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Guy Laramée : l’érosion des cultures, du livre…

« Examiner l’évolution à travers l’objectif double de la spiritualité et de la science » telle est la démarche entreprise par l’artiste  Guy Laramée  qui crée des paysages miniatures de livres de poche antiques. S’appuyant sur ​​plus de trente années d’expérience en tant qu’artiste interdisciplinaire (y compris en tant que compositeur de musique) et en complément une formation en anthropologie, Laramée sculpte un parallèle entre l’existentialisme, l’érosion de la géographie et la nature éphémère de la chose imprimée.

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Comme pour Sarolta Ban , nous vous proposons de visualiser ses œuvres tout en parcourant le témoignage de l’artiste…

« L’érosion des cultures – et de «la culture» dans son ensemble – est le thème qui traverse les 25 dernières années de ma pratique artistique. Les cultures émergentes, devenues obsolètes, sont remplacées par de nouvelles. Avec la disparition des cultures, certaines personnes sont déplacées et détruites. Il est  actuellement a dit que le livre papier est lié à mourir. »

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« La bibliothèque, en tant que lieu, est terminée. On peut se demander alors : croyons-nous vraiment que « les nouvelles technologies » vont changer quelque chose au sujet de notre dilemme existentiel, notre condition humaine?  Et même si nous pouvions changer le contenu de tous les livres sur la terre, cela changerait-il quoi que ce soit par rapport à la domination des connaissances analytiques sur la connaissance intuitive ? Qu’est-ce que c’est en nous-mêmes, qui insiste sur l’accaparement, le coulage du flux de l’expérience en concepts ? »


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« Quand j’étais plus jeune, j’étais très en colère contre les idéologies du progrès. J’ai voulu les détruire, en montrant que nous sommes encore primitifs. J’ai eu l’intuition profonde que tant qu’espèce, nous n’avions pas évolué tant que ça. Maintenant, je vois que notre croyance dans le progrès découle de notre fascination pour le contenu de la conscience. Malgré les apparences, notre obsession actuelle pour changer les formes dans lesquelles nous cultivons l’accès, n’est qu’une manifestation de cette fascination. »

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« Mon travail, en 3D, ainsi que dans la peinture, provient de l’idée même que la connaissance ultime pourrait très bien être une érosion au lieu d’une accumulation. Le titre d’un de mes morceaux est « Toutes les idées se ressemblent ». .L’art contemporain semble avoir oublié qu’il y a un extérieur à l’intellect. Je veux étudier la pensée, non seulement le «quoi» de ce que nous pensons, mais « que » nous pensons. »

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« Alors je sculpte les paysages de livres et je peins des paysages romantiques. Montagnes de connaissances désaffectées : revenir à ce qu’elles sont vraiment, des montagnes. Ils érodent un peu plus et ils deviennent collines. Ensuite, ils s’aplatissent et deviennent des champs où apparemment rien ne se passe. Piles d’encyclopédies obsolètes, revenir aux fondamentaux, simplement. . Brouillards et  nuages ​​tout s’efface, nous le savons, autant que tout ce que nous pensons que nous sommes. »

Ne manquez pas de vous rendre sur le site de Guy Laramée en cliquant ici !

Le salon du livre 2012 (3e et dernière partie)

Nous voici de retour dans la ruche. Ça  bourdonne de partout. Le temps du repas, la foule est venue grossir le flot des badauds tranquilles du matin. Les micros grésillent. Des grappes humaines se pressent aux stands d’invisibles vedettes. Plateaux radio en direct, les pros font leur show.

Nous retrouvons Eve au détour d’une allée, et hop, direction le stand de Marie-Claude que j’avais repérée le matin pour un premier bisou.  

MARIE-CLAUDE JOUVET

Son livre, publié chez DEDICACE : DES RAVIOLI AUX ESCALOPES A LA CREME en passant par le couscous.

Carré blond, belle prestance, Marie-Claude adopte le tutoiement sans façons. Ils sont trois auteurs au stand de « Dédicace » à présenter leurs ouvrages.

Il y a là Eve, Laureline, Lisa, Zibelyne et Yoxigen.

Les auteurs conversent, intéressés ils décortiquent les avantages et inconvénients des possibilités de publication.

Des contacts se prennent. Marie-Claude se demande où peut bien être Jean-Marc, ce Monsieur chaleureux qui l’a entretenue au téléphone ?

Mystère, Jean-Marc est-il dans les choux ? Il n’était pas présent ce matin, il doit rôder vers la scène numérique…

C’est là que nous le retrouverons, à l’affût de pistes intéressantes à explorer. Nous profitons de l’instant pour interviewer l’auteure dans un coin repos aménagé derrière le stand X38 où elle dédicace.

Retour vers le point de rencontre, ou était-ce dans l’autre sens ? En fait, l’heure est passée. Et Laurent Platero qui divaguait dans les allées à notre recherche est arrêté par mon bibi plumé orné d’iPagination.  

Ouf, il est soulagé. Il nous cherchait, et nous, persuadés d’avoir vu tous ceux qui avaient manifesté leur volonté de venir, nous ne cherchions plus.

Mais il y avait deux Laurent, et entre Laurent et Laurent, convenez qu’on peut s’y perdre… Toutes nos plus plates excuses, Laurent.

ZIBELYNE, LISA, LAURENT PLATERO et JEF

VOIX  OFF : Le petit  LaurentP attend sa maman au stand iPagination…

Ah ? Nous n’avions pas de stand ! Mais c’est bien sur… et Laurent s’est débrouillé comme un chef. 

La troupe est donc au complet ? Oui, car Carine Roucan est arrivée. Elle sillonne le salon avec Léo pour prendre des contacts.

Les voici qui reviennent assez surexcités, avec dans leur besace de bonnes nouvelles prometteuses d’avenir pour le site.

La journée tire à sa faim, oups, pas encore… Il reste encore quelques interviews à faire. Le bruit est à son point culminant, affluence.

Nous nous dirigeons vers le fond, au plus loin, espérant y trouver un brin de calme. 

On y trouve un « Bar à huitres » avenant, à défaut de silence, à quoi bon… Les tables colorées donnent envie, on en joint deux pour l’équipe. Les chargés de commandes passent à la caisse.

JACQUES, le mari de Zibelyne, JEF et LAURELINE règlent l’addition.

Merci les amis ! Nous, on se fait servir.  

 Les iPagibaladeurs ont trouvé un lieu accueillant pour se relaxer !

On se désaltère avant de passer à l’action, les gambettes aussi se délassent, les rires se croisent.  Les interviews s’enchaînent  à l’appareil photo numérique. Le caméscope a faim lui aussi.

LAURELINE , CARINE, ZIBELYNE, LEO, JEF, LISA et LAURENT P

On voit bien chez ceux qui depuis le matin arpentent les allées, un certain relâchement qui traduit la fatigue…

 Des têtes de zombies fatigués, mais heureux.

Une photo sourire, Jean-Marc a rejoint le groupe et c’est au tour de Léo d’être dans les choux. C’est la patronne du Bar à huitres qui officie. Belle brochette, mais Léoooo ? Nous avons retrouvé Jean-Marc et perdu Léo. C’est dur, la vie de groupe…  

LAURELINE, CARINE, ZIBELYNE, LAURENT, JEAN-MARC alias Marc_Keting, JACQUES, LISA et JEF

Lorsque notre Léo revient, de retour de s’en griller une, la tenancière de l’établissement est à deviser à notre table. Le gentil Léo l’invite à s’asseoir avec nous, fort galant.  

La réponse ne se fait pas attendre.

-« Mais pour qui y m’prend ? J’suis pas n’importe qui ! »

Nous sommes explosés de rire.

La blonde dame est légèrement plantureuse, pas trop, mais d’un âge certain. Une gouaille d’enfer, de celle qu’on aime et qui détend.

La dame ne s’en laisse pas conter et poursuit…

-« T’es trop carotte nouvelle pour moi… »

Léo est confus, nous hilares, elle est trop amusante cette dame, et savoureuse cette carotte nouvelle !

Le salon tire enfin à sa faim, c’est l’heure de se regrouper pour dîner.

Dehors il fait vilain. Les voitures restent au parking, et c’est à pied qu’on se dirige vers le restaurant « La cantine des Tontons ».

On y arrive rincés, les cheveux dégoulinant. Heureusement il ne fait pas froid.

À « LA CANTINE DES TONTONS

Une grande table nous attend, ambiance simple et chaleureuse, murs boisés. On a perdu Laureline partie chercher une amie. Marcel arrive et s’installe à côté de Lisa. C’est un plaisir de découvrir ainsi les visages et les personnages devinés derrière les mots.

JEAN-MARC, son épouse VERONIQUE et JOCELYNE

Vous pouvez apercevoir à droite le buffet, au dessus les bouteilles, et nous, attendant qu’Anne, sœur Anne veuille bien venir… Laureline, à l’amende !  

LISA, LAURENT P et LAURENT C. N’est-ce pas qu’on peut s’y tromper ? Hi, Hi…
JACQUES, les cheveux encore mouillés s’égoutte .A sa Gauche, MARIE-CLAUDE et JEAN-MARC

  On terminera cette séquence photo sur le chef, JEF ! On lui doit bien ça, lui qui se décarcasse au quotidien. Il n’est pas seul, Jean-Marc, Léo, Lisa et  bien d’autres qui restent cachés se démènent pour que tout aille au mieux pour les auteurs, car l’aventure iPagination a besoin de VOUS !

JEF

Merci à vous tous, fabuleux auteurs, de nous faire profiter de votre imaginaire et d’enrichir chaque jour l’univers d’iPagination de votre présence !