LE SALON DU LIVRE 2012 (1e partie)

Samedi 17 mars 2012

Effervescence. 5.15. Le réveil sonne, désagréable. J’ouvre mes paupières lourdes. Fatiguée. Je me suis encore couchée tard. Mais l’excitation de la découverte est plus forte que la lassitude. Ma valisette fourre-tout est prête et c’est joyeuse que j’abandonne Jacques pour prendre le train. Il nous rejoindra plus tard en voiture, moi, je ne tiens pas à en manquer une miette…

Métro bondé, il y a affluence vers porte de Versailles. Il n’y a qu’à suivre les passants fleuves pour en trouver la trace.

M’y voici ! Je contemple le ruban de queue, incrédule. Quoi, tout ça ! La file des gens qui ont leur place est interminable, celle de ceux qui n’en ont pas est incongrue, insolente et passe devant tous les imbéciles qui, comme moi, ont cru bon de prendre ses précautions.

Je tourne en rond, cherche un visage connu, peine perdue. Je ma tasse vers les grilles lorsque le téléphone retentit. Léo ! Sourire, je ne suis plus seule. Lisa et Léo arrivent. Nous ne nous sommes jamais vus, mais vous saurez que la photo de Léo est juste, je l’attrape au vol d’une nuée de péquins effarés. Bisous Léo, bisous Lisa ! On se tasse à la queue. Léo s’est battu avec Jack la veille, un petit pansement témoigne de leurs échanges fusionnels, et l’on rit de ces agapes nocturnes. Je sors de ma valise mon bibi à voilette. Hier j’y ai cousu un beau « ipagination » en signe de ralliement.

Zibelyne

Les amis arrivent, Jean, Laureline, Laurent, Eve, Jef, Pierre-Jean, Yoxigen, le groupe se forme et s’équipe du sigle ipagination extirpé de la valise à tout mettre.

Pierre-Jean et Laurent

Nous cherchons dans le brouhaha encore faible un endroit calme. Il n’y en a pas. Le salon, c’est comme l’Afrique. La solitude n’y existe pas…

On fait les interview en haut d’un escalier, avec vue sur le salon. La lumière n’est pas très bonne, le son mauvais, et le passage irrespectueux.

Il faut dire aussi, vous voudrez bien nous en pardonner, que nous ne sommes pas des « pro » et le matériel non plus. Mais la bonne humeur règne, nous sommes ravis de nous découvrir. Lisa, élégante, évolue en aérien gris souris et mène les entretiens, sourire et rires allant.

Le duo Lisa Léo est efficace. Ce qui me plaît tout de suite, c’est ce qu’ils dégagent, on se sent tout de suite bien. Jef est serein, le calme Olympien d’un chef et la douceur du nounours.

Leo, Jef (et Jack…)
LISA notre géniale animatrice de l’ipapoteur et de l’atelier d’écriture !

Et voici Laureline avec sa verve, qui ouvre son sac à malices ! Elle en sort des petits cadeaux qu’elle nous offre, de ces cadeaux pleins d’amour, qui font plaisir. Lisa n’est pas en reste, elles se sont gâtées toutes des deux, c’est trop mignon.

Laureline

Que celles et ceux qui disent que les relations sur internet sont virtuelles ou factices viennent chez ipagination ! Nous sommes la preuve du contraire.

Ce salon aura été l’occasion de concrétiser ce que je sentais au travers des échanges riches et nourris sur le site. Des amitiés sincères, un esprit d’équipe et un enthousiasme qui mérite un coup de bibi à plume rose !

Je vous laisse attendre un peu pour la suite, il faut garder un morceau de pain pour demain me disait ma grand-mère…

Zibelyne

A la croisée des talents : la musique de Pauldo

J’ai tout d’abord découvert ce texte-hommage si intense de Pauldo : Half of my heart. Il commence de manière très anecdotique, portraits croisés, et termine par l’horreur absolue. Puis je l’ai redécouvert en musique. Et, surprise, tel le vent déposant délicatement le pollen au creux des fleurs, je l’ai vu saupoudrer de ses notes les textes des ipaginauteurs.

Je lui ai demandé comment il choisissait les textes.

« Le choix d écrire ou non une musique sur un texte n’est pratiquement pas …un choix.

En fait, certains textes m’imposent d’emblée un son. Je pense que très souvent il s’agit d’une écriture très « cinématographique », (La « dernière maison » de Lisa ou « les sables de Mars » de Darklulu). Fleur de Bitume de Léo en est un autre exemple sur lequel je travaille. Ces textes là, ont en eux un rythme que j’entends de manière très naturelle. Très souvent sur ce genre de textes la musique elle aussi vient de manière très naturelle. Parfois plusieurs éléments peuvent y concourir. Pour le texte de Lisa, le son a été inspiré par l’histoire principalement mais aussi par l’instant. Le matin j’ai vu de mon balcon un paysage splendide, lever du soleil et lune toujours présente, qui m’avait inspiré « Dasein ». Avant de commencer j’ai lu un texte de Laureline tout en sensualité. Ces deux éléments se retrouvent aussi dans cette musique.

Pour autant cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas tout plein de textes que j’ai adoré et sur lesquels je n’ai pas écrit.

Pauldo »

Le blog de l'écriture et de l'imaginaire