Archives de catégorie : La littérature dans tous ses états

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Nadine Gordimer : les mots et les actes

documentaire /archive, émission diffusée sur FR3 en 1992, réalisée en 1991 , hommage à nadine Gordimer prix Nobel de littérature 1991 , écrivain sud-africain, fin de l’apartheid. Langue anglaise sous-titré en français.

Source : Publiée le 30 avril 2012 par 

« Cet écrivain Sud-Africain a reçu le Prix Nobel de littérature en 1991. Nadine Gordimer est pourtant issue d’une famille bourgeoise anglophone blanche mais s’intéresse aux problèmes qui frappent son pays. Née le 20 novembre 1923 à Spings en Afrique du Sud, elle s’exprime dès l’âge de 9 ans en écrivant une nouvelle.

Elle souhaite s’engager pour la cause des Noirs et se rapproche de Nelson Mandela, membre alors du Congrès National Africain. Elle lutta par ses livres contre l’Apartheid. Si vous lisez un jour l’un d’entre eux, vous verrez que l’on ressent toutes les injustices de cette époque. Elle publia 13 romans dont, l’étreinte d’un soldat ; ceux de July ; quelque chose là-bas ; histoire de mon fils ; l’arme domestique et pillage. Egalement des nouvelles, des recueils et divers autres textes.

Le Programme des Nations Unies pour le développement l’a choisie comme ambassadrice itinérante. Toujours concernée par les problèmes sociaux, elle n’hésite pas à se déplacer pour des conférences et à y prendre part. Elle est aussi vice-présidente de l’Association internationale des écrivains qui est une organisation non-gouvernementale affiliée à l’Unesco. On la retrouve aussi membre honoraire de l’American Academy of Arts and Sciences, et de la Royal Society of Literature du Royaume-Uni, ainsi que du Congress of South African Writers.

Ces journées sont donc bien occupées et son dévouement est sans limite. Mais elle ne s’arrête pas en si bon chemin et avec l’aide de 21 écrivains produit un recueil du nom de « Telling Tales » pour lutter contre le sida. On retrouve Nadine Gordimer et 4 autres Prix Nobel de littérature ainsi que d’autres auteurs comme John Updike, Margaret Atwood, Gabriel García Márquez, Arthur Miller. Les ventes de cet ouvrage permirent d’aider les personnes touchées par le Sida. On souhaite que Nadine ne s’arrête pas tout de suite dans ses initiatives en faveur des gens défavorisés.

Source : Afrique-Annuaire.com

Le Cas Howard Phillips Lovecraft

« Le Cas Howard Phillips Lovecraft » intègre cette semaine notre ipaginathèque. Documentaire de 1998 sur la vie et l’oeuvre d’HP Lovecraft, d’une durée de 45 mn. Réalisateurs : Pierre Tridivic , Patrick-Mario. BernarAuteurs : Pierre Trividic , Patrick-Mario Bernard , Anne-Louise Trividic. Une co-production France  3, INA,  Taxi Vidéo Brousse en association avec La Sept Arte, Carré Noir (RTBF-Liège).


Le Cas Howard Phillips Lovecraft (documentaire… par Snanf


Le Cas Lovecraft est un film d’une originalité assez sidérante: une sorte de monstre merveilleux surgi par surprise dans la calme bibliothèque d’Un Siècle d’écrivains. Il faut dire que ce sujet n’est pas n’importe qui : inventeur de mondes et de mythes qui ont fait, depuis les années 30, le bonheur horrifié de lecteurs toujours plus nombreux, H. P. Lovecraft est lui-même devenu un être de légende. Les contingences terrestres n’intéressaient pas ce pur wasp de Providence et la vie le dégoûtait : son oeuvre s’est construite contre la réalité, dans l’espace informe qu’ouvre la peur, derrière la porte de cauchemars clos. Comment alors montrer cette mythologie de l’innommable et donner à voir Dagon, le mystérieux Cthulhuou l’improbable Necronomicon ? Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic se sont posé la question et ont imaginé pour y répondre un formidable dispositif visuel, qui réinvente l’inquiétude à la télévision.

(extrait, les Inrockuptibles, Fabrice Gabriel)

Louis Jouvet et l’amour du théâtre

Louis Jouvet et l’amour du théâtre est le documentaire que nous vous proposons en nouvelle référence dans notre ipaginathèque. Une production AGAT FILMS & Cie en co-production avec France3, Scérén -CNDP et INA entreprise. Documentaire réalisé et écrit par Jean-Noël Roy  sorti en 2002, (49′).

 

 

Louis Jouvet a donné sa vie entière au théâtre. Afin d’accompagner ce documentaire de quelques lignes, nous avons décidé de reporter ici l’hommage que lui  fait le théâtre de l’Athénée, qu’il dirigea de 1934 à 1951 :

« Aux richesses architecturales de l’Athénée s’ajoute un inestimable patrimoine artistique : la figure de Louis Jouvet qui dirigea ce théâtre de 1934 à 1951, date de sa mort, a profondément marqué un lieu qui lui rend hommage en portant son nom. Ce grand acteur populaire, chéri du cinéma, était avant tout un homme de théâtre.

De cet art, avant de devenir le metteur en scène et le comédien que l’on sait, il aura exploré tous les recoins : machiniste, costumier, accessoiriste, peintre et éclairagiste. Rien d’étonnant de la part de celui qui se plaisait à dire que « l’humble connaissance de la pratique est le chemin le plus sûr pour aller à la vérité ». La leçon d’exigence d’une personnalité sans concession, qui aura su défendre tant la création contemporaine (Giraudoux) que la redécouverte des classiques (Molière, Corneille…), et dont l’ombre habite toujours la salle à l’italienne qu’il aima entre toutes. Sa rencontre avec cette salle est pour lui une expérience forte qui lui permit un renouvellement de son art dramatique. Le rapport intime qu’offre une salle à l’italienne entre la scène et les spectateurs aura influencé sa manière de faire du théâtre. Conscient des limites de l’« ordre shakespearien », il s’extasie sur les vertus de l’« ordre italien » et plus particulièrement sur la mécanique de cette puissante machine à décors. Il créa notamment L’Ecole des femmes avec la complicité de l’artiste plasticien Christian Bérard qui inventa le décor des « murs ouvrants » permettant de représenter à la fois les murs de la maison d’Agnès et le jardin et la place publique où se déroule une bonne partie de l’action. »

Source : Le théâtre de l’Athénée.

 

Paroles d’écrivain : Raymond Dumay

 

   Lu dans un vieux texte qui date des années 50 (« Mort de la littérature » de Raymond Dumay chez Stock) :

  » [.] Mais nous vérifions chaque jour qu’un auteur même classé, préfère ses plus mauvaises pages, se cramponne à ses défauts et ignore ses qualités. Il suffit quelquefois d’un mot pour changer toute une façon d’écrire et de faire d’un débutant incertain un véritable écrivain [.] »

  « Le candidat de province à qui l’on renvoie son manuscrit avec une lettre flatteuse : « indéniable qualité de style », « vrai tempérament de romancier » mais « il faudrait resserrer votre intrigue «  améliorer vos transitions »  cherche en vain le sens de ces vagues remarques et conclut que l’on se moque de lui. Améliorer ? Il ne demande pas mieux mais comment ? »

  » Alors pourrait intervenir le « conseiller provincial ». Pas besoin que ce dernier soit écrivain (ce n’est même pas souhaitable : la plupart des écrivains de province «  blanchis » sous le harnois ne sont restés tels que parce qu’ils n’ont pas su se corriger) On prendrait un bon lecteur : médecin, avocat, professeur. Il s’en trouve partout. N’importe quel libraire peut en désigner une douzaine. Tout homme étant pédagogue dans l’âme serait heureux d’indiquer à ses consultants leurs défauts. Une heure de conversation avec un professeur éclairé peut être plus utile à un débutant intelligent que des années de recherches dans la solitude. »

 L’écrivain :

Raymond Dumay (1916-1999) a commencé sa vie comme berger avant de devenir critique littéraire, écrivain, et historien de la table et du vin. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages.