Ipagina’Son lit les tourments nocturnes d’une femme.

affiche de Bluewriter
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La nuit s’élève un cri d’amour et d’espérance, celui d’une femme en désir d’enfant. L’être chéri trouve vie durant quelques heures nocturnes pour s’évanouir à l’aube. Ne reste qu’un sourire que le soleil levant efface.

Une ode vibrante à l’enfant qui n’est pas…

Ce poème douloureusement beau de Arwen a été sélectionné par Néo et Amaranthe. Il est lu par Agathe.

L’ENFANT DU NEANT

– Arwen –

Chaque soir j’effleure de mes doigts éthérés

Ton front vaporeux.

Tes rires inventent mes nuits

Avant que ne s’abattent les ténèbres triomphantes.

Un petit grain de vie

Pose ses lèvres dorées sur ma joue,

Un petit regard meurtri

Renvoie en écho la caresse du fou.

La terre aride se voudrait nourricière

Mais doit se contenter de quelques fruits amers.

Tu me souris impitoyable

Et la chaleur de ta main me brûle inflexible.

J’étreins ton âme avec amour

Et m’éteins à l’aube de chaque nouveau jour.

Ton reflet désincarné obscurcit le levant

Simulacre de présence ensorcelant.

Mon enfant du néant.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/amaranthe/l-enfant-du-nant-par-arwen

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/neo/l-enfant-du-nant-par-arwen

4 réflexions au sujet de « Ipagina’Son lit les tourments nocturnes d’une femme. »

  1. Je les perçois comme un enfant inventé chaque nuit par une femme tourmentée par l’inexistence… Mais ta perception est très intéressante Patrizia. Merci de ton commentaire !

  2. CHAPEAU BIEN BAS à toutes les deux ! Magnifiquement interprété par Agathe, un poème profond et plein d’émotion ! de toute beauté ! Bravo ! Merci pour cet instant suspendu ! Bisous à vous et joyeuses fêtes dans la paix, la joie et la sérénité !!

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