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Conseillère pour iPagination : Malayalam

Conseillère pour iPagination.
Malayalam, conseillère belge au service des auteurs  sur iPagination.

Sait-on jamais clairement ce qui mène à la lecture et à l’écriture ? Les ressorts profonds de la subjectivité échappent toujours en partie ! Je peux en dire que lire fut pour moi, depuis petite-fille, une porte grande ouverte sur le monde, celui des histoires et  celui  des rencontres qui montraient les possibles de la vie…Et que depuis ce temps un livre nouveau, à moitié lu ou juste terminé se trouve toujours à portée de ma main, pour mon plus grand plaisir !

Je suis maintenant retraitée, mais ma vie professionnelle d’enseignante en école de soins infirmiers m’a donné l’opportunité de réfléchir (entre autres !) à l’importance de la clarté du discours, à l’importance du choix des mots pour transmettre un message, à l’importance de l’écoute dans la relation à l’autre, à l’importance du partage de notre commune humanité. Tous tellement semblables et tous tellement irréductiblement différents ! Je suis retraitée et cela me laisse des plages de temps dont je donnerai avec plaisir une part à la lecture de vos textes.

Ma soif d’écouter pour entendre la réalité de l’autre et la mienne m’a amenée à participer pendant plusieurs années à des séminaires de psycho-sociologie qui furent une source permanente  de stimulation, d’ouverture au monde et de grandissement personnel.

J’ai commencé à participer à des ateliers d’écriture poétiques et de fiction il y une dizaine d’années, comme une suite logique de mon intérêt pour les mots. Découverte là aussi d’un monde où le temps prend une autre densité. Monde où l’imagination est accueillie, reconnue et encouragée comme donnant une grande partie de ses couleurs à la vie en écriture et à la vie tout court !

Je suis arrivée par hasard sur le site Ipagination en cherchant des ateliers d’écriture en ligne pour nourrir mes envies de partager textes et lectures avec d’autres auteurs. Ce fut une rencontre qui combla mes attentes ! Les objectifs d’Ipagination d’encourager l’écriture des auteurs débutants et confirmés en leur offrant en espace gratuit et bienveillant où ils pourraient expérimenter des commentaires sur leurs textes, des participations à des ateliers d’écriture, des découvertes d’autres auteurs, des sélections voire des publications de leurs textes, m’enthousiasmèrent.

Passionnée par la poésie et les poètes, j’écris depuis quelques mois des articles pour Ipaginablog où la poésie s’inscrit en filigrane du sujet traité. Une manière pour moi de donner à mon tour une partie de ce que je reçois d’Ipagination !

Quand iPagination me proposa de devenir conseillère (oui, j’y tiens, merci à Benoîte Groult et à mes sœurs québecoises), après quelques jours de réflexion marquée par le doute sur mes compétences, entre autres parce que je ne suis pas romaniste…, je décidai de m’essayer à la charge que le site me proposait et je l’en remercie. Je m’y essaierai donc en m’appuyant sur le plaisir que j’éprouve à lire les textes que je découvre, sur l’admiration ressentie lors de certaines lectures, sur l’exigence d’écriture que je reconnais chez certains auteurs, sur la sensibilité d’écriture identifiée chez d’autres, sur la richesse et la différence thématiques qui me transportent dans des mondes inconnus chez d’autres encore. En m’appuyant également sur les moments où le tout étant présent dans le même texte je me dis : ‘c’est Byzance, ce texte’ !

La fluidité d’un texte, celui où l’œil ne s’arrête pas sur un écueil, celui où l’œil peut courir uniquement occupé à découvrir le contenu d’une histoire, m’importe beaucoup.

La description fine et l’authenticité des personnages me sont chères, elles aussi ! Ainsi que l’expression contenue de l’atmosphère émotionnelle.

La découverte d’un univers qui force la surprise et mon attention par son originalité loin des sentiers battus, m’est cadeau…

Et la poésie, ah, la poésie…

Je m’efforcerai bien sûr de lire équitablement tous les genres d’écriture, d’autant plus que tous m’intéressent. De m’assurer aussi et ainsi que chaque genre d’écriture puisse faire partie d’une sélection.

Malayalam ipaginaire, Dominique Lejeune dans la vie civile, je suis belge et je vis sur le plateau de Herve, pas loin des Hautes Fagnes, de la belle ville de Liège, de Maastricht et d’Aix-la-Chapelle, dans un triangle des trois frontières comme nous l’appelons ici… Ma frontière avec la France se situe à la lisière de ce site que nous partageons avec tant de fécondité !

Quand IpaginaSon s’amuse avec les mots…

affiche de Bluewriter
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iPaginaSon et son équipe se dévoilent ici

  Quand les mots sont détournés et les sens uniques, quand on se met à douter de la réalité du monde qui nous entoure, cela donne ce texte hilarant à la fin duquel on pourrait se poser la question suivante :  » Et si c’était vrai  » ?   Néo a sélectionné « LUI, C’EST QUELQU’UN«  , de Mathieu Jaegert,

Christian Carpentier ne boude pas son plaisir à le lire…

LUI, C’EST QUELQU’UN

– Mathieu Jaegert –

 

Je voulais être quelqu’un. Cette idée fixe s’était incrustée durablement dans ma tête un matin, après avoir croisé mon voisin. J’entends déjà certaines voix s’élever en affirmant que chacun d’entre nous est unique. Oui, mais je venais de comprendre qu’être un peu plus unique que les autres présentait d’indéniables avantages. J’avais donc eu affaire à Brice, l’étudiant occupant un appartement au deuxième étage, juste au-dessus de chez moi. Notez bien qu’il aurait pu habiter juste en-dessous, cela n’aurait rien changé à l’histoire, je pense que c’est important de le préciser. Je ne sais pas pour qui il s’était pris, mais il s’était permis de me prendre pour quelqu’un d’autre. Autant vous dire que je l’avais mal pris. Pas lui, mais le fait qu’on me prenne pour un autre alors que j’avais mis tant d’années à savoir qui j’étais, et à me sentir bien comme cela. Lui, je l’avais pris avec des pincettes car il était schizophrène. Enfin c’est Jean-Luc qui l’affirmait, et je lui faisais confiance. Un comble, non ? Le type qui en plus de se prendre lui-même pour d’autres, prenait les autres pour ce qu’ils n’étaient pas. Bref, je ne m’étais pas attardé mais ma décision avait coulé de source. Il fallait que je devienne quelqu’un coûte que coûte ! En étant connu, ce genre de mésaventure ne devrait plus arriver.

Je m’étais tourné vers Jean-Luc, justement, mon voisin d’en face. Bien sûr, « me tourner » était une expression puisque je n’avais eu qu’à lever la tête. Et d’ailleurs, dans cette affaire, qu’il vive juste en face de chez moi n’avait pas plus d’importance que pour Brice, vous l’aurez compris. Lui, ce n’était pas n’importe qui ! J’avais donc tout fait pour me glisser dans sa peau. Côtoyer un illustre personnage devait m’empêcher de rester un illustre inconnu. C’était sans compter sur sa réaction ! Un sacré caractère ce Jean-Luc. Une fois saisi que je voulais me mettre à sa place, il m’avait remis à la mienne, avant même que je n’aie eu le loisir d’esquisser le moindre mouvement. Comme s’il ne me remettait pas ! Comme quoi, la place devait être enviable ! Je n’avais pas insisté mais j’étais revenu à la charge quelques jours après de manière beaucoup plus subtile. J’avais fini par me sentir un peu lui, tout en ne notant pas de changement quant à mon statut. Aucune éclaboussure de célébrité ne parvenait jusqu’à moi. J’étais un peu perdu. J’étais lui et moi à la fois. Je souhaitais me démarquer, mais c’était précisément en cherchant à être singulier que j’étais devenu pluriel. Je ne savais plus qui j’étais et où j’habitais. Oui d’accord, il m’aurait suffi de relire le début de ce texte pour me situer, mais quand-même, avouez que c’était troublant. Je ne savais plus à quel Saint me vouer. Il y avait de quoi en perdre son latin. Heureusement, je n’avais jamais fait de latin, c’était sans doute ce qui m’avait sauvé !

Une idée m’avait alors traversé l’esprit. Et si je changeais de nom ? En me renommant, je deviendrai par la force des choses renommé…

Quand iPaginaSon s’habille des couleurs de l’enfance

affiche de Bluewriter
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Cette semaine, ipaginaSon raconte l’enfant, quand les failles des adultes changent le rose en gris….

Voici « SALE EAU » de ToufouTouf une sélection de J.L Mercier, lu par Lisa

 

 

SALE EAU

(Like a rolling stone)

Je repose sur un lit de pierres

Tout au fond de la rivière

 

C’était un soir de fête, près de la rivière.

Des tables en bois, au milieu des arbres, avec pleins de gens autour et de la musique qui sortait d’un gros poste.

Il y avait mon papa qui rigolait, ma maman aussi.

Mon tonton, assis entrain de boire, avec ses grosses moustaches qui trempaient dans le verre. Ma tata, fine et petite comme une souris qui regardait tout le monde par en dessous.

Mon papi, qui dansait seul car son gros ventre l’empêchait de tenir quelqu’un dans ses bras. Ma mamie toute gaie qui tapait dans ses mains même quand il n’y avait plus de musique.

Il y avait mon grand frère qui faisait que regarder une fille blonde.

Et puis aussi des copains de travail de mon papa que je connaissais pas.

D’autres gens encore, qui parlaient entre eux. Tout le monde buvait du vin, de la bière, et du jus d’orange pour les enfants.

Et moi je courais partout avec un autre garçon de mon âge en imitant le cri de guerre des indiens.

Le soir était tombé. Mon grand-père aussi. Sur son gros ventre. Il a rebondit un peu puis il a appelé à l’aide pour qu’on le relève. Ils se sont mis à quatre pour le ramasser et le poser sur une chaise. Ma grand-mère a applaudi.

Des lampadaires s’étaient allumés. Des gens dansaient avec des verres et des bouteilles dans les mains. J’avais faim. Je suis allé voir mon papa qui passa une main dans mes cheveux et me poussa doucement vers ma maman qui me donna une cuisse de poulet et une caresse sur la joue.

Je mangeais en regardant autour de moi. Ça chantait, ça dansait, ça rigolait.

Je suis allé vers mon tonton et je lui ai chatouillé les moustaches avec la cuisse de poulet. Ça l’a fait beaucoup rire. Et il a profité de sa bouche grande ouverte pour y verser un grand verre de bière. Ma tata, qui le regardait, s’est retournée en se bouchant les oreilles. Le rot de mon tonton était tellement puissant que j’ai pensé au rugissement d’un lion dans la savane. Et ça a décoiffé complètement ma tata, ses cheveux de derrière étaient passés devant, je ne voyais même plus sa figure.

Mon frère faisait des bisous dans le cou de la fille blonde qui poussait des petits cris de tourterelle.

J’ai retrouvé mon copain et on a décidé de faire une partie de cache-cache. J’ai compté jusqu’à vingt derrière un arbre. Puis je suis parti à sa recherche. Mais je ne l’ai pas trouvé. Je suis arrivé au bord de la rivière. Ma maman m’avait dit de faire attention car c’est dangereux de s’approcher trop près du bord. L’eau coulait doucement au dessus des petits rochers, sans s’arrêter. La rivière chantait, on aurait dit une berceuse pour endormir les cailloux. J’ai fait encore un pas, tout près du bord. Je n’avais pas peur. Je me suis assis et j’ai admiré la lune qui naviguait sur l’eau. J’ai levé les yeux. Le ciel brillait avec toutes ses étoiles. J’ai pris une grande respiration, j’étais vraiment bien. J’aurai pu m’endormir.

Puis j’ai entendu des cris. Je me suis levé, très vite, et j’ai couru jusqu’à l’endroit de la fête.

Plus personne ne dansait. Le poste était tombé, il était cassé. Des gens s’attrapaient et se donnaient des coups de poings, des coups de pieds en hurlant des gros mots.

Mon papa se battait avec un autre homme. Ma maman pleurait.

Mon tonton était à quatre pattes et vomissait sur les chaussures de ma tata qui lui caressait la tête.

Mon papi était allongé dans l’herbe, les bras en croix et ma mamie assise sur lui, appuyait très fort avec ses mains sur son torse en criant son prénom.

Mon frère, lui, était allongé sur la fille blonde. Il lui tenait les poignets et voulait l’embrasser, mais elle ne voulait pas et elle bougeait dans tous les sens en hurlant.

J’ai eu peur. Alors je me suis enfui, jusqu’à la rivière. Je courais si vite que je n’ai pas pu m’arrêter à temps au bord, et j’ai glissé.

Je repose sur un lit de pierres

Tout au fond de la rivière

 **************

Et lorsque face à l’indifférence des adultes, l’enfant choisit de se réfugier dans son monde, cela donne « SOLILOQUE » un texte de David Ajchenbaum, sélectionné par Néo et lu par Agathe.

 

SOLILOQUE

« Soliloque ? Soliloque, viens goûter, c’est l’heure.Ne me force pas à venir te chercher ».Elle n’écoute pas, Soliloque. Elle ne voulait plus entendre, alors elle a retiré ses oreilles, les a enterrées, profondément,loin, près des racines de l’arbre sur lequel elle est perchée elle regarde sa mère,qui lui paraît un peu plus intelligente maintenant qu’elle n’entend plus ses paroles. Elle descend de branches en branches, saute à terre, les pieds reposant à l’endroit précis où gisent ses oreilles.

« Tu as perdu tes choux-fleurs ? Tu es moins laide comme ça, tu as eu raison. Allez, rentre ma chérie, tu vas prendre froid ».

Soliloque aime sa mère, elle ne la quittera jamais, sauf peut-être si elle veut voir les autres mères. Voir toujours la même a un petit côté monotone qui la gêne. Il faut ici préciser que c’était déjà la deuxième mère que Soliloque expérimentait. La première avait fondu, Soliloque, qui n’aimait pas vivre avec une flaque, avait pris son père par le bras, elle était partie, et puis elle s’était assise par terre la main de son père dans la sienne, jusqu’à ce que la nouvelle candidate à la maternité les trouve et décide les adopter. Ce n’était pas une mère très maligne, mais elle suffisait. Soliloque avait alors deux ans.

Son père ne réagit pas aussi bien à la disparition des oreilles de sa fille. Elle ne lui avait jamais vraiment plu, alors vous pensez bien, maintenant qu’en plus elle était sourde? Il aurait fui depuis bien longtemps si Soliloque avait daigné lui rendre sa main. Il ne pouvait pas partir sans, il y était trop attaché, à cette main, il était né avec, c’est avec elle qu’il se caressa la première fois, qu’il caressa sa première femme, qu’il écrasa sa première mouche.

Pas question pour Soliloque de perdre son père. Il lui faut une cellule familiale complète pour devenir une femme accomplie, elle l’a lu, et celui-là lui convient parfaitement, pas besoin de se donner la peine d’en trouver un nouveau.

« Tu n’entends plus, tu n’entends plus, pas la peine de le répéter, je l’ai bien compris, je les ai bien vu, ces deux trous de chaque côté de ton crâne. C’est ton affaire. Tu l’as voulu, et bien vit avec, pour moi ça ne change rien, tu dois te débrouiller pour me comprendre. Je ne compte pas me répéter, encore moins apprendre à écrire pour te faire plaisir ».

Soliloque est fatiguée, elle va se coucher sur ce qui fut ses deux oreilles. L’absence troublante de sons la gêne d’abord, mais elle s’y habitue comme on s’habitue aux ténèbres. Elle fait sûrement pleins de rêves, elle sourit, elle est sourde, femme et épanouie, elle rêve sûrement qu’elle dort, la tête enfoncée dans l’oreiller. Sans crainte d’être entendu, son père rentre dans la chambre, approche doucement la main qui lui appartient encore de la tête de sa fille, la touche avec tendresse pour la mettre en confiance, desserre un à un les doigts qui retenaient sa main, reprend son bien.

Au matin, Soliloque sent l’absence. Elle court dans la cuisine, voit sa mère en flaque. Il est temps de partir.

Elle boit sa mère et sort.

iPaginaSon ou la lecture du quotidien…

Cette semaine, des textes sur le thème du quotidien…

affiche de Bluewriter
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Naïade nous propose un texte de Marcel Faure, sélectionné par Bluewriter.

Bonheur paradoxal

Chaque jour construit de mes mots

De mes mains

Mon bonheur si profond

Devrais-je m’en excuser

Oui certainement

Si je vous ai blessé

Mais qu’y puis-je

Si chaque goutte de rosée

M’offre le nectar de la terre

À qui dois-je en demander pardon

Toujours au centre de mes pulsations

Mon corps ce récepteur immense

Plie sous le poids des ans

Si l’armature craque la voile tient le vent

Et les rives défilent

Adoucies par le temps

Je sais les corps écartelés

La faim les coups le mépris

Et le goût du sang dans la gorge

Les décombres fumants et la putréfaction

Et partout continue l’hécatombe

Je suis dans l’arc-en-ciel

Parmi les larmes éclatées

Le sel et l’eau

La vie

Je suis heureux et je saigne

Tandis que Christian a choisi un texte de Brune, sélectionné de Véronique Brésil

Grève de train de vie

Il y a quelques années, j’ai sauté du train des voyageurs de la vie. Le train-train m’exaspérait. Je m’interrogeais : « Quel train de vie menais-je ? ».
Certes, pas grand train et pourtant je vivais mal le train soutenu de l’existence. Pourquoi tout le monde allait-il à fond de train ? 
Urgence : quitter l’Express pour un train de Sénateur, le Corail ne me seyant guère.
Alors, sans crier gare, j’ai tiré le signal d’alarme pour stopper les machines, mes machines.
D’aucuns m’ont rebaptisée Micheline ; certains ont prétendu que je déraillais ; d’autres encore m’ont vociféré : « Gare à toi ! ».
Je suis restée longtemps à quai, station Invalides, sur mon train arrière, scrutant les passagers.
Je n’avais plus d’entrain. Mon esprit était entré en gare désaffectée. Plus rien, aucune idée ne se profilait à l’horizon. Rien, rien d’autre qu’un épais brouillard sur le paysage de ma survie.
Alors que je donnais à tous l’impression de ne pas en ficher une rame, je pagayais à tout va dans l’espoir de trouver le chef de gare qui m’indiquerait l’itinéraire.
Quelle voie emprunter pour trouver la gare, la gare de triage de mes angoisses où je pourrais raccorder les wagons de ma pensée ? Qui pourrait m’aider à trouver la voie, ma voie ? Comment sortir de cette voie de garage ?
Alors, au détour d’une artère, mon regard s’est figé sur une plaque. L’ombre d’un soupçon de pensée drôle : livrer mon esprit sclérosé, m’a, sans nul doute, conduite à franchir le marchepied.
La pérégrination intérieure a commencé : je suis entrée en collision avec moi-même.
Après un long cheminement non dénué d’embûches, j’ai allégé mes bagages d’un bon nombre de futilités.
Voyant le bout du tunnel, j’ai repris le train en marche aller simple, destination unique, certes… mais desservant toutes les stations de mes envies et désirs.
Je suis redevenue boute-en-train…

 

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