Ipagina’Son oralise le sentiment de manque…

affiche de Bluewriter
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Votre lectrice du jour : Sortilège

 

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé…

L’absence est là, elle emplit le moindre espace de vie, les matins qui font mal,  les nuits devenues amères, les odeurs fades de la terre, les solitudes du ciel.

Ichaline hurle le manque de l’être aimé et sa solitude  avec une pudeur émouvante.

Il suffit de lire ce poème pour prendre la mesure de la détresse, Sortilège se met au diapason des mots magnifiquement, sélectionnés par un conseiller du site iPagination.

Unknown

NON , TU NE ME MANQUES PAS

Ichaline 

Non, tu ne manques pas,

Toi, tu ne manques pas.

Tu manques juste à mes mots dans leur banalité,

Une motte de mots,

je l’arpente, hissez haut,

Tu manques juste aux matins aux persiennes alitées,

Des matins aveuglants,

Des matins flagellants,

Mais à moi,

Tu ne manques pas,

Toi, non,

Tu ne manques pas

Tu manques aux oisillons à l’heure de la becquée,

Furieux les oisillons,

Furieux les trublions,

Tu manques juste à la mer dans mes nuits agitées,

Aux odeurs de ma mère,

Alphabet de ma terre,

Tu manques au ciel courbé de solitudes brisées,

Comme un trait au crayon,

Signé : ton pygmalion,

Mais à moi,

Tu ne manques pas,

Non, toi, tu ne manques pas

Tu manques à un Septembre qui flirte avec l’été,

Oser, Septembre, osé,

Des  » je t’aime » en paniers,

Tu manques à l’air du temps sur ma peau hébétée,

Une aire dans le désert,

Où es-tu ,oh misère,

Mais à moi, tu ne manques pas,

Toi, non,

Tu ne manques pas

Tu manques à l’horizon fut il inespéré,

Un horizon futile,

Mon prénom est Sybille,

Tu manques au nourrisson gouleyant sa tétée,

Ardente la tétée,

Dans ton giron ouaté,

Mais à  moi

Tu ne manques pas

Toi, non,

Tu ne manques pas.

2 réflexions au sujet de « Ipagina’Son oralise le sentiment de manque… »

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