Archives de catégorie : La littérature dans tous ses états

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« Alice au Pays des merveilles », illustrations de Salvador Dalí

 

En cette fin d’année nous vous proposons un voyage extraordinaire avec « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll. Extraordinaire, puisqu’il s’agit  de redécouvrir cet univers avec le maître surréaliste Salvador Dalí :  des illustrations de gouache, 12 héliogravures en tout, un pour chaque chapitre et le frontispice ( illustration, placée, dans un livre, sur l’une des pages de titre)  un original signé gravé dans 4 couleurs. William Bennett  a numérisé la Galerie et a présenté la collection complète en ligne.

Et puisque rien n’est trop beau pour vous nous vous proposons de feuilleter les pages d’une réalisation exceptionnelle de 1969 :

La double vie de Romain Gary

Ce document revient sur le coup de théâtre qu’a provoqué Romain Gary avec ses deux prix Goncourt. Les moments rares de la vie de l’auteur son examinés, ainsi que la complexité de cet écrivain hors du commun.

Publiée le 15 avril 2012 par 

« Personnage aux multiples facettes : écrivain, diplomate, cinéaste, héros de la  » France libre « , Romain Gary confesse son penchant pour les  » farces et attrapes  » : marionnettiste, montreur de personnages ambigus, inventeur de fables à double sens, cœur sensible et sourire moqueur,  » clown lyrique « , il manie les ficelles du métier en se tenant à distance pour juger de l’effet produit, se plaisant à étonner et à séduire. Il a poussé l’art du prestidigitateur jusqu’à se donner secrètement un double, cet Emile Ajar que couronne un prix Goncourt, faisant de Gary le seul écrivain à avoir deux fois reçu cette récompense sous des noms différents.

Né le 8 mai 1914 à Wilno, en Lituanie, Romain Gary est élevé par une mère qui place en lui de grandes espérances.  » Cosaque un peu tartare mâtiné de juif  » il arrive en France, à Nice, à l’âge de 13 ans, fait son droit, s’engage dans l’aviation, rejoint la  » France libre  » en 1940, termine la guerre comme compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur.

Le succès de son premier roman Education européenne prix des Critiques en 1945, coïncide avec son entrée au Quai d’Orsay. En poste à Sofia, Berne, New York, La Paz, il n’en continue pas moins d’écrire. Les racines du ciel (Prix Goncourt 1956) est une fresque de la vie coloniale en Afrique Equatoriale française. Il quitte la diplomatie en 1961. Après un recueil de nouvelles Gloire à nos illustres pionniers (1962), et un roman humoristique Lady L. (1963), il se lance dans de vastes sagas : La Comédie américaine (Les mangeurs d’étoiles et Adieu Gary Cooper 1969), La danse de Gengis Cohn (1967), La tête coupable (1968), Charge d’âme (1977). Pour Sganarelle (1965), définit, face aux nouvelles théories sa propre doctrine romanesque.

Après la réalisation de deux films : Les oiseaux vont mourir au Pérou (1968) et Kill (1972), il exprime dans Chien blanc (1970) une profession de foi anti-raciste. Gary laisse percer son angoisse du déclin dans au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable (1975) et Clair de femme (1977).

Après la fin tragique de la comédienne Jean Seberg, son épouse de 1962 à 1970 un dernier roman Les cerfs volants (1980) précède de peu son suicide.

Un document posthume révèle que, avec la complicité de son neveu Paul Pavlowitch, Gary se dissimulait sous le pseudonyme du mystérieux Emile Ajar, dont les romans Gros Câlin(1974), La vie devant soi (Prix Goncourt 1975), Pseudo (1976), L’angoisse du roi Salomon (1979), marquent un tel renouvellement d’écriture que la supercherie ne fut jamais découverte du vivant de l’auteur qui la révèle dans un testament, Vie et mort d’Emile Ajar (1981 posthume).

L’élément unificateur du périple qui fut sa vie, la question centrale à propos de Gary est le problème de l’identité. Dans, sa vie, dans son œuvre, dans son apparence physique même, Gary n’a cessé de changer, de superposer les visages, les noms, les identités, finissant par écrire sa vie comme l’une des pièces de son œuvre.

Dans Vie et mort d’Emile Ajar le romancier s’explique sur sa  » nostalgie de la jeunesse, du début, du premier livre, du recommencement « , son angoisse existentielle face à l’enfermement dans un personnage, son désir d’échapper à soi-même et son malin plaisir d’avoir joué un bon tour au  » parisianisme  » honni.  » Je me suis bien amusé, au revoir et merci « . »

Rosanna Delpiano.

Pour en connaître bien plus, rendez-vous sur le site de Rosanna Delpiano.

L.A. : Ellroy Confidential

Découvrir une autre Amérique à travers le regard de ses écrivains, voilà ce que propose Francois Busnel, ces carnets de route (France 5) sont faites de surprises et d’émerveillements, mais aussi d’interrogations et parfois même de critiques impitoyables.

Publiée le 24 mai 2012 par 

Pour le dernier numéro de ses ‘Carnets de route’, Francois Busnel a choisi de s’entretenir avec James Ellroy. L’écrivain américain revient en toute liberté sur les éléments fondateurs de son œuvre. James Ellroy n’a que 10 ans, en 1958, lorsque sa mère est assassinée. De ce meurtre, jamais élucide, l’écrivain américain tirera une source d’inspiration essentielle, expliquant dans l’un de ses romans autobiographiques, ‘La Malédiction Hilliker’, écrire ‘ des histoires pour consoler le fantôme qu’elle est devenue ‘. Un fantôme ‘ omniprésent et toujours hostile ‘ qui, depuis l’enfance, hante les nuits et les jours de l’homme de lettres : quelques mois avant la tragédie, alors qu’elle venait de le frapper, il avait appelé de ses vœux la disparition de celle qui l’avait mis au monde. Ce drame fondateur irrigue l’œuvre de James Ellroy et a fait de lui l’un des maîtres incontestables du ‘ polar ‘ américain. Tandis qu’il se livre à Francois Busnel venu le rencontrer dans le quartier de West Hollywood, il explique que son écriture est également intimement liée a Los Angeles, la ville où il est né, a grandi et où il a connu la drogue et la délinquance. Il aurait pu y devenir cambrioleur et voyou. Il a finalement choisi d’être écrivain. Son ‘ Quatuor de Los Angeles ‘, œuvre magistrale saluée dans le monde entier, revient sur son histoire personnelle et évoque le contexte dans lequel elle s’est déroulée. Dans l’ensemble de ses romans, il explore aussi les recoins les plus sombres de la société américaine. Contestataire, protestataire, mégalomane, il porte un regard politique parfois déroutant sur son pays…

Writerman et les écrivains millionnaires !

Writerman et les écrivains millionnaires !

Planche réalisée par Jim’Haï 

Suite à un article paru dans l’express : « Vivre de sa plume, c’est possible. La preuve, l’auteur le mieux payé au monde, James Patterson, a empoché 94 millions de dollars en 2011 grâce à ses innombrables thrillers. Il arrive en tête de la liste, établie par le magazine américain Forbes, des écrivains qui ont gagné le plus d’argent l’année dernière. » Lire la suite de l’article.

Allez, ressaisis toi Writerman, la richesse du coeur et de l’envie d’écrire est pour tous !