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S’il te plait, dessine-moi un auteur : Isabelle Vouriot

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

 

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, c’est Isabelle Vouriot qui nous invite à découvrir ses cahiers d’écriture…

ISABELLE VOURIOT ARC EN CIEL

Couleurs d’amour et d’amitié dans le gris du ciel

A l’adolescence, j’écrivais et puis comme tout à chacun, j’ai construit ma vie oubliant l’écriture. A l’âge de 44 ans, une rencontre m’a permis de renouer avec elle. Et depuis, eh bien j’écris… encore et encore des poésies, des nouvelles et petites histoires. J’ai terminé également un « roman ». J’écris le deuxième, avec les mêmes personnages.

J’écris en fonction de mon emploi du temps, du temps libre que mon métier d’infirmière me laisse. Une seule certitude, celle d’écrire tous les jours ou presque.

Souvent une idée, un mot fait son chemin. Cela lui prend plus ou moins de temps jusqu’à ce que je prenne le clavier ou le stylo et je pose simplement ce qui me semble être dicté. Parfois le texte fini n’est pas du tout ce que j’avais pensé écrire au début. Il m’arrive de découvrir ainsi mes propres textes.

J’écris sur l’amour et l’amitié bien sûr. Mais également sur l’actualité quand ça me touche profondément, sur ce que je peux observer de la vie, des gens, de la nature. J’écris aussi ce que j’écoute et ce que je perçois.

Mon endroit privilégié pour écrire est mon canapé avec l’ordi sur mes genoux. Mais dès qu’il fait beau, je sors ma petite table violette et je me pose tout simplement dehors au contact du parfum et des murmures de la nature. J’aime écrire également au bord de l’eau, mais il n’y a pas de rivière à proximité.

J’ai besoin régulièrement d’écrire à l’ancienne, avec un crayon à papier et mon cahier. Je devrais dire mes cahiers car il y en a un dans le salon, un dans ma chambre, un dans mon sac… j’aime écrire mais j’aime également le bruit que fait le crayon sur le papier. Et quand j’écris un courrier, c’est toujours à l’encre violette. Pas très protocolaire, je sais, mais tant pis !

Je suis ma route, celle que l’écriture me réserve. Tout simplement.

 

ISABELLE VOURIOT GUITARE

La musique nature des mots d’Isabelle…

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Eric Varvoux

Affiche de Bluewritter
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Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, c’est Eric Varvoux qui nous invite à suivre son chemin d’écriture… 

moi

Ecrire,

Ne me demandez pas comment je fais, je ne saurais pas vous l’expliquer, mais une chose est certaine les mots me viennent comme l’air à mes poumons…

Il me faut l’idée, le déclic, ensuite vient la première phrase, le premier vers, puis tout s’enchaîne…

Les émotions me guident, les plus tristes je dois dire. Quand je ne me sens pas très bien, cafardeux ou en colère, ma muse vient sous l’habit de la souffrance.

Oui, rares sont mes textes où le bonheur et l’amour sont là, cela n’est pas mon moteur…

Mon univers est fait de démons, d’hommes répugnants juste là pour accomplir ce que je ne peux en cette triste vie. Suis-je un sadique déguisé ?

Cela me libère, et souvent je me prends d’amitié pour mes personnages que je n’hésite pas à réutiliser par la suite.

Mon garouvarou est de ceux-là. Je n’hésite pas à le reprendre dans plusieurs histoires anodines pour hanter mes lignes, et j’y prends un certain plaisir…

D’autres histoires, inspirées d’ateliers d’écriture comme « Voyage en Ambrolie », me poussent à aller plus loin dans l’intrigue, je me prends au jeu  et veux donner plus d’intensité à mes personnages…

Comment dire, l’écriture, est une thérapie, un besoin qui a commencé pour moi avec la poésie qui ne m’a jamais quittée…

Soigner les maux par les mots est une bonne devise.

Je me suis essayé à des concours où j’ai vu certains textes récompensés et, ensuite, me suis édité un recueil de poésie à compte d’auteur « L’amour et la mort. » Un peu trop vite, c’est vrai, texte mal corrigé et promotion gâchée…

Mais je ne regrette pas…

Ensuite, ce sont quelques poésies, une idée de roman encore en travail, et les longs moments de feuilles blanches…

Et… je découvre votre site, je réécris quelques anciens textes et l’émulation fait le reste, je vous en remercie…

Ecrire, pourquoi comment?

Comment, je ne sais pas

Pourquoi, je n’en doute pas

Pour donner du bonheur aux gens !

Bonnes lectures sur iPagination

 

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Les personnages d’Eric, en constante construction et reconstruction ….

« S’il te plait, dessine-moi un auteur » : C Ros en mode d’écriture…

Affiche de Bluewritter
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Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, c’est C ros qui nous invite à la suivre dans ses variations colorées … 

 music_notes

Les lettres se colorent sur la partition des rêves

Quand j’écris…

C’est soudain, comme un coup de vent, frais comme des pétales de roses, limpide comme l’eau d’un torrent. L’idée jaillit, fuse, se manifeste, n’importe où, n’importe quand, le jour ou la nuit. C’est imprévisible. Un mot m’interpelle, une publicité me dérange, une phrase me séduit, une autre me met en tête des calembours pleins d’humour, un paysage m’éblouit et me coupe le souffle… c’est à chaque fois surprenant, je ne m’y attends jamais.

La tête s’emplit de phrases. Pas d’hésitation, il faut noter. Les mots s’emberlificotent, il faut les mettre à la bonne place. Ça y est. Si j’attends, l’idée m’échappe, c’est trop tard, il faut attendre un autre coup de grâce.

C’est un mystère depuis l’enfance. C’est en l’écrivant que je me rends compte que je ne me suis jamais posé la question de ce pourquoi ? Je le prends comme un cadeau fabuleux.

Petite, je rêvais, et ces escapades m’ont permis de passer des caps difficiles. Je n’ai jamais eu l’envie de les coucher sur le papier, ou si peu. Je lisais beaucoup et dévore encore de nombreux ouvrages.

Un souvenir me revient en mémoire. Jeune, je prenais tous les livres  qui me tombaient sous la main, faute de pouvoir choisir. Prise par l’histoire, je n’entendais plus les bruits qui m’entouraient, dans la cour de récré notamment, et c’est le silence qui me sortait la tête de l’ouvrage.

Tout comme je ne faisais jamais de brouillons pour les dissertations à l’école… c’est pareil à présent.  Je ne prends que des notes pour ne pas oublier certains détails importants. Les vieilles habitudes ont la vie dure. On les met en sommeil et elles reprennent juste là où on les avait laissées.

Pour moi, écrire, c’est comme une musique. Le titre est important. La première phrase doit être mélodieuse et plaire à l’oreille. Ensuite, l’écriture coule, tranquille comme une rivière. La chute vient naturellement. Au point final, c’est comme si j’avais peint une aquarelle, sans retouches.

Je ne me force jamais. Si l’exaltation ne se manifeste pas, je n’écris pas. Par contre, si l’inspiration vient, je me glisse dans la peau des personnages et me mets dans la situation requise, de la musique classique en fond pour mieux me concentrer. Une exception toutefois, pour les thrillers, ce sont les protagonistes qui vont où bon leur semble et écrivent leur histoire. C’est d’ailleurs une expérience déroutante à chaque fois.

C’est curieux de les voir aller où je ne les ai pas amenés ! Mais là aussi, il me faut un fil  conducteur, une idée qui fasse son chemin, qui mène quelque part.

Le lecteur sent une écriture forcée. La simplicité, les mots compréhensifs, la sincérité surtout touchent bien plus que des mots sophistiqués ou des phrases alambiquées.

Ecrire, c’est un cri d’amour, de joie, de souffrance, un coup de gueule, de révolte, un besoin…

Ecrire, c’est apporter du rêve, de la magie, c’est s’oublier, faire oublier, c’est respirer un air pur… Ma plume est mon amie même si elle est symbolique à présent.

Ecrire, c’est aimer

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Ecrire comme on peint une aquarelle