Tous les articles par Agathe

Infirmière, responsable d'un bloc opératoire. Rédactrice et programmatrice des coups de cœur musicaux, des quiz et des articles du groupe ipagina'Son sur l'iPaginablog. Auteure , parolière / interprète, lectrice sur iPagination.

Quiz littéraire : légendes francophones

 

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Agathe et Lilas. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?

Quiz littéraire : LEGENDES FRANCOPHONES

Une légende tient de faits réels : une histoire est racontée puis est transmise par oral d'où des modifications. Fortement liée à un élément clé, elle se concentre sur un lieu, un objet, un personnage, une histoire, Au fil du temps, la légende devient un mythe, car elle perd en précision et gagne en fantaisie. Chaque pays a ses propres légendes. En cette semaine consacrée à la langue française, voici un quiz sur les légendes qui bercent plusieurs contrées francophones.
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C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

Coup de cœur francophone

  DEUX COUPS DE CŒUR…DEUX RYTHMES DIFFERENTS ET POURTANT TOUT A FAIT COMPATIBLES… CAR ILS SONT TOUS LES DEUX UN HOMMAGE A L’AMOUR …

Une bradycardie tout d’abord, mais dont chaque contraction enverra un afflux de sang suffisant en périphérie, pour apaiser vos vies essoufflées. Posez-vous… çà fait rêver, non ?

Steve SOGO est un jeune artiste, compositeur, bassiste et guitariste Burundais. Son style est moderne d’inspiration traditionnelle africaine, saupoudré de blues jazz. Il a trois albums à son actif, et le titre à l’écoute aujourd’hui l’a propulsé sur la scène internationale fin 2008.

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Dans cette vidéo, il rend hommage à son pays avec simplicité et ferveur. Les habitants, la faune, la flore, les paysages magnifiques sont déclinés à travers cette phrase : « Il est beau mon pays Burundi » * 

« IL EST BEAU MON PAYS BURUNDI »


Et PUIS….. ACCROCHEZ-VOUS…un épisode extrême de tachycardie contre laquelle aucun bétabloquant ne sera efficace…

Au coeur du Burundi, se déroule une extraordinaire aventure. L’histoire d’une femme de 57 ans, Marguerite Barankitsé dite Maggy. Elle est enseignante de formation, Tutsie et dans son pays le Burundi  en 1993, Tutsis et Hutus se massacrent. En octobre, elle échappe à la mort, lors d’une tuerie à l’évêché, perd soixante membres de sa famille et sauve 25 enfants.

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Dans les premiers mois qui suivent les massacres, elle fonde 3 centres d’accueils qui rassemblent plus de 400 orphelins des 2 ethnies, tous témoins de l’assassinat de leurs parents.

La « maison Shalom »  est un de ces centres d’accueils. Je vous invite à partager cet hommage à Maggy et à son centre d’accueil, chanté et dansé par ces miraculés. Ils sont devenus adultes, beaucoup ont été torturés et sont aveugles.

« MAISON SHALLOM »

Celle que les enfants appellent « O’Ma », la grand mère en langue Kirundi, leur apprend à se respecter. 21 ans plus tard, à force d’opiniâtreté, de passion et surtout de foi, elle a participé d’une façon phénoménale à la reconstruction de son pays, plus particulièrement de sa province Ryuigi.

Ce sont des villages de maisons pour les orphelins qui sortent de terre. Puis un hôpital flambant neuf, une école d’infirmière, une école normale, un centre de formation capable de donner rapidement un métier manuel dans ce pays où on manque de tout. Elle relance l’agriculture en faisant installant des systèmes d’irrigation.

Son charisme, son acharnement font d’elle une personnalité reconnue dans le monde entier. Récompensée à plusieurs reprises pour son action en faveur de la paix, elle est souvent comparée à Nelson Mandela, avec qui elle partage cette même volonté de pardon et de réconciliation interethnique.

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La renaissance dérange, mais Maggy n’en a que faire. Elle connait sa mission, même au péril de sa vie. Car « le seul combat qui vaille la peine d’être mené est celui pour la paix » dit-elle d’une voix douce et pointue et avec un large sourire….

 

J’ai eu l’immense privilège de côtoyer Maggy pendant deux jours en France. Une expérience inoubliable… Faites-moi plaisir…écoutez jusqu’au bout cet hommage.

* Le Burundi est membre de la Francophonie depuis mars 1970. La population du pays est constituée de Hutus (80 %), de Tutsis (19 %)   et deTwas (1 %).

C’est l’un des pays africains où la situation linguistique est des plus simples. En effet, depuis des siècles, une seule langue, le kirundi, langue maternelle de tous les Burundais, a tissé l’histoire du peuple burundais et consolidé sa culture et son unité. Depuis la colonisation, le français a été adopté comme langue administrative et langue de la communication internationale. L’usage du kirundi et du français demeure donc actuellement prédominant au Burundi.

Coup de coeur pour Vanessa Paradis et Benjamin Biolay : Divinidylles.

Vanessa Paradis et Benjamin Biolay

Elle ne pouvait pas mieux tomber, cette consécration aux victoires de la musique : Vanessa Paradis en tant  qu’ interprète de l’année 2014 et Benjamin Biolay, auteur et compositeur d’une chanson sublime.

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Vanessa Paradis parce que je l’aime depuis toujours. A 14 ans je la trouvais déjà craquante avec sa voix de « canari enroué » sur « Jo le taxi ». Et puis il y a eu « Marilyn et John », «  Variation sur le même t’aime », entièrement écrit par Gainsbourg, une période pop anglaise avec Lenny Kravitz, le magnifique « Divinidylle » pour ne parler que des plus connus, et maintenant « Love songs »

« Chanter est ce que j’aime le plus faire dans la vie » dit-elle.

 Vanessa, elle interprète les mots des autres d’une façon sublime, la délicatesse au bout des lèvres. Elle touche, elle distille l’émotion, toute en retenue,  de sa voix si particulière à la Jeanne Moreau. Avez-vous remarqué comme cette voix, calme et grave quand elle parle, devient si légère et s’envole dans les hauteurs quand elle chante ?

Vanessa Paradis, c’est le contraste entre la fragilité d’un corps et  la force d’un regard posé. Et si j’y ajoute un sourire énigmatique sur le ruisseau du bonheur, une seule expression me vient à l’esprit quand je la vois. « Elle a une classe folle, cette femme »

Le cinéma ne s’y est pas trompé et elle a mis son talent au service de nombreux films en France et aux Etats-Unis, mais cet article est avant tout un coup de cœur musical…

 

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Benjamin Biolay, parce que c’est un homme de maux à mots. ..d’émaux ciselés..

Il a la sensibilité du musicien, une façon détournée de dire les choses, et une poésie qui transpire dans chaque  phrase, qu’elle soit faite de notes ou de lettres.

Il arbore une attitude et une voix plutôt introverties ( à la Daho), et pourtant la presque insolence du regard rappelle Gainsbourg, l’impertinence en moins. Des femmes comme Elodie Frégé, Kerenn Ann et Chiara Mastroianni ne s’y sont pas trompées en le choisissant comme auteur compositeur de leur album.

Je vous invite à visionner cette vidéo. Mettez une petite laine d’abord…Vous allez frissonner de plaisir et d’émotion.

LA CHANSON DES VIEUX CONS

   Tant qu’on ne sait pas, qu’on ne sait rien

Tant qu’on est de gentils petits chiens

Tant que la petite santé va bien

On n’est pas la queue d’un être humain

 

Tant qu’on ne sait pas le coup de frein

Qui vous brule à vif un jour de juin

Tant qu’on ne sait pas que tout s’éteint

On ne donne quasi jamais rien

 

Tant qu’on ne sait pas que tout éreinte

Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la vraie crainte

Tant qu’on n’a jamais subi la feinte

Ou regardé pousser le lierre qui grimpe

 

Tant qu’on n’a pas vu le ciel d’étain

Flotter le cadavre d’un humain

Sur un fleuve nu comme un dessin

Juste un ou deux traits au fusain

 

C’est une chanson, une chanson

Pour les vieux cons

Comme moi, petite conne d’autrefois

C’est une chanson, une chanson,

Qui vient du fond, de moi

Comme un puit sombre et froid

 

Tant qu’on ne sait pas qu’on est heureux

Que là haut ce n’est pas toujours si bleu

Tant qu’on est dans son nuage de beuh

Qu’on ne se dit pas je veux le mieux

 

Tant qu’on n’a pas brulé le décors

Tant qu’on n’a pas toisé un jour la mort

Tant qu’on a quelqu’un qui vous sert fort

On tombe toujours un peu d’accord

 

C’est une chanson, une chanson

Pour les vieux cons

Comme toi, petit con d’autrefois

C’est une chanson, une chanson,

Qui vient du fond, de moi

Comme un puits sombre et froid

 

Tant qu’on ne sait pas ce qu’est la fuite

Et la honte que l’on sait qu’on mérite

Tant qu’on danse au bal de hypocrites

Qu’on n’a jamais plongé par la vitre

 

Tant qu’on n’a pas vu brûler son nid

En quelques minutes à peine fini

Tant qu’on croit en toutes ces conneries

    Qui finissent toutes par « Pour la vie »

 

Un deuxième cadeau en prime, la vidéo de « la superbe » qui porte parfaitement bien son titre…

 

 

Coup de coeur à Julien Doré

Julien Doré, un Ovni à la fièvre romantique incurable…

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Plus qu’un coup de cœur, c’est un vrai coup de foudre que je souhaite partager avec vous. Voici le portrait d’un poète à part, auteur, compositeur interprète, acteur, génie à la mélancolie teintée d’une véritable sincérité artistique.

Sorti d’un radio crochet en 2007, Julien Doré est un dandy populaire, valsant entre folie douce et grâce langoureuse.

Deux premiers opus « Ersatz » et « Bichon » dans lesquels il nous a baladés  sur sa « Baie des anges » et ses « Bords de mer », et voici de nouvelles destinations exotiques « Viborg , Paris , Seychelles , Cherbourg, Séville, Angoulême, vers lesquelles il nous invite à le suivre.

Et on le suit…avec bonheur…

Son dernier album « Love » est nommé aux victoires de la musique dans la catégorie « meilleur album ». Sombre et lumineux, il ose l’improbable association de chansons sophistiquées sur la mémoire amoureuse et d’une ode à Michel Platini, mais toujours à travers une prose douloureuse et légèrement déjantée.

 

MON APACHE

Cette promesse, c’est de l’or que tu caches
En attendant les Apaches et leurs centaures
Oh mon inouïe antilope dans tes flancs
Et leur reflet roux d’enfance dort un cyclope

D’où vient la soie de ton ventre et d’où vient
L’ardeur de ces beaux élans que tu défends
Où vont les flots noirs de cendres, les vaisseaux
Logés au creux de ta peau couleur d’encre

Une flèche en plein coeur, un ciel à la dérive
Et je meurs de nous survivre
Un alezan sur la grève de nouveau enfin libre
Et je crève de nous survivre

Cette lueur plus encore, tu la caches
En attendant les Apaches et leur trésor
Oh mon inouïe, amazone, tu nous quittes
Et l’été se fait automne, black light whitening

Une flèche en plein coeur, un ciel à la dérive
Et je meurs de nous survivre
Un alezan sur la grève de nouveau enfin libre
Et je crève de nous survivre

Cette promesse c’est de l’or que tu caches
En attendant les Apaches,
Cette promesse c’est de l’or que tu caches
Moi je t’attends, mon Apache

Coup de coeur à David Villamejeanne

DAVID VILLAMEJEANNE

 David Villamejeanne est un touche-à-tout, poète et romancier – « Les yeux noirs » en  janvier 2007, « L’amour n’a pas d’odeur » en  novembre 2007 – il est aussi titulaire d’un diplôme universitaire qui lui permet d’enseigner le français. Depuis quelques années, il veille jalousement sur ses enfants dans son sud natal et se consacre à l’écriture et à la composition musicale.

Il commence la musique à 10 ans, apprend la guitare au conservatoire et dans les écoles de jazz et de rock de Montpellier. Après plusieurs années en tant que guitariste chanteur, il devient auteur-compositeur-arrangeur et met son talent au service des autres dans son studio d’enregistrement.

Des goûts éclectiques, une grande qualité de composition, et surtout une extrême sensibilité, voilà les qualités que je vous invite à découvrir à travers deux poèmes magnifiques de Rimbaud et de Baudelaire sur lesquels il a posé ses notes et sa voix.

Ces poèmes sont extraits d’un CD « L’invitation au voyage », recueil de poèmes mis en musique,  qui verra prochainement le jour.

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Le Dormeur Du Val (Arthur Rimbaud)

C’est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent, où le soleil de la montagne fière

Luit, C’est un petit val qui mousse de rayons

Un soldat jeune bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort, il est étendu dans l’herbe, sous la nue,

Pale dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme

Nature berce le chaudement, il a froid.

Les parfums ne font plus frissonner sa narine,

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

L’invitation au voyage

(Charles Baudelaire)

 Mon enfant, ma soeur


Songe à la douceur


D’aller là-bas vivre ensemble !


Aimer à loisir,
 Aimer et mourir


Au pays qui te ressemble !


Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés


Pour mon esprit ont les charmes


Si mystérieux


De tes traîtres yeux,


Brillant à travers leurs larmes.


 
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,


Luxe, calme et volupté.



 

Des meubles luisants,


Polis par les ans,


Décoreraient notre chambre ;


Les plus rares fleurs


Mêlant leurs odeurs


Aux vagues senteurs de l’ambre,


Les riches plafonds,


Les miroirs profonds,


La splendeur orientale,


Tout y parlerait


À l’âme en secret


Sa douce langue natale.



 Là, tout n’est qu’ordre et beauté,


Luxe, calme et volupté.


 


Vois sur ces canaux


Dormir ces vaisseaux


Dont l’humeur est vagabonde ;


C’est pour assouvir


Ton moindre désir


Qu’ils viennent du bout du monde.
-

 Les soleils couchants
Revêtent les champs,


Les canaux, la ville entière,


D’hyacinthe et d’or ;


Le monde s’endort


Dans une chaude lumière.



 Là, tout n’est qu’ordre et beauté,


Luxe, calme et volupté.