S’il te plait, dessine-moi un auteur : Antoine

Affiche de Bluewritter
Affiche de Bluewritter

 

iPagination et iPaginablog, deux sites en connexion étroite, puisque animés par les mêmes équipes, dans un même esprit et pour une même passion de l’écriture.

Écrire … qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? Comment ça vient ? Pourquoi ? Quand ? Où ? ….

Sur iPaginablog, nous avons invité les auteurs d’iPagination à nous dévoiler un peu de leur intimité de plume.

Cette semaine, Antoine s’explique avec son alter ego…

ANTOINE 1

L’auteur marchant lentement, nourrissant l’espoir d’être rattrapé par une horde de fans en furie

 

–       Antoine, c’est l’heure de ton interview, qu’est-ce que tu fais ?

–       Je les fais patienter, tiens. « Plus un écrivain est en retard, plus il est important » : c’est Dostoievski qui l’a dit. Ou alors c’est Beigbeder et il parlait des publicitaires, je sais plus trop. Bon, il me faut un rail de coke avant d’aller répondre aux questions.

–       Tu prends de la drogue, toi ?!

–       Non, j’ai dit ça pour la beauté du style. Et aussi pour choquer un peu. Et puis pour faire croire que je recèle de graves fêlures dans mon être intérieur. Un écrivain heureux, c’est un écrivain bon qu’à écrire des histoires plates et mièvres, avec des héroïnes qu’on a envie de lapider à coups de pruneaux mous dès la deuxième page. Regarde Houellebecq : il est mortellement fâché avec sa maman, du coup, on lui attribue une écriture torturée et des écrits sournoisement cyniques.

–       A t’entendre, maintenant, la personnalité de l’écrivain importe plus que ses œuvres. Il y a quand même un processus créatif nan ?

–       Certes. Pour bien écrire, il faut avoir des trucs à raconter, et pour ça, il y a deux solutions : ou alors on a une imagination débordante et on construit à partir de rien ou presque, ou alors on est curieux et on sort le nez de chez soi. Il existe également une troisième voie, celle de Tolkien : on sort tous les anciens mythes méconnus du frigo et on fait une tambouille avec. Si on a du talent, ça fait un plat du tonnerre. Georges Lucas n’a pas procédé autrement avec Star Wars.

–       T’as l’ambition de faire un Star Wars ?

–       J’ai déjà publié deux « J’aime Lire ». C’est mes mini Star Wars. le style littéraire importe peu, place à l’intrigue et aux personnages, qui doivent être aux petits oignons pour captiver l’enfant et le faire rêver. Lucas était un piètre réalisateur, mais c’était un scénariste de génie.

–       Quand on a demandé à Lucas pourquoi il avait tant tenu à produire ses épisodes I, II et III, il avait répondu qu’il avait toujours été fasciné par la montée du fascisme en Europe et qu’il avait voulu faire un film relatant la fragilité des démocraties. Toi aussi tu as de grandes visées quand tu écris ?

–       Navré de te décevoir. Je n’écris ni pour dénoncer, ni pour panser une blessure secrète. J’écris pour divertir et donner du plaisir aux gens. Bon sang, c’est affreusement niais ce que je viens de dire. Je vais vraiment me lancer dans des romans à l’eau de rose.

 

ANTOINE 2

Avant j’étais schizophrène, mais à présent nous allons beaucoup mieux

Laisser un commentaire