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Coup de coeur musical à Thomas Dutronc.

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Rassurez-vous je ne vais pas vous faire la biographie de Thomas Dutronc, fils de…et de…. Tout le monde la connait et franchement cela n’est intéressant que pour  comprendre qu’il a pris à la naissance et au fil de sa vie, la sensibilité de sa mère et le flegme déjanté de son père.

Le reste, sa génialissime façon de jouer de la guitare jazz manouche digne de Birelli Lagrène, son allure de chouette copain, son énergie en concert et ses mises en scènes un peu loufoques, il n’y a qu’en allant le voir qu’on peut les apprécier à leurs justes mesures.

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Il ne chante pas très fort, mais toujours très juste, ça c’est maman… Il n’articule pas toujours mais de mieux en mieux, ça c’est papa… Pourtant le charme, la simplicité, la sympathie, le partage avec le public et avec ses musiciens, les textes superbes, la musique magnifique, c’est le talent de  Thomas Dutronc en personne…

Ce soir j’ai choisi de vous faire écouter un extrait de son dernier album sorti fin mai 2015 : « Eternel jusqu’à demain« , un troisième album plus en profondeur, plus intense, plus intime, dont il est très fier : une inspiration très pop londonienne mêlée de jazz manouche, une histoire d’amis ( dont Mathieu Chedid) un duo avec son père.

Voici « Allongés dans l’herbe« 

Ipagina’Son tourne une page de l’enfance.

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice du jour : Sortilège

 

L’adulte est-il façonné par son éducation, par son enfance rythmée au fil des conseils et des interdictions de ses parents ?

La vie étant faite de renoncements successifs,  l’enfance fait place à l’adolescence  et ses nouveaux désirs, puis à l’âge adulte avec ses illusions,  ses désillusions, son besoin de protéger sa progéniture de tout son amour, pour lui donner les meilleures armes dans la vie.

Vça fait peur ? Oui un peu…mais ce comportement est tellement humain, c’est le cercle de la VIE.

Sortilège tourne pour vous « Tiens-toi droit », une page de vie écrite  par Djak  pour l’atelier d’écriture : Histoire d’enfance » et sélectionnée par Amaranthe.

 

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TIENS-TOI DROIT

Djak – 

 

Tiens toi droit, finis ton assiette, ne te salis pas, ne t’éloigne pas.

C’est de l’amour. C’est une sorte de répulsion profonde, envie indocile, vengeance, colère inconnue et inextinguible.

– Et pourtant, on t’aime. Je sais pas ce que t’as dans le corps… sont devenues les protestations émotives plus récentes.

C’est si long, si délicat, de faire un homme. Entre intention et anxiété, ignorance et fierté, manipulation mentales et fatigues, soucis quotidiens, argent, travail. Tous les garçons de sa classe sont-ils des voyous? La ruelle derrière la maison est-elle si dangereuse? Il est rare qu’il pose des questions.

– Raisonneur!

Il croit en l’adulte tout-puissant, nourricier, commandeur, pouvoir et force absolus. Il croit en un seul dieu … créateur du ciel et de la terre … d’où lui viennent ces prières jamais apprises par cœur et toujours sues, ce caractère solitaire à toutes épreuves. Conventions entre famille et société, ou est la place, en négation? Reste le souvenir de repas savoureux, de rires éclatants, de gaîtés simples. Tout enfant n’est-il qu’une proie, héros apparent, surhomme d’argile, adulé, comme il est beau, comme il est grand pour son âge, il ressemble à son papa, domestiqué, contraint, comment garder une zone libre, une façon de dire non ou simplement si je veux.

Tout parent n’est-il que castrateur, briseur d’élan, dur donneur d’ordres, sadique ou adjudant.

La joie, la spontanéité est perdue à jamais, enfouie sous l’inexpérience, l’envie d’indépendance, la fondation d’une nouvelle famille, deux jeunes adultes consentants amoureux, éblouis l’un par l’autre, les cœurs chavirés, prince et princesse sur des destriers puissants, au métro-auto-boulot de chaque jour, tremblants hésitants devant ce petit bout, caché pendant neuf mois, qui devient un dépendant, de vrai indépendant, sale, bruyant, mystérieux qui empêche les nuits douces, le repos, l’amour même, la langueur des câlins, l’alchimie mystérieuse de la contrainte et de la douceur de l’humain.

Colères, agressions, violences, défiances sont-ils déjà sortis? sont-ils restés cachés? L’enfant n’est pourtant que colère, bien au-delà de l’injustice, bien plus loin que des souvenirs. Pleurs inexplicables, cet écœurement, cette lourdeur, cette solitude…

– Qu’est-ce tu veux faire plus tard? Tandis qu’il débute le printemps de la vie, frais et rose, il croise la maturité estivale des parents, être juché sur des épaules, voir au dessus de la foule, blotti sur le sein asséché que maman n’autorise jamais, une douceur de poitrine jamais permise, se disputent-ils? Il entend leurs cris qui s’élèvent, des halètements, des chuchotis, les regards sont sévères, si impérieux, retourne te coucher, que fais-tu là? lorsqu’il entrouvre la porte, curieux, petit d’homme tourmenté. Ils le portent, du parc à la poussette, de la maison à la remorque à vélo, ils le questionnent, incertains.

Un jour le silence s’installe dans le cœur, couvrant tout, colères, désirs, plaisirs, plus de soleil, si mais de tristesse, l’enfant meurt.

*********

Jean Cocteau : (« Mange ta soupe .Tiens-toi droit. Mange lentement. Ne mange pas si vite .Bois en mangeant. Coupe ta viande en petits morceaux. Tu ne fais que tordre et avaler. Ne joue pas avec ton couteau. Ce n’est pas comme ça qu’on tient sa fourchette. On ne chante pas à table. Vide ton assiette. Ne te balance pas sur ta chaise. Finis ton pain. Pousse ton pain. Mâche. Ne parle pas la bouche pleine. Ne mets pas tes coudes sur la table. Ramasse ta serviette. Ne fais pas de bruit en mangeant. Tu sortiras de table quand on aura fini. Essuie ta bouche avant de m’embrasser. Cette petite liste réveille une foule de souvenirs, ceux de l’enfance)

source  de l’image  : / http://enbas.net/index.php?id=genevieve-heller-tiens-toi-droit

Ipagina’Son se laisse gagner par le bien-être…

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Votre lectrice se nomme Sortilège. Voici sa présentation.

La douceur est le fil conducteur de ce poème. Au fil de tendres alexandrins, Maninred nous invite à faire une pause dans nos vies effrénées en prenant une photo « instantanée » de nous au milieu des nôtres et de notre environnement.

Partager des joies simples, réaliser qu’ensemble on vit un superbe voyage, celui de la vie, contempler, aimer, donner, se dire qu’on est bien… et le dire aussi…

Malayalam a aimé ce poème de Maninred et l’a placé au sein de ses sélections du mois d’Octobre. Notre amie Sortilège  y  ajoute sa douce voix pour encore plus de tendresse.

Et pour vous c’est quoi « Etre bien » ?

Pour moi c’est lire de magnifiques écrits comme celui-ci et vivre parmi vous….

*****

ETRE BIEN

Maninred

Etre bien c’est souvent n’en parler à personne,
Sentir du vent léger le pinceau délicat,
S’enivrer de parfums, de messages d’automne,
Chuchotés d’émotions aux teintes paprika.

Etre bien c’est parfois étreindre un autre corps,
Celui de l’être aimé, compagnon de voyage,
Avec qui le chemin donne un sens et colore
Par des tons harmonieux, un bien joli partage.

Etre bien c’est aussi retrouver une table,
Entouré par ces gens qui vous disent je t’aime.
Et sans faire semblant, les trouver formidables,
Chacun donnant à l’autre une part de soi-même.

Etre bien c’est sentir que l’on a fait du bien,
Et se mettre en retrait tout en restant discret.
Savoir qu’on a compté un peu pour les gamins
Et qu’on leur a transmis beaucoup sans faire exprès.

Etre bien c’est un jour, remarquer la fossette
Sur la joue bien en chair de son petit enfant,
Savoir qu’on a la même et que mamie Jeannette
La tenait elle aussi de son père Fernand.

Etre bien c’est enfin, terminant le voyage,
Rendre l’âme au néant, dans un doux friselis,
Garder au fond de soi les plus belles images,
Pour décorer les murs d’une chambre d’oubli.

Coup de cœur musical contre l’indifférence.

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Loin de possibilité de création d’un nouvel article, j’ai choisi de vous proposer de nouveau ce coup de cœur musical autour du thème de l’indifférence, à partir de cette chanson co-signée par Maurice Vidalain en 1977 et  interprétée de façon magistrale par Gilbert Bécaud (1927-2001).

Pourquoi cette chanson ancienne ? J’aurais pu favoriser « Pas l’indifférence » de J.J. Goldman, chantée par ZAZ, ou un slam plus actuel de Grand Corps Malade…

La raison est simple: « Qu’en est-il 37 ans tard »

Les associations caritatives nous rappellent chaque année que des hommes et des femmes vivent dans la pauvreté, que des enfants meurent de myopathie ou de maladies orphelines. Nous nous donnons meilleure conscience en apportant notre contribution et puis nous passons à autre chose.

Ecoutez  avec moi cette chanson magnifique, visionnez cette vidéo jusqu’au bout, les paroles illustrent d’elles-mêmes une plaie sociale de plus en plus béante.

Et ENSEMBLE mobilisons-nous de façon durable…

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L’INDIFFERENCE

http://www.youtube.c om/watch?v=H5AL8hEVyaE

Les mauvais coups, les lâchetés

Quelle importance

Laisse-moi te dire

Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais

Ce qui détruit le monde c´est :

L´indifférence

Elle a rompu et corrompu

Même l´enfance

Un homme marche

Un homme marche, tombe, crève dans la rue

Eh bien personne ne l´a vu

L´indifférence

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 L´indifférence

Tu es l´agneau, elle est le loup

L´indifférence

Un peu de haine, un peu d´amour

Mais quelque chose

L´indifférence

Chez toi tu n´es qu´un inconnu

L´indifférence

Tes enfants ne te parlent plus

L´indifférence

Tes vieux n´écoutent même plus

Quand tu leur causes

Vous vous aimez et vous avez

Un lit qui danse

Mais elle guette

Elle vous guette et joue au chat à la souris

Mon jour viendra qu´elle se dit

L´indifférence

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 L´indifférence

Tu es l´agneau, elle est le loup

L´indifférence

Un peu de haine, un peu d´amour

Mais quelque chose

L´indifférence

Tu es cocu et tu t´en fous

L´indifférence

Elle fait ses petits dans la boue

L´indifférence

Y a plus de haine, y a plus d´amour

Y a plus grand-chose

L´indifférence

Avant qu´on en soit tous crevés

D´indifférence

Je voudrais la voir crucifier

L´indifférence

Qu´elle serait belle écartelée

L´indifférence

 

 

 

Ipagina’Son entre lecture et géométrie.

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Votre lectrice du jour : Agathe

 

Un texte court, fort, sur ce A  qui pourrait si facilement n’être qu’Amour, mais qui est tracé sans volutes ni sentiments.

A devient donc le A majuscule géométrique, froid et raide du mot Argent, régit par la rigidité d’un monde dur qui manque de bienveillance en bien des points.

La bêtise, la folie,  la déshumanisation règnent dans nos sociétés où la compassion est abandonnée au profit du compas.

Faut-il être triste ou en colère ? Je crois que les deux sont nécessaires et j’ai ressenti le besoin impérieux de lire ce poème de Firenz’, sélectionné par Amaranthe.

Entre le A de l’alphabet et les jambes du compas, il n’y a plus qu’un pas…mais moi je suis nulle en Mathématiques…

 

A

UN RIEN DE GEOMETRIE

Firenz

***

En fait, ça n’était pas une croix,

C’était un compas.

Lorsqu’on l’ouvrit

On découvrit,

La forme d’un A,

Un A majuscule.

Initiale du mot ‘Argent’,

$$$

Jambes écartées donc,

Et c’est ainsi

Que Sexe et Argent

Se sont inscrits

Comme religion.

Au compas,

Sans compassion….