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Ipagina’Son lit les tourments nocturnes d’une femme.

affiche de Bluewriter
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L’équipe d’iPagina’Son se dévoile ici.

La nuit s’élève un cri d’amour et d’espérance, celui d’une femme en désir d’enfant. L’être chéri trouve vie durant quelques heures nocturnes pour s’évanouir à l’aube. Ne reste qu’un sourire que le soleil levant efface.

Une ode vibrante à l’enfant qui n’est pas…

Ce poème douloureusement beau de Arwen a été sélectionné par Néo et Amaranthe. Il est lu par Agathe.

L’ENFANT DU NEANT

– Arwen –

Chaque soir j’effleure de mes doigts éthérés

Ton front vaporeux.

Tes rires inventent mes nuits

Avant que ne s’abattent les ténèbres triomphantes.

Un petit grain de vie

Pose ses lèvres dorées sur ma joue,

Un petit regard meurtri

Renvoie en écho la caresse du fou.

La terre aride se voudrait nourricière

Mais doit se contenter de quelques fruits amers.

Tu me souris impitoyable

Et la chaleur de ta main me brûle inflexible.

J’étreins ton âme avec amour

Et m’éteins à l’aube de chaque nouveau jour.

Ton reflet désincarné obscurcit le levant

Simulacre de présence ensorcelant.

Mon enfant du néant.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/amaranthe/l-enfant-du-nant-par-arwen

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/neo/l-enfant-du-nant-par-arwen

iPAGINA’SON vous emporte sur les ailes du désir….

affiche de Bluewriter
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iPagina’Son et son équipe se dévoilent ici

 

Une merveilleuse promenade dictée par le Désir….Une intense communion avec la Nature…Une passion joyeuse et aveugle, « car il faut si peu pour tout basculer dans la tristesse « .

Renaissance nous offre ici une réflexion philosophique sur les arcanes du bonheur où Désir fou et Audace s’épousent pour le meilleur.

Nous vous proposons du Plaisir, sélectionné par Véronique Brésil et mis en voix par Naïade.

 

 » IL Y A D’ABORD LE DESIR « 

– Renaissance-

 

« Il n’y a pas d’idée derrière le désir, il y a d’abord le désir. »

J’en étais là de mes réflexions et je ruminais cette assertion depuis quelques heures. Je goûtais l’essence de ma joie de toutes mes papilles et je prolongeais ce plaisir aussi longtemps qu’il m’était possible. Il m’en avait fallu du temps, de l’énergie et de la sueur de méninges pour ce paroxysme. Mais reprenons depuis le début.

Le marais breton-vendéen était totalement inondé cet hiver là. Blanc, le marais était blanc comme se plaisaient à dire les plus vieux maraichins qui en avaient vu bien d’autres. Avant ! De leur temps…Cela catastrophait les jeunes générations très angoissées de voir les routes et chemins coupés, la disparition de la géographie si balisée, bornée de nos jours. En effet, il n’y avait plus de prés, de champs, de frontières perceptibles, plus de repères rassurants. La mer semblait avoir reconquis son ancien territoire et régnait de nouveau. Moult promeneurs et photographes en herbe tentaient maladroitement de s’aventurer dans ce milieu hostile aux étrangers et potentiellement dangereux pour qui n’assurait pas ses pas.

J’étais de ceux là ! Poussé par la seule envie de faire ce fameux cliché photographique unique, essentiel et rare, je démarrais donc une balade que j’espérais payante à très court terme. Mais afin, de rendre ces inévitables œuvres encore plus émouvantes, j’optais pour le fameux « coucher de soleil sur le marais blanc ». La seule évocation de ce titre me faisait frémir de plaisir. Garant ma voiture le plus loin possible sans risquer de tomber dans un étier, j’inaugurais l’aventure par un sentier en surplomb dominant ainsi l’immensité des lieux. Très vite, j’avais pu profiter de la chute progressive du soleil, entre les rares arbres, vers cet océan magnifique mêlant l’avant et l’après, l’immense et l’infiniment petit, la musique des flots et le silence mystérieux. Mon appareil numérique se gavait de cette aubaine et présentait tous les symptômes d’une insatiabilité gargantuesque. Alors, je lui obéissais aveuglement et marchais, marchais encore. Je courais même par moment, alternant mes appuis sur tantôt des monticules et des buttes hors de l’eau, tantôt sur des bouts de ce sentier disparu. Sous les eaux !

Arrivé dans un espace moins submergé, mon chemin se dessinait plus nettement pendant que la lumière solaire s’affaiblissait indubitablement. Loin d’être saturé du bruit si caractéristique du déclic de l’obturateur et toujours en attente du moment où les couleurs allaient passer de l’ocre brumeux à l’orange-chrome si cher à William Turner, je m’enfonçais définitivement dans l’inconnu. Là enfin tout était réuni pour saisir des instantanés inoubliables, pour voler au mystère un peu d’inespéré, pour assister, seul, au crépuscule des lieux. Cependant, un premier plan me semblait soudain nécessaire et un vieux mur au loin, me séduisait de toutes ses vieilles pierres. Hâtant le pas pour l’atteindre au plus vite, je pataugeais sérieusement dans la boue et ses circonvolutions. Toutes les positions étaient nécessaires pour mes prises artistiques et ma jouissance était proche de l’acmé. J’assistais ainsi en direct à la mort du soleil dans le marais. Et probablement à …celui de mon retour !

Le Canon s’était tu. Mon cerveau surexcité prenait lentement conscience de la situation qui pouvait d’ailleurs se résumer très simplement : il faisait quasiment nuit noire dans le marais blanc ! Je n’avais aucune possibilité maintenant de rebrousser chemin sans risquer de me noyer. Le soleil complice de mon escapade m’avait d’abord loyalement guidé vers lui mais il n’était plus. Il m’avait abandonné dans cet univers que je devinais très hostile, la nuit. Et la lune semblait très en retard au rendez vous. Sans moyen de prévenir, de faire appel, j’étais donc perdu quelque part dans l’immensité et riche probablement d’un trésor inestimable dans mon appareil photo. Comme stupéfait, je remontais machinalement la fermeture éclair de ma veste, remontais le col et tentais une incursion dans ma lucidité. C’est alors que le vieux muret me tendit sa crête supérieure, érodée et lessivée. Je m’asseyais en le gratifiant d’une pensée.

La perspective d’une nuit d’hiver dehors, en plein marais inondé, probablement sous la pluie qui ne manquerait pas de s’inviter, sans abri et sans possibilité de m’allonger aurait dû me paniquer, m’effrayer. Est-ce par inconscience ou par insolence vis-à-vis de la mort ? Je n’étais certes pas serein mais disons…optimiste. Après tout je n’étais pas vraiment seul car le vieux mur m’avait tout de même offert aimablement son flanc. Ma bonne santé ne pouvait qu’intimider la faucheuse qui rôdait probablement en quête d’organismes affaiblis et vieillissants. Que pouvait la nuit sur moi ? M’envahir de sa froideur et de sa torpeur, me saisir dans ses doigts de frayeur, me glacer de ses requiem, me pétrifier de ses brumes invisibles ? Au fur à mesure de ces questions, un mot bouclier commençait à se formuler dans mon esprit, dans mes oreilles, dans mes yeux et sur ma peau. Je ne l’avais pas senti se dessiner et pourtant il prenait forme, lentement, doucement, irrémédiablement. Conatus…

Avais-je d’autre choix que de vivre ? Le sacro saint réflexe de survie, sans doute. Mais je ne voulais pas vivre pour subir passivement toutes ces adversités. Non ! Vivre intensément cette expérience unique, activement, en l’acceptant comme épreuve complémentaire à mes préliminaires photographiques. Une vie de quelques heures d’une rareté absolue que je n’avais certes, pas anticipée, mais qui s’imposait à moi comme autant d’occasions de me dépasser. Il me fallait mobiliser toute ma volonté non pas pour résister mais bien pour braver puissamment les éléments. Puissance ! Voilà bien le moteur existentiel qui se mettait en route sourdement en moi. Une puissance d’exister. Une force qui me venait de je ne sais où et qui, j’osais le penser, me rendait euphorique. Comme de la joie. Conatus…

Bien-sûr, il y avait la souffrance physique liée au froid, à l’humidité et au vent. Ayant fini par délimiter un périmètre d’action sans danger, je m’activais régulièrement en marchant, en gesticulant, en me fouettant de mes bras pour lutter contre tout risque d’ankylose et de blessure du froid. De plus, le mur avait fini par me prêter un coin d’abri du vent. Mais là n’était pas l’essentiel. Ce qui m’avait conduit ici n’était autre qu’un désir fou. Pas un manque, naturellement. Une envie irrépressible de saisir une folie de la nature, d’embrasser un instant de grâce, d’étreindre une lumière surréaliste, de pénétrer un corps abstrait mais Ô combien amoureux. Si beau, si fort, si fou était ce désir qu’il m’emplissait encore de joie malgré le contexte. Un accès de libido. C’est bien de cela qu’il s’agissait. Conatus…

Ce mot me revenait sans cesse et de plus en plus fort à l’esprit. Spinoza, bien que disparu, semblait venir à mon secours et soutenir l’ordre de mes pensées. « On ne désire pas une chose parce qu’elle est bonne, c’est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne ». Ces mots résonnaient en moi maintenant. Ce marais si beau le jour par ses lumières, ses reflets et ses couleurs m’offrait cette nuit là, ses mystères et son intimité. Je l’aimais donc à la hauteur de la majesté du cadeau et en retour lui donnais ma joie d’être. Lui concéder ma tristesse aurait été assurément une offense et de ce fait, ma perte.

L’aurore vint en son temps. Avec elle, d’autres images, d’autres lumières dont une qui me tirait par la main vers un passage salvateur. J’avais vaincu bien des démons durant ces quelques heures et une grande fierté me gagnait. Mon corps était éprouvé mais un halo de bonheur, j’allais dire de chaleur, m’entourait. « Il n’y a pas d’idée derrière le désir, il y a d’abord le désir. » Cette autre phrase du philosophe, compagnon nocturne, chantait en moi à chacun de mes pas. Nul doute qu’elle avait encore besoin de réflexion, de maturation mais j’en mesurais déjà son étendue lorsque je grimpais dans ma voiture. Heureux !

Hôtels inspirés d’œuvres littéraires

 

Le site Flavorwire n’a pu résisté à la tentation de nous faire partager leur plaisir d’avoir recenser plusieurs hôtels inspirés par des œuvres littéraires, et c’est tant mieux : l’occasion pour nous de vous en faire part, traduction et adaptation faites pour que la barrière de la langue ne soit pas un frein pour vous inviter au voyage et à la découverte.

C’est parti !

Impossible de rester de glace face à cette prouesse architecturale située au Canada. Bien que pas toujours un hôtel littéraire, cette année l’hôtel de glace célèbre — un château fait de glace et de neige qui est reconstruite chaque hiver et ouvert pour les clients — a un thème : « Voyage au centre de l’hiver », inspiré voyage au centre de la terre de Verne.

 

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Crédit photo : Xavier Dachez

Inn BoonsBoro, Frederick, Maryland. Romancière prolifique, Nora Roberts et ses livres en parfaite adéquation avec cet hôtel ouvert en 2009, chacune de ses huit chambres s’inspirent de fameux couples littéraires « qui ont trouvé leurs happy-endings » — de Jane et Rochester à Titania et Obéron… Chaque chambre est équipée d’un exemplaire du livre en question, et tout, de la décoration jusqu’aux produits de toilette sont inspirés par le couple et l’époque où leur histoire se déroule. Et juste pour le rendre plus littéraire, Roberts a publié une trilogie de romans inspirés par sa propre auberge d’inspiration littéraire.

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Le Sylvia Beach Hotel, plage de Nye, Oregon. Nommé d’après le propriétaire américain de la célèbre librairie de Paris Shakespeare and Company, cet hôtel est stricte au sujet de ses habitudes de lecture — il n’y a aucun téléphone dans les chambres et pas de wi-fi, radios ou télévisions. Les chambres sont répartis en Classics, Best Sellers et romans (classiques étant le plus cher) et sont tous sur le thème d’auteurs spécifiques : Mark Twain, Jane Austen, même JK Rowling et Dr. Seuss…

Crédit photo : tea austen
Crédit photo : tea austen

Londres. L’installation de cet hôtel est incroyable — un projet de Artangel et Living Architecture, commencé par Alain de Botton, ce une pièce, deux personne en forme de bateau  se trouve être sur un toit au-dessus de la Tamise. Et s’il semble familier pour vous, c’est peut-être parce que le bateau est inspiré par l’oeuvre de Joseph Conrad  immortalisé dans Heart of Darkness.

 London-UK

Le Motel Hobbit, Woodlyne park à Waitomo, Nouvelle-Zélande. Le premier hôtel hobbit tout droit inspiré de l’oeuvre de Tolkien, donc vous pouvez vivre comme Bilbon et Frodon, pour quelques nuits. La magie des anneaux est non incluse…

The Hobbit Motel, Woodlyn Park in Waitomo, New Zealand
The Hobbit Motel, Woodlyn Park in Waitomo, New Zealand

Radisson Sonya Hotel, St. Petersburg, Russie. Le décor de cet hôtel de swank est  inspiré par la très célèbre oeuvre de Fiodor Dostoïevski « Crime et châtiment ». Dans une chambre d’amis commune, vous pourriez trouver une copie de la Madone Sixtine de Rafael, une peinture qui a « hanté » Dostoïevski puisque l’‘œuvre est mentionnée dans Les « Possédés », où Stepan Trofimovitch est incapable d’expliquer la profondeur qu’il voit dans la peinture. ou encore justement  dans ‘Crime et Châtiment » (Sixième partie, chapitre IV), où Svidrigaïlov parle de « l’expression fantastique et hallucinée » que Raphaël a donnée à cette Vierge.

Radisson Sonya Hotel, St. Petersburg, Russie

Le Pavillon des Lettres, Paris, France. Chacune des 26 chambres dans Le Pavillon des Lettres a reçu une lettre de l’alphabet et rend hommage à un écrivain dont le nom commence par cette lettre (de A comme Andersen, Hans Christian à Z comme Zola), mettant en vedette des citations de son œuvre admirablement peint au pochoir sur les murs. De plus, chaque chambre est équipée d’un iPad, pour tous les amoureux de la lecture numérique.

Le Pavillon des Lettres, Paris, France

Maison Moschino, Milan, Italie. La Maison Moschino n’est pas strictement un hôtel littéraire, mais ses chambres et son intérieur sont basés sur les contes de fées, dont Alice au pays des merveilles et le petit chaperon rouge.  Entre nuages et l’élégance un peu inquiétante, vous trouverez le sommeil et sans nul doute mille et un songes….. 

Maison Moschino, Milan, Italie

Alors ? quel hôtel choisirez vous ?

Source de l’article traduit et adapté pour vous sur Flavorwire.