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Ipagina’Son en frissonne de plaisir…

 

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Vous avez demandé du sourire ? Ne quittez pas …

Vous aimez les surprises ? C’est ici également…

Le désir de  le retrouver,  de choisir entre lui et d’autres,  de le partager avec l’eau d’un bain chaud, de vivre un moment de plaisir intense avec lui… Il y a tout cela dans le texte d’Amor Fati, mais surtout une belle écriture et un chute savoureuse en forme de clin d’oeil…coquin !

Je vous propose de vivre cette aventure  très spéciale, sélectionnée par Malayalam et  lue par Agathe

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RETOUR DE FLAMMES

– Amor Fati –

J’avoue que je l’avais un peu délaissé. On s’était rencontrés il y a trois mois, présentés par une amie commune. J’avais passé un peu de temps avec lui, j’avais pris un  bain chaud en sa compagnie, il me semble, puis il avait partagé mon lit, juste une fois, juste un soir. Après quoi, je l’avais laissé dormir à côté de moi, avec d’autres. Il ne me gênait pas, ne me dérangeait pas, ne me reprochait pas mon désintérêt ou la distance que je mettais entre lui et moi. De temps en temps, je le voyais, je lui accordais un regard et puis je repartais avec d’autres. Oh, il y en a eu d’autres aventures  depuis lui. Des grands, des gros, des passionnants, des liaisons d’un soir ou d’une nuit. Et lui, il était tellement présent que je ne le voyais pas.

Et puis hier, vers dix-huit heures, je l’ai revu. Il n’avait pourtant rien fait de plus que les autres jours. Il était là, comme d’habitude. Mais dimanche soir, j’avais mis fin à mon dernier coup de cœur et j’étais disponible. J’étais open comme on dit. Après avoir mis mon bain à couler, je suis passé par la chambre et j’ai cherché qui pourrait bien partager le plaisir d’un bain brûlant avec moi. Ils étaient au moins cinq ou six qui me tentaient. Certains à qui je n’avais accordé qu’un regard, d’autres qui ne m’étaient pas indifférents et avec qui j’avais commencé quelque chose, comme lui.

Alors, je l’ai pris. Délicatement. Je l’ai posé sur le lit et je me suis déshabillé. Je l’ai regardé. Il n’était pas si gros. Essayons une dernière fois, me suis-je dit. Si ça ne le fait pas, tant pis, j’abandonnerai définitivement. Je l’ai emmené dans la salle de bain. Il est entré dans l’eau avec moi. Nous en sommes sortis une bonne heure plus tard, épuisés. J’avais tout pris de lui, il m’avait tout donné. Comment avais-je pu passer si longtemps à côté d’un tel plaisir ? Je l’avais encore en tête pendant que je m’essuyais. Je le voyais, il était juste à côté de moi. Quel frisson ! Quel bonheur j’avais ressenti !

Nu, je suis retourné dans la chambre et, avant de me rhabiller je l’ai délicatement reposé sur la table de nuit, sur le dessus de la pile. Il s’appelle « Les gens heureux lisent et boivent du café » de Agnès Martin-Lugand. Tentez l’aventure avec lui, vous verrez, vous ne serez pas déçu(e).

source de l’image : http://www.toostick.com/stickers-tendance/stickers-tendance-graphes/sticker-bulle-salle-de-bain/7/41/952.html

IpaginaSon aime vous faire des surprises…

affiche de Bluewriter
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L’équipe d’Ipagina’Son se dévoile ici

Il est le pire des amants…

A peine se donne t-il, il est déjà parti…

Il te presse, il ne t’attend jamais…

Tu veux tout de lui…tout de suite…tout le temps…

Tu lui offres de rester un peu…il ne t’écoute pas et file…

Il te fait souffrir et t’aide à la fois…

Pourtant à chaque fois il te laisse tomber… inexorablement.

 

Tout au long de cette prose poétique, A l’encre de ma plume cultive l’équivoque et l’ambiguïté sur ce partenaire si particulier.

Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Ecoutez Agathe lire cette sélection de Patryck Froissart, vous en saurez plus…

 

Dès l’aurore déjà tu m’échappes…

– A l’encre de ma plume –

Dès l’aurore déjà tu m’échappes, tu quittes mes draps,

Après une nuit sans sommeil à se prendre dans les bras,

A discuter sur papier brouillon, stylo à la main,

A écrire des choses sérieuses ou du baratin.

 

Dés le matin, tu décides de partir sans m’attendre,

Tu me forces à me presser dans les escaliers pour descendre,

Pourtant mon habitude n’est pas de courir après un homme,

Ce n’est pas dans ma nature, je ne me soucie que de ma pomme.

 

Je ne suis pas dépendante, je te dis, mais pour avancer je te veux,

Je veux tes secondes, tes minutes, tes heures, multipliées par deux,

De jour, de nuit, j’ai envie de toi à mes côtés,

Attends, il est midi, mets pause, viens te poser.

 

Assieds toi, fais pas le compliqué, je t’offre le repas,

Même si une femme qui paie pour un homme, ça ne se fait pas !

Arrête de regarder ta montre, je t’invite à déjeuner,

Tu permets qu’on discute ensemble de mes projets ?

 

Tu n’es pas commode, tu ne te laisses pas faire du tout,

Tu me ressembles en fait, c’est vraiment fou.

Tu files, tu passes comme une flèche,

Je ne trouve pas ta faille, je cherche une brèche.

 

C’est vrai que tu as fait cicatriser certaines de mes blessures,

Tu m’as incitée à réfléchir pour éviter des ratures,

Il y a quelque chose de sain, de sage, de censé en toi,

Je ne dis pas ça pour t’amadouer, crois moi.

 

La solution pour être en ta présence je la cherche encore,

Pas en spectatrice, plutôt en tant qu’actrice dans ce décor.

Je poursuis ma route, sachant que tu n’es pas si loin,

Au coin de la rue, à ce boulevard, sur ce petit chemin.

 

Je sens ton ombre et ce que tu me susurres à l’oreille,
« Fonce »,

« Prends garde à toi », sur moi est ce que tu veilles ?

Cependant rien ne sert de vouloir te convoiter, ce serait en vain,

Autant l’avouer, tu es inaccessible, c’est certain.

 

Le célibat te convient mieux, je cesse de te draguer franchement,

Je crois que trop de gens ont déjà été largués par toi… le TEMPS!

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/froissart-patryck/ds-l-aurore-dj-tu-m-chappes-par-a-l-encre-de-ma-plume