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Coup de coeur musical et hommage à Michel Delpech

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J’ai connu Michel Delpech quand son 45 T  » Pour un flirt  » est sorti C’était en 1971, l’époque de Salut Les Copains, celle des yéyés, de Cloclo, de Johnny, d’Eddy et de Dick… Les robes raccourcissaient, les pattes des cheveux s’allongeaient, celles des pantalons s’élargissaient, dans les  » Surprise Party » on twistait, on dansait le rock. Les chansons douces étaient plutôt l’affaire de chanteuses comme Françoise Hardy ou Marie Laforêt.

Michel Delpech a fait figure d’O.V.N.I dans le paysage musical masculin à cette période. La sortie de « Chez Laurette » en 1965 puis « Wight is Whight » adoucit l’atmosphère survoltée et changea sensiblement la donne. Chanteur de charme, romantique à la voix nostalgique, ce beau garçon au doux sourire fit craquer toutes les filles. Dans les boums, les garçons firent un carton plein, entrainant leurs amies dans des slows langoureux.

J’étais comme les autres… amoureuse de lui…

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Le temps passa, la vie apporta son lot de doutes et d’aléas. Michel Delpech prit son souffle pour les contourner, se rapprochant de valeurs de vie familiales et mystiques. « Le chasseur« , le Loir et Cher » illustrent ce retour aux sources.

Puis il éprouva le besoin de prendre du recul, on le vit moins mais chaque retour démontrait l’affection des français pour ce chanteur dont les chansons faisaient partie du patrimoine hexagonal.

La maladie l’affecta, son combat et surtout l’impression de sagesse dégagée par cet homme aux portes de la mort forcèrent l’admiration. La  faucheuse a gagné bien sûr, mais Michel laisse derrière lui ce je ne sais quoi qui fait qu’on a l’impression qu’il a suivit le chemin avec sérénité.

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Michel Delpech fut l’ami doux…l’amoureux doux…le chanteur doux…. Pour illustrer deux périodes de sa vie de cet homme inoubliable, j’ai choisi deux vidéos : la première est ancienne, c’est un duo avec Françoise Hardy. La bande son n’est pas bonne, les paroles sont mal calées mais qu’importe ! la chanson est belle !

(Merci à Stephan Mary pour le tuyau…)

La deuxième est la dernière vidéo de Michel Delpech, extraite du conte musical « Dolly Bibble »…troublante…

Coup de coeur musical et hommage à Paris.

 

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LES LOUPS SONT ENTRES DANS PARIS

La chanson, créée en 1967 était incluse dans le second 33 tours de Serge Reggiani, qui l’a interprétée la même année sur la scène de Bobino, rencontrant un fort succès

La chanson est communément admise comme une allégorie de l’avancée de l’armée allemande vers Paris, et une ode à la Résistance. Serge Reggiani aurait toutefois démenti cette interprétation : la chanson a été écrite suite à un fait divers entendu à la radio, l’entrée de loups à Madrid et le texte serait à prendre au pied de la lettre. 

Quoi qu’il en soit, cette chanson est lourde de signification malheureusement en cette  année 2015. Elle a été interprétée par Catherine Ringer et Patrick Bruel à la soirée de soutien à Charlie Hebdo et aux victimes de l’attentat subi par le journal, le 11 janvier 2015.

Elle est de nouveau  tristement d’actualité depuis vendredi 13 novembre.

Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c´était qu´du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l´paysage… d’alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris
J´aimais ton rire, charmante Elvire
Les loups étaient loin de Paris.

Mais ça fait cinquante lieues
Dans une nuit à queue leu leu
Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s´en viennent la nuit venue… alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups ont regardé vers Paris
De Croatie, de Germanie
Les loups ont regardé vers Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups regardent vers Paris.

Et v´là qu´il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n´osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards… alors

Des loups ououh! ououououh!
Des loups sont entrés dans Paris
L´un par Issy, l´autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris.
Le premier n´avait plus qu´un œil
C´était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy… alors

Cent loups, ououh! ououououh!
Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Cent loups sont entrés dans Paris.

Le deuxième n´avait que trois pattes
C´était un loup gris des Carpates
Qu´on appelait Carêm´-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières… alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups ont envahi Paris.

Attirés par l´odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss´, liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu´à c´que les hommes aient retrouvé
L´amour et la fraternité…. alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups sont sortis de Paris
J’aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris
J´aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris…

 

Gabo s’est éteint, mais Gabriel Garcia Marquez demeure.

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« Ce qui importe, ce n’est pas la vie qu’on a vécue, mais celle dont on se souvient, et de comment on s’en souvient pour la raconter. » Ainsi parlait Gabriel Garcia Marquez dit Gabo. Ces quelques mots illustrent bien son écriture et sa façon de semer, dans ses écrits, des fragments de son histoire personnelle… qu’il se plaisait à exagérer selon son biographe Gérald Martin.

Un mois après sa disparition survenue le 17 avril dernier, la tristesse est toujours aussi vive. Sa mort avait été annoncée il y a une quinzaine d’années alors qu’il souffrait d’un cancer lymphatique. Il avait combattu et vaincu la maladie, on le croyait immortel…

« Les gens que l’on aime devraient mourir avec toutes leurs affaires », écrivait-il dans « L’amour au temps du choléra ». Il n’en est rien… fort heureusement, il nous laisse une œuvre remarquable à l’écriture poétique, mélancolique, pétillante et vibrante d’humanité qui a comblé d’aise la terre entière et lui a valu le prix Nobel de Littérature.

Emilio Lezama, journaliste et écrivain, confie que sa mort a quelque chose de dévastateur pour les latinos américains que son œuvre seule, ne peut expliquer. En effet, Gabriel Garcia Marquez était plus qu’un chroniqueur et écrivain. Il était l’homme qui a su témoigner du quotidien des sud-américains avec réalisme et magie et donner ainsi une généalogie aux latinos. Il a su narrer à la perfection la vie de ses compatriotes et tous se retrouvent avec beaucoup d’émotion dans les situations et les personnages qui peuplent ses romans, contes et nouvelles. Une sud-américaine aurait dit à Emilio Lezama à propos de Cent ans de solitude : « Nous avons grandi dans un village comme celui de Macondo, mais il aurait pu être ce village. Nous avons vécu cent années de solitude ! »

Gabo racontait… il n’inventait pas ou si peu… C’est donc dans son histoire personnelle qu’il faut chercher la source de son génie.

Gabriel José de la Concordia Garcia Marquez est né le 6 mars 1927 à Aracataca en Colombie, d’un père télégraphiste, désinvolte, schizophrène, souffrant de crises d’angoisse et d’une mère issue de la petite bourgeoisie. Ses parents lui serviront de modèle dans L’Amour au temps du choléra. Petit, son éducation est confiée à ses grands parents maternels. Son grand-père et confident le nourrit des aventures héroïques qu’il a vécues lors de la guerre des mille jours et sa grand-mère lui conte des histoires effrayantes de revenants qui le hanteront toute sa vie puisque, plus tard, il possèdera une dizaine de maisons…toutes, petites, pour éviter les fantômes. Nourri d’héroïsme et de fantasmagorie, on ne s’étonnera pas de retrouver dans ses romans, l’ambiance et les lieux qui l’ont vu grandir et qu’il quittera à la mort du patriarche.

Il fait alors des études de droit à Bogota et s’immerge dans la lecture des classiques latins et hispaniques qui le fascinent au point de négliger ses études. Il s’essaie à l’écriture et publie une première nouvelle qui est un conte, La Troisième Résignation. Mais l’université ferme à la suite de l’assassinat d’un leader politique. Gabriel rejoint donc sa nombreuse famille – il a dix frères et sœurs – à Cartagena et devient journaliste à El Espectador. Il retranscrit des interviews, écrit des textes d’opinion, des chroniques tout en poursuivant sa découverte des auteurs comme Faulkner, Hemingway, Woolf, Kafka pour ne citer qu’eux. Il ne voyage pas que par littérature interposée. Son journal l’envoie en tant que correspondant à l’étranger. On le retrouve en Suisse, en Italie, en Espagne et en France. Il parcourt la terre à une époque où voyager n’est pas aisé et très onéreux, surtout pour un journaliste sans le sou comme il l’était. Mais le journal qui l’emploie, disparaît. Il se retrouve démuni au sein du quartier latin.

Puis vient le temps de son engagement politique : voyages en Allemagne de l’Est, en Union soviétique, en Hongrie, financement de groupuscules armés au Venezuela, relations avec les grands de ce monde, François Mitterrand, le roi d’Espagne, Clinton…Et Fidel Castro. Une longue amitié le lie au leader cubain qu’aucune critique n’entachera. Sympathisant des mouvements révolutionnaires, il finance la campagne électorale du M.A.S (mouvement vers le socialisme) au Venezuela, il crée la fondation Habeas pour la défense des droits de l’homme et des prisonniers politiques.

Bien qu’ayant été espionné par les services secrets mexicains et américains, il s’établit au Mexique où il écrit des scénarii et les nouvelles de Les funérailles de la Grande Mémé. La publication de Cent ans de solitude lui apporte la célébrité. La suite est à l’image de l’homme…qui doute « Je n’ai jamais relu aucun de mes livres par crainte de me repentir de les avoir écrits », mais qui poursuit sa vie avec passion et une humanité que traduisent ses écrits et ses engagements politiques.

Exposer plus avant l’homme n’est pas pertinent. On en dirait toujours trop ou pas assez. Parcourir son œuvre est encore le plus sûr chemin de mieux connaître et comprendre l’auteur aux multiples facettes.

Cependant, il est difficile de conclure sans faire référence à la lettre qu’il a écrite à ses amis. Il y parle beaucoup de Dieu et invite ses lecteurs à aimer, aimer la vie, aimer les siens et le leur dire. Ces mots laissent apparaître un Gabriel Garcia Marquez qui semble avoir quitté le monde des luttes et des combats pour se tourner vers un autre monde intérieur et spirituel, un monde d’amour et de pardon proche de l’Hooponopono  dont il reprend une sorte de mantra : «  Maintiens ceux que tu aimes auprès de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de leur dire « je suis désolé », « pardonne-moi », « s’il vous plaît », « merci » et tous les mots d’amour que tu connais.

(…) Prouve à tes amis et êtres chers combien ils comptent et sont importants pour toi. Il y a tellement de choses que j’ai pu apprendre de vous autres… Mais en fait, elles ne serviront pas à grand chose, car lorsque l’on devra me ranger dans cette petite valise, malheureusement, je serai mort. » (…)

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Et bien non Gabo, tu n’es pas mort et toutes ces choses que tu as apprises, tu nous les as transmises, à nous d’en prendre soin et de les partager… Alors merci à toi pour le superbe héritage que tu nous as laissé.

Pour aller plus loin, dans l’univers de Gabriel Garcia Marquez…

…voici quelques titres de ses ouvrages

Des contes, nouvelles et récits
 :

  • Récit d’un naufragé
  • Les funérailles de la grande Mémé
  • L’incroyable et triste histoire de la candide Erendida et de sa grand-mère diabolique
  • La Mala Hora
  • Pas de lettres pour le colonel
  • Des yeux de chien bleu
  • Douze contes vagabonds
  • Journal d’un enlèvement
  • Six contes vagabonds

 Des romans
 :

  • Cent ans de solitude
  • L’automne du patriarche
  • Chronique d’une mort annoncée
  • Une odeur de goyave
  • Des feuilles dans la bourrasque
  • L’amour au temps du choléra
  • L’aventure de Miguel Littin
  • Le général dans son labyrinthe
  • De l’amour et autres démons
  • Vivre pour le raconter

… et une invitation  à lire ou relire  les pages de notre ami et auteur iPaginatif Don Gilberto, qui le premier, a rendu hommage à Gabo.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/entre-mxico-y-colombia-par-don-gilberto#.U1aMw8bWEQc

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/de-cheo-a-gabo-par-don-gilberto#.U1aOIcbWEQc

 

Photos : portrait de Jose Lara http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gabriel_Garcia_Marquez.jpg/ signature,http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gabriel_Garcia_Marquez_signature.svg

Hommage à Pascal Germanaud

Pascal Germanaud vient de nous quitter. Parolier, chansonnier et citoyen du monde libre comme il se présentait. Qui l’a connu ne peut être que bouleversé par sa disparition. Pascal était immanquable tant son énergie à écrire, à transmettre et à voler de projets en projets le caractérisait. Homme de courage, il a porté jusqu’au bout les couleurs de son art bien que depuis quelques mois, il se soignait et luttait contre un cancer du poumon avec des métastases à la hanche.

Une activité et une créativité qui forcent le respect et qui remontent à loin puisque ses premières poésies datent de l’âge de 9 ans. Puis, vers l’âge de 15 ou 16 ans, il s’est attelé à des paroles de chansons après avoir été chanteur dans un groupe de rock. Une vocation qui serait couronnée de succès puisque l’un de ses textes, « Pique, Carreau, Trèfle », est chanté dans un café-théâtre depuis plus de 10 ans dans la pièce de et avec Rémy Boiron, « La Luna Negra ».

Pascal puisait son inspiration dans la vie, l’actualité, l’ironie des deux.

Pascal aimait son art et les autres, ne manquant jamais l’occasion de faire de nouvelles rencontres : en quête de compositeurs et de chanteurs intéressés par ses textes, il nous a gratifiés de ses écrits sur iPagination, avec, comme co-auteure, Auda, elle-même nouvelliste et aquarelliste. Il comptait également sur la présence et l’engagement de Mendrack (sur myspace et noomiz) qui chante aujourd’hui deux de ses chansons, plus une autre coécrite à distance. Le groupe lui rend également hommage, nous vous invitons à le lire . Seule «Le Meilleur des Mondes » est en écoute sur myspace (1ère version).

Sur iPagination, nous avons également pu nous émerveiller de sa collaboration avec notre partenaire Laurent Pigeault dans le cadre la comédie musicale « The Voiciférées » – dont tous les bénéfices seront reversés à l’UNICEF –, avec une chanson magistrale, « Fous sont tes yeux », que nous ne pouvons écouter qu’en boucle, tant la profondeur de son texte et sa portée émotionnelle nous touchent.

D’autres projets étaient en cours, comme nous le rapporte Franek par qui la mauvaise nouvelle est arrivée et qui entretenait avec Pascal un lien continu : « Il travaillait avec Ror Kar sur une comédie musicale en collaboration avec Colette, et ce projet avançait bien. J’ai entendu quelques chansons, toutes excellentes… »

Un auteur et un artiste généreux et talentueux qu’iPagination et ses amis souhaitent honorer en lui rendant cet hommage, avec une énorme pensée à sa famille et ses proches dans l’épreuve qu’ils traversent :

 

Mary Luce Pla (auteure et conteuse) : 

« Une belle âme. On chemine aux côtés de certains êtres et on les sent tellement différents, porteurs d’un supplément d’âme, un cheminement littéraire, une route du sensible.  Pascal Germanaud était de ceux-là : luminosité dans le partage, généreux.

Et des mots à foison comme pour conjurer le sort et nouer le temps qui passe. Et toujours cet humour salvateur accompagné de notes de musique… Dans la tête…

Aujourd’hui, Pascal, je suis en pleurs, je viens de perdre un membre de ma 2e famille.  Tu avais cette voix qui comptait pour moi, comme celle d’un grand frère de qui j’attendais les encouragements.  Et tout autant j’aimais découvrir ton nouveau chant posté à la multitude des « liseurs ».

Alors, éternellement, pose tes mots et chante… »

 

Laurent Pigeault, auteur, compositeur et interprète, président de PACIR :

« Je pourrais te dire que tu es parti trop tôt, mais c’est tellement banal, et si vrai ! Je ne vois pas pourquoi madame la faucheuse est venue pour toi, tant de talent et de bonté partis, avec tant de choses encore restant à faire, et tous tes proches dans la douleur.

J’ai eu la joie de composer une de mes plus belles chansons sur ton texte, “Fous sont tes yeux’’. Cette chanson sera interprétée le 15 juin à la Grande Motte par une jeune fille de 13 ans avec une voix magnifique, c’est mon cadeau, et je suis sûr qu’elle chantera suffisamment fort pour que tu l’entendes. Alors l’ami, assieds-toi sur une étoile, penche-toi et tends l’oreille et nous, d’en bas, nous te souhaitons un bon spectacle ! »

 

JeF, président d’iPagination :

« Certains nous ont quittés, encore récemment, mais leurs écrits sont encore parmi nous, qui résonnent. Je salue la mémoire de Pascal Germanaud. Un prochain concours s’annonce, ma joie est ternie par l’idée qu’il ne pourra pas y participer. Gardez toujours en vous l’idée qu’au-delà de l’écran et de l’écrit, il y a la vie, et que la vie, souvent, est trop courte. Travaillez vos mots, ce sont vos outils. À défaut de pouvoir l’allonger, densifiez votre vie. »

 

Léo, auteur et cofondateur d’iPagination :

« Pascal était un auteur libre, en perpétuel mouvement, se battant pour ses textes, pour ses messages qui lui tenaient à cœur, il y avait du fond dans sa démarche et sa détermination, une vitalité communicative, un sens du devoir, celle de hisser les mots de la raison et de la poésie assez haut pour que chacun reprenne le goût de se parler de cœur à cœur, avec vérité et sincérité… Nous nous faisions un clin d’œil de temps à autre, il me plaisait de le voir voler aux quatre vents dans sa liberté la plus belle, c’était un exemple d’abnégation et de courage, de droiture et de partage… Il manquera terriblement. »

 

Et pour conclure cet hommage, la parole à Franek, auteur et ami :

« À mon ami Pascal Germanaud, décédé le 28-05-2013, trop tôt disparu, poète en musique, quand le virtuel est rattrapé par la réalité… Si ces paroles en l’air pouvaient te donner des ailes pour le firmament des troubadours et retrouver les glorieux anciens et les fous qui chantent. »

Découvrez le poème de Franek en mémoire de Pascal. 

 

Pour ceux qui s’en souviennent, Pascal a posté ses chansons sur ce site et vous pouvez les retrouver et les écouter en cliquant ici :

http://www.pascal-germanaud-parolier-hermano.blogspot.fr/