop de sécheresse dans nos lèvres muettes

Trop de matière visqueuse au bord de nos lèvres

Trop de palpitations dans nos cœurs distendus

Trop de fissures dans leurs désirs aigus

Et une reprise en deux ou trois fois, pas plus, comme une chanson vite troussée. Beaucoup sur le fond mais moins sur la précision, la musique et le rythme. la typographie et la taille des paragraphes aussi… Et la longueur des phrases. Ce qui permet, plutôt moins que plus, de celer les images trop précises ou mal venues.

 

Tabac blond de Virginie

Tabou brun de Chesapeake

Humés et sucés goulûment

Sur la crête violacée de Mauricette

Boursouflée de cannelle et de girofle

Sur son mont de Vénus

Son haut mont aux sangsues

En contrepoint des image religieuses et christiques comme un retour au calme vers les christ jaunes où les vierges mariales qui montent aux cieux.

 

Eloge du jaune

Eloge du christ jaune

Notre seigneur crucifié et serein

 

Entre l’ocre et le rouge

Entre l’ardeur du soleil

Et l’absolu néant du blanc.

La blancheur de sa lune

Et sa chevelure de Fébus.

L’or éclatant de Phoebus

Mais au palmarès et de beaucoup (il n’y a pas photo 647 contre 254) c’est un texte plus calme sur les goûts, les parfums et le désir de nourriture qui emporte les faveurs du public ipaginaire et donc virtuel mais pas du tout imaginaire

 

Et les plus beaux goûts de la terre  ?

Le goût des pêches de Juin

blanc râpeux avec, encore, un soupçon d’acidité

noyé dans l’intense verdeur de la pulpe

avec cette enveloppe duveteuse

d’un vert si tendre à peine illuminé de cramoisi

doux comme un océan

ou râpeux et urticant comme des joues de requin

Mais aussi celui des pèches de vigne 

gorgées, jusqu’à plus soif, par les chaleurs de l’été 

couvertes des prurits de la lune et du soleil

comme les ailes brisées des papillons

Butterflies ou schmetterlings

ou le sperme laiteux des chauves-souris

qui copulent sous la lune.

 

Et dans une bien moindre mesure l’hommage à cette coquine de Garbiñe

impossible gamine / impassible princesse..

 

Garbiñe en quart de finale

 

Garbiñe en quart de jupette

orange sanguine innervée de violette

 

Mauve pâmée de vieux rose

suivant les caprices des cieux

ou l’éclat de ses yeux .

 

 

Gamine impossible

Garbiñe impassible

 

Il est vrai qu’il y a la lumière des couleurs les jeux de mots et l’image juvénile et féminine. Beaucoup de thèmes d’Yves et de Picasso64.

Mais sans doute pour finir l’image de la campagne emperlée, à peine, d’un soupçon de lubricité .

 

Une poule au jardin

Une poule sur le lit

Une poule dans mon lit

Une poule au mitan des roses

 

Un lit de roses pour mes poules

Un nid de fiente pour mes roses

Un nid d’amour pour mes poules.

En mode écriture : Astrov

« S’il te plait, dessine-moi un auteur : Astrov »

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, c’est Astrov qui nous invite à le suivre entre scène de théâtre et scène de ménage … 

theatre-curtains

Six personnages engueulent l’auteur

(En hommage à Luigi Pirandello)

De Astrov (Edouard Huckendubler)

« Engueulent ». Oui, le mot est juste. Je me suis fait engueuler par mes personnages. Et chez moi, en plus ! Voilà comment :

L’écriture me vient à tout moment : un sujet me fait signe. Dès que j’ai mon clavier sous la main, j’y vais. Atmosphère, musique, environnement, cela n’a pas beaucoup d’importance. Les mots se proposent et le bonheur s’invite.

Or, depuis quelques temps, c’est l’écriture théâtrale qui me tenait. Six pièces depuis 2006, dont deux jouées en Compagnie Amateur. Cela fait donc pas mal de personnages créés par mes neurones. Et j’écris aussi des poésies (dont des sonnets).

C’est cela qui a tout déclenché :

Hier soir, pas très tard, après mon sobre dîner, on sonne à ma porte. Je vais ouvrir, sourire aux lèvres. Qui vois-je, serrés en un groupe compact et sévère ?

Six de mes personnages. Je les ai reconnus dans l’instant : un ou une représentant(e) pour chacune de mes pièces.  Principalement des femmes, et plutôt teigneuses (ben oui, je les ai créées ainsi). Je leur offre bon accueil :

– « Eh bé, la surprise ! Bonsoir, que me vaut … »

Sans répondre, le groupe est entré, direction le salon où chacun/chacune s’est assis dans fauteuils ou chaises. Ona, une Louve assez agressive, s’est lovée sur le canapé. Il restait une chaise, je l’ai prise.

Le silence se faisant un peu lourd, j’ai plaisanté : « Je vous ai faits plus bavards, non ? ». L’une d’elles (les hommes semblaient un peu discrets) a commencé :

– « Justement ! Tu nous as créés, donné existence, sentiments, parole. Tu te bats pour que nos mots (les tiens), nos dialogues, tes didascalies, soient lus, que nous soyons joués sur scène.  C’est bien. ».

Une autre a enchaîné : « Alors pourquoi nous fais-tu ça, depuis un moment ? »

– « Mais, ça, quoi ça ? » J’étais un peu perdu…

– « Ton infidélité. »

Infidélité ? Je ne pigeais pas bien. J’ai eu droit à une explication :

– « Depuis quand n’as-tu pas écrit pour le théâtre ? Depuis quand n’as-tu pas sculpté des personnages qui auraient pu venir avec nous ? Tu le sais, nous sommes une sorte de Famille.».

– « Eh ben, oui, depuis un  moment, j’écris aussi des poésies ! »

Ona a pris ma réponse, comme un os, à la volée. « Exact. C’est ce qu’on te reproche. Des poésies… Des sonnets… Il n’y a pas de personnages, là-dedans, pas de dialogues, pas de jeux de scène. Les mots, seuls. Pas de spectateur, mais des lecteurs qui comprennent ce qu’ils veulent, alors que nous, ce sont nos âmes que nous exprimons avec tes mots. Tu nous abandonnes ! »

Et tout le groupe, tel le chœur antique, a psalmodié : « Tu nous abandonnes, tu nous trahis ! ».

J’ai eu la révélation, le flash, la compréhension.

– « Vous… Vous êtes en train de me faire une scène de jalousie parce que j’écris quelques poésies ? »

– « Il y a de quoi, non ? Nous avions confiance en toi, et puis, te voilà à poétiser, à rimer…  D’ailleurs tu n’as écrit aucune pièce en vers. On aimerait bien parler en alexandrins… »

Je songeais (modestement) à Pirandello, qui avait lancé des personnages cherchant un auteur. Et là, ce soir, des personnages venaient faire une scène de jalousie à leur auteur. Pour quelques escapades poétiques extra-théâtrales !  Je n’avais trompé personne, c’était juste une attirance poéti…  Et puis zut !

Tout soudain j’ai senti  la rogne venir en moi.  Des disputes amoureuses, j’avais vécu ça.  Mais des reproches sur mes goûts en écriture, et venant de mes propres créations, non, mais, on va où ? Je me suis levé, en respirant à fond.

– « Non, mais, on va où ? Alors vous allez m’écouter. Je ne suis pas infidèle. »

Ona, vive et en alerte, a fait mine de protester. D’un geste, je l’ai renvoyée sur le canapé. Qui c’est le boss ?!

– « Pas infidèle. Toutes et tous, qui vivez dans mes pièces, je vous aime. Compris ? Je vous aime.  Vous existez, vous serez sur scène, en tapuscrit, en recueil. Oui, je me battrai pour vous. Et mes poèmes ne retirent rien à l’amour que je vous porte. Ce sont des expressions, des émotions que je souhaite faire ressentir aux lecteurs et lectrices. Pour les atteindre au cœur, au corps, afin de les emmener ici, là, en rêve, en découvertes, en sourires et soupirs ».

Les personnages étaient attentifs. La tension s’est bien relâchée. J’ai continué :

– « Et vous ! Mais vous en faites autant, auprès des spectateurs ou des lecteurs ! Car c’est vous qui leur portez mots et émotions. Vous êtes indispensables. Vous m’êtes indispensables. Je n’abandonnerai jamais le théâtre. Je suis sur une nouvelle pièce. Dès qu’elle sera au point, vous serez avertis. J’ai un peu de mal avec l’intrigue, mais rien de grave ! ».

Elles et ils se sont levés, souriants, et m’ont entouré. Leurs mains ont effleuré mon visage. Ils m’ont dit : « Merci ! Nous voilà rassurés. Bonne chance avec l’intrigue. Nous sommes toujours près de toi. A très bientôt ! ». Et ils sont partis tranquillement. J’ai remarqué qu’ils passaient à travers la porte sans l’ouvrir.

Je suis allé me coucher, tôt. Car le lendemain, j’avais un poème  et une pièce à sculpter.

 Theatre-Swatch

Avoir toujours un oeil sur ses personnages …

Mes six pièces auxquelles je fais allusion sont lisibles sur  ipagination  (pseudo Astrov) pour certaines,  et sur le site de théâtre  leproscenium.com  sous mon nom  Edouard HUCKENDUBLER.

Ona est un des personnages de ‘’La hiérarchie des Louves’’.

 

 

 

Quiz littéraire : Spécial Shakespeare.

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Firenz. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?

QUIZ LITTERAIRE : SHAKESPEARE

To be or not to be ? ... nous nous sommes souvent posé la question sans jamais bien connaitre la réponse ... To quiz or not to quiz ? à cette question la réponse est ... quizzons ! 10 questions sur le dramaturge britannique, pour tester vos connaissances shakespeariennes ...
Départ
Félicitations - vous avez complété QUIZ LITTERAIRE : SHAKESPEARE. Vous avez obtenu %%SCORE%% sur %%TOTAL%%. Votre performance a été évaluée à %%RATING%%
Vos réponses sont surlignées ci-dessous.
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Les questions en gris sont complétées.
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Fin
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 Du latin quies qui serait dérivé de qui es ? (« Qui êtes vous ? »). C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

En mode écriture : Christophe Dessaux

« S’il te plait, dessine-moi un auteur : Christophe Dessaux »

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

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Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, c’est Christophe Dessaux qui se met à table … 

calligrammeLa vie est un calligramme

J’écris…

En mode diurne, le ventre plein.

En mode nocturne dans ma cellule de moine.

En mode insomniaque au chaud dans mon lit.

En mode hypnotique au volant de ma voiture.

En mode liquide sous la douche.

En mode fainéant dans les restaurants.

En mode inconscient, façon surréaliste.

.

En mode manuscrit comme en mode azerty.

En mode cahier comme en mode clavier.

En mode araignée qui fait vibrer sa toile.

.

En mode monomaniaque, mais pas graphopathe.

En mode à petits pas, entre deux jours de boulot.

.

En mode solitaire, mais pas désespéré.

En mode détaché, mais pas misanthrope.

En mode éparpillé, mais pas sans cohérence.

En mode réfléchi, mais pas désincarné.

En mode amoureux, mais de moins en moins.

En mode très habillée, mais pas élitiste.

En mode humoristique, mais pas ironique.

En mode léger, mais pas superficiel.

En mode fragmentaire, mais pas éclaté.

En mode actuel, mais pas à la mode.

En mode exubérant, mais jamais futile.

En modulations absurdes, mais jamais grotesques.

En mode au long cours, mais je me cogne toujours.

En mode respectueux, mais faut pas me chercher.

.

En mode poétique, ça c’est mon noyau.

En mode poétique, mais pas seulement.

.

En mode sérieux et je m’en excuse.

En mode dilettante et je m’en veux.

En mode éclectique et je vais en crever.

En mode inattendu, c’est une constante.

.

« En mode majeur », regrette l’enfant que je fus.

« En mode mineur », affirme mon prétentieux.

En mode contraint, vous en avez la preuve.

En mode ludique, « la vie est un calligramme ».

En mode miroir, moi qui lis si peu.

.

En mode j’y pense et puis j’oublie.

.

 

D’ailleurs… en notant j’y pense et puis j’oublie, un texte me revient à la mémoire. Un texte écrit il y a presque dix ans, à une époque où j’allais pas bien fort. 
Ce texte se trouve quelque part à la frontière poétique entre un comment écrire et un pourquoi écrire. Comme je me suis beaucoup éloigné du rapport à l’écriture que j’y décris, je l’ai laissé au fond de mes tiroirs USB, mais je le crois de circonstance ici. Certains d’entre vous s’y retrouveront peut-être, et même si ce n’est pas le cas, j’espère que vous verrez du beau dans ce type d’écrit que j’appelais à l’époque de l’omicron noir, un matériau assez sombre 🙂

.

Je ne parle pas à n’importe qui, mais…


(En hommage à Léo Ferré)

Je hurle aux quatre vents qui, tous, me frappent froid.

J’aboie aux chiens de mer qui m’enragent.

Je beugle aux entrailles de ma jeunesse qui se tire.

Je susurre à l’oreille des âmes bâtées, mes semblables.

Je confie aux sourds les vomissures de mes lèvres écoeurées.

Je martèle mollement mille et mille maximes usagées.

Je roucoule noir à mes conquêtes affadies par mes caresses nauséeuses.

Je solfie quelque rengaine poussiéreuse sortie de ma mémoire décomposée.

Je déclame des vers qui s’échappent tout droit d’un cadavre de poème.

J’affirme que, que, et que, au bout de quatre.

Je dévoile l’indécence du rire des étoiles.

Je rugis l’air des libertaires du murmure.

Je nomme « caduc » l’alignement mégalithique des mots sur une ligne : la vie est un calligramme !

J’imprime la morsure des mots dans la tête des lourdauds.

J’explique à qui veut l’entendre la quadrature du cercle d’Amour et de Raison.

Je détache les mots de leurs cons de textes et j’en fais des phares, verges de ma toute-puissance.

 

Je dégoise, je dégoise, je dégoise, ça n’en finit plus, c’est une hémorragie, une saignée purgative. Mon encre coule, précieux liquide, je la donne à qui veut la prendre, mais c’est une transfusion sans guide.

écrivain à sa table
La feuille froissée fleurit bien au jardin de l’écrivain…

 

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Patrizia

Affiche de Bluewritter
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Cette semaine, nous découvrons le ciel à l’encre duquel Patrizia trempe sa plume…

 

7

D’abord, vous parler de lui…

Pas mon cœur non…

Le ciel !

Il me fascine ; du matin au soir c’est un vrai caméléon, je le capture pour me délecter de sa beauté, son immensité, nous avons au-dessus de nous un spectacle permanent !

Et puis…

Il y a les touffus, ces magnifiques créatures qui me ravissent tout autant,

Mon angle de prédilection : être sous leurs branches et lever la tête, c’est une sensation qui me régénère ; mon sourire en est témoin,

Faites le test, vous m’en direz des nouvelles,

Pour décrire, transmettre, partager, la merveille des merveilles : LE MOT ; jusqu’à présent, on n’a pas fait mieux… on ne fera pas mieux,

A l’instar de la pâte à modeler, il se transforme, s’anime sous nos doigts,

Un monde de magie illimité est en notre possession, la puissance d’une lettre associée à une autre et une autre… un mot, deux mots, puis trois… une phrase, deux phrases… un texte… une écriture pour la lecture… des écritures, de multiples écritures qui prennent forme,

 

prophete

 

Je suis passionnée par l’écriture, de plus en plus ; plus j’écris, plus j’ai envie d’écrire, vous le savez bien vous qui me lisez,

Mais elle me donne du souci lorsqu’il me faut travailler véritablement sa technique, l’apprivoiser, la faire mienne,

Un peu à l’image d’un amour en 3D : suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis ; ce, notamment pour l’écriture de mon roman et l’apprentissage pour en faire un métier,

 

En revanche, elle surgit, se fait docile et câline lors des défis atelier, des petites histoires que j’invente,

 

L’écriture fait partie de mon quotidien, elle est mon quotidien, elle est le pilier, le point de mire, l’amarre… oserais-je dire l’Alpha et l’Omega ?

C’est celle qui me connaît le mieux, je lui livre mes plus intimes secrets, elle sait tout de moi,

Entre nous, pas de triche… c’est du mot à mot,

Notre maître à toutes deux… l’Univers,

C’est lui qui a le dernier mot,

 

2409

 

 

Patrizia Mizamots pour ne pas être mise à mal…

En mode écriture : Neo

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Affiche de Bluewritter
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Cette semaine c’est Neo qui se frotte à Victor Hugo…

 B in B&W

Crédit photo : Firenz’

 Excuses liminaires :

Mea culpa, mea maxima culpa Monsieur Hugo, j’ai emprunté votre Demain dès l’aube, et je l’ai un peu trituré pour mon bon plaisir.

 

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne du pays d’iMagination

J’écrirai. Comprends-tu minou, je sais que tu m’attends sûrement… ou pas.

J’irai par la forêt, j’irai par la montagne, ceci grâce au pouvoir d’iPagination,

Car je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps, mon chat.

 

Je composerai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu – pour l’instant, j’espère ! –, avachi sur ma chaise, le dos courbé,

Les mains grippées d’une crise de crampe subite qui me détruit.

 

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, parce que mes volets seront fermés,

Ni les voiles au loin descendant vers Senlis, car Senlis ne siège point en port, ô ami

S’pèce d’handicapé de la géographie mal aimée.

 

Et quand j’arriverai au bout de ce puré de roman,

Je mettrai sur la couverture
un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur,

Enfin si je trouve un gogo qui m’accorde en guise de remerciement

Une sublime édition, à pompeuse jaquette de cuir, et à compte d’éditeur.

 

Voilà, vous connaissez tout, à peu près…

Certes, je vous l’avoue, je ne m’y prends pas réellement comme cela. En réalité, les jongleries se bousculent au portillon, mes doigts pris de la danse de Saint-Guy courent sur le clavier – ceci toutes les fois où ma muse m’amuse.

Je note beaucoup de choses sur des feuilles que je ne retrouve plus. Un carnet que j’ai égaré. Tout bien réfléchi, je me suis résolu à offrir un dictaphone à ma plume. Je l’emporte partout et dès qu’une idée me traverse, je l’enregistre… « OVER ». Ça, je le dis à la fin de mon enregistrement, mon « OVER » me sert de point final « OVER »

 

J’adore le mélange des genres. Je refuse de me laisser enfermer dans un travail à façon, modèle cage littéraire. J’aime coucher sur le papier à la manière de… pour m’entraîner. J’affectionne les sentiments, la couleur des sentiments. J’apprécie quand on sent les odeurs que je diffuse, perçoit les sons que je propage, distingue en relief mes paysages ou mes protagonistes, a le goût en bouche d’un bonbon de chocolat noir quand mon héros en déguste un, ou se pique le pouce en ramassant une coque de marron. Bref, il faut donner du sens aux sens, comme du temps au temps.

Pour harponner le lecteur. Démarrer fort. « Si tu ne vas pas à l’incipit, l’incipit ira à toi ! ». Avancer, pas trop vite… Reculer, pas trop tôt… L’emberlificoter dans les mailles de l’intrigue, rebondir en fin de chapitre, le perdre pour finalement le récupérer dans l’antépénultième page.

Pour le garder éveillé. L’intéresser, développer son empathie avec un ou des personnages. Ne jamais l’ennuyer sinon… OVER

Il me plaît de débusquer les redondances et tuer celles que je n’ai pas sciemment choisies. Ma voyante m’a assuré que cela enjoliverait mon style, alors à défaut de m’enrichir moi-même… En ultime bafouille, je confesse détester les verbes : être, avoir et faire, brut de décoffrage. J’essaie souvent de les éliminer ! À tout le moins de les accompagner d’un gentil auxiliaire, sauf cas de force majeure.

 

En guise de conclusion, je vous livre un adage qui résume toute la joie que la rédaction d’une nouvelle ou d’un poème me procure : scriptum therapia. Ainsi, l’on s’aperçoit qu’en imbriquant un grec dans un latin (je parle des mots), on favorise la thérapie par l’écriture. À bon entendeur…

Victor_Hugo 1
Est-ce que Victor Hugo, lui aussi, cherche son chat ?

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Joailes.

 

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

 

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Amaranthe en mode d’écriture.

Cette semaine, c’est Joailes qui soulève un peu le voile…

 

JOAILES 1

 

* Avant que de parler de l’écriture, je parlerai de la lecture.

C’est mon amour pour elle qui a déclenché ce besoin d’écrire : une évasion continue , des rêves à portée de main, des aventures incroyables vécues par le pouvoir des mots !

Très tôt, je partis pour de grands voyages à travers les livres, depuis la Comtesse de Ségur, en passant par Enid Blyton, jusqu’aux grands classiques, ma faim et ma soif de lire n’étaient jamais rassasiées !

Et ça continue …

 

Dois-je dire aussi que je vivais dans un milieu d’artistes .. ?

Une grand-mère théâtrale, un grand-père photographe et peintre, un père voué aux BD et à la peinture, un frère dessinateur, qui me racontait des histoires fabuleuses, avec des sons, des grimaces et des lumières .. ?

 

Ma main est partie toute seule, très tôt, sur les pages blanches : je n’ai aucun mérite.

 

Elle est guidée par une main divine, et vraiment, je remercie le Ciel de m’avoir offert cet exutoire que tout le monde n’a pas.

 

Je n’ai aucune ambition, aucun rêve de célébrité, ni de richesse.

J’écris, et j’en suis heureuse, c’est tout ;

Si ce bonheur est un partage, c’est merveilleux.

 

En vous lisant, je m’enrichis ; en vous proposant mes textes, je m’enrichis également : je n’ai aucun, je le crois sincèrement, autre but que de partager avec vous cette magnifique et profonde aventure de l’écriture.

 

Je dois avoir répondu aux deux questions principales : l’écriture, à quoi ça sert ?

Comment cela vient-il ?

 

Pour le reste, je préfère garder mon mystère …

 

Qui suis-je ? Quel âge ai-je ? Quelles sont mes situations familiales, mes numéros de cartes, la tête que j’ai en lisant vos commentaires, dans quel état j’erre …  Je laisse à chacun imaginer …

Car pour moi, c’est cela le pouvoir de l’écriture … L’imagination !

Merci, à tous les participants de ce site qui font un travail formidable et qui nous sont chers …


 

J’ai eu beaucoup de mal à écrire ce texte, je l’avoue, il m’a pris du temps,

Parce que si me présenter à vous me paraît une forme de respect,

Je ne sais parler de moi plus qu’à travers mes écrits …

 

*Il me semble que la réalité détruit tout. Je préfère le rêve, et vous le fais partager … *

 

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