Archives par mot-clé : Zola

S’il te plait, dessine-moi un auteur : Christine Millot-Conte

Affiche de Bluewritter

Affiche de Bluewritter

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, l’aventure se déroule sous la casquette de Christine Millot-Conte, d’auteur en auteur, d’expérience en expérience… 

 

Christine en Eponine
Christine en Eponine

Du plus loin que mes souvenirs remontent, j’ai toujours lu et écrit. Je dévorais tout ce qui me tombait sous la main. Héritage génétique ? Dans ma famille, on lisait beaucoup, surtout mon père, qui écrivait également de la poésie. C’est à lui que je dois ma passion des livres et de l’écriture. Grâce à lui, j’eus la chance de me chauffer au soleil de la Provence et de suivre les personnages de Marcel Pagnol. Je me délectais des récits de Maupassant, de Victor Hugo, puis dans un autre registre, de ceux d’Agatha Christie ou de Conan Doyle.

Mais l’écrivain qui m’a le plus marquée est sans conteste Emile Zola. Ses lectures eurent sur moi le même effet qu’un électrochoc, je crois que c’est à travers celles-ci que je commençai à prendre conscience de toutes les injustices ! Je ne comprenais pas ce monde, aussi pour exorciser mon mal-être, j’écrivais encore et encore. Grandissant bon an, mal an, je noircissais des pages et des pages de cahiers.

Puis, c’est dans le cycle secondaire, alors que je préparais un baccalauréat littéraire que je découvris les poètes maudits. Les sanglots longs des violons de l’automne accompagnèrent mon adolescence lorsque je fus confrontée à la perte d’êtres chers, mon frère d’abord et mon père. Je crois qu’à cet instant précis, j’écrivis de plus en plus. Coucher mon désespoir et ma colère sur le papier a été la meilleure thérapie, mon exutoire, j’écrivais pour déverser ma détresse, ma douleur, ma révolte.

Puis, après avoir obtenu une licence de lettres modernes, j’eus la chance de travailler en étroite collaboration avec un ami éditeur langrois ! Ô Félicité suprême, je lisais toute la journée des ouvrages, traquant les fautes d’orthographe, donnant mon avis quant à la future publication des écrits. Je fus aussi Tintin reporter, un petit reporter puisque j’étais correspondante de presse pour le journal de la Haute-Marne, mais un reporter quand même !

Ensuite, j’ai voulu tenter l’aventure de me mettre à mon compte comme écrivain public, mais cela dura peu. Ecrasée par les charges, je perdais de l’argent. Ecrire est pour moi comme respirer, il y va de ma survie, j’écris pour partager mon indignation de ce monde individualiste, j’écris pour dénoncer ce qui me déplaît, ce qui me dérange. Eternelle utopiste, je crois encore que l’Homme est capable de changer, capable d’être humain tout simplement. J’ai choisi de vivre perchée sur la cime de mon imagination plutôt qu’à genoux sur cette pauvre terre.

J’ai un compagnon et deux grandes filles ainsi qu’une chienne et un lapin nain. J’aime les animaux, ceux-ci sont toujours fidèles et de plus, ils sont toujours d’accord avec moi ! Je trouve le monde bien plus beau saupoudré d’un grain de folie.

Et pour finir, je crois que la phrase qui me définit le mieux est celle-ci : « la folie m’a toujours sauvé et m’a empêché d’être fou » d’H.F. Thiefaine. Je suis également une grande passionnée de musique, je ne pourrais vivre sans. Je ne travaille plus mais suis bénévole auprès de jeunes qui veulent écrire mais qui font des fautes, je m’investis également dans diverses associations défendant les droits de l’Homme. 

Un monde riche et vert que celui de Christine
Un monde riche et vert que celui de Christine