Louis Jouvet et l’amour du théâtre

Louis Jouvet et l’amour du théâtre est le documentaire que nous vous proposons en nouvelle référence dans notre ipaginathèque. Une production AGAT FILMS & Cie en co-production avec France3, Scérén -CNDP et INA entreprise. Documentaire réalisé et écrit par Jean-Noël Roy  sorti en 2002, (49′).

 

 

Louis Jouvet a donné sa vie entière au théâtre. Afin d’accompagner ce documentaire de quelques lignes, nous avons décidé de reporter ici l’hommage que lui  fait le théâtre de l’Athénée, qu’il dirigea de 1934 à 1951 :

« Aux richesses architecturales de l’Athénée s’ajoute un inestimable patrimoine artistique : la figure de Louis Jouvet qui dirigea ce théâtre de 1934 à 1951, date de sa mort, a profondément marqué un lieu qui lui rend hommage en portant son nom. Ce grand acteur populaire, chéri du cinéma, était avant tout un homme de théâtre.

De cet art, avant de devenir le metteur en scène et le comédien que l’on sait, il aura exploré tous les recoins : machiniste, costumier, accessoiriste, peintre et éclairagiste. Rien d’étonnant de la part de celui qui se plaisait à dire que « l’humble connaissance de la pratique est le chemin le plus sûr pour aller à la vérité ». La leçon d’exigence d’une personnalité sans concession, qui aura su défendre tant la création contemporaine (Giraudoux) que la redécouverte des classiques (Molière, Corneille…), et dont l’ombre habite toujours la salle à l’italienne qu’il aima entre toutes. Sa rencontre avec cette salle est pour lui une expérience forte qui lui permit un renouvellement de son art dramatique. Le rapport intime qu’offre une salle à l’italienne entre la scène et les spectateurs aura influencé sa manière de faire du théâtre. Conscient des limites de l’« ordre shakespearien », il s’extasie sur les vertus de l’« ordre italien » et plus particulièrement sur la mécanique de cette puissante machine à décors. Il créa notamment L’Ecole des femmes avec la complicité de l’artiste plasticien Christian Bérard qui inventa le décor des « murs ouvrants » permettant de représenter à la fois les murs de la maison d’Agnès et le jardin et la place publique où se déroule une bonne partie de l’action. »

Source : Le théâtre de l’Athénée.

 

Orpheomundi : une nef aux mille et une portes

iPagination, c’est un esprit de partage et  d’ouverture. Pour nous, les auteurs sont libres d’aller et venir, s’absenter,  nous revenir enrichis et épanouis pour notre plus grand plaisir. Le talent est libre de voyager et tant mieux, d’autres en profitent ainsi.

Aussi nous sommes très heureux de vous parler de nos amis d’Orpheomundi, qui partagent cette même philosophie. Un site pareil à une nef aux mille et une portes, esthétique à souhait. Ce site original est un réseau de blogs et cette nef, permet à tous les amoureux des arts, d’y référencer d’une part leur blog mais aussi de se retrouver et d’échanger régulièrement.

Nous vous laissons découvrir par vous-même cet univers propice au recueillement artistique, le révérend (aucune obédience religieuse, juste artistique) vous y accueillera à bras ouverts.

Orpheomundi : une nef aux mille et une portes

Bonne visite !

Paroles d’écrivain : Raymond Dumay

 

   Lu dans un vieux texte qui date des années 50 (« Mort de la littérature » de Raymond Dumay chez Stock) :

  » [.] Mais nous vérifions chaque jour qu’un auteur même classé, préfère ses plus mauvaises pages, se cramponne à ses défauts et ignore ses qualités. Il suffit quelquefois d’un mot pour changer toute une façon d’écrire et de faire d’un débutant incertain un véritable écrivain [.] »

  « Le candidat de province à qui l’on renvoie son manuscrit avec une lettre flatteuse : « indéniable qualité de style », « vrai tempérament de romancier » mais « il faudrait resserrer votre intrigue «  améliorer vos transitions »  cherche en vain le sens de ces vagues remarques et conclut que l’on se moque de lui. Améliorer ? Il ne demande pas mieux mais comment ? »

  » Alors pourrait intervenir le « conseiller provincial ». Pas besoin que ce dernier soit écrivain (ce n’est même pas souhaitable : la plupart des écrivains de province «  blanchis » sous le harnois ne sont restés tels que parce qu’ils n’ont pas su se corriger) On prendrait un bon lecteur : médecin, avocat, professeur. Il s’en trouve partout. N’importe quel libraire peut en désigner une douzaine. Tout homme étant pédagogue dans l’âme serait heureux d’indiquer à ses consultants leurs défauts. Une heure de conversation avec un professeur éclairé peut être plus utile à un débutant intelligent que des années de recherches dans la solitude. »

 L’écrivain :

Raymond Dumay (1916-1999) a commencé sa vie comme berger avant de devenir critique littéraire, écrivain, et historien de la table et du vin. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages.

iPagination : la lutte contre les préjugés

D’après un sondage réalisé par Ipsos/Logica Business Consulting pour Le Monde et publié le mercredi 23 novembre 2011, les Français portent un regard sévère sur les jeunes. En effet, 53 % d’entre eux les jugent « intolérants » et 63 % les qualifient « d’égoïstes ». Toutefois, 81 % des Français estiment qu’il est difficile d’être jeune aujourd’hui (ndlr : avoir moins de 30 ans). Pas très réjouissant…

Qu’en est-il de la perception que les Français ont de la langue française portée par nos jeunes ? Nous assistons de façon irrémédiable aux mêmes clichés lorsque l’on pose la question aux adultes : « Les jeunes ne savent plus écrire », « Bientôt, l’écriture texto prendra place dans le dictionnaire »,  ou encore « Pauvre France illettrée en devenir ! ». Guère plus réjouissant…

Seulement voilà : iPagination ne veut pas se satisfaire de ces idées toutes faites. Dans ce climat plutôt pessimiste, iPagination est persuadé que l’une de ses missions consiste à montrer, avec des actes, que toute tentative d’argumentation en faveur des jeunes n’est pas vouée à l’échec.

Un peu d’histoire :

tout a commencé le 7 septembre 2011. Samuel, 16 ans, fut le premier membre d’iPagination de moins de 20 ans, à nous avoir rejoints. Aujourd’hui, il vient régulièrement nous proposer ses textes. Depuis, plus de 400 auteurs nous ont rejoints et nous sommes très fiers d’avoir accueilli à sa suite Allison, Elysium, Tom Pham Van Suu, Grungewritter, Dahlia, LaszloGAuteur, Blacklaw, Kokaisosweet, tous âgés de 19 ans grand maximum. Des teenagers, qualifieront certains… mais pas tout à fait les mêmes, qui prennent place de façon trop récurrente dans les traditionnelles caricatures.

Voici donc quelle jeunesse iPagination côtoie de façon quotidienne : une jeunesse courageuse, qui aime les lettres, toujours en quête de conseils et qui ne cesse de partager ses écrits avec d’autres auteurs. La plupart des textes proposés sont bien ficelés et d’une grande qualité. De plus, nous avons constaté de très belles marges de progression quel que soit l’auteur.

Dans nos carrefours de réflexions, nous souhaitons porter un autre regard sur la jeunesse. Pour ce faire, nous vous proposons, au fil des mois, de dresser le portrait de plusieurs d’entre eux afin que vous puissiez mieux les connaître. A l’heure du numérique, nous avons également souhaité leur poser une même question  : « Pour vous, c’est quoi l’écriture ou la lecture de demain ? » Ne manquez surtout pas leurs réponses.

Vous trouverez également une interview de Laurent Platero, 25 ans, le plus jeune des auteurs publié dans « La dernière vague », au côté de nombreux auteurs confirmés. Il vous transmettra son sentiment à l’issue de la sortie de cet ouvrage.

iPagination.com n’a vraiment pas fini de mettre le pied à l’étrier aux jeunes plumes prometteuses. Pour ce faire, il faut apprendre à porter un regard différent sur les choses, à être attentif et ouvert à ce qu’il se passe en profondeur et non pas à ce qui est dépeint en surface. C’est ainsi que les directeurs de collections, les chroniqueurs et les auteurs ont plaisir à côtoyer cette jeunesse, à démontrer qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, que l’écriture de demain se porte beaucoup mieux que ce que l’on aimerait nous faire croire, l’écriture de demain, étant entre leurs mains.

Vous aussi, soutenez-les en les lisant et en les conseillant sur leurs textes !

Conseiller pour ipagination : Patryck Froissart

 

Conseiller pour ipagination : Patryck Froissart

Patryck Froissart est également chroniqueur pour La Cause Littéraire, et membre de la SGDL.

« J’ai accepté d’animer la collection « Poésie », parce que l’art poétique est, selon moi, l’art par excellence, et parce que mes premiers écrits et tous ceux qui, depuis cinquante ans, m’ont aidé à vivre, ont été des poèmes. Parmi mes publications, celles qui me tiennent le plus à coeur sont mes ouvrages poétiques.

Ecrire de la poésie est difficile et ingrat.

La poésie, beaucoup plus que les autres genres littéraires, est soumise à des règles qui font sa particularité et lui donnent son éclat. Prosodie, rythme, rimes, unité thématique, image, métaphore, anaphore, strophe, assonance, allitération, césure, hémistiche sont quelques-uns des mots dont tout écrivant qui veut se lancer dans cet art supérieur doit connaître le sens et la portée, quelles que soient la forme et la structure qu’il privilégie: poésie versifiée de forme classique, poésie libre, prose poétique, conte poétique, etc.

La variation formelle est infinie, mais chaque type a ses propres contraintes. A tel qui ne connaît pas, par exemple, les constantes classiques du sonnet, je conseille d’en prendre connaissance avant de publier ce qu’il pensera être un sonnet mais qui n’en sera qu’une imitation bancale et fautive.

Par ailleurs, pour « faire » de la poésie, il est indispensable de fréquenter régulièrement les poètes, les grands, les génies, les immortels. Les seuls livres de chevet d’un poète en herbe devraient être des oeuvres poétiques.

Je lirai vos poèmes, et j’en discuterai avec vous. S’il arrive que je vous dise, par message privé évidemment: « Ce n’est pas bon du tout! », dites-vous bien que cette appréciation ne vaudra que ce qu’elle vaudra, à savoir qu’elle ne sera qu’un avis personnel qui comportera inévitablement, outre le poids des critères objectifs, une part de subjectivité. Mais dites-vous bien aussi que tous les commentaires que je ferai n’auront pour objectifs que l’enrichissement et l’amélioration de ceux qui me feront confiance, ainsi que la volonté de faire d’Ipagination un espace de haute tenue.

A bientôt. »

 

Ouvrages publiés :
– L’Eloge de l’Apocalypse
– L’Eloge de l’opaque ellipse
– La dernière vague, nouvelles (recueil collectif – Editions Ipagination)
– Fantômes (recueil collectif – Editions Ipagination)

 

En savoir plus sur Patryck Froissart : 

 

Le blog de l'écriture et de l'imaginaire