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Coup de coeur à Charlélie Couture

CHARLELIE  COUTURE

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« Moi je suis entré dans l’Art comme d’autre entrent en religion, ou plutôt j’ai forcé les portes comme les marchands sont entrés dans le temple, par effraction de façon « ainsi-dieuse ».

Et voilà…CharlElie a tout dit… Ce type, je l’admire vraiment… J’aime son talent instinctif, sa façon « multiste » d’aborder l’Art urbain (Street Art), à travers la poésie, la sculpture, la peinture, la photographie, l’écriture, la musique. Il est une référence notoire au sein des artistes mondiaux pluridisciplinaires.

Depuis plus vingt- cinq ans, ce diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, hyper productif, poursuit une démarche vers ce qu’il définit comme « l’Art Total », attitude globale consistant à trouver des interconnexions entre les formes d’expressions de l’homme que sont l’Ecriture, l’Image et la Musique.

 

charlelie

23 albums, 15 ouvrages de réflexions, une galerie d’art (RE Gallery) en plein cœur de Manhattan, pour CharlElie tout est prétexte à se mettre en phase avec le monde. Son univers, faits de mystères, d’ombres et de lumières, est à l’instar de ses « paysages intérieurs », tourné vers la quête perpétuelle de l’absolu.

J’ai adoré son album New-Yorkais de 2011 « Fort rêveur », dont j’ai choisi ce titre « Les ours blancs » sur notre attitude face à la Nature que nous détruisons petit à petit.

« Trop de tout d’un côté », trop de rien de l’autre côté »

Vous donner envie d’écouter « Fort rêveur » en entier et aussi vous rappeler que son prochain album « ImMortel » qui marque son retour à la chanson française, sortira le 15 septembre 2014.

Les Ours Blancs

Tant de poussière dans la lumière

Tant de nitrates dans les rivières

Tant de poissons sortis de la mer

Tant de fruits en hiver

Tant de containers sur le quai

Tant de richesses accumulées

Tant d’opinions manipulées

Tant de charges à supporter

Abondance à outrance

Trop de tout d’un côté

Pénurie et carences

Trop de rien d’l’autre côté

Nous sommes tous des ours blancs

Tant de produits fabriqués

Tant d’inventions dépassées

Tant d’animaux empaillés

Tant de gorilles dépecés

Tant de grands arbres abattus

Pâte à papier qu’on ne lit plus

Tant de gâchis à découvert

Tant de caprices existentiels

Abondance à outrance

Trop de tout d’un côté

Pénurie et carences

Trop de rien d’l’autre côté

Nous sommes tous des ours blancs

A l’école c’est logique

L’écologie faudrait l’enseigner

Et apprendre la grammaire

De l’eau de l’air ou de la lumière

D’un côté d’la misère

De ceux qui retournent la terre

De l’au-delà loin des marchés

De l’utopie de l’égalité

Ah les grands mots brandis comme des étendards

Fraternité Egalité Solidarité

Si seulement on pouvait y croire

Abondance à outrance

Trop de tout d’un côté

Pénurie et carences

Trop de rien d’l’autre côté

On préfère le nier

Feindre de l’ignorer

Trop d’excès d’un côté

D’autre pas assez

Nous sommes tous des ours blancs

Tous des ours blancs