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Ipagina’Son et les élucubrations de tonton.

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice du jour : Naïade

 

Drôle de tonton que le tonton de SIgismond … Plutôt dérangé, dérangeant, irascible, inventeur génial de choses inutiles ou avant-gardistes, maniant un langage  peu châtié.. En tout cas pas la langue de bois, c’est sûr !

Le tonton de SIgismond s’est mis en tête d’inventer l’énergie perpétuelle. Alors comprenez bien qu’il dérange le tonton de SIgismond ! Même le général n’a pas daigné l’écouter…

Il décide de partir à l’étranger proposer son invention, mais il meurt…malencontreusement….

Pour connaître la suite et l’hommage que lui réserve son neveu.. Un seul moyen : écouter le récit de ce texte hilarant, sélectionné par les conseillers du site. Il est lu par notre ipagina’Sonnienne de talent  : NaIade

CARNET

SI MON TONTON TOND

– Abicyclette (Sigismond Tartampion)

Faut dire que le tonton se révélait être une sacrée tronche, malgré sa tête d’ahuri et ses fringues qui humaient l’incontinence. Quand je pense que ce vieux débris trimait en loucedé toutes les nuits dans une cabane de jardin !

Au vu de ses inspirations prophétiques, des fulminations magistrales jaunes, vertes, rouges devaient lui sortir de la cervelle ! Putain quelle révélation ce carnet ! De quoi faire la nique aux Nobel. Entouré des navets de son potager, il tripotait du concept révolutionnaire comme d’autres préparent la tarte aux pommes.

Selon la chronologie faut croire qu’il s’était d’abord fait la main avec des bricoles tout juste dignes du concours Lépine. Les premières pages étaient noircies de titres avec schémas encore compréhensibles : la balle de tennis comestible, le presse-agrumes souple, la pierre ponce végétale, les skis télescopiques, le goudron parfumé à la lavande. Puis un premier coup de maître : la capote grossissante faite dans un latex fonctionnant sur le principe de la loupe. Extrêmement valorisant pour ces messieurs. Rien que pour ça il aurait dû faire fortune, s’il avait vendu l’idée à Manix ou Profiltex.

Mais il devait avoir trop peur qu’on la lui chourave. Il n’avait confiance en personne pas même en sa famille, c’est bien simple, il ne parlait jamais : il nous recevait d’un grognement.

Il n’y a que les institutions qui représentaient quelque chose pour lui. Elles lui avaient décerné le seule titre qu’il aura jamais eu : la médaille du travail pour 40 années de classement d’archives à GDF.

Bref…

Il a poursuivi dans l’agronomie, avec le champ de blé pliable.

Puis la médecine avec le vaccin contre les cors aux pieds. Puis la mine anti-personnelle pour acariens.

Et encore la biologie végétale.

A qui qu’on devra l’apparition de nouvelles espèces sur l’étal des marchés ? A tonton !

La cerise-tomate, le pamplemousse des montagnes, le maïs-betterave, l’arbre à crêpe suzette.

Ça commençait à devenir énorme, ses intuitions.

Tonton, t’es énooooorme, on aurait pu lui dire, si on avait su, au propre comme au figuré, en considérant son cul éléphantesque.

Une fois qu’il a eu été bien échauffé, terminé les babioles ! Il s’est lancé dans du vraiment substantiel.

« Aujourd’hui premier janvier : Je poursuis corps et âme dans la seule recherche qui vaille : la fondamentale »

Certes … Mais plus il progressait, plus ses gribouillis devenaient incompréhensibles. Un enchevêtrement inextricable d’imprécations magiques et de virulences terribles :

-Eau concentrée sur le modèle du lait

-Einstein : un vrai glandu, incapable de faire une division

-Nuages déshydratés transportables par camion

-Ah vous ne vouliez pas me donner le bac ! Vous allez voir !

-Sous-marin à propulsion par air comprimé

-Enfoirés du CNRS : CNRS S.S. ! CNRS S.S. !

 

A la date du 23 juillet 2014 je lis :

« L’énergie perpétuelle accessible à tous…à portée de doigt… le majeur ! Mais non ! Qu’ils aillent se faire prendre chez les grecs, tous ces jean-foutres, tous ces peigne-culs d’industriels. Aucun profiteur n’aura jamais accès à mes découvertes. Je les conchie, eux et toute leur sale clique affairiste.  J’irai à la rencontre du seul homme qui vaille, pour présenter mon savoir… Lui seul en fera l’usage le plus circonspect. Lui le régénérateur de la France, de la seule France, de la vraie France, de la France Eternelle, Ô Lui ! Général de Gaulle !»

Puis le lendemain :

« Le Général de Gaulle n’a pas daigné m’écouter. Je suis triste. On m’a dit qu’il y avait un nouveau locataire à l’Elysée. Je n’en crois rien. Un policier en faction, peut-être une âme compatissante, m’a dit en riant d’envoyer un courrier à Hollande. Je ne comprends pas. Je vais donc m’adresser à l’étranger.»

 Et le lendemain du lendemain, il était mort, empalé sur son poulailler-paratonnerre (un système pour avoir rapidement des œufs durs. Il aimait tellement les œufs durs !)

Un accident ? Ou encore un coup de Poutine ?

« L’énergie perpétuelle accessible à tous…à portée de doigt… le majeur ! » ça signifiait quoi ? Qu’il voulait tous nous faire un gros doigt d’honneur ?

J’ai pris ton fameux carnet, et comme tu le souhaitais dans tes dernières volontés, j’irai le balancer n’importe où en pays battave. Mais auparavant, pour ta mémoire de dérangé, j’en ai déchiré quelques pages pour en faire des cocottes en papier. Et aujourd’hui, sacré tonton, je les dépose sur ta tombe.

 

Connaissiez-vous l’origine du « Clean tags » ?

Un tout nouveau concept fait son apparition en France : « Le Clean tags » ou l’expression artistique du propre sur le sale.

Pour mieux en comprendre le principe, le film ci-dessous retrace la pose de « Clean Tags » dans des lieux clefs de Paris présentant les différentes missions de Service Civique  : aide aux sans abris, restauration du patrimoine historique ou encore le nettoyage de déchets.

Le Clean Tag, respectueux de l’environnement, consiste à laver les murs avec de l’eau fluviale. Dans ce film, ils représentent à taille humaine les volontaires en mission en reprenant ainsi la silhouette blanche, visuel emblématique de la campagne de recrutement du Service Civique.

Source Service Civique

Une campagne publicitaire efficace, très visuelle, pour la bonne cause,  mais qui n’est cependant pas nouveau. Nous vous proposons de revenir rapidement sur les origines de ce concept étonnant :

« Développé à l’origine par des artistes de rue tel que l’Anglais Paul « Moose » Curtis ou le Brésilien Alexandre « Osario » Orion, le reverse graffiti devient un art urbain à part entière et donne lieu à de véritables pièces d’art temporaires.

Parce que le Reverse graffiti n’utilise pas de peinture ou d’encre, et donc ne peut pas être accusé de défigurer effectivement un objet, il est souvent considéré comme légal et utilisé pour la publicité. Des entreprises ont utilisé le Clean Tag pour un lancement de produit . Domino’s Pizza a également eu recours à cette technique lors d’une campagne publicitaire de grande ampleur aux États-Unis Il est aussi utilisé à des fins politiques par des partis comme le Parti pirate allemand. »

Source Wikipédia