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Nelson Mandela, la sagesse et la grandeur en héritage

Homme d’honneur,

Homme de cœur,

Homme de droit,

Homme de lettres aussi …

Nelson Mandela.

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Madiba, prince Xhosas

Homme de lumière, Sud-africain, Xhosas de sang royal, Nelson Mandela fut un étudiant insoumis, un fervent avocat de la Liberté, et un militant et activiste de l’African National Congres (A.N.C.). Cette activité le mena en prison, où il passa 27 longues années. Au pays de l’Apartheid, où la couleur fait droit, il ne fait pas bon être noir ou ‘coloured’, le blanc s’impose, le blanc impose.

Condamné aux travaux forcés à perpétuité, c’est au bagne de Robben Island que commence son incarcération. Matricule 46664. Il y restera 18 ans, avant d’être transféré dans d’autres lieux de réclusion.

Dans différents points du globe, des groupes de soutien et des mouvements de solidarité se manifestent, manifestent, pour demander la libération de cette figure emblématique de la lutte contre l’Apartheid. Son sinistre statut de prisonnier le plus célèbre de la planète incommode les gouvernements sud-africains successifs.

On lui proposera quelques traitements de faveur, voire des libérations sous conditions d’exil. Il refusera, toujours. Il n’est pas à vendre.

Vingt-sept années d’incarcération, avant de retrouver le chemin de la liberté. Des travaux forcés pour occuper la plus grande partie de ses journées et mettre sa santé à mal, mais quoi d’autre ? Quoi pour occuper le reste du temps et nourrir l’esprit ?

Lire.

Lire et écrire. « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », dit-il. En prison, Nelson poursuit la sienne. Il lit. Ses lectures sont éclectiques, Shakespeare, mais aussi Nadine Gordimer, Dennis Brutus, ou Samuel Becket … Il étudie, il étudie la loi, le droit, il passe des diplômes. Et il enseigne un peu, illégitimement, il enseigne la force à ses co-détenus, il leur apprend les mots de ce poème devenu célèbre.  Invictus. Invaincu. Et c’est ainsi que, pendant ses années d’incarcération à Robben Island, Nelson créa la très discrète ‘université Mandela’, enseignant théâtre et poésie à ses frères de prison. Il monta l’Antigone de Sophocle, pour défier ainsi le régime de l’Apartheid. Dans la pièce, Mandela jouait le rôle de Créon, le tyran.

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 ‪ »La Fondation Nelson Mandela, montrant Nelson Mandela tenant un exemplaire de son livre intitulé «Conversations avec moi-même»« ‬

Nelson écrit aussi, il écrit son journal, sa biographie, dont certaines pages arrivent à forcer les murs de sa cellule.

« Nulle part il n’y a de chemin facile vers la liberté, et beaucoup d’entre nous aurons à traverser la vallée des ombres de la mort, encore et encore, avant que nous n’atteignions le sommet de nos désirs », tels sont ses mots dans ‘No easy walk to freedom’, édité en 1965, puis en 1986, réédité en 2004. Un livre comme une compilation de lettres écrites pendant qu’il était dans la clandestinité, de discours, d’articles, ainsi que de la retranscription de son procès. Après sa sortie de prison, le 11 février 1990, Madiba écrivit divers ouvrages, pour raconter, témoigner, dire encore combien il est difficile, le chemin de la Liberté.

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Une liberté retrouvée, à la Une de tous les journaux.

Si ‘Invictus’ est aujourd’hui bien connu du public, un autre poème, plus confidentiel, a accompagné Nelson Mandela dans ses années de captivité. ‘Still I rise’, (Je m’élèverai) de Maya Angelou, poétesse américaine, dont nous vous invitons à découvrir ici la version originale, chantée par Ben Harper, et la traduction en Français.

 

Mandela n’est plus, il nous a quitté le 5 décembre dernier, tandis que la lumière faiblissait dans le ciel sud-africain, et sur le monde entier.

En parallèle à la publication de cet article, les iPaginauteurs ont été invités à participer à un atelier d’écriture lié à Nelson Mandela. Vous trouverez ici tous les textes produits au cours de ce week-end.

De la fiction dans nos assiettes, bon appétit … ou pas !

Dinde aux marrons ? Poularde ou chapon ? Si, en cette période d’agapes, vous hésitez encore, nous vous proposons des idées originales pour étonner vos amis. En effet, dans un ouvrage à paraître en 2014, l’artiste Dinah Fried a compilé une série de cinquante photographies vous invitant à la table de personnages fictifs mais ô combien célèbres. Du petit-déjeuner au dîner, elle nous convie à découvrir des repas dignes de vos romans préférés.

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Oliver Twist

Ainsi vous pourrez partager la frugalité des repas d’Oliver Twist, simple bouillie et verre de lait, ou le raffinement de la table du Chapelier d’Alice au pays des Merveilles, porcelaine anglaise pour goûter des petites gourmandises, à déguster très vite, car n’oubliez pas que l’heure tourne et qu’il ne s’agit pas, comme le lapin blanc, d’être toujours en retard !

FictitiousDishes_aliceinwonderland_1340_jpegAlice au Pays des Merveilles

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Du coté de chez Swann

 

Vous pouvez aussi prendre le temps d’une madeleine de Proust, dans la blancheur d’une nappe et d’une porcelaine ourlée d’or, en allant faire un tour du côté de chez Swann. Ou, pourquoi pas, bourlinguer voiles au vent, et ventre retourné, à ta table de bois du héros de Moby Dick…. Autant de belles occasions de revisiter vos romans favoris, d’une tout autre manière …

FictitiousDishes_mobydick_1340_jpegMoby Dick

Parmi les œuvres sélectionnées par Dinah Fried se trouvent aussi : « Sur la route », célèbre roman de Jack Kerouac, « L’homme qui n’aimait pas les femmes », de la série Millenium par Stieg Larsson, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », de Harper Lee, « L’attrape-cœur » de D. J. Salinger, «  La Cloche de détresse » de Sylvia Plath, et « Heidi », de Johanna Spyri.

Une série vraiment étonnante pour mieux visualiser les repas que des plumes talentueuses nous ont décrits, et une idée originale à proposer aux amis. Si, toutefois, cela vous paraît trop frugal en cette fin d’année, pourquoi ne pas en profiter pour mettre votre organisme au repos après quelques excès.

Retrouvez toutes les photos et les informations en cliquant ici !

A la découverte de la langue québécoise !

A la découverte de la langue québécoise !
 

Un site que nous vous recommandons chaleureusement qui à coup sûr fera sourire tous les amoureux de la langue française. Une brillante idée que d’avoir mené ce travail visant à traduire…. le français du français, afin de se comprendre entre francophones !

L’audience internationale en constante augmentation sur iPagination, notamment de nos amis québécois (4ème audience sur le site après bien évidement la France mais aussi le Maroc et la Belgique…), nous a encouragé à sensibiliser notre lectorat sur des variantes linguistiques qu’ils pourraient être amené à découvrir dans certains textes.

Réduire ainsi les risques d’interpréter de façon très aléatoire et hypothétique le sens de l’écrit évitant ainsi de nombreux quiproquos, assez drôles pour bon nombre d’expressions, ou… assez gênantes pour certaines. Même en cas de doute, une vérification dans le dictionnaire « français » ne vous serait d’aucune utilité.

C’est ainsi que dans nos recherches, nous sommes tombé sur un site qui offre de nombreuses clés de compréhension, de façon pédagogique mais aussi traité avec légèreté, humour et toute la passion commune qu’il nous plait tant de partager autour de l’écriture.

Des trouvailles extraordinaires, ainsi selon vous, que signifierait les mots suivants : agrès, débiner, raqué (qui sont des exemples très concrets quant à l’emploi qu’on en ferait), mais aussi des mots plus étonnants comme : écornifleux, guerlot, bobette ou tiguidou ?

Alors ?

Agrès : personne moche. Avouez que lire un texte dans lequel un auteur québécois vous ferait part de son étonnement d’avoir rencontré un nombre considérable d’agrès dans un gymnasevous laisserait dans l’expectative et vous dérouterait sur l’importance qu’avait l’auteur de souligner cela comme un fait surprenant…

Il en va de même pour :

 

Débiner : qui signifie déprimer.

Raqué : qui signifie courbaturé.

 

Et sans nul doute, il est appréciable de savoir que bobette signifie slip ; guerlot : ivre ; écornifleux : personne indiscrète ; tiguidou : très bien…

Savoureuse créativité linguistique que propose le site « Traduction du français au français : à la découverte de la langue québécoise ».

Voici quelques informations complémentaires livrées par le site à prendre en considération :

Un rendez-vous amusant :

Traduction du français au français souhaite devenir un lieu de rencontre agréable, ludique et sans prétention. Il ne se pose pas en juge de la langue châtiée; au contraire, il désire simplement être le reflet amusé de l’analyse de sa propre langue.

Avertissement : Ce site comporte plusieurs généralisations. Les remarques, commentaires et analyses ne sont donc pas la vérité absolue. Traduction du français au français évolue dans des zones parfois floues de la langue. Certains mots inscrits avec la mention  ne sont pas exclusifs au Québec. On peut les retrouver ailleurs dans la francophonie, mais à des fréquences moindres. De plus, plusieurs mots écrits avec la mention  sont aussi utilisés au Québec. Toutefois, ils y partagent l’espace linguistique avec d’autres mots plus « québécois ».

Vous n’avez pas à suivre nos traces : Cousins francophones, vous n’avez pas à employer les mots ou les expressions de ce guide pour vous faire comprendre des Québécois. Nous connaissons bien, à quelques expressions près, le français de chez vous. Sans même le savoir, les Québécois possèdent un double vocabulaire : un pour les échanges de tous les jours et un plus normatif qui est largement compris, mais beaucoup moins utilisé.

Pour faciliter la lecture : Le nom « Français » englobe tous les francophones; et le nom « Québécois », tous les Franco-canadiens. Nous reconnaissons que des différences considérables existent entre tous les groupes linguistiques qui façonnent la francophonie et que chacun d’entre eux apporte sa créativité à notre langue commune, mais il était nécessaire d’utiliser certains raccourcis pour faciliter la lecture. »

Si avec tout ça, nous ne vous avons pas donné l’envie de vous y rendre…

Allez à la découverte de ce site en cliquant ici !

 

Construire des bibliothèques pour se reconstruire…

bibliothèques sans frontières

Un focus sur une ONG toute particulière qui mérite le détour et que l’on s’attarde sur son travail. Bibliothèque sans frontière œuvre au plus proche d’elle comme notamment dans six centres d’accueil et d’hébergement en île de France, où elle intervient auprès de publics en grande précarité avec le programme « Tournons la page ! », ou encore en Haïti : « Construire des bibliothèques pour se reconstruire », « L’urgence de lire » , les bibliothèques sont bel et bien dans leur démarche  des outils d’éducation tout au long de la vie, aux lendemains des plus grandes injustices…

L’ONG défend les valeurs telles que les partenariats locaux, le développement durable, la démocratie et les droits humains, la diversité culturelle…

Focus :  

Créée en 2007 à l’initiative de Patrick Weil, Bibliothèques Sans Frontières est aujourd’hui l’une des principales ONG de développement culturel et social par le livre dans le monde francophone. Elle défend l’idée  que l’accès à l’information et la diffusion de la culture sont deux composantes essentielles – et pourtant sous-investies – du développement économique et humain et de la démocratisation des sociétés

Présente dans 20 pays et aussi en France, BSF vient en appui à des initiatives locales par la création de bibliothèques pour favoriser l’éducation, l’accès à l’information et à la culture et la promotion du patrimoine. A travers l’informatisation et l’équipement de centres documentaires pédagogiques et culturels, le don de livres, la formation professionnelle de bibliothécaires et la mise en réseau des bibliothèques, elle agit au quotidien pour l’accès au savoir dans le monde.

En 5 ans d’action, Bibliothèques Sans Frontières a conduit des projets dans 20 pays à travers le monde, appuyé 225 bibliothèques et formé plus de 450 bibliothécaires.  Aujourd’hui, le développement de BSF continue avec l’établissement d’antennes en Belgique et aux Etats-Unis et une ambition forte : mettre les bibliothèques au centre de l’agenda politique en matière de développement international.

Pour accéder sur le site de l’ONG et en apprendre bien plus encore, cliquez ici !

Comment lire la nuit en toute discrétion !

« Je trouve que mes meilleures lectures sont faites dans la nuit. Il y a trop de stimulation durant la journée pour m’immerger totalement dans un livre. » Voici le point de départ de la réflexion qui allait pousser le designer Avnish Gautam à entreprendre la création du « Bookworms ».

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 Mais ensuite, il y a le problème de déranger la personne à côté de vous, il était nécessaire de porter la lumière uniquement et littéralement sur la partie concernée par la zone de lecture.  Ce qui semble être alors un simple signet le jour, s’allume pendant la nuit  pour éclairer la seule partie de la page qui vous intéresse via la technologie FOLED.

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Électroluminescent ou diodes émettrices de lumière organique flexible, offrent un éclairage lumineux avec très peu d’énergie. MARK utilise une feuille de plastique mince avec une électroluminescence permettant d’atteindre un effet brillant. L’intensité de la lumière peut être contrôlée, l’autre gros avantage étant que si vous vous endormez, vous n’encourez aucun risque et n’engendrez aucun coût, ni gâchis énergétique. Un concept salué puisque  MARK a remporté le Red Dot Award pour le « meilleur design concept » en 2007…

Traduit pour vous et adapté du site YankoDesign