Archives par mot-clé : fille

Coup de coeur musical au collectif artistique FAUVE

fauve

BOULE DE NEIGE ET BOULE DE FEU…

Fauve ≠ est un collectif artistique français originaire de Paris, ouvert depuis 2010 sous le nom de Fauve Corp, dont l’originalité consiste à opérer sur plusieurs supports : musique, vidéos, photos, textes, visuels, web… Composée de cinq membres permanents : Quentin Postel, Pierre Cabanettes, Simon Martellozo, Stephane Muraire, Nicolas Dardillac, la formation peut compter jusqu’à une vingtaine de membres apportant leur contribution artistique.

FAUVE qualifie sa musique de « spoken words », un style mêlant poésie déglinguée , musique irrascible et refrain à soulever les cœurs.

le_ph__nom__ne_fauve_est_il_un_flop___4526.jpeg_north_780x_white

Motivé par  «  un besoin commun et urgent de vider le trop-plein avec le moins de contraintes possibles, FAUVE se sert de l’écriture de chansons comme d’un exutoire Il commence à se faire connaître à la fin de l’année 2011, essentiellement par le biais des réseaux sociaux. Le groupe connaît rapidement le succès après la sortie de leur premier titre et remplit de nombreuses salles avant la sortie du premier album.

Le groupe sort un CD 6 titres (EP) « Blizzard » en 2013, puis produit d’autres titres uniquement sur les réseaux sociaux. Un premier album complet voit le jour le 3 février 2014 intitulé Vieux Frères – Partie 1 dont est extrait le titre que je vous propose : « Infirmière » La partie 2 de l’album éponyme est prévu pour le début de l’année 2015.

Fauve est un phénomène en pleine expansion…

INFIRMIERE

J’ai besoin de toi comme d’une infirmière

Quand je me demande ce que je fous ici et que je colle ma tête pendant des heures sur l’oreiller
Tétanisé, assommé, incapable de rien

J’en ai marre de faire semblant
J’en ai marre de faire comme si tout me glissait dessus
J’en peux plus d’entendre les sirènes même à travers le double vitrage

On prend les mêmes et on recommence
Je m’étais décidé à sortir parce que je supportais plus d’être chez moi
Je suis allé rejoindre des gens dans un de ces pubs irlandais merdiques qu’on trouve sur les Grands Boulevards

À une table sur ma gauche y avait un groupe de filles dont une qui m’a tout de suite plu
Elle était un peu mate de peau mais avec des cheveux châtains clairs ou blonds foncés je sais jamais

Mais surtout elle avait l’air douce bienveillante et sereine comme si elle avait pas renoncé à rien
Comme si elle avait jamais douté de la beauté du monde ni de celles des hommes

Je me suis fait quelques films osés mais jolis restait tout de même à établir le contact
Ce qui est impossible à faire en réalité on nous le fait croire dans les films mais c’est une vaste arnaque

Ça m’est retombé dessus d’un coup je me suis senti seul triste et fatigué
J’y arrive pas sans toi j’arrive plus à encaisser
Comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?

J’ai besoin de toi comme d’une infirmière que tu répares ma tête et mes sentiments qui fonctionnent plus bien
Que tu refasses mes stocks de sérotonine que tu me dises que c’est rien
J’ai compris que tu voulais pas de moi pour l’instant mais je me force à croire qu’avec du temps
Tu changes d’avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m’emmènes danser jusqu’au matin

Sur la musique on va on vient
On s’éloigne et on revient
Puis tu t’élances et je te tiens
Je te retiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

Sur la musique on va on vient
Corps contre corps main dans la main
Plus rien n’existe plus rien de rien
Quand je te tiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

Je me suis fait tirer de mes pensées de la pire façon possible :
Une grande claque sur l’épaule le truc que je déteste
Envoyée par un genre de rugbyman pas très discret un gars que je connaissais un peu

« Alors ? Ça va l’artiste ? » Il me dit : « Les amours, tout ça ? D’ailleurs aux concerts tu dois bien te faire plaisir, mon salaud ! »
Le genre de choses qui met tout de suite super à l’aise qui te rapproche encore un peu plus de l’eunuque dans son harem

Je lui réponds que ça c’est soit un mythe complet soit c’est moi et mes petits camarades qui sommes des manches
Évidemment il se met à me charrier me dit que c’est pas possible que j’ai un problème que je suis pédé

Pauvre vieux si tu savais combien de fois je me suis posé la question sincèrement
Qu’est-ce qui déconne chez moi ? Pourquoi dès qu’il y en a une qui est gentille je me barre en courant ?

Ça m’est retombé dessus d’un coup je me suis senti seul triste et fatigué
J’y arrive pas sans toi j’arrive plus à encaisser
Comment est-ce que ça va se finir ? Comment est-ce que je vais faire ?

J’ai besoin de toi comme d’une infirmière que tu me dises que je suis hors de danger que mon état va s’améliorer
Que tu passes ta main dans mes cheveux que tu prennes ma vie pour en faire quelque chose de mieux
J’ai compris que tu voulais pas de moi pour l’instant mais je me force à croire qu’avec du temps
Tu changes d’avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m’emmènes danser jusqu’au matin

Sur la musique on va on vient
On s’éloigne et on revient
Puis tu t’élances et je te tiens
Je te retiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

Sur la musique on va on vient
Corps contre corps main dans la main
Plus rien n’existe plus rien de rien
Quand je te tiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

J’ai besoin de toi comme d’une cigarette ou d’un verre à chaque fois que je dois sortir dans la foule
Je me dis que ça peut pas être comme ça qu’il doit y avoir autre chose
Jusqu’ici j’ai pas trouvé des tas de raisons d’exister
Mais j’ai besoin de croire en quelque chose de profond de solide
J’ai besoin d’être porté par un espoir

Je voudrais faire l’effort permanent et sublime
Je voudrais être à tes côtés, simplement
Pour que la vie ne puisse jamais nous mettre à genoux

J’ai besoin de toi comme d’une infirmière que tu m’aides à trouver le sommeil qu’on se réveille dans des draps blancs
Que tu me dises que c’était qu’un mauvais rêve que tout ça c’est derrière moi maintenant
J’ai compris que tu voulais pas de moi pour l’instant mais je me force à croire qu’avec du temps
Tu changes d’avis et dans mes nuits je rêve encore que tu m’emmènes danser jusqu’au matin

Sur la musique on va on vient
On s’éloigne et on revient
Puis tu t’élances et je te tiens
Je te retiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

Sur la musique on va on vient
Corps contre corps main dans la main
Plus rien n’existe plus rien de rien
Quand je te tiens du bout des doigts
Pour te ramener contre moi

fauve_4264

 

un coup de coeur musical à Elodie Frégé

Capture d’écran 2014-09-14 à 19.01.56

Bercée depuis son enfance dans le monde de la danse et de la musique, Elodie Frégé a trois albums à son actif. Trois albums personnels au cours desquels Elodie prouve qu’elle n’est pas simplement une jolie fille formatée par la star académie qu’elle a remportée en 2003.

Après ce succès, elle enchaine les rencontres artistiques et sort  » Le jeu des sept erreurs » un album plus sombre et subversif écrit par Benjamin Biolay (toujours lui), dans lequel elle apporte une dimension poétique à des paroles volontairement froides, évoquant l’amour charnel sans sentiment avec « la ceinture », l’inceste avec « le velours des vierges » ou la descente aux enfers avec « Dolce vita ».

Son chemin est tranquille comme les mélodies qu’elle gratte sur sa guitare, sa voix posée souvent comparée à celle de Françoise Hardy. Tranquille mais suivi. Pour preuve son troisième album  » La fille de l’après-midi » qui sort le 4 octobre.

Elodie Frégé s’investit également dans plusieurs oeuvres caritatives et récemment a fait partie de « la bande à Renaud », avec à la clé un CD en l’honneur du chanteur  et poète maudit.

J’ai choisi de vous faire écouter « Il pleut », une merveilleuse chanson de Renaud à sa fille.

168968_859199165_68_H150607_L1285359414

IL PLEUT

Tu peux pas t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller tes ch’veux
J’sais qu’ tu s’ras jolie quand même
Mais quand même tu s’ras partie
Moi, y m’restera à peine
Que ma peine et mon envie
De te coller quelques beignes
Et quelques baisers aussi

Fais gaffe, dehors c’est pas mieux
Y’a d’la haine dans tous les yeux
Y’a des salauds très dang’reux
Et des imbéciles heureux
Je suis mille fois meilleur qu’eux
Pour soigner tes petits bleus
Tu peux t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller tes ch’veux
T’aurais pu attendre un peu
J’allais bientôt être vieux
Tu peux pas t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller tes ch’veux

Tu peux pas t’casser parc’que
T’as pas l’droit c’est pas du jeu
On avait dit que tous les deux
On resterait près du feu
T’aurais pu attendre un peu
J’allais bientôt être vieux
Tu peux pas t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller tes ch’veux

Tu peux pas t’casser, je t’aime
A m’en taillader les veines
Et pi d’abord ça suffit
On s’casse pas à six ans et d’mi
Allez, d’accord, t’as gagné
Je te rallume la télé
Mais tu n’peux pas t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller tes ch’veux

Tu n’peux pas t’casser, y pleut
Ça va tout mouiller mes yeux