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iPagina’Son vous invite à regarder la beauté du monde…

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice : Sortilège

Face à l’individualisme citadin,  face à l’indifférence dans lequel la foule est installée, Léon nous propose d’ouvrir notre regard.

Au moyen d‘oxymores ( Bitumes mouvants, trottoirs flottants ), de couleurs, de vers rapides utilisés pour décrire l’immobilisme latent,   Léon décrit parfaitement l’indifférence des individus formatés par le quotidien et la grisaille. réfugiés dans des carcans, protégés,. On croit qu’il suffit de jeter un peit coup d’oeil par ci par-là, mais  » les trous dans l’ombrelle sont dérisoires »

Ouvrons les yeux, il y a tant de belles choses à voir… Dans la rue, il y a aussi des fleurs pour qui sait les cueillir…des fleurs de bitume.

Je vous invite à regarder la beauté du monde, à travers  ce très beau poème de Léon,  sélectionné d’Amarante.  Ecoutez-là aussi, elle est lue pour vous par Sortilège.

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FLEUR DE BITUME
-Léon-

Foules pressées

Têtes baissées

Lacs gelés

Rêves brisés

Bitume mouvant

Trottoir flottant

Chacun sur son île

Averse de grêle

Grêle de plomb

Trous dans l’ombrelle

Dérisoire

Relève la tête

Regarde en l’air

Le monde est beau

Quand on s’y perd

Laisse-moi cette

Chance en un éclair

Juste cueillir

La fleur de ton regard

Merde, je vis…, par Philippe Ducourneau chez iPagination Editions

Merde, je vis de  Philippe Ducourneau

Présentation :

Fables d’un nouveau genre, les textes de ce recueil constituent un concept à part dont chaque séquence se compose de trois parties. La première porte un regard admiratif et volontairement naïf sur la vie qui sait tout et peut tout faire, jusque dans les moindres détails. La deuxième renvoie à la vision étriquée de l’homme lorsqu’il se laisse prendre au piège des « appâts rances ». Et la troisième, avec son regard moqueur et frondeur, tourne le tout en dérision, en choisissant de jouer des maux qui nous blessent.

Selon le ton employé, « Merde, je vis… » peut donc exprimer aussi bien l’admiration que la consternation, tout étant affaire « d’état d’âme ou d’esprit » et du regard porté sur la vie.

Les illustrations sont signées Jason Akos Sollar.

La bande annonce :

Extrait :

Le papillon

Toi qui au bout de tes contorsions as trouvé des ailes, révèle-moi l’art de ta métamorphose. Raconte-moi le secret des ténèbres et la percée de ta prison de soie. Faisait-il doux avant que tu t’y sentes à l’étroit ? Derrière le battement de tes ailes, te souviens-tu encore de tes reptations de chenille, quand la pesanteur te faisait ramper sous sa loi ? As-tu connu comme nous l’angoisse de n’être, entre ciel et terre, qu’un être larvé, riche d’un hypothétique et céleste devenir ?

Et nous chrysalides d’homme, oublierons-nous un jour notre cocon de matière, nos rampantes pensées de nabots disgracieux, pour découvrir dans le miroir de notre esprit
la grâce de notre céleste énergie ?

Merde papillon recadré

Merde, que ne m’a-t-il pas fallu me vautrer par terre avant de pouvoir m’envoyer en l’air !

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