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Technologie : le livre papier interactif !

Fujitsu Laboratories a développé une interface utilisateur de la nouvelle génération qui permettrait de détecter avec précision le doigt de l’utilisateur et ce qui est en contact avec, permettant ainsi la création d’un système d’écran tactile de type interactif, utilisant des objets du monde réel. De façon plus claire dixit le laboratoire :

« Nous pensons que le papier et bien d’autres objets peuvent être manipulés en les touchant, comme avec un écran tactile. Ce système n’utilise aucun matériel spécial. Elle se compose seulement d’un appareil comme une webcam ordinaire, ainsi que d’un projecteur associé. cette capacité est atteinte par une technologie de traitement de l’image. »

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Grâce à cette technologie, l’information peut être importée à partir de n’importe quel document sous forme de données, en sélectionnant les pièces nécessaires avec votre doigt. Cette technologie mesure la forme des objets du monde réel, et ajuste automatiquement avec le système de coordonnées de la caméra, du projecteur, associé au monde réel. De cette façon, il peut coordonner l’écran, non seulement pour des surfaces planes comme les tables et le papier, mais aussi pour des surfaces courbes d’objets, tels que des livres.

Ce concept révolutionnaire propose de scanner en temps réel et en 3D les supports imprimés qu’on lui présente mais aussi la position des doigts de l’utilisateur, permettant ainsi une réalité augmentée digne de tous les usages numériques actuels. Et autant dire que les possibilités sont tout autant multiples, tel que pouvoir de la même façon extraire des images afin de les partager sur les réseaux sociaux ou encore permettre de réaliser des liens cliquables etc…

Ainsi donc les livres papiers disposeraient des mêmes atouts que leurs homologues numériques ? Affaire à suivre… on n’arrête toutefois pas le progrès !

Source : Interface tactile pour le transfert de données transparent entre les mondes réel et virtuel – DigInfo TV.

iPagination, un véritable passeport pour l’édition !

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iPagination, avec l’implication de ses membres, travaille farouchement depuis près de deux ans à faire valoir le talent d’auteurs qui ne bénéficient pas ou peu d’une visibilité suffisante pour accéder au graal de l’Edition.

iPagination Editions définit actuellement sa ligne éditoriale ainsi que sa charte graphique avec pour objectif d’être non seulement digne des trente-trois auteurs bénéficiant déjà d’une publication, mais aussi de préparer les futures éditions, notamment celles d’ici à la fin de l’année, mettant à l’honneur onze nouveaux talents.

Notre projet prend également sens auprès des éditeurs conventionnels, et nous en sommes fiers.

Deux de nos membres, au parcours identique, ont récemment trouvé un éditeur et nous avons décidé de leur laisser la parole pour témoigner de l’apport d’iPagination sur leur route vers l’édition.

Une inscription, un texte puis un premier commentaire qui marque : « C’est Marcel Faure qui a été le premier à commenter. Il disait avoir envie de lire la suite… », se souvient Thierry Ledru qui vient de signer un contrat d’édition numérique avec Numeriklivre.

Puis très vite, le partage et l’échange offrent une bouffée d’oxygène dans une passion jusque-là solitaire :

« J’ai vu des âmes qui ruisselaient de mots, des mains tendues à travers les écrans, des tristesses camouflées au creux des virgules, des apothéoses dans les trois points suspendus, j’ai vu les sourires se dessiner à la lecture des commentaires reçus, comme des bonheurs propagés, j’ai senti ce goût lumineux des nourritures spirituelles. La communion des âmes qui écrivent. J’avais trouvé le refuge espéré. »

Magali Aïta, alias La Chouette Bavarde, a elle aussi usé de la voix numérique pour se faire connaître grâce à son blog personnel avant d’intégrer iPagination pour élargir son lectorat et amplifier sa visibilité :

« Un chapitre chaque soir sur mon blog, avec Internet on abolit les frontières, c’est toujours surprenant. J’ai ensuite rejoint iPagination où j’ai déposé des nouvelles, mon roman, des poésies… c’est un succès immédiat. »

Au-delà du fait même de se faire connaître, c’est l’occasion aussi de se mesurer, d’éviter de se fourvoyer, de se remettre en question comme nous l’exprime Thierry :

« Cet instant où la souris clique du museau sur l’étiquette « commentaires » […], c’est parfois un rappel à l’ordre qui vient nourrir le goût immodéré du travail et je reprends l’ouvrage, j’affûte mes outils, je me pose devant la page, je retourne et triture dans tous les sens les suggestions proposées puis je cisèle, je découpe, je dissèque, je polis. »

A force de travail, d’humilité et de partages, Magali et Thierry finissent par s’ouvrir les voies de l’Edition. Thierry nous invite à cette phase de découverte :

« J’avais mis déjà quelques textes lorsque j’ai été contacté par une éditrice. Elle avait lu mes textes et souhaitait en lire l’intégralité. Une éditrice qui me contactait par le biais d’un site de littérature ? Depuis vingt ans que je les coursais et qu’ils se débrouillaient toujours pour me renvoyer au fin fond des jungles du doute et de la désespérance, je n’y croyais pas…

J’ai pensé à une embrouille. Elles foisonnent et se nourrissent de cette fameuse désespérance, contre vastes monnaies discordantes, des compliments somptueux jusqu’à l’émergence de l’espoir halluciné. »

iPagination n’est pas peu fière de ces résultats, car la Chouette avait déjà bénéficié d’une publication dans le recueil collectif Sens interdits des Editions éponymes avec sa nouvelle, Qu’importe le prix, racontant l’histoire d’une jeune fille participant à la révolution de Jasmin, en Tunisie. Son talent n’était pas passé inaperçu.

De même pour Thierry Ledru qui, à plusieurs reprises, a pu bénéficier des sélections des conseillers d’iPagination et prendre conscience de son talent et de ses prédispositions flagrantes à transmettre par l’écrit.

Il convient ici de souligner que l’enrichissement mutuel permet de franchir des étapes importantes, et que commenter le travail d’autrui est également nécessaire, comme nous le précise Thierry :

« Je n’ai pas délaissé les bonheurs de lecture pour autant. J’ai vu se créer une relation respectueuse de liseur et de lu, un échange de procédés humanistes puisque l’humanité se regarde quand l’humain l’écrit, l’opportunité d’apprendre aussi. Et j’ai beaucoup appris. »

Que ce soit avant ou après, cet apport compte comme le conclut Thierry Ledru : « Dans cette histoire, iPagination a joué un rôle inattendu. Avec le contrat d’édition signé, j’aurais pu succomber à l’appel de l’euphorie, des illusions ranimées, imaginer des succès planétaires, des milliers de courriers reçus, des invitations littéraires. Non, rien de tout ça parce que je lisais mes compatriotes et qu’ils étaient mes garde-fous, le maintien de mes pensées dans l’écrin de la lucidité, le goût immodéré du partage et de l’accompagnement bienveillant, fasciné, enthousiaste, ému jusqu’à en rêver la nuit. »

Vous retrouverez l’ensemble du témoignage de Thierry sur son texte, « Mille mercis ». Vous pouvez également vous procurer son livre « A cœur ouvert » aux éditions Numériklivres.

La Chouette Bavarde quant à elle, est déjà en phase de promotion et vous pouvez vous procurer son livre, « L’amour au bout du clic », aux éditions Mon petit Editeur. En fin d’article, vous trouverez les articles réalisés par le Dauphiné libéré, l’allevardin ou encore Magali en une de 20mn, l’édition de Grenoble pour relayer la sortie de son livre, mais aussi cette nouvelle forme de promotion qu’offre iPagination au service de ses auteurs.

Nous souhaitons à notre Chouette Bavarde et à Thierry Ledru, toute la réussite possible pour cette première sortie.

Ces résultats sont autant de succès pour iPagination qui rencontre actuellement de nombreux acteurs de l’édition professionnelle pour élaborer avec eux des projets d’avenir. Dans la volonté de partage qui nous anime, nous sommes pleinement disposés à répondre aux sollicitations qui pourraient survenir. Le succès des auteurs est au cœur du projet d’iPagination avec l’appui de toutes les bonnes volontés.

 

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Paperman par John Kahrs / Court métrage

Pour qui ne l’aurait pas encore vu, un court métrage de Disney, une petite merveille d’animation.

Année de production : 2012 Genre : Animation Réalisateur : Walt Disney Animation Studios Direction : John Kahrs Durée : 6″33.

Description : L’histoire se passe au milieu du 20ème siècle à New York. Un homme rencontre une femme sur le quai d’une gare. Il va la revoir à son travail dans l’immeuble d’en face. Il va essayer d’attirer son attention en lui lançant des avions en papier. Paperman est une animation en Noir & Blanc réalisée par Disney.



Le livre qui s’efface sous deux mois…

 

Un éditeur argentin indépendant  Eterna Cadencia  a publié un florilège de nouveaux auteurs latins en utilisant une encre spéciale qui disparaît une fois qu’il entre en contact avec le soleil et l’air et ce,  dans un délai de 2 mois après l’ouverture du livre. Ceci en fait une approche intéressante pour motiver les acheteurs de livres, à lire des livres plus rapidement, ce qui donne pour la première fois l’attention aux auteurs dont ils ont besoin pour survivre :

« Les livres sont des objets très patients. On les achète, et puis ils attendent après nous de les lire. Des jours, des mois, voire des années. C’est OK pour les livres, mais pas pour les nouveaux auteurs. Si les gens ne lisent pas leurs premiers livres. Ils se voient rarement offrir une seconde chance. »

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«Le livre qui ne peut attendre» aborde un problème important pour les nouveaux auteurs. Les éditeurs innovants indépendants font donc équipe avec DRAFTFCB Buenos Aires pour développer cette initiative.

Guy Laramée : l’érosion des cultures, du livre…

« Examiner l’évolution à travers l’objectif double de la spiritualité et de la science » telle est la démarche entreprise par l’artiste  Guy Laramée  qui crée des paysages miniatures de livres de poche antiques. S’appuyant sur ​​plus de trente années d’expérience en tant qu’artiste interdisciplinaire (y compris en tant que compositeur de musique) et en complément une formation en anthropologie, Laramée sculpte un parallèle entre l’existentialisme, l’érosion de la géographie et la nature éphémère de la chose imprimée.

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Comme pour Sarolta Ban , nous vous proposons de visualiser ses œuvres tout en parcourant le témoignage de l’artiste…

« L’érosion des cultures – et de «la culture» dans son ensemble – est le thème qui traverse les 25 dernières années de ma pratique artistique. Les cultures émergentes, devenues obsolètes, sont remplacées par de nouvelles. Avec la disparition des cultures, certaines personnes sont déplacées et détruites. Il est  actuellement a dit que le livre papier est lié à mourir. »

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« La bibliothèque, en tant que lieu, est terminée. On peut se demander alors : croyons-nous vraiment que « les nouvelles technologies » vont changer quelque chose au sujet de notre dilemme existentiel, notre condition humaine?  Et même si nous pouvions changer le contenu de tous les livres sur la terre, cela changerait-il quoi que ce soit par rapport à la domination des connaissances analytiques sur la connaissance intuitive ? Qu’est-ce que c’est en nous-mêmes, qui insiste sur l’accaparement, le coulage du flux de l’expérience en concepts ? »


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« Quand j’étais plus jeune, j’étais très en colère contre les idéologies du progrès. J’ai voulu les détruire, en montrant que nous sommes encore primitifs. J’ai eu l’intuition profonde que tant qu’espèce, nous n’avions pas évolué tant que ça. Maintenant, je vois que notre croyance dans le progrès découle de notre fascination pour le contenu de la conscience. Malgré les apparences, notre obsession actuelle pour changer les formes dans lesquelles nous cultivons l’accès, n’est qu’une manifestation de cette fascination. »

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« Mon travail, en 3D, ainsi que dans la peinture, provient de l’idée même que la connaissance ultime pourrait très bien être une érosion au lieu d’une accumulation. Le titre d’un de mes morceaux est « Toutes les idées se ressemblent ». .L’art contemporain semble avoir oublié qu’il y a un extérieur à l’intellect. Je veux étudier la pensée, non seulement le «quoi» de ce que nous pensons, mais « que » nous pensons. »

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« Alors je sculpte les paysages de livres et je peins des paysages romantiques. Montagnes de connaissances désaffectées : revenir à ce qu’elles sont vraiment, des montagnes. Ils érodent un peu plus et ils deviennent collines. Ensuite, ils s’aplatissent et deviennent des champs où apparemment rien ne se passe. Piles d’encyclopédies obsolètes, revenir aux fondamentaux, simplement. . Brouillards et  nuages ​​tout s’efface, nous le savons, autant que tout ce que nous pensons que nous sommes. »

Ne manquez pas de vous rendre sur le site de Guy Laramée en cliquant ici !