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Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Prétendre à l’Humanité, de Denis Delepierre

Résumé :

Depuis plusieurs mois, l’inspecteur Pasquier, flic vieillissant et opiniâtre, suit la piste d’un tueur en série qui massacre ses victimes selon le même mode opératoire. Lorsque Franck Muller, un scientifique aisé, meurt à son tour des mains de ce psychopathe, sa fille Solène, hantée par l’image d’un père qu’elle n’a pas vraiment connu, décide d’enquêter de son côté.

Au cours du chassé-croisé qui l’oppose au policier, la jeune femme se heurte à bien des mystères. Son père était-il un homme bien ? À quoi s’occupait-il dans ce laboratoire surprotégé ? Et qui est cette intrigante inconnue qu’il semblait tant apprécier ?

D’une réponse à l’autre, Solène réalisera combien les zones d’ombre de Franck Muller pourraient lui en apprendre davantage sur elle-même…

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A propos de l’auteur :

Denis Delepierre a été lauréat de plusieurs concours d’écriture. Il a précédemment publié un roman jeunesse, « L’héritière de l’Avant » et une nouvelle, « Dans nos contrées », publiée dans l’ouvrage collectif « Voyages », le tout aux éditions iPagination.

Extrait court du roman :

La nuit était depuis longtemps tombée sur la petite ville de Chambrond et l’on n’entendait que le souffle obstiné du vent, particulièrement fort pour la saison. Un break gris métallisé traversait à faible allure les rues désertes de la cité endormie. Au volant, un jeune homme à la mine sombre tâchait de se concentrer à la fois sur la conduite et sur une conversation téléphonique.

— J’y suis presque, signala-t-il à son interlocuteur.

— Gare-toi et vas-y à pied, comme les autres fois.

— Bien sûr. Je vous laisse.

— Rappelle-moi dans une heure.

Noah raccrocha et laissa son portable sur le siège passager, le temps de négocier son créneau. La rue où il devait se rendre n’était pas éclairée. Elle s’achevait sur un terrain à bâtir en vente depuis des années – personne ne semblait intéressé par l’idée de faire pousser une maison à Chambrond. Il n’y avait qu’une seule habitation dans cette rue, plantée non loin du carrefour avec celle, éclairée, où il se parquait. Une bâtisse sans étage, au toit de tuiles noires, à l’abandon depuis plusieurs années. Il savait que quelqu’un y passait régulièrement. Il avait un message pour cette personne.

Ce n’était pas la première fois qu’il accomplissait cette tâche…

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Tarots, un roman policier de Bernard Mattei

Tarots dtteie Bernard MaRésumé  :

Roman policier : Un tueur en série ayant pour signature une carte de tarot sévit à Marseille. 

Le commissaire Mancini va mener une enquête dangereuse, dans laquelle la folie rythme ce jeu de piste macabre…

Une femme de ménage, un chercheur de haut niveau, un aliéné mental sont tour à tour assassinés, selon un même mode opératoire. À chaque fois, le meurtrier laisse sur place une carte du Tarot de Marseille. Sa signature. Mais quel peut être le lien unissant ses victimes ?

Le commissaire Mancini, avec l’aide de son ami Jérôme Chaudoin, ex-archiviste de la Criminelle, va être entraîné dans un jeu de piste auquel l’assassin l’a convié. Commence alors une traque sans merci…

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A propos de l’auteur :

Bernard Matteï est un touche-à-tout. Dans sa jeunesse, il a tâté du manche des Gibson en créant son propre groupe de rock, puis a orienté son appétit de création vers la peinture et les expositions en galerie avant de se tourner vers la photographie.

Mais son goût pour les mots, les phrases, les histoires demeure son authentique passion. Il a donc décidé de se consacrer entièrement à l’écriture.

Véritable dévoreur de livres, tous les genres l’intéressent : le roman noir, le polar, la science-fiction, le fantastique, le roman historique, les livres documentaires, la bande dessinée…

Parmi ses auteurs de prédilection, on retrouve Valerio Evangelisti, Pierre Magnan, Karen Maitland, Bernard Werber, Eiji Yoshikawa, Cavanna…

De son passé de peintre et de photographe, il conserve un véritable goût pour l’image que l’on retrouve dans son écriture : visuelle, scénarisée, cinématographique.

Asseyez-vous, ouvrez Tarots : la séance commence…

Extrait court :

Le commissaire s’efforçait de rester parfaitement silencieux, même s’il trépignait.

L’ex-archiviste étudia attentivement la carte, une loupe à la main. Il avait placé à côté d’elle la première carte, le Diable. Les tarots avaient cette particularité inouïe de surprendre à chaque consultation. On croyait les connaître par cœur, les maîtriser, et pourtant, on découvrait sans cesse de nouveaux détails, en fonction des arrangements.

Au bout d’un assez long moment, Jérôme Chaudoin se détendit, le sourire aux lèvres.

— Ça y est… Je crois tenir une interprétation cohérente, en reliant celle-ci à la première.

Une précieuse indication pour comprendre le cheminement plutôt alambiqué de notre ami.

— Le Diable a un rapport avec le Chariot… ?

— Aucune carte n’a un rapport avec une autre, sauf lorsqu’elles sont mises bout à bout. Elles racontent alors une histoire. C’est ainsi que l’on tire le Tarot de Marseille. Enfin : que l’on devrait le tirer si l’on voulait le faire dans les règles de l’art.

Il entreprit de faire un court résumé des éléments en leur possession. La première carte, le Diable, était une présentation. L’assassin en avait également profité pour annoncer son mode opératoire. Il confirmait maintenant son implication, en proposant une nouvelle carte. Une signature, en somme…

Mancini maugréa :

— Un tueur en série. Toute ma veine…

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Ipagina’Son et les élucubrations de tonton.

affiche de Bluewriter
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Votre lectrice du jour : Naïade

 

Drôle de tonton que le tonton de SIgismond … Plutôt dérangé, dérangeant, irascible, inventeur génial de choses inutiles ou avant-gardistes, maniant un langage  peu châtié.. En tout cas pas la langue de bois, c’est sûr !

Le tonton de SIgismond s’est mis en tête d’inventer l’énergie perpétuelle. Alors comprenez bien qu’il dérange le tonton de SIgismond ! Même le général n’a pas daigné l’écouter…

Il décide de partir à l’étranger proposer son invention, mais il meurt…malencontreusement….

Pour connaître la suite et l’hommage que lui réserve son neveu.. Un seul moyen : écouter le récit de ce texte hilarant, sélectionné par les conseillers du site. Il est lu par notre ipagina’Sonnienne de talent  : NaIade

CARNET

SI MON TONTON TOND

– Abicyclette (Sigismond Tartampion)

Faut dire que le tonton se révélait être une sacrée tronche, malgré sa tête d’ahuri et ses fringues qui humaient l’incontinence. Quand je pense que ce vieux débris trimait en loucedé toutes les nuits dans une cabane de jardin !

Au vu de ses inspirations prophétiques, des fulminations magistrales jaunes, vertes, rouges devaient lui sortir de la cervelle ! Putain quelle révélation ce carnet ! De quoi faire la nique aux Nobel. Entouré des navets de son potager, il tripotait du concept révolutionnaire comme d’autres préparent la tarte aux pommes.

Selon la chronologie faut croire qu’il s’était d’abord fait la main avec des bricoles tout juste dignes du concours Lépine. Les premières pages étaient noircies de titres avec schémas encore compréhensibles : la balle de tennis comestible, le presse-agrumes souple, la pierre ponce végétale, les skis télescopiques, le goudron parfumé à la lavande. Puis un premier coup de maître : la capote grossissante faite dans un latex fonctionnant sur le principe de la loupe. Extrêmement valorisant pour ces messieurs. Rien que pour ça il aurait dû faire fortune, s’il avait vendu l’idée à Manix ou Profiltex.

Mais il devait avoir trop peur qu’on la lui chourave. Il n’avait confiance en personne pas même en sa famille, c’est bien simple, il ne parlait jamais : il nous recevait d’un grognement.

Il n’y a que les institutions qui représentaient quelque chose pour lui. Elles lui avaient décerné le seule titre qu’il aura jamais eu : la médaille du travail pour 40 années de classement d’archives à GDF.

Bref…

Il a poursuivi dans l’agronomie, avec le champ de blé pliable.

Puis la médecine avec le vaccin contre les cors aux pieds. Puis la mine anti-personnelle pour acariens.

Et encore la biologie végétale.

A qui qu’on devra l’apparition de nouvelles espèces sur l’étal des marchés ? A tonton !

La cerise-tomate, le pamplemousse des montagnes, le maïs-betterave, l’arbre à crêpe suzette.

Ça commençait à devenir énorme, ses intuitions.

Tonton, t’es énooooorme, on aurait pu lui dire, si on avait su, au propre comme au figuré, en considérant son cul éléphantesque.

Une fois qu’il a eu été bien échauffé, terminé les babioles ! Il s’est lancé dans du vraiment substantiel.

« Aujourd’hui premier janvier : Je poursuis corps et âme dans la seule recherche qui vaille : la fondamentale »

Certes … Mais plus il progressait, plus ses gribouillis devenaient incompréhensibles. Un enchevêtrement inextricable d’imprécations magiques et de virulences terribles :

-Eau concentrée sur le modèle du lait

-Einstein : un vrai glandu, incapable de faire une division

-Nuages déshydratés transportables par camion

-Ah vous ne vouliez pas me donner le bac ! Vous allez voir !

-Sous-marin à propulsion par air comprimé

-Enfoirés du CNRS : CNRS S.S. ! CNRS S.S. !

 

A la date du 23 juillet 2014 je lis :

« L’énergie perpétuelle accessible à tous…à portée de doigt… le majeur ! Mais non ! Qu’ils aillent se faire prendre chez les grecs, tous ces jean-foutres, tous ces peigne-culs d’industriels. Aucun profiteur n’aura jamais accès à mes découvertes. Je les conchie, eux et toute leur sale clique affairiste.  J’irai à la rencontre du seul homme qui vaille, pour présenter mon savoir… Lui seul en fera l’usage le plus circonspect. Lui le régénérateur de la France, de la seule France, de la vraie France, de la France Eternelle, Ô Lui ! Général de Gaulle !»

Puis le lendemain :

« Le Général de Gaulle n’a pas daigné m’écouter. Je suis triste. On m’a dit qu’il y avait un nouveau locataire à l’Elysée. Je n’en crois rien. Un policier en faction, peut-être une âme compatissante, m’a dit en riant d’envoyer un courrier à Hollande. Je ne comprends pas. Je vais donc m’adresser à l’étranger.»

 Et le lendemain du lendemain, il était mort, empalé sur son poulailler-paratonnerre (un système pour avoir rapidement des œufs durs. Il aimait tellement les œufs durs !)

Un accident ? Ou encore un coup de Poutine ?

« L’énergie perpétuelle accessible à tous…à portée de doigt… le majeur ! » ça signifiait quoi ? Qu’il voulait tous nous faire un gros doigt d’honneur ?

J’ai pris ton fameux carnet, et comme tu le souhaitais dans tes dernières volontés, j’irai le balancer n’importe où en pays battave. Mais auparavant, pour ta mémoire de dérangé, j’en ai déchiré quelques pages pour en faire des cocottes en papier. Et aujourd’hui, sacré tonton, je les dépose sur ta tombe.