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Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

Antonio Vendini, criminel ambitieux – de Thomas Soriano

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Roman gagnant du concours de polars iPagination 2015.

Antonio Vendini, 32 ans, criminel ambitieux, vient de se faire dérober 200 000 dollars. Rapidement, tous les indices révèlent que le voleur travaille pour l’un des hommes de confiance de Jacob Valverde, un puissant et susceptible parrain de la mafia avec lequel Antonio est en froid.

L’affaire se complique  quand Valverde souhaite reprendre contact avec Antonio en l’invitant à son mariage.

Accompagné de Jack, son fidèle bras droit, Vendini va devoir se battre pour récupérer ce qui lui appartient et découvrir l’identité de celui qui désire le détruire.

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Extrait d’ « Antonio Vendini, criminel ambitieux 

 

Le criminel ambitieux se rua dans l’escalier et grimpa les marches quatre à quatre, pénétrant en trombe dans son bureau. Son arrivée fit sursauter Jack, qui était confortablement assis dans un fauteuil, les pieds posés sur la longue table de réunion, à téter une bouteille de Jack Daniel’s.

— Y a un problème ? s’inquiéta-t-il.

— Où sont les autres ? Ils arrivent bientôt ?

— Ils sont là.

— Hein ? Là ? Où, là ?

— Dessous.

Jack tapota la table. Intrigué, Vendini se baissa et aperçut Franz, Alan, Romuald et Martha à quatre pattes, dissimulés par les chaises et les fauteuils.

— OK. Je me pose deux questions. Qu’est-ce que vous foutez là-dessous, et comment vous êtes parvenus à vous y entasser à quatre ?

— Elle est partie ? demanda Alan.

— Qui ça ?

— Nevena.

— Oui, elle est partie…

Le petit groupe sortit de sa tanière, écartant les sièges et les faisant grincer sur le parquet.

— On t’attendait à la fermeture, quand tout à coup elle a débarqué comme une furie, à hurler qu’elle allait te massacrer et t’éparpiller aux quatre coins de la ville, expliqua Romuald. On a comme qui dirait pris un peu peur et… voilà.

— Et voilà vous avez détalé comme des lapins devant une fliquette qui mesure 1 m 60 et qui pèse même pas 50 kilos alors que vous étiez quatre. J’arrive pas à déterminer si je dois avoir honte pour vous ou être en admiration devant sa force de caractère. Enfin, même vous, Martha ?

— Vous auriez dû la voir, répondit l’intéressée. Elle faisait vraiment peur.

— Je l’ai vue, figurez-vous !

— Non mais là elle s’était calmée.

Vendini ferma les yeux et se pinça l’arête du nez.

— Bon, passons. La nuit a été tellement bizarre que je ne vais plus discuter. Juste, asseyez-vous, j’ai à vous parler.

Ils prirent place dans les fauteuils, laissant à leur chef le soin de s’installer en bout de table. Ce dernier les observa chacun à leur tour.

Franz s’était placé à sa droite. Le vieil homme semblait plus fatigué que d’ordinaire, mais cela était certainement dû à l’heure tardive. Antonio trouvait qu’il ressemblait à un gressin : grand, sec, droit. Un gressin fatigué. Son visage était émacié et son nez courbé, ce qui lui donnait un air de rapace. Un rapace en gressin fatigué.

À côté de lui se tenait Martha. La Géorgienne massait sa main droite, signe qu’elle avait frappé encore tout récemment un petit voyou qui lui avait manqué de respect. Elle était peut-être menue et pas très grande, cela ne l’empêchait pas de corriger ceux qui la prenaient de haut. À la façon dont elle se malaxait les phalanges, Antonio déduisit qu’elle avait administré un sévère crochet dans une mâchoire goguenarde. Tant mieux, cela confirmait sa décision de lui avoir donné plus de responsabilités.

Face à Martha se trouvait Alan. Le grand Afro-Américain semblait, lui, en pleine forme. Dans l’attente du discours de son patron, il avait allumé une cigarette électronique dont le parfum à la bergamote commençait à embaumer. Il s’était très vite remis de ses émotions après la frayeur que lui avait faite Nevena, apparemment.

Enfin, il y avait Romuald qui, comme à son habitude, contemplait sa longue chevelure dans un miroir de poche et la recoiffait avec un peigne en plastique. Ce jeune consacrait ses journées à se mirer et s’admirer. Dès qu’il passait devant la moindre surface réfléchissante, il devait s’assurer que chaque mèche était bien à sa place.

— Avant que tu ne nous annonces ce que tu as à dire, comment ça s’est passé ? questionna Franz.

— Jack ne vous l’a pas dit ?

— Nope, répondit le Fidèle Bras Droit en portant à nouveau la bouteille de whisky à ses lèvres.

— Et il s’en cache même pas, en plus… On a rencontré une complication, pour ainsi dire.

— Une complication ? répéta Alan.

— Une complication d’un calibre 44. Le mec a bien confirmé que c’était lui le coupable, qu’il avait déjà filé l’argent à un complice à Gradene, et que…

— À Gradene ? Mais qu’est-ce qu’il va foutre là-bas ?

— Aucune idée. Il a juste dit qu’il avait été envoyé s’infiltrer chez nous pour s’emparer du fric.

— Donc il a un employeur. Qui ?

— Ça, on le saurait si Jack était moins enclin à descendre tout ce qui bouge, en ce moment. C’est pour ça que Nevena était furieuse.

— Tu m’étonnes…

— Donc au final, non seulement nous sommes fauchés, mais en plus, on ignore pourquoi et à qui ça profite, résuma Martha. J’espère que ce que vous avez à nous dire est un peu plus gai…

Antonio sourit, et agita la lettre à la vue de tous.

— Chuis invité à un mariage samedi, les copains. Et devinez où ça se passe ? Je vous le donne en mille : à Gradene.

— C’est un peu gros, quand même.

— Oui, Martha, c’est un peu gros, mais avouez quand même que c’est bizarre, comme coïncidence. Surtout que ce faire-part de mariage, je l’ai reçu en mains propres d’un coursier alors qu’on était en train de mener notre interrogatoire, avec Jack.

— Effectivement, si vous ne dites pas le truc le plus chelou en premier…

— Attends attends, l’interrompit Franz. Tu dis que quelqu’un est venu te trouver pour te donner un faire-part de mariage alors que tu « t’occupais » d’un traitre ? Et que le mariage en question se célèbre dans la même ville où l’argent a été transféré ?

— Oui, c’est à peu près ce que je viens de dire, répliqua Vendini. C’est même carrément ce que j’ai dit.

— Et qui se marie ?

— Jacob Valverde avec une certaine, euh… Euclarissa.

Le silence se fit, mais Vendini s’y était attendu. Parmi tous, il savait que Franz serait le seul à réagir. Les autres n’étaient entrés que récemment dans le crime organisé. Antonio lui-même n’aurait pas compris l’importance du nom de Valverde s’il ne l’avait pas connu personnellement. Si son père ne l’avait pas connu personnellement. Jacob Valverde. Deux mots qu’il n’avait pas entendus depuis très longtemps. Franz prit la parole :

— Tonio… je peux te parler une minute ?

Le criminel ambitieux et le vieux gangster se levèrent et se mirent à l’écart de la table, dans un angle de la pièce, d’où ils étaient sûrs que personne ne les entendrait.

— Qu’est-ce que tu as fait ? l’admonesta-t-il à voix basse.

— J’ai rien fait, se défendit Antonio. Pas encore.

— Arrête une minute et sois honnête. Qu’est-ce que tu as fait ?

— Mais rien, enfin ! Je…

— Parle plus bas.

— …

— Mais parle encore.

— Je disais, je n’y suis pour rien. Je suis aussi confus que toi. Moi aussi je trouve ça gros que l’argent soit parti à Gradene et que bim je reçoive de nulle part une invitation à un mariage exactement au même endroit.

— D’autant que ce plan alambiqué, c’est bien la marque de fabrique de Valverde.

— Ouais, je sais. Avant il faisait plutôt ce genre de stratégie stupide pour s’assurer de la fidélité de ses hommes. Maintenant…

— Le Hibou ne s’améliore pas avec l’âge, on dirait. Justement, tiens, quel âge a-t-il ?

— Je crois qu’il va sur ses 75 ans.

— Et il se marie maintenant ? Et par-dessus le marché, il t’envoie une invitation deux jours avant l’événement ? Ne me dis pas que tu ne trouves pas ça suspect.

— Si. Cependant, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce que j’ai pu faire pour l’offenser. Et même si je l’ai insulté sans le vouloir, il s’est dédommagé en me piquant mes 200 000 dollars.

— Et 1 penny.

— Et 1 pen… tu t’y mets aussi ? Bref, tout ce que je peux dire pour le moment, c’est que Jacob Valverde, c’est un bandit à l’ancienne. Me voler une telle somme, ça revient à me donner une fessée en public. Tel que je l’ai connu, normalement, ça lui suffirait… Je suis sûr qu’il est lié à cette histoire, d’une manière ou d’une autre. Après, comme tu as dit, si ça se trouve, il est trop vieux et devient gâteux, hein. Ça serait même le plus logique.

Franz esquissa une grimace amère. Il n’était pas convaincu par les paroles de son jeune patron. Ils revinrent à table et reprirent leur place respective.

— Voilà le plan : je vais aller à Gradene pour quelques jours, dès demain, enfin, dès aujourd’hui…

— Jeudi, donc, fit Romuald, qui se détachait de son propre reflet pour la première fois depuis le début de la conversation.

— S’il se trame effectivement un truc douteux, je serai vite fixé. Maintenant, le faire-part précise que j’ai le droit d’amener un invité avec moi… Ça sera Jack.

Immédiatement, tous les autres réagirent vivement, criant en chœur un « quoi » d’indignation et d’incompréhension.

— Aaaavant que vous vous laissiez emporter par l’émotion, laissez-moi vous expliquer. C’est un choix stratégique. Ce mariage, en partant du principe que c’est bien un mariage, c’est avant tout de la politique. Les alliés les plus importants de Valverde s’y retrouveront et je pense que s’il m’a invité, c’est avant tout par amitié pour mon père. Donc naturellement, si j’y vais, c’est pour impressionner. Donc, again, naturellement, re-again, j’amène avec moi mon bras droit.

— Ouais, enfin, chacun ici est votre bras droit, rétorqua Martha. À nous six, nous formons le noyau de l’organisation. On gère des dizaines d’autres individus. Vous allez pas me dire qu’on n’a pas autant le droit de venir que Jack. Enfin, sans vouloir vous offenser, Jack…

Le Fidèle Bras Droit ne réagit pas : il dormait. La tête balancée en arrière, la bouche ouverte, le chapeau et les lunettes noires retenus par une force mystérieuse, il serrait la bouteille vide contre lui.

— Il n’argumente pas très bien son cas, poursuivit la jeune femme.

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Griffures de printemps, de Khadija El Bourkadi

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Griffures de printemps, de Khadija El Bourkadi

Parce que le mouvement est inédit, le poète, témoin des soulèvements qui ont secoué le monde arabe, ne peut y rester indifférent. Ce recueil, composé entre 2011 et 2015, n’en est pas un simple constat, une peinture figée, mais livre un ressenti : l’évènement interpelle l’auteure. L’écriture est assumée.

Les quatre parties de l’ouvrage se présentent comme une succession de tableaux vivants, mais aussi d’arrêts sur l’image. De l’euphorie du changement, impulsé par l’élan vers la liberté des peuples déchaînés, l’auteur vire vers le désenchantement, la colère. Une perception des dérives de l’évènement qui prend vite une portée générale pour se révolter contre les malheurs et dénoncer les horreurs sous toutes leurs formes : la guerre, l’intégrisme religieux, les répressions violentes, la destruction du patrimoine mondial, les ingérences étrangères. Une note d’espoir vient clore ce recueil.

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Extrait :

Sous un ciel lancinant comme les airs amers

Des espoirs avortés, ô le mortel supplice,

Je bois l’illusion, cru d’une cicatrice,

Griffure d’un printemps bourgeonnant à l’envers.

Je vois demain pleurer le jasmin défleuri

Par des vents opposés venus d’autres rivages,

Les éclats chatoyants d’évanescents mirages

S’effacer sur les ergs d’un présent dépéri.

Il flotte autour de moi d’aigres relents de peur.

Les flots de l’inconnu, frangés d’incertitude,

Déversent des embruns, mouillés de solitude,

Dans les cœurs embrumés par le songe qui meurt.

Les rêves confisqués gisent disséminés

Aux pieds des assaillants insouciants des râles

De l’aube déchirée aux sifflements des balles,

Faucheuses d’insoumis, disparus calcinés.

Je vois la liberté flagellée à l’envi,

Les médias partisans mater les consciences.

Que reste-t-il des vœux, des pressantes urgences,

Rien qu’un écœurement, de longs soupirs suivi.

(Je vois demain pleurer)

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« La prisonnière du Castel » par Benjamin Limonet

roman fantastique jeunesse

Disparitions, vengeance et terribles prophéties sur la propriété du Castel…

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Résumé :

En 1960, Sylvain Febvre hérite d’une vieille propriété bourguignonne, le Castel, siège de nombreuses rumeurs à travers les siècles. Vingt-quatre ans plus tard, son épouse disparaît mystérieusement, lui laissant la lourde tâche d’élever seul leurs cinq enfants. Une vie bien réglée jusqu’à ce que survienne une nouvelle disparition…

David, Virginie, Nathanaël et Stéphane – le plus jeune mais aussi le plus curieux –, vont être entraînés dans une aventure où se mêlent vengeance et terribles prophéties. Perceront-ils les mystères qui planent autour de l’imposante propriété du Castel ? Échapperont-ils aux nombreux pièges et dangers qui les guettent ? À coup sûr devront-ils faire preuve de courage et de détermination !

Ce roman passionnant, conseillé à partir 16 ans, ne laissera aucun répit aux plus intrépides lecteurs…

Concernant l’auteur :

À tout juste trente ans, Benjamin Limonet est l’auteur d’une grande saga familiale contenant plus de 20 000 pages réparties en 400 histoires de 50 pages chacune. Mêlant le fantastique, l’aventure, l’Histoire, l’espionnage, la science-fiction et la romance, s’étalant sur plusieurs générations sur tous les continents, sur d’autres planètes et dans d’autres dimensions, l’univers de cet auteur fait cohabiter des hommes, des monstres et des dieux. Parmi eux, des Cape Rouge, des Cape Blanche et des Cape Bleue : des individus masqués, ennemis de la famille Febvre, justiciers ou conspirateurs. Il n’y a pas de héros, chaque vie a la même importance, tout peut arriver car nul n’est épargné dans cette fresque gigantesque où les destins se croisent au fil des pages, où l’amour est plus fort que tout et où la mort elle-même peut être vaincue. Benjamin Limonet ne s’en cache pas : il veut écrire la plus longue histoire jamais rédigée par un unique auteur. Un défi extraordinaire qu’il pourrait bien réaliser pour notre plus grand bonheur…

Extrait Long :

— Je vais chercher Papa, dit Stéphane.

Nathanaël le Blond ne resta étourdi qu’une poignée de secondes puis, chancelant, il se leva.

— Non, dit-il (son sang tachait à présent le sol marbré). Dieu seul sait comment Papa réagira s’il nous trouve ici.

Sylvain, mieux que quiconque, savait se faire respecter. Aussi Stéphane jugea-t-il plus sage de laisser à son frère le soin de prendre les initiatives concernant la suite des événements.

— Très bien, dit-il. Très bien… Faisons comme vous voulez…

Alors les trois enfants pénétrèrent dans la pièce interdite…

Il y faisait un noir quasi total. Dans un premier temps et du bout des doigts, Stéphane ne distingua aucun objet intéressant. Toutefois, il soupçonna d’emblée la Salle de Musique d’être une pièce gigantesque. À juste titre…

Après un moment, ses yeux s’habituèrent à la pénombre et il crut deviner les contours d’un instrument de musique caché sous un drap.

— Un violoncelle ! supposa-t-il. Oui, c’est sûrement un violoncelle…

Mais peut-être se trompait-il.

Qu’il est difficile de voir des objets dans le noir, pensait-il sans savoir qu’il touchait là le cœur de l’énigme qu’il aurait à résoudre trois ans plus tard.

Pour l’heure, la forme dont il effleurait les contours pouvait tout aussi bien être celle d’une contrebasse. En revanche, il aurait parié qu’à sa gauche se trouvait une harpe. Stéphane n’avait aucun mérite à le savoir. Tout d’abord parce que l’instrument avait une forme aisément reconnaissable, même sous un drap, même dans le noir. Ensuite, parce que le garçon en possédait une qui était rangée dans un coin de sa chambre. Stéphane n’y avait jamais touché, ne savait donc pas en jouer et considérait la chose comme un banal objet de décoration.

À sa droite se trouvait un piano, ça, il aurait pu mettre sa main à couper…

Pendant ce temps-là, Virginie errait comme ses frères, les bras tendus devant elle.

— Stéphane ! dit-elle. Tu devrais fermer la porte avant que quelqu’un ne s’aperçoive que nous sommes là.

Cette idée n’enchantait pas le benjamin de la famille. La Salle de Musique n’était pourvue d’aucune fenêtre mais le couloir que le trio venait d’emprunter était éclairé par des meurtrières qui laissaient passer la clarté d’une nuit de pleine lune qui créait, tout près de la porte, des ombres effrayantes. Stéphane refusait de s’en approcher.

— Nathanaël le Blond a mis du sang partout ! fit-il remarquer à Virginie. Que je ferme la porte ou non, Papa saura que nous sommes venus ici.

Stéphane n’avait pas parlé fort mais Nathanaël le Blond avait entendu sa réplique. Ces paroles le mirent hors de lui. En colère et sans prêter l’oreille aux supplications de sa sœur qui devinait ce qu’il allait faire, Nathanaël le Blond revint sur ses pas. Il avança bruyamment, soupirant, marmonnant, tapant du pied. Révéler sa présence à leur père était pour lui maintenant secondaire. Nathanaël le Blond marcha aussi vite qu’il le put et lorsque enfin, il arriva devant la porte entrouverte, il plaça sur elle ses deux mains posées à plat. Ensuite, il recula de quelques pas afin de prendre son élan et courut en tendant les bras. La porte se ferma en claquant.

Et le vacarme que cela fit résonna dans tous les couloirs du château.

Et le vacarme que cela fit résonna jusque dans le fumoir.

Et Sylvain, dressant l’oreille, devina sur le champ ce qui venait de se produire.

Il sut tout de suite quelle punition il infligerait à celui qui errait dans les couloirs sans son autorisation. Les domestiques n’avaient plus accès au Castel, passé minuit, Dieu exclut d’emblée l’hypothèse que cela puisse être l’un d’entre eux. Aussi, la seule question qu’il se posa fut : Lequel des mes enfants m’a désobéi ?

Nathanaël le Blond réalisa la stupidité dont il avait fait preuve mais il était trop tard ; son destin et celui de ses complices étaient d’ores et déjà scellés.

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