Archives par mot-clé : jeunesse

« Grimper jusqu’à la rime » de Sébastien Mercier

 

Grimper jusqu'à la rime Ce recueil est une parure composée de bijoux ciselés avec art et finesse… autant de clefs d’accès vers un monde de volupté, de pure sensualité, d’une délicatesse infinie.

Au cœur de cet univers chaque mot devient un délicieux et grisant frisson.

Porté par une structure classique parfaite, un univers de jeunesse et de fraîcheur au parfum d’infini.

Disponible au format papier en cliquant ici !

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Ipagina’Son vous emmène découvrir des gourmandises…

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice du jour : Agathe

 

Si vous êtes gourmands de poésie…

Si vous êtes gourmands tout court…

Si vous êtes amoureux de votre jardin…

Si vous êtes amoureux tout court…

SI aimez les contes, les rêves et la douceur…

Si vous aimez tout court…

Si vous avez une âme d’enfant heureux…

Si vous êtes heureux tout court…

Lisez, écoutez, goutez, laissez-vous enchanter par ce texte frais, malicieux, sucré, câlin et tendre, écrit par Claire Obscur et sélectionné par Roselyne Cros, en juillet 2015. Il est lu par Agathe.

Le secret des Bois

Par Claire Obscur 

titre revisité : le secret des feuilles

Maman, maman, que dois-je faire maintenant ?

-Voyons, je te l’ai déjà dit tout à l’heure !

-Oui mais j’entends quelqu’un qui vient et j’m’rappelle plus.

– Alors chut, tais-toi, plus de bruit c’est important,

Chut, chut, ne bouge plus mon cœur

Ni toi, ni les autres. De bruit je ne veux plus.

 

– Houlà là j’ai eu peur ! Il est parti ? Oui ?

-Si tu avais écouté maman hier et avant-hier et avant avant-hier,

Aujourd’hui tu aurais su quoi faire.

Mais tu n’écoutes jamais rien, tu t’amuses, tu pleures ou tu ris,

Tu nous mets en grand danger

Et menace notre sécurité.

 

-Voyons voyons, le danger est passé

Ne la grondez pas tant… C’est la plus jeune

Il y a si peu de temps qu’elle est née.

Allons c’est la tombée de la nuit, il n’y a plus personne

Ce soir nous ne risquons plus rien

Préparons nous pour demain.

 

-Cette fois ci, écoutez bien… Tout le monde !

Que devez vous faire chaque matin ?

-Nous laver avec Dame Rosée, et puis au soleil nous sécher.

A tour de rôle faire un guet malin

Ensuite, si Danger ne pointe pas son nez, nous pouvons faire la ronde,

Mais si Alarme est déclenchée bien vite nous cacher.

 

Très bien ! Très bien les enfants ! Faisons une répétition

Que chacune d’entre vous prennent ses quatre feuilles.

Voilà c’est bien, vos aînées ont déjà tout écrit en dessous, vous voyez ?

Ainsi, à chaque instant de la journée vous pouvez faire révision

Mais attention, ne vous laissez pas distraire par ce recueil,

Un seul instant d’inattention, et en péril sera toute la communauté !

 

Et puis dites moi, il vous faut aussi savoir vous contorsionner

Un peu d’assouplissement s’il vous plaît mes damoiselles !

Et un peu de sérieux aussi petites péronnelles !

Allez, allez, on tourne, on tourne encore, on passe devant, et on passe derrière !

Une fois à l’endroit, une fois à l’envers !

Et en grande discrétion s’il vous plait !

 

Il ne faut surtout pas attirer l’attention, choisissez le bon moment,

Apprenez à le faire en silence, et bien rapidement,

Et il est inutile de mettre trop de rouge sur les joues.

Le rouge se voit de loin, la coquetterie n’est pas pour nous.

Restez bien cachées, et si besoin est, il faut vous entraider.

Vous pouvez prêter vos feuilles, si vos sœurs ont besoin d’être mieux cachées.

N’oubliez pas de chanter le refrain

Il gardera votre entrain.

« Petites, petites, prenez garde et cachez vous bien,

Surtout les roses, les jaunes craignent moins !

Chuchuchu chuichuchui chi chin choin !

Quelle ne fut pas ma surprise un beau matin en descendant, dans mon jardin, d’entendre ce faible chuchoti.

 Je marchais doucement, les pieds dans la rosée. J’ai regardé de tout côté, et là…, je les ais vues, Toutes roses, et toutes nues, s’éveillant, toutes échevelées, le duvet électrique, en essayant d’être héroïques, et répétant, dans une belle panique leur refrain frénétique.

Alors j’ai fait comme si je n’avais rien vu, je suis parti en douce. Et je les ai vues qui se tournaient pour se cacher de l’autre côté des pages vertes qu’elles lisaient.

Maintenant je comprends pourquoi quand on revient brusquement sur nos pas, en rouge ou rose, ou même jaune, on aperçoit, leurs petits minois un peu narquois, si bien cachés à notre premier passage.

Elles sont obéissantes et bien sages. Elles apprennent bien leur leçon, les p’tites Damoiselles de ma plantation !

 De temps en temps, depuis ce premier matin je m’assois un peu plus loin et j’assiste à leur leçon. J’écoute leurs discours, je les regarde s’endormir, le soir à la tombée du jour. Mais je préfère leur réveil tout ébouriffé, au matin.

Inconscientes de ma présence elles m’offrent la farandole exquise de leurs saluts à la vie.

J’ai pris doucettement une page verte de leur livre de soie

Je m’applique à déchiffrer parfois les mots de leur jargon. Mais bien sûr pour cela … Il faut savoir parler Franc-Boise. Rassurez vous c’est beaucoup plus facile que la langue d’Armoise

Et si vous alliez dans votre Jardin ? Aux pâles rayons du matin ? Vous y verriez toutes sortes de lutrins*, et peut être par hasard, vous découvrirez comme moi que vous avez ce délicieux savoir de lire et chanter en lutin.

(*Notes de l’auteur : j’aurai pu mettre pupitre, mais j’ai préféré utiliser les consonances de ce mot, fort vieux mais très sympathique pour ce récit. J’attache un certain intérêt à une écriture qui permet une lecture aux tonalités musicales.)

°Interlude du 2ème tome édité. « Clair Obscur »- REcréation dangereuses°

Les femmes des Huxos, de Suzanne Bertel-Desprein

1u00E8re COUV LFDHuxos ebook red 134X204+5MMRésumé :

Lisa fait une fugue, et son errance la mène dans un monde étrange où tout semble facile… trop facile pour cette jeune fille curieuse et perspicace. Sous les apparences trompeuses de sa prison dorée, elle découvre un monde cruel, peuplé de créatures inquiétantes. Dès lors, elle rassemblera toute son énergie pour changer le destin réservé aux jeunes filles captives comme elle, et échapper à l’emprise des Huxos et des Okas.

Entre peurs et sentiments, ce roman, 1er prix du concours « Lisez jeunesse », s’adresse aux grands adolescents et aux jeunes adultes. Suzanne Bertel-Desprein livre une œuvre pleine d’émotion, qui alerte sur la barbarie dont certaines femmes, dans le monde, sont encore victimes.

En savoir plus sur l’auteur :
Ce n’est que tardivement que l’écriture s’est imposée à Suzanne Bertel-Desprein. Avec une frénésie qu’elle n’aurait jamais soupçonnée, elle a écritTawa, son premier roman, inspirée par sa passion, la plongée sous-marine.
Grâce à Les femmes des Huxos, son deuxième roman, l’auteure a remporté le premier prix du concours littéraire Lisez jeunesse, piloté par iPagination.
Suzanne Bertel-Desprein affectionne les récits qui extraient le lecteur de son quotidien pour l’entraîner dans des mondes fantastiques, nés de son imagination.

Extrait long :

Lisa attendait. Elle écoutait le souffle tranquille de sa compagne assoupie.

Elle patienta encore un peu, et, doucement, avec des gestes mesurés, chercha, à tâtons, ses vêtements, la lampe à piles et un paquet de biscuits repérés dans un vide-poche. Elle sortit silencieusement dans la nuit. Elle referma la portière sans la claquer, exerçant une forte pression pour la repousser. Un déclic se fit entendre.

Elle tendit l’oreille. Pas de bruit à l’intérieur. Elle souffla. Opération réussie.

Et maintenant, se dit-elle, je fais quoi ?

Elle hésita. Où était-elle ? Il lui faudrait peut-être marcher durant des heures avant de rencontrer âme qui vive. Elle était partagée entre la frayeur de se retrouver seule au milieu de nulle part et celle d’être remise aux mains des autorités.

Non, il n’était pas envisageable que Dolores la conduise à la police. Elle prit une inspiration, s’éloigna, et alluma la lampe. Peine perdue. Le brouillard était si épais que le faisceau ne lui renvoya qu’une image laiteuse et sans relief.

Elle décida de marcher pour mettre un peu de distance entre elle et le camion. Elle attendrait ensuite que le jour se lève pour reprendre la route.

Elle fit quelques pas et sentit brusquement le sol se dérober sous ses pieds. Elle perdit l’équilibre, tomba en avant, tenta de se raccrocher à quelque chose de stable, mais ne trouva rien à sa portée.

Elle roulait, entraînée par son propre poids, sur un terrain en pente. Elle se protégeait la tête avec les mains, de son mieux, les yeux clos, attendant avec angoisse que cette chute prenne fin.

Après un temps qui lui parut une éternité, la pente s’adoucit et elle s’arrêta. Enfin.

Un peu sonnée, elle se releva. Il n’y avait plus de brouillard. La lune éclairait le paysage d’une manière fantomatique.

Le cri lugubre d’une chouette déchira le silence. Son pouls s’accéléra.

Elle alluma la lampe qui, par miracle, était restée dans sa main crispée. Elle avança prudemment sur un terrain accidenté, repéra une sorte de sentier et s’y engagea. Elle marchait depuis quelques minutes, quand elle crut entendre un bruit derrière elle. Terrorisée, elle accéléra le pas, sans se retourner. Son cœur battait la chamade. Elle regretta, l’espace d’un instant, la chaleur rassurante de l’habitacle du camion.

Elle courait maintenant. À plusieurs reprises elle perdit l’équilibre, chuta et se releva aussitôt, avec le sentiment d’avoir le diable à ses trousses.

Elle arriva au pied de ce qui lui parut une falaise. Le sentier ne s’arrêtait pas. Il pénétrait dans la roche par une galerie étroite.

Elle y entra sans hésiter. L’espace restreint la rassura. Elle fit quelques mètres, se retourna, éclaira l’entrée, et se figea.

*****

Un être étrange la fixait.

De la taille d’un garçon de dix ans, il n’en avait pas les traits. Seuls ses immenses yeux couleur d’ambre reflétaient quelque chose d’innocent et d’enfantin. Ses longs cheveux blancs étaient réunis sur sa nuque, en une tresse qui lui descendait jusqu’à la taille. D’aspect chétif, il était vêtu d’une simple tunique vert sapin, et ne semblait pas souffrir du froid.

Lisa était tétanisée, mais n’avait pas vraiment peur. Il n’émanait de la créature aucune agressivité. Elle éprouvait un sentiment partagé, dérangeant, devant ce regard insistant et silencieux.

— N’y va pas, dit-il, d’une voix douce.

— Tu es qui ? Tu veux dire quoi ?

— Mon nom est Evo. Ne t’engage pas dans ce tunnel.

— Pourquoi je n’irais pas ? Une plainte étouffée, effrayante, comme un angoissant appel au secours se fit entendre à l’extérieur. Les yeux immenses d’Evo s’agrandirent encore. Ils exprimaient la terreur.

— Il est trop tard… Souviens-toi, mon nom est Evo.

Il tourna les talons et disparut dans une excavation. Lisa resta un instant perplexe.

La plainte se fit de nouveau entendre, plus proche. Un moment calmé par la présence rassurante d’Evo, le cœur de Lisa se remit à cogner dans sa poitrine. Elle ne savait pas quelle décision prendre. Courir dans le tunnel ? Rebrousser chemin ?

Troublée par les paroles de la petite créature, elle décida de sortir de la galerie.

Elle fit un pas et son cœur s’arrêta.

Dans le faisceau de sa lampe, à l’entrée du tunnel, un animal monstrueux lui barrait la route. Il ouvrit la gueule, leva la tête, étendit le cou et fit entendre une longue plainte qui lui glaça le sang.

La bête du Gévaudan. Cette image traversa son esprit. Elle avait, quelques mois auparavant, vu un film sur ce thème, qui l’avait fortement impressionnée.

Le monstre noir retroussa les babines, menaçant. Ses yeux jaunes exprimaient quelque chose de diabolique.

Épouvantée, Lisa fit volte-face et s’engagea plus en avant dans le tunnel. La peur lui donnait des ailes. Elle ne courait pas, elle volait. Ses pieds ne touchaient plus le sol. Elle était prise dans une sorte de tourbillon qui l’entraînait toujours plus loin.

*****

Le moment était arrivé. Gao l’avait fait savoir à Lisa. Il régna, tout au long de la journée, une effervescence inhabituelle dans les ruelles. Les Princesses restèrent invisibles. Les muses, affairées, confièrent leurs filles aux Zamas, pour des séances inhabituelles de bien-être, et des promenades bucoliques.

Le soir venu, tout devint étrangement calme. Les filles dormaient profondément, à mille lieux du drame qui se jouait.

Dans le silence oppressant, les hurlements sinistres des Okas déchiraient l’air, par intermittence. Puis ces cris devinrent appuyés, rapprochés, lourds. Lisa, allongée dans son lit, attendait le bon moment pour s’échapper. Les longues plaintes des monstres lui glaçaient le sang. Elle avait peur.

Après une longue hésitation, elle se fit violence, se leva, et rejoignit la ruelle déserte. Le cœur battant, se sentant horriblement seule sans Gao, elle avança à pas de loup. À chaque hurlement d’un Okas, elle s’arrêtait, malgré elle, et se tapissait contre un mur. Le chemin jusqu’à l’amphore fut un calvaire.

La tension baissa d’un cran quand elle récupéra son élixir perturbant. Elle en laissa tomber quelques gouttes devant l’entrée du couloir sombre, puis reprit son chemin. Le stress et le manque de lumière troublaient sa mémoire. Elle se trompait dans les repères qu’elle avait cru enregistrer.

Son cœur battait maintenant la chamade. Elle était perdue. Elle tenta de se calmer, ferma les yeux un instant et inspira longuement. Quand elle les rouvrit, elle vit la grotte à quelques pas seulement. Elle s’y précipita. Evo laissa échapper un soupir de soulagement.

— Je suis heureux de te voir, Lisa. Ne perdons pas de temps, il est impératif que nous arrivions les premiers dans la crypte de l’Hyménée. Nous allons traverser des passages difficiles pour ta corpulence. J’espère que nous y parviendrons.

Evo était dans son élément. Il conduisit Lisa dans un labyrinthe de tunnels, quelquefois si étroits, que la jeune fille en frôlait les parois. Je serais incapable de revenir seule par le même chemin, pensa-t-elle.

Evo s’arrêta et tendit l’oreille. Les plaintes des Okas semblaient de plus en plus proches. Il fit signe à Lisa de rester silencieuse et versa quelques gouttes d’élixir. Il s’engagea, en rampant, dans un passage étroit. La jeune fille le suivit avec inquiétude. Passerait-elle ?

Ce fut une épreuve. Sa tunique entravait sa progression. À plusieurs reprises elle se trouva coincée, et dut faire des efforts considérables pour se dégager. Dans le noir complet, elle commença à souffrir de claustrophobie. Elle sentait de temps en temps la main d’Evo lui tapoter la tête pour l’encourager.

Enfin, la galerie s’élargit un peu, et elle progressa avec plus d’aisance. Elle aperçut une lueur vers laquelle Evo se dirigea. Il se hissa dans une sortie verticale, et Lisa le vit disparaître. Il lui tendit la main pour l’aider. Avec soulagement, elle put enfin se tenir debout. Tout son corps était douloureux, et sa tunique dans un état lamentable.

Evo caressa des mains la paroi rocheuse. Un petit déclic se fit entendre, et celle-ci glissa en silence. Ils se retrouvèrent dans une vaste salle. Son architecture baroque était déconcertante. C’était ostentatoire et surprenant.

C’était donc cela la crypte de l’Hyménée ? Cela ne ressemblait en rien au raffinement des muses. Il y flottait un parfum lourd et entêtant. Chaque mur était tapissé de tentures d’un rouge différent, mais toujours agressif. Des sculptures inattendues, sortes de gargouilles grimaçantes comparables à des vaches grotesques, en ornaient les quatre angles. Du plafond pendaient des voiles aux couleurs criardes. Le sol, noir, sinistre, était lisse et brillant. Dix sofas rouges à deux places représentaient le seul mobilier de la crypte. C’était angoissant. Comment se sentir détendu dans un endroit pareil ?

Elle suivit Evo dans le fond de la salle. Il s’approcha du mur le plus rouge, dégrafa et repoussa une tenture. Une petite niche creusée dans la paroi y était dissimulée.

— Ne crains rien, Lisa. Personne ne soupçonne cette cavité. Ce sont les Zamas qui l’ont creusée, dit-il en chuchotant. Lors du dernier transfert, les Okas ne m’ont pas laissé le temps d’arriver jusque-là. Aujourd’hui, nous allons savoir. Quoi qu’il se passe, quoi que tu voies, tu devras rester silencieuse. Il y va de notre vie.

Deux tentures se chevauchaient à cet endroit précis, ce qui permettait, en les écartant légèrement, de voir sans être vu. Ils s’installèrent, le plus confortablement possible, et l’attente commença.

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« La prisonnière du Castel » par Benjamin Limonet

roman fantastique jeunesse

Disparitions, vengeance et terribles prophéties sur la propriété du Castel…

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Résumé :

En 1960, Sylvain Febvre hérite d’une vieille propriété bourguignonne, le Castel, siège de nombreuses rumeurs à travers les siècles. Vingt-quatre ans plus tard, son épouse disparaît mystérieusement, lui laissant la lourde tâche d’élever seul leurs cinq enfants. Une vie bien réglée jusqu’à ce que survienne une nouvelle disparition…

David, Virginie, Nathanaël et Stéphane – le plus jeune mais aussi le plus curieux –, vont être entraînés dans une aventure où se mêlent vengeance et terribles prophéties. Perceront-ils les mystères qui planent autour de l’imposante propriété du Castel ? Échapperont-ils aux nombreux pièges et dangers qui les guettent ? À coup sûr devront-ils faire preuve de courage et de détermination !

Ce roman passionnant, conseillé à partir 16 ans, ne laissera aucun répit aux plus intrépides lecteurs…

Concernant l’auteur :

À tout juste trente ans, Benjamin Limonet est l’auteur d’une grande saga familiale contenant plus de 20 000 pages réparties en 400 histoires de 50 pages chacune. Mêlant le fantastique, l’aventure, l’Histoire, l’espionnage, la science-fiction et la romance, s’étalant sur plusieurs générations sur tous les continents, sur d’autres planètes et dans d’autres dimensions, l’univers de cet auteur fait cohabiter des hommes, des monstres et des dieux. Parmi eux, des Cape Rouge, des Cape Blanche et des Cape Bleue : des individus masqués, ennemis de la famille Febvre, justiciers ou conspirateurs. Il n’y a pas de héros, chaque vie a la même importance, tout peut arriver car nul n’est épargné dans cette fresque gigantesque où les destins se croisent au fil des pages, où l’amour est plus fort que tout et où la mort elle-même peut être vaincue. Benjamin Limonet ne s’en cache pas : il veut écrire la plus longue histoire jamais rédigée par un unique auteur. Un défi extraordinaire qu’il pourrait bien réaliser pour notre plus grand bonheur…

Extrait Long :

— Je vais chercher Papa, dit Stéphane.

Nathanaël le Blond ne resta étourdi qu’une poignée de secondes puis, chancelant, il se leva.

— Non, dit-il (son sang tachait à présent le sol marbré). Dieu seul sait comment Papa réagira s’il nous trouve ici.

Sylvain, mieux que quiconque, savait se faire respecter. Aussi Stéphane jugea-t-il plus sage de laisser à son frère le soin de prendre les initiatives concernant la suite des événements.

— Très bien, dit-il. Très bien… Faisons comme vous voulez…

Alors les trois enfants pénétrèrent dans la pièce interdite…

Il y faisait un noir quasi total. Dans un premier temps et du bout des doigts, Stéphane ne distingua aucun objet intéressant. Toutefois, il soupçonna d’emblée la Salle de Musique d’être une pièce gigantesque. À juste titre…

Après un moment, ses yeux s’habituèrent à la pénombre et il crut deviner les contours d’un instrument de musique caché sous un drap.

— Un violoncelle ! supposa-t-il. Oui, c’est sûrement un violoncelle…

Mais peut-être se trompait-il.

Qu’il est difficile de voir des objets dans le noir, pensait-il sans savoir qu’il touchait là le cœur de l’énigme qu’il aurait à résoudre trois ans plus tard.

Pour l’heure, la forme dont il effleurait les contours pouvait tout aussi bien être celle d’une contrebasse. En revanche, il aurait parié qu’à sa gauche se trouvait une harpe. Stéphane n’avait aucun mérite à le savoir. Tout d’abord parce que l’instrument avait une forme aisément reconnaissable, même sous un drap, même dans le noir. Ensuite, parce que le garçon en possédait une qui était rangée dans un coin de sa chambre. Stéphane n’y avait jamais touché, ne savait donc pas en jouer et considérait la chose comme un banal objet de décoration.

À sa droite se trouvait un piano, ça, il aurait pu mettre sa main à couper…

Pendant ce temps-là, Virginie errait comme ses frères, les bras tendus devant elle.

— Stéphane ! dit-elle. Tu devrais fermer la porte avant que quelqu’un ne s’aperçoive que nous sommes là.

Cette idée n’enchantait pas le benjamin de la famille. La Salle de Musique n’était pourvue d’aucune fenêtre mais le couloir que le trio venait d’emprunter était éclairé par des meurtrières qui laissaient passer la clarté d’une nuit de pleine lune qui créait, tout près de la porte, des ombres effrayantes. Stéphane refusait de s’en approcher.

— Nathanaël le Blond a mis du sang partout ! fit-il remarquer à Virginie. Que je ferme la porte ou non, Papa saura que nous sommes venus ici.

Stéphane n’avait pas parlé fort mais Nathanaël le Blond avait entendu sa réplique. Ces paroles le mirent hors de lui. En colère et sans prêter l’oreille aux supplications de sa sœur qui devinait ce qu’il allait faire, Nathanaël le Blond revint sur ses pas. Il avança bruyamment, soupirant, marmonnant, tapant du pied. Révéler sa présence à leur père était pour lui maintenant secondaire. Nathanaël le Blond marcha aussi vite qu’il le put et lorsque enfin, il arriva devant la porte entrouverte, il plaça sur elle ses deux mains posées à plat. Ensuite, il recula de quelques pas afin de prendre son élan et courut en tendant les bras. La porte se ferma en claquant.

Et le vacarme que cela fit résonna dans tous les couloirs du château.

Et le vacarme que cela fit résonna jusque dans le fumoir.

Et Sylvain, dressant l’oreille, devina sur le champ ce qui venait de se produire.

Il sut tout de suite quelle punition il infligerait à celui qui errait dans les couloirs sans son autorisation. Les domestiques n’avaient plus accès au Castel, passé minuit, Dieu exclut d’emblée l’hypothèse que cela puisse être l’un d’entre eux. Aussi, la seule question qu’il se posa fut : Lequel des mes enfants m’a désobéi ?

Nathanaël le Blond réalisa la stupidité dont il avait fait preuve mais il était trop tard ; son destin et celui de ses complices étaient d’ores et déjà scellés.

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Fugue)s(, le roman de Walid Hajar consacré sur la toile !

 

logoActuaLitté est un quotidien littéraire majeur sur Internet qui a placé le livre au centre de sa ligne éditoriale, passant en revue tous les jours tous ses univers, examinant les mondes qui gravitent autour de lui. Son but ? Informer des événements qui font l’actualité des livres au moyen de sujets ponctuels et de dossiers de fond. Fugue)s( de Walid Hajar allait avoir une oreille attentive à qui confier le début d’une incroyable aventure : pour lire l’article, cliquez ici !

logo_curiouser1

Un vernissage transmédia a vu le jour grâce au soutien de Curiouser, une agence d’intelligence digitale qui réunit des spécialistes du digital passionnés par son histoire, sa culture et ses évolutions, convaincus de la portée du projet et de l’innovation incarnées par Fugue)s(. Une soirée formidable qui allait faire date s’est ainsi tenue à la Pépinière 27, le 3 décembre 2013. Nous vous proposons de découvrir quelques images :

imagesLa soirée du 3 décembre fut riche en échanges, en contacts et en prises de rendez-vous, comme avec l’équipe de « BFM l’atelier numérique » qui nous avait fait le plaisir d’assister au vernissage. Animé par François Sorel, L’Atelier Numérique décrypte chaque semaine l’actualité high-tech et usages innovants. C’est aussi le passage obligé de tous ceux qui font la toile. Walid Hajar et son roman Fugue)s( étant de ceux-là, nous vous invitons à découvrir le podcast de l’émission : pour écouter le podcast cliquez ici !

causelitteraireAvec toutes ces heureuses rencontres et l’innovation engagée autour de Fugue)s(, on serait tenté de se focaliser sur les seuls aspects de promotion et d’en oublier l’essentiel : l’œuvre littéraire, mais ce serait sans compter sur La Cause Littéraire et son chroniqueur, Patryck Froissart, qui consacrent le livre et son auteur : « Un grand roman, lucide, qui laisse un goût de cendre. Un premier roman. Un coup de maître. » Ils décortiquent le livre pour vous en offrir un bien bel avant-goût ici : pour lire la recension, cliquez ici !

vendredilectureUn engouement partagé par de nombreux lecteurs lors de sa sortie, puisque Fugue)s( se plaçait à la deuxième place des livres cités par les lecteurs dans le rendez-vous hebdomadaire de Vendredi Lecture, derrière Stephen King, mais devant bien des poids lourds de la grande scène littéraire française : pour lire l’article, cliquez ici !

Vous l’aurez compris, Fugue)s( de Walid Hajar est LE livre événement de ce début d’année 2014, à ne manquer sous aucun prétexte. Des personnages confondants de réalisme, au cœur de notre société, bien en place dans le monde numérique, que vous pouvez découvrir sur le site qui leur est dédié : http://fugue-s.fr/ et plus encore en vous plongeant dans l’œuvre de ce premier roman magistral de Walid Hajar disponible sur l’iPaginastore.

Si vous êtes chroniqueur littéraire, n’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous envoyer le livre et que vous puissiez à votre tour donner votre avis !