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Coup de coeur musical : Christine and The Queens.

Scotchée…Impressionnée…

christine and the queens

Christine and the Queens est mon coup de coeur de l’année !

Mais manifestement je ne suis loin d’être la seule… Cette artiste bénéficie d’un tel engouement qu’il était logique d’analyser le phénomène et de résumer sa jeune carrière. Nul doute que dans quelques temps, l’article sera plus complexe à rédiger…

Christine , de son vrai nom Héloïse Letissier termine de hautes études littéraires et théâtrales, avant de monter un projet artistique à Londres en 2010. Elle y rencontre des drag queens avec lesquelles elle va puiser son inspiration et réaliser l’originalité de ses créations. Elle se forge un personnage androgyne au jeu de scène très personnel, entre Stromaé, Michaël Jackson et David Bowie, revendiquant « le droit de ne pas se définir dans son genre comme dans sa sexualité »

Tout s’enchaine…

Stromae la choisit pour assurer la première partie de plusieurs de ses concerts fin mars 2014.

Un premier album « Chaleur Humaine » voit le jour en juin 2014,

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Christine se produit au « Printemps de Bourges, au « Festival des vieilles charrues », et dans plusieurs autres festivals d’été. Dans chaque, elle fait carton plein.

Une intervention radio (C est vous) complète la conquête de son public par la qualité de son discours

La tournée se poursuit dans des salles parisiennes comme « la Cigale » et « l’Olympia » excusez du peu…

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L’apothéose de l’année est sa victoire éclatante aux « victoires de la musique » où elle obtient deux récompenses dont celle de l’interprète féminin de l’année 2014.

Christine vise haut et loin. Elle ne limite pas son univers électro pop à l’hexagone, après un EP 6 titres en anglais sorti aux Etats-Unis, son premier album « Chaleur humaine » devrait également être distribué outre Atlantique.

Je vous propose en écoute et en vidéo le phénomène « Christine and The Quens » Voici : « Chrisitne »

Bonne écoute !

CHRISTINE

Je commence les livres par la fin

Et j’ai le menton haut pour un rien

Mon œil qui pleure c’est à cause du vent

Mes absences c’est du sentiment

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule surmes mains

Ca ne tient pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Ca ne tient pas debout

Sous mes pieds le ciel revient

Ils sourient rouge et me parlent gris

Je fais semblant d’avoir tout compris

Il y a un type qui pleure dehors

Sur mon visage de la poudre d’or

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule surmes mains

Ca ne tient pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Ca ne tient pas debout

Sous mes pieds le ciel revient

Nous et la man on est de sortie

Pire qu’une simple moitié on compte à demi-demi

Pile sur un des bas cotés comme des origamis

Le bras tendu parait cassé tout n’est qu’épis et éclis

Ces enfants bizarres

Crachés dehors comme par hasard

Cachant l’effort dans le griffoir

Et une creepy song en étendard qui fait :

« J’fais tout mon make-up au mercurochrome

Contre les pop-ups qui m’assurent le trône »

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Je ne tiens pas debout

Le ciel coule surmes mains

Ca ne tient pas debout

Le ciel coule sur mes mains

Ca ne tient pas debout

Sous mes pieds le ciel revient

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Coup de coeur à la tendresse de Bourvil

J’ai le coeur à la tendresse parce que le monde en manque…

Bourvil a repris cette chanson créée par Marie Laforêt en 1963 avec la fraîcheur et la sincérité qui faisait son charme.

Ecoutez-là les yeux fermés…elle est presque désuète cette tendresse qu’il nous chante…comme une ballade du temps jadis. Qui sait  en ouvrant les yeux, la vie sera semblera plus douce ?

Et puis pourquoi ne pas faire une boucle pour mieux s’imprégner de cette douceur ? Vous reprendrez bien une grosse bouffée de tendresse ?

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=PLk31tFwUpA&spfreload=10%20Message%3A%20JSON%20Parse%20error%3A%20Unexpected%20EOF%20(url%3A%20http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DPLk31tFwUpA)

LA TENDRESSE

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y´en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l´histoire
Et s´en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n´en est pas question
Non, non, non, non
Il n´en est pas question

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire
Mais s´il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien… on s´y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l´amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L´amour ne serait rien
Non, non, non, non
L´amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n´est plus qu´un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D´un cœur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n´irait pas plus loin

Un enfant vous embrasse
Parce qu´on le rend heureux
Tous nos chagrins s´effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l´amour
Règne l´amour
Jusqu´à la fin des jours

Un air de Quiz

 

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Agathe et Lilas. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?

Un air de Quiz

Chants traditionnels, poèmes mis en musique, musique mise en paroles, de tout temps la musique emporte les mots, exacerbe les émotions qu’ils provoquent. Il est l’heure de parler chanson et de tester vos connaissances sur cet « AIR DE QUIZ »
Départ
Félicitation - vous avez complété Un air de Quiz. Vous avez obtenu %%SCORE%% sur %%TOTAL%%. Votre performance a été évaluée à %%RATING%%
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C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

Hommage à Pascal Germanaud

Pascal Germanaud vient de nous quitter. Parolier, chansonnier et citoyen du monde libre comme il se présentait. Qui l’a connu ne peut être que bouleversé par sa disparition. Pascal était immanquable tant son énergie à écrire, à transmettre et à voler de projets en projets le caractérisait. Homme de courage, il a porté jusqu’au bout les couleurs de son art bien que depuis quelques mois, il se soignait et luttait contre un cancer du poumon avec des métastases à la hanche.

Une activité et une créativité qui forcent le respect et qui remontent à loin puisque ses premières poésies datent de l’âge de 9 ans. Puis, vers l’âge de 15 ou 16 ans, il s’est attelé à des paroles de chansons après avoir été chanteur dans un groupe de rock. Une vocation qui serait couronnée de succès puisque l’un de ses textes, « Pique, Carreau, Trèfle », est chanté dans un café-théâtre depuis plus de 10 ans dans la pièce de et avec Rémy Boiron, « La Luna Negra ».

Pascal puisait son inspiration dans la vie, l’actualité, l’ironie des deux.

Pascal aimait son art et les autres, ne manquant jamais l’occasion de faire de nouvelles rencontres : en quête de compositeurs et de chanteurs intéressés par ses textes, il nous a gratifiés de ses écrits sur iPagination, avec, comme co-auteure, Auda, elle-même nouvelliste et aquarelliste. Il comptait également sur la présence et l’engagement de Mendrack (sur myspace et noomiz) qui chante aujourd’hui deux de ses chansons, plus une autre coécrite à distance. Le groupe lui rend également hommage, nous vous invitons à le lire . Seule «Le Meilleur des Mondes » est en écoute sur myspace (1ère version).

Sur iPagination, nous avons également pu nous émerveiller de sa collaboration avec notre partenaire Laurent Pigeault dans le cadre la comédie musicale « The Voiciférées » – dont tous les bénéfices seront reversés à l’UNICEF –, avec une chanson magistrale, « Fous sont tes yeux », que nous ne pouvons écouter qu’en boucle, tant la profondeur de son texte et sa portée émotionnelle nous touchent.

D’autres projets étaient en cours, comme nous le rapporte Franek par qui la mauvaise nouvelle est arrivée et qui entretenait avec Pascal un lien continu : « Il travaillait avec Ror Kar sur une comédie musicale en collaboration avec Colette, et ce projet avançait bien. J’ai entendu quelques chansons, toutes excellentes… »

Un auteur et un artiste généreux et talentueux qu’iPagination et ses amis souhaitent honorer en lui rendant cet hommage, avec une énorme pensée à sa famille et ses proches dans l’épreuve qu’ils traversent :

 

Mary Luce Pla (auteure et conteuse) : 

« Une belle âme. On chemine aux côtés de certains êtres et on les sent tellement différents, porteurs d’un supplément d’âme, un cheminement littéraire, une route du sensible.  Pascal Germanaud était de ceux-là : luminosité dans le partage, généreux.

Et des mots à foison comme pour conjurer le sort et nouer le temps qui passe. Et toujours cet humour salvateur accompagné de notes de musique… Dans la tête…

Aujourd’hui, Pascal, je suis en pleurs, je viens de perdre un membre de ma 2e famille.  Tu avais cette voix qui comptait pour moi, comme celle d’un grand frère de qui j’attendais les encouragements.  Et tout autant j’aimais découvrir ton nouveau chant posté à la multitude des « liseurs ».

Alors, éternellement, pose tes mots et chante… »

 

Laurent Pigeault, auteur, compositeur et interprète, président de PACIR :

« Je pourrais te dire que tu es parti trop tôt, mais c’est tellement banal, et si vrai ! Je ne vois pas pourquoi madame la faucheuse est venue pour toi, tant de talent et de bonté partis, avec tant de choses encore restant à faire, et tous tes proches dans la douleur.

J’ai eu la joie de composer une de mes plus belles chansons sur ton texte, “Fous sont tes yeux’’. Cette chanson sera interprétée le 15 juin à la Grande Motte par une jeune fille de 13 ans avec une voix magnifique, c’est mon cadeau, et je suis sûr qu’elle chantera suffisamment fort pour que tu l’entendes. Alors l’ami, assieds-toi sur une étoile, penche-toi et tends l’oreille et nous, d’en bas, nous te souhaitons un bon spectacle ! »

 

JeF, président d’iPagination :

« Certains nous ont quittés, encore récemment, mais leurs écrits sont encore parmi nous, qui résonnent. Je salue la mémoire de Pascal Germanaud. Un prochain concours s’annonce, ma joie est ternie par l’idée qu’il ne pourra pas y participer. Gardez toujours en vous l’idée qu’au-delà de l’écran et de l’écrit, il y a la vie, et que la vie, souvent, est trop courte. Travaillez vos mots, ce sont vos outils. À défaut de pouvoir l’allonger, densifiez votre vie. »

 

Léo, auteur et cofondateur d’iPagination :

« Pascal était un auteur libre, en perpétuel mouvement, se battant pour ses textes, pour ses messages qui lui tenaient à cœur, il y avait du fond dans sa démarche et sa détermination, une vitalité communicative, un sens du devoir, celle de hisser les mots de la raison et de la poésie assez haut pour que chacun reprenne le goût de se parler de cœur à cœur, avec vérité et sincérité… Nous nous faisions un clin d’œil de temps à autre, il me plaisait de le voir voler aux quatre vents dans sa liberté la plus belle, c’était un exemple d’abnégation et de courage, de droiture et de partage… Il manquera terriblement. »

 

Et pour conclure cet hommage, la parole à Franek, auteur et ami :

« À mon ami Pascal Germanaud, décédé le 28-05-2013, trop tôt disparu, poète en musique, quand le virtuel est rattrapé par la réalité… Si ces paroles en l’air pouvaient te donner des ailes pour le firmament des troubadours et retrouver les glorieux anciens et les fous qui chantent. »

Découvrez le poème de Franek en mémoire de Pascal. 

 

Pour ceux qui s’en souviennent, Pascal a posté ses chansons sur ce site et vous pouvez les retrouver et les écouter en cliquant ici :

http://www.pascal-germanaud-parolier-hermano.blogspot.fr/  

 

Charles Baudelaire par Saez

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Damien Saez a débuté par l’apprentissage du piano et a été admis à 8 ans au Conservatoire national de musique de Dijon où il en sortira à l’âge de 17 ans. Il est aussi autodidacte avec la guitare. L’artiste est un auteur-compositeur-interprète et instrumentiste français complet. Rebelle, insoumis, poète, Saez divise dans certaines prises de positions autant qu’il fascine…  Le clip que nous vous proposons est un poème extrait de l’œuvre « Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire : Les femmes damnées… c’est parti !

Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique si tu peux mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis « Mon ange »
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi

Ne me regarde pas ainsi, toi ma pensée!
Toi que j´aime à jamais, ma sœur d´élection
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition
Quand même tu serais une embûche dressée
Et le commencement de ma perdition

Qui donc devant l´amour ose parler d´enfer?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S´éprenant d´un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l´amour mêler l´honnêteté!

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L´ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l´on nomme l´amour

On ne peut ici-bas contenter qu´un seul maître
Mais l´enfant épanchant son immense douleur
Cria soudain « Je sens s´élargir dans mon être
Un abîme géant, cet abîme est mon cœur »

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l´Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu´au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde
Et que la lassitude amène le repos
Je veux m´anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux

Descendez, descendez, lamentables victimes
Descendez le chemin de l´enfer éternel
Plongez au plus profond du gouffre où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais un rayon frêle n´éclaira vos cavernes
Par les fentes des murs, des miasmes fiévreux
Filtrent en s´enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux

C´est votre destin, à vous désormais
De trier l´infini que vous portez en manteau

« Hippolyte, cher cœur, que dis tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu´il ne faut pas offrir
L´holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?

Hippolyte, ô ma sœur! Tourne donc ton visage
Toi, mon âme et mon cœur, mon tout et ma moitié

Tourne vers moi tes yeux pleins d´azur et d´étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t´endormirai dans un rêve sans fin »

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