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Poésie francophone en fédération Wallonie – Bruxelles de Belgique 1

Balade en poésie contemporaine Francophone en fédération Wallonie-Bruxelles de Belgique…    (carte)

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Prologue : La Belgique, pays longtemps soumis aux aléas de l’histoire des pays européens qui en convoitent le territoire, a obtenu son indépendance en 1831.
Depuis 1993, elle est divisée en trois communautés linguistiques : au Nord, la communauté flamande (en vert) et Bruxelles (hachurée en vert et rouge), au Sud, la communauté wallonne (en rouge) et Bruxelles (hachurée en vert et rouge), à l’Est, bordant la frontière allemande, la communauté germanophone (en bleu).
Chaque communauté a sa langue officielle ! Le néerlandais au Nord et à Bruxelles, Le français au Sud et à Bruxelles, l’allemand à l’Est…La Belgique s’honore donc de 3 langues nationales.
La balade que je vous propose se déroulera, sur le sol wallon et à Bruxelles, en pays de francophonie.
J’ai choisi de partager avec vous quelques textes de poètes belges francophones contemporains et me suis attachée à respecter une parité qui n’est malheureusement pas encore de mise dans les anthologies et les recueils publiés.

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Départ de Namur, petite ville baignée par la Meuse où je me suis rendue à la Maison de la poésie et de la langue française, dirigée par Eric Brogniet, poète et membre de l’ Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.                                                     Imaginez une grande maison ancienne, dans une rue étroite et piétonnière de la vieille ville mosane. Au rez-de-chaussée: salons, bar, tables et chaises, lieu convivial et chaleureux, murs couverts d’affiches évoquant poètes et festivals de poésie. Salle Henri Michaux, aussi, où se déroulent les spectacles proposés.                                                          Vous accédez au premier étage par une magnifique cage d’escaliers en bois et vous découvrez deux pièces hautes de plafond aux murs tapissés d’œuvres de poésie, belges, bien sûr, mais s’ouvrant largement aux autres poètes francophones, une vaste porte-fenêtre donnant accès à une terrasse où il fait bon lire au soleil, quand le temps le permet.Le moment que j’y ai passé fut agréable et fructueux, mille merci à ceux qui m’y attendaient.

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J’en ramenai une belle moisson de poètes, la seule difficulté (de taille !) étant de faire le choix de ceux que je souhaitais vous présenter. Choix essentiellement subjectif…mais guidé sagement par le travail de deux anthologies : celle de Liliane Wouters et de Yves Namur: « Poètes d’aujourd’hui ». Et celle de Yves Namur : «Nouvelle poésie française de Belgique». Les deux auteurs étant également poètes reconnus.                                                Ce seront donc des poètes contemporains que vous découvrirez sur cette page ! Sur les quelques 150 poètes repris dans les deux anthologies, je n’en présente que 8, humble contribution de la voix de poètes francophones belges à la semaine de la francophonie. La proposition était vaste et d’une richesse intense.                                                                          Je remercie ici chacun des poètes que j’ai lu dans les 2 anthologies, j’en connaissais un certain nombre, j’en ai découvert beaucoup, ils m’ont tous ouvert le cœur sur les possibles de l’écriture poétique contemporaine qui s’écrit essentiellement en prose, où l’émotion circule à bas bruit mais où les mots continuent à parler à nos terres profondes.
N’hésitez pas à suivre les liens proposés qui amènent une mine d’informations sur les auteurs, leurs écrits et leurs publications…

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Karel Logist
Sous son nom, la page qui lui est dédiée par la maison de la poésie.
C’est un honneur pour moi de vous proposer quelques extraits des textes de ce grand poète qu’est Karel Logist…Reconnu dans toute la francophonie, honoré de multiples prix, sa poésie en prose, si légère et si dense, si pudique et si juste, donne avec générosité un supplément d’âme à ses nombreux lecteurs ! Karel met aussi ses connaissances de la poésie et des poètes au service du partage dans le cadre d’ateliers d’écriture et de lecture poétiques et dans le cadre de nombreuses lectures publiques.Si vous souhaitez découvrir plusieurs autres textes de Karel Logist cliquez ici ! Une présentation de son travail d’écriture ici.

J’écris des poèmes nains.
Mes poèmes mélangent
sous le manteau de l’ange
le miel et le venin.
J’écris des poèmes faits main.
Mes poèmes étranges
troubles parfois dérangent
l’ordre d’hier avec demain.
J’écris des poèmes pleins
poèmes en forme d’orange
et votre bouche qui les mange
c’est encore moi qui la peins.
In : Le séismographe. (Autres textes dans) Dés d’enfance. Espace Nord.

 

Quelque part un oiseau porte mon nom
j’ignore combien il peut couvrir d’espaces
jusqu’aux terres du sud
qu’il cherche à rallier quand les hivers l’entourent.

Migre-t’il
et si c’était moi qu’il tente de rejoindre ?

Et si parfois déviés de nos itinéraires,
nous glissons dans les mêmes courants,
son ombre sur la mer
mes pas sur le chemin
nous servent de boussole.

Je connaîtrais son cœur si je savais le mien.

In :Poètes d’aujourd’hui, Liliane Wouters et Yves Namur. Extraits de Alexandre Kostas Palamas, Karel Logist

867849-resume-signature-d-39-encre-de-plumes-et-de-l-39-ancienne-encrier                                                                                                                           Encrier

MimyKinet                                                                                                                                           Sous son nom, le lien vers sa page à la maison de la poésie de Namur.                                Un coup de cœur en découvrant celle qui a écrit : « La poésie est source et sang et forêt. Elle est en nous et nous contient. »
Une voix pure et discrète, exigeante aussi qui nous dit : « Ne fais pas d’ombre avec les mots, ils en contiennent assez. »
Ses œuvres complètes ont été publiées sous le titre Poésies, à l’Arbre à Paroles.
Vous trouverez plusieurs de ses textes sous le lien de la maison du livre de la Province de Luxembourg  ici  (p13 à 18 )

 

La vie ne nous pardonne pas
De l’avoir mise au monde.                                                                                                              Extrait de ‘Mots murés’

Berceuse à voix tue.

La solitude n’a rien de terrifiant
puisqu’elle est née bien après nous
que nous l’avons bordée
lorsqu’elle était malade
comme un oiseau
dont nous avions disloqué l’aile
dans la dévastation des nôtres.

In Œuvre complète, A voix tue.

 

Parle mon ombre
Parle-lui des oiseaux qui respirent sa bouche

Parle lui…

Car il court comme s’il ne devait jamais
revenir
de la vie.

Extrait du Discours du muet.

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Pascal Feyaerts
Sous son nom, la page qui lui est dédiée sur le site de la maison de la poésie. D’autres textes aussi.
Des mots choisis, des textes ciselés comme bijoux, un rythme qui respire la justesse, une simplicité apparente… Pascal Feyaerts, vit dans le Hainaut, fait partie du cercle de la Rotonde, touche à la peinture, écrit poésies et nouvelles, est actif dans plusieurs revues. Il a aussi finalisé un projet musico-poétique en compagnie d’une violoniste…Vous trouverez le lien vers son blog ici !

Poète

Si l’on vous dit que demain est un autre calembour, çà vous fait rire…Si l’on vous demande vos papiers, vous prétendez ne pas vous connaître…Avez-vous également conscience qu’à l’heure où il vous faudrait dîner, vous ne vous nourrissez que de poèmes ? Qui êtes-vous et pourquoi vos miroirs ont-ils des mots si amers ?

J’ai appris

J’ai appris à rire avec les blés, à lire tout ce qu’un arbre avait écrit sur mon sort et quand on m’appelle c’est d’une voix de cigale que je réponds. Je me promène comme on aime à se perdre, égaré multiple savourant sa folie au gré de ses dérives. J’habite la seule épine qui ne m’ait pas piqué et je taille toujours ma plume sur le fil du rasoir : le Temps ne m’a prêté asile que l’espace d’un mouchoir.

Songe

Refuser à nourrir son rêve revient à répudier la sève qui nous maintient. Si on n’y prend garde, il est aisé de le perdre à trop courir les mauvais sommeils comme fantasmer des portes si justement entrebâillées qu’on ne sait y entrer que seul ou accompagné de ses doutes. Et lorsqu’on le retrouve, non sans l’avoir longuement cherché il sent la rouille et l’usure des chemins ou bien on a vieilli de trop prier son retour.

Les abîmes

Les abîmes ne s’épousent pas entre eux de peur d’enfanter de nouveaux vertiges. Ils sont seuls, toujours à chuter en eux-mêmes et n’opposant à leur chute que ce que le néant peut compter d’obstacle. Seule leur absence leur appartient et ils n’ont qu’elle à aimer.

In : La nouvelle poésie française de Belgique. Yves Namur.

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Marie-Clotilde Roose,
Une écriture sensible et fine qui résonne au cœur et s’inscrit dans la mémoire pour y rayonner ! Marie-Clotilde Roose anime aussi des rencontres littéraires pour Le cercle littéraire de la Rotonde dans le Tournaisis. Vous trouverez d’autres textes de Marie-Clotilde Roose en suivant le lien lié à son nom…

…..

Ne rien dire si le silence est
plus sonore

que cette fine bruine des
pensées

où se mêlent l’or et la
boue

ton regard veut les pépites
à travers le doute

il faut y croire
hisser la vie

mais sans casser
l’épaule du destin

……..

Ecrire recouvre sa splendeur

ce verbe né du désir
écartèle nos voies
tendues

les rassemble
comme tiges de jonc
en nasse de pêcheur

pêcheur alors je suis
à l’affût des poissons
fuyant vifs éclairs
……
Extraits de ‘Tourments’ Le Taillis Pré, 2006
  in: La nouvelle poésie française de Belgique. Yves Namur

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Pour se quitter en poésie, ces quelques mots d’ Eric Brogniet:                                                       ‘Vivre ne s’imagine que par analogie’. in Terres signalées

Les photographies ont été prises à la Maison de la poésie. Elles sont libres de droits.

(Deuxième partie à suivre prochainement … )

Nelson Mandela, la sagesse et la grandeur en héritage

Homme d’honneur,

Homme de cœur,

Homme de droit,

Homme de lettres aussi …

Nelson Mandela.

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Madiba, prince Xhosas

Homme de lumière, Sud-africain, Xhosas de sang royal, Nelson Mandela fut un étudiant insoumis, un fervent avocat de la Liberté, et un militant et activiste de l’African National Congres (A.N.C.). Cette activité le mena en prison, où il passa 27 longues années. Au pays de l’Apartheid, où la couleur fait droit, il ne fait pas bon être noir ou ‘coloured’, le blanc s’impose, le blanc impose.

Condamné aux travaux forcés à perpétuité, c’est au bagne de Robben Island que commence son incarcération. Matricule 46664. Il y restera 18 ans, avant d’être transféré dans d’autres lieux de réclusion.

Dans différents points du globe, des groupes de soutien et des mouvements de solidarité se manifestent, manifestent, pour demander la libération de cette figure emblématique de la lutte contre l’Apartheid. Son sinistre statut de prisonnier le plus célèbre de la planète incommode les gouvernements sud-africains successifs.

On lui proposera quelques traitements de faveur, voire des libérations sous conditions d’exil. Il refusera, toujours. Il n’est pas à vendre.

Vingt-sept années d’incarcération, avant de retrouver le chemin de la liberté. Des travaux forcés pour occuper la plus grande partie de ses journées et mettre sa santé à mal, mais quoi d’autre ? Quoi pour occuper le reste du temps et nourrir l’esprit ?

Lire.

Lire et écrire. « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », dit-il. En prison, Nelson poursuit la sienne. Il lit. Ses lectures sont éclectiques, Shakespeare, mais aussi Nadine Gordimer, Dennis Brutus, ou Samuel Becket … Il étudie, il étudie la loi, le droit, il passe des diplômes. Et il enseigne un peu, illégitimement, il enseigne la force à ses co-détenus, il leur apprend les mots de ce poème devenu célèbre.  Invictus. Invaincu. Et c’est ainsi que, pendant ses années d’incarcération à Robben Island, Nelson créa la très discrète ‘université Mandela’, enseignant théâtre et poésie à ses frères de prison. Il monta l’Antigone de Sophocle, pour défier ainsi le régime de l’Apartheid. Dans la pièce, Mandela jouait le rôle de Créon, le tyran.

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 ‪ »La Fondation Nelson Mandela, montrant Nelson Mandela tenant un exemplaire de son livre intitulé «Conversations avec moi-même»« ‬

Nelson écrit aussi, il écrit son journal, sa biographie, dont certaines pages arrivent à forcer les murs de sa cellule.

« Nulle part il n’y a de chemin facile vers la liberté, et beaucoup d’entre nous aurons à traverser la vallée des ombres de la mort, encore et encore, avant que nous n’atteignions le sommet de nos désirs », tels sont ses mots dans ‘No easy walk to freedom’, édité en 1965, puis en 1986, réédité en 2004. Un livre comme une compilation de lettres écrites pendant qu’il était dans la clandestinité, de discours, d’articles, ainsi que de la retranscription de son procès. Après sa sortie de prison, le 11 février 1990, Madiba écrivit divers ouvrages, pour raconter, témoigner, dire encore combien il est difficile, le chemin de la Liberté.

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Une liberté retrouvée, à la Une de tous les journaux.

Si ‘Invictus’ est aujourd’hui bien connu du public, un autre poème, plus confidentiel, a accompagné Nelson Mandela dans ses années de captivité. ‘Still I rise’, (Je m’élèverai) de Maya Angelou, poétesse américaine, dont nous vous invitons à découvrir ici la version originale, chantée par Ben Harper, et la traduction en Français.

 

Mandela n’est plus, il nous a quitté le 5 décembre dernier, tandis que la lumière faiblissait dans le ciel sud-africain, et sur le monde entier.

En parallèle à la publication de cet article, les iPaginauteurs ont été invités à participer à un atelier d’écriture lié à Nelson Mandela. Vous trouverez ici tous les textes produits au cours de ce week-end.

De la fiction dans nos assiettes, bon appétit … ou pas !

Dinde aux marrons ? Poularde ou chapon ? Si, en cette période d’agapes, vous hésitez encore, nous vous proposons des idées originales pour étonner vos amis. En effet, dans un ouvrage à paraître en 2014, l’artiste Dinah Fried a compilé une série de cinquante photographies vous invitant à la table de personnages fictifs mais ô combien célèbres. Du petit-déjeuner au dîner, elle nous convie à découvrir des repas dignes de vos romans préférés.

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Oliver Twist

Ainsi vous pourrez partager la frugalité des repas d’Oliver Twist, simple bouillie et verre de lait, ou le raffinement de la table du Chapelier d’Alice au pays des Merveilles, porcelaine anglaise pour goûter des petites gourmandises, à déguster très vite, car n’oubliez pas que l’heure tourne et qu’il ne s’agit pas, comme le lapin blanc, d’être toujours en retard !

FictitiousDishes_aliceinwonderland_1340_jpegAlice au Pays des Merveilles

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Du coté de chez Swann

 

Vous pouvez aussi prendre le temps d’une madeleine de Proust, dans la blancheur d’une nappe et d’une porcelaine ourlée d’or, en allant faire un tour du côté de chez Swann. Ou, pourquoi pas, bourlinguer voiles au vent, et ventre retourné, à ta table de bois du héros de Moby Dick…. Autant de belles occasions de revisiter vos romans favoris, d’une tout autre manière …

FictitiousDishes_mobydick_1340_jpegMoby Dick

Parmi les œuvres sélectionnées par Dinah Fried se trouvent aussi : « Sur la route », célèbre roman de Jack Kerouac, « L’homme qui n’aimait pas les femmes », de la série Millenium par Stieg Larsson, « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », de Harper Lee, « L’attrape-cœur » de D. J. Salinger, «  La Cloche de détresse » de Sylvia Plath, et « Heidi », de Johanna Spyri.

Une série vraiment étonnante pour mieux visualiser les repas que des plumes talentueuses nous ont décrits, et une idée originale à proposer aux amis. Si, toutefois, cela vous paraît trop frugal en cette fin d’année, pourquoi ne pas en profiter pour mettre votre organisme au repos après quelques excès.

Retrouvez toutes les photos et les informations en cliquant ici !

A la découverte de la langue québécoise !

A la découverte de la langue québécoise !
 

Un site que nous vous recommandons chaleureusement qui à coup sûr fera sourire tous les amoureux de la langue française. Une brillante idée que d’avoir mené ce travail visant à traduire…. le français du français, afin de se comprendre entre francophones !

L’audience internationale en constante augmentation sur iPagination, notamment de nos amis québécois (4ème audience sur le site après bien évidement la France mais aussi le Maroc et la Belgique…), nous a encouragé à sensibiliser notre lectorat sur des variantes linguistiques qu’ils pourraient être amené à découvrir dans certains textes.

Réduire ainsi les risques d’interpréter de façon très aléatoire et hypothétique le sens de l’écrit évitant ainsi de nombreux quiproquos, assez drôles pour bon nombre d’expressions, ou… assez gênantes pour certaines. Même en cas de doute, une vérification dans le dictionnaire « français » ne vous serait d’aucune utilité.

C’est ainsi que dans nos recherches, nous sommes tombé sur un site qui offre de nombreuses clés de compréhension, de façon pédagogique mais aussi traité avec légèreté, humour et toute la passion commune qu’il nous plait tant de partager autour de l’écriture.

Des trouvailles extraordinaires, ainsi selon vous, que signifierait les mots suivants : agrès, débiner, raqué (qui sont des exemples très concrets quant à l’emploi qu’on en ferait), mais aussi des mots plus étonnants comme : écornifleux, guerlot, bobette ou tiguidou ?

Alors ?

Agrès : personne moche. Avouez que lire un texte dans lequel un auteur québécois vous ferait part de son étonnement d’avoir rencontré un nombre considérable d’agrès dans un gymnasevous laisserait dans l’expectative et vous dérouterait sur l’importance qu’avait l’auteur de souligner cela comme un fait surprenant…

Il en va de même pour :

 

Débiner : qui signifie déprimer.

Raqué : qui signifie courbaturé.

 

Et sans nul doute, il est appréciable de savoir que bobette signifie slip ; guerlot : ivre ; écornifleux : personne indiscrète ; tiguidou : très bien…

Savoureuse créativité linguistique que propose le site « Traduction du français au français : à la découverte de la langue québécoise ».

Voici quelques informations complémentaires livrées par le site à prendre en considération :

Un rendez-vous amusant :

Traduction du français au français souhaite devenir un lieu de rencontre agréable, ludique et sans prétention. Il ne se pose pas en juge de la langue châtiée; au contraire, il désire simplement être le reflet amusé de l’analyse de sa propre langue.

Avertissement : Ce site comporte plusieurs généralisations. Les remarques, commentaires et analyses ne sont donc pas la vérité absolue. Traduction du français au français évolue dans des zones parfois floues de la langue. Certains mots inscrits avec la mention  ne sont pas exclusifs au Québec. On peut les retrouver ailleurs dans la francophonie, mais à des fréquences moindres. De plus, plusieurs mots écrits avec la mention  sont aussi utilisés au Québec. Toutefois, ils y partagent l’espace linguistique avec d’autres mots plus « québécois ».

Vous n’avez pas à suivre nos traces : Cousins francophones, vous n’avez pas à employer les mots ou les expressions de ce guide pour vous faire comprendre des Québécois. Nous connaissons bien, à quelques expressions près, le français de chez vous. Sans même le savoir, les Québécois possèdent un double vocabulaire : un pour les échanges de tous les jours et un plus normatif qui est largement compris, mais beaucoup moins utilisé.

Pour faciliter la lecture : Le nom « Français » englobe tous les francophones; et le nom « Québécois », tous les Franco-canadiens. Nous reconnaissons que des différences considérables existent entre tous les groupes linguistiques qui façonnent la francophonie et que chacun d’entre eux apporte sa créativité à notre langue commune, mais il était nécessaire d’utiliser certains raccourcis pour faciliter la lecture. »

Si avec tout ça, nous ne vous avons pas donné l’envie de vous y rendre…

Allez à la découverte de ce site en cliquant ici !

 

Construire des bibliothèques pour se reconstruire…

bibliothèques sans frontières

Un focus sur une ONG toute particulière qui mérite le détour et que l’on s’attarde sur son travail. Bibliothèque sans frontière œuvre au plus proche d’elle comme notamment dans six centres d’accueil et d’hébergement en île de France, où elle intervient auprès de publics en grande précarité avec le programme « Tournons la page ! », ou encore en Haïti : « Construire des bibliothèques pour se reconstruire », « L’urgence de lire » , les bibliothèques sont bel et bien dans leur démarche  des outils d’éducation tout au long de la vie, aux lendemains des plus grandes injustices…

L’ONG défend les valeurs telles que les partenariats locaux, le développement durable, la démocratie et les droits humains, la diversité culturelle…

Focus :  

Créée en 2007 à l’initiative de Patrick Weil, Bibliothèques Sans Frontières est aujourd’hui l’une des principales ONG de développement culturel et social par le livre dans le monde francophone. Elle défend l’idée  que l’accès à l’information et la diffusion de la culture sont deux composantes essentielles – et pourtant sous-investies – du développement économique et humain et de la démocratisation des sociétés

Présente dans 20 pays et aussi en France, BSF vient en appui à des initiatives locales par la création de bibliothèques pour favoriser l’éducation, l’accès à l’information et à la culture et la promotion du patrimoine. A travers l’informatisation et l’équipement de centres documentaires pédagogiques et culturels, le don de livres, la formation professionnelle de bibliothécaires et la mise en réseau des bibliothèques, elle agit au quotidien pour l’accès au savoir dans le monde.

En 5 ans d’action, Bibliothèques Sans Frontières a conduit des projets dans 20 pays à travers le monde, appuyé 225 bibliothèques et formé plus de 450 bibliothécaires.  Aujourd’hui, le développement de BSF continue avec l’établissement d’antennes en Belgique et aux Etats-Unis et une ambition forte : mettre les bibliothèques au centre de l’agenda politique en matière de développement international.

Pour accéder sur le site de l’ONG et en apprendre bien plus encore, cliquez ici !