Le livre qui s’efface sous deux mois…

 

Un éditeur argentin indépendant  Eterna Cadencia  a publié un florilège de nouveaux auteurs latins en utilisant une encre spéciale qui disparaît une fois qu’il entre en contact avec le soleil et l’air et ce,  dans un délai de 2 mois après l’ouverture du livre. Ceci en fait une approche intéressante pour motiver les acheteurs de livres, à lire des livres plus rapidement, ce qui donne pour la première fois l’attention aux auteurs dont ils ont besoin pour survivre :

« Les livres sont des objets très patients. On les achète, et puis ils attendent après nous de les lire. Des jours, des mois, voire des années. C’est OK pour les livres, mais pas pour les nouveaux auteurs. Si les gens ne lisent pas leurs premiers livres. Ils se voient rarement offrir une seconde chance. »

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«Le livre qui ne peut attendre» aborde un problème important pour les nouveaux auteurs. Les éditeurs innovants indépendants font donc équipe avec DRAFTFCB Buenos Aires pour développer cette initiative.

2 réflexions au sujet de « Le livre qui s’efface sous deux mois… »

  1. Excellent. J’y vois même un deuxième usage de recyclage du papier.

    Bon, le seul problème, c’est qu’il faut ouvrir une première fois le livre avant que la machine infernale ne se mette en marche… Le lecteur risque de ne pas faire le geste, attendant « le moment propice » où il aura deux mois pour le lire.

    L’initiative est en tout cas très bonne et oui, les nouveaux auteurs ont besoin d’être lus.

  2. C’est la pire chose qui soit à mon avis. Le livre n’a jamais eu besoin des argentins pour qu’on le lise, juste d’auteurs intéressants et, à la limite, d’une reliure incitant à la découverte du contenu.

    Le livre était avant cette innovation un bien matériel durable, échangeable, presque immortel tant qu’on en prend soin. Maintenant on n’aurait même plus l’occasion de garder son livre et de le relire à souhait avec un tel procédé.

    Et niveau écologie je n’imagine pas le merveilleux gaspillage engendré par ce concept de livre jetable et périssable.

    Ou quand l’obsolescence programmée contamine même les bibliothèques.
    http://lieu-subjectif.org/propos/des-machines-au-livre.html

    Je peux me tromper mais j’espère vraiment que cette invention restera en Argentine et sera un échec.

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