SALON DU LIVRE 2012 (2e partie)

Revenons quelques instants sur la rencontre. Dans l’entrée du salon, Laurent et Jean ont fait connaissance. Lauréats du concours et publiés dans «  La dernière vague », ils nous font le plaisir de leur présence.

SALON DU LIVRE 2012 (2e partie)
LAURENT CONTI et JEAN MILPIED alias JEAN 31

Eve nous rejoint. Pierre-Jean  également. Lui aussi est publié dans « La dernière vague », et enrichit régulièrement le site de ses écrits.

PIERRE-JEAN BARANGER, YOXIGEN et EVE DE LAUDEC

Yoxigen ! Le mystérieux fauve caché derrière cette tête de « ouf » à faire peur ! Un méchant, si, si, Yoxigen insiste. Son sourire le trahit, mince, même plus peur !

Nous sommes près de la sortie fumeur,  il faut bien gérer le stress des accros aux volutes de fumée. Léo va et vient, son pansement trahissant le réveil difficile. Je ne sais pas si Jack a sa part de culpabilité, mais la lame crissant du rasoir a eu raison de lui. Ca ne gâche en rien son sourire, à notre Léo favori !

ZIBELYNE, LAURELINE et LISA, les trois sages se sont enfin découvertes !

Tout de même, c’est la fête de se voir, mais il manque tant de visages encore. On a une pensée pour les absents, celles et ceux qui auraient aimé venir, et qu’on aurait aimé voir. Pas de noms, chacun s’y reconnaîtra, mais oui, on a parlé de vous !

Certains, certaines ont suivi de loin nos pérégrinations  dans les allées du salon. Les ipodocus modernes ont véhiculé l’information en temps réel…

YOXIGEN, Gniark Gniark, notre méchant ipapoteur fétiche…

Nous sommes donc installés en haut de cet inhospitalier escalier. Il a fallu se frayer un passage entre les personnes installées sur les marches pour la pause-déjeuner. Les mandibules s’activent sur les sandwiches humides ficelés dans leur feuille plastique retroussée. Ce petit monde bruit et rit, et nos ipaginauteurs aussi…

Contrite, je me vois contrainte de les expédier plus bas, vaine tentative pour quêter un peu de calme.

Auteur publié dans La dernière vague

JEAN 31 « C’est la mer qui te reprendra »

Je filme comme je  peux. Il faut jongler avec les enfants qui passent, leur faire signe d’une main sans rien dire. Avec les enfants, ça va, ma main est à leur hauteur. Le pire, c’est avec les adultes qui passent devant nous sans vergogne. Pas un mot d’excuses ni un geste de regret. Ils pourraient passer derrière, mais non ! Ils passent au milieu les bougres, et j’ai une soudaine envie de crocher du pied. L’auguste envie de pisser vaut toutes les audaces. Tous ces gens ont mangé et vont uriner vaille que vaille sans penser à autre chose qu’à leur vessie. C’est ainsi que nous réalisons que l’escalier mène au restaurant et aux toilettes… Funeste choix. Les prostatiques pressés ont l’œil mauvais. Tiens, une idée passe. Un texte sur Dame pipi ?

Jean 31 et Lisa

Auteurs publiés dans La dernière vague

LAURENT CONTI « Mémoires d’espoir »
PIERRE-JEAN BARANGER « La dernière vague »

Après quelques séquences filmées,  nous rejoignons le restaurant pour déjeuner. La faim commence à se faire sentir, impérieuse pour les plus gourmandes. Nous les filles, on ne fume pas, alors on a faim…

LEO, LAURELINE, et JEF

À gauche, vous pouvez découvrir Léo, un jeune homme passionné et tout entier consacré à nous, à une exception près qui se dessine sur l’image.

Qui trouvera l’indice caché ? Facile, trop facile, mais …

Au milieu, Laureline. Une éternelle bonne humeur, 15 ans de fraîcheur, elle pétille comme un bon Vouvray. Pourquoi 15 ans de fraîcheur ? Ah, questionnez là, moi, je ne dirai rien !

À droite, Jef, le chef ! La sagesse incarnée, son ongle ne me démentira pas, mais son esprit vif toujours en alerte est bien pensif. Vous dira-t-il ce qui agitait ses méninges à cet instant précis ?

Au premier plan, ma compagne, la dive bouteille marque ma place derrière l’objectif, souriez !

YOXIGEN, LISA et LEO

À gauche, Yoxigen a le même regard que Lisa, étrange, que peut bien mijoter notre grand méchant loup ?

Au milieu, Lisa arbore son « ipagination », signe de ralliement de la journée. Elle a le même regard que Yoxigen, un drame se trame…

À droite, Léo vous dit ce que tous ces yeux disent, les affres de se sentir épiés…

Au premier plan, vous ne voyez plus la bouteille. Vous ne me voyez pas non plus, je suis sous la table…

Un café, et c’est reparti ! Carine doit nous rejoindre, Jacques (mon chéri) aussi, et on a un point de rendez-vous à 15 heures.

Mais les chemins se croisent et s’entrecroisent, et nous devons voir Marie-Claude, notre amie Canadienne.

Minuit approche, j’ai promis des photos pour ce soir, diantre, il faut abréger ! Aussi, pour Carine qui n’est pas encore arrivée sur le salon mais qui va s’impatienter, une dernière, et la suite sera pour un jour prochain…

CARINE ROUCAN , auteur de Jeanne

Je vous abandone avant que mon carrosse se transforme en citrouille, viiiite..

Les iPaginauteurs au salon du Livre

LE SALON DU LIVRE 2012 (1e partie)

Samedi 17 mars 2012

Effervescence. 5.15. Le réveil sonne, désagréable. J’ouvre mes paupières lourdes. Fatiguée. Je me suis encore couchée tard. Mais l’excitation de la découverte est plus forte que la lassitude. Ma valisette fourre-tout est prête et c’est joyeuse que j’abandonne Jacques pour prendre le train. Il nous rejoindra plus tard en voiture, moi, je ne tiens pas à en manquer une miette…

Métro bondé, il y a affluence vers porte de Versailles. Il n’y a qu’à suivre les passants fleuves pour en trouver la trace.

M’y voici ! Je contemple le ruban de queue, incrédule. Quoi, tout ça ! La file des gens qui ont leur place est interminable, celle de ceux qui n’en ont pas est incongrue, insolente et passe devant tous les imbéciles qui, comme moi, ont cru bon de prendre ses précautions.

Je tourne en rond, cherche un visage connu, peine perdue. Je ma tasse vers les grilles lorsque le téléphone retentit. Léo ! Sourire, je ne suis plus seule. Lisa et Léo arrivent. Nous ne nous sommes jamais vus, mais vous saurez que la photo de Léo est juste, je l’attrape au vol d’une nuée de péquins effarés. Bisous Léo, bisous Lisa ! On se tasse à la queue. Léo s’est battu avec Jack la veille, un petit pansement témoigne de leurs échanges fusionnels, et l’on rit de ces agapes nocturnes. Je sors de ma valise mon bibi à voilette. Hier j’y ai cousu un beau « ipagination » en signe de ralliement.

Zibelyne

Les amis arrivent, Jean, Laureline, Laurent, Eve, Jef, Pierre-Jean, Yoxigen, le groupe se forme et s’équipe du sigle ipagination extirpé de la valise à tout mettre.

Pierre-Jean et Laurent

Nous cherchons dans le brouhaha encore faible un endroit calme. Il n’y en a pas. Le salon, c’est comme l’Afrique. La solitude n’y existe pas…

On fait les interview en haut d’un escalier, avec vue sur le salon. La lumière n’est pas très bonne, le son mauvais, et le passage irrespectueux.

Il faut dire aussi, vous voudrez bien nous en pardonner, que nous ne sommes pas des « pro » et le matériel non plus. Mais la bonne humeur règne, nous sommes ravis de nous découvrir. Lisa, élégante, évolue en aérien gris souris et mène les entretiens, sourire et rires allant.

Le duo Lisa Léo est efficace. Ce qui me plaît tout de suite, c’est ce qu’ils dégagent, on se sent tout de suite bien. Jef est serein, le calme Olympien d’un chef et la douceur du nounours.

Leo, Jef (et Jack…)
LISA notre géniale animatrice de l’ipapoteur et de l’atelier d’écriture !

Et voici Laureline avec sa verve, qui ouvre son sac à malices ! Elle en sort des petits cadeaux qu’elle nous offre, de ces cadeaux pleins d’amour, qui font plaisir. Lisa n’est pas en reste, elles se sont gâtées toutes des deux, c’est trop mignon.

Laureline

Que celles et ceux qui disent que les relations sur internet sont virtuelles ou factices viennent chez ipagination ! Nous sommes la preuve du contraire.

Ce salon aura été l’occasion de concrétiser ce que je sentais au travers des échanges riches et nourris sur le site. Des amitiés sincères, un esprit d’équipe et un enthousiasme qui mérite un coup de bibi à plume rose !

Je vous laisse attendre un peu pour la suite, il faut garder un morceau de pain pour demain me disait ma grand-mère…

Zibelyne

A la croisée des talents : la musique de Pauldo

J’ai tout d’abord découvert ce texte-hommage si intense de Pauldo : Half of my heart. Il commence de manière très anecdotique, portraits croisés, et termine par l’horreur absolue. Puis je l’ai redécouvert en musique. Et, surprise, tel le vent déposant délicatement le pollen au creux des fleurs, je l’ai vu saupoudrer de ses notes les textes des ipaginauteurs.

Je lui ai demandé comment il choisissait les textes.

« Le choix d écrire ou non une musique sur un texte n’est pratiquement pas …un choix.

En fait, certains textes m’imposent d’emblée un son. Je pense que très souvent il s’agit d’une écriture très « cinématographique », (La « dernière maison » de Lisa ou « les sables de Mars » de Darklulu). Fleur de Bitume de Léo en est un autre exemple sur lequel je travaille. Ces textes là, ont en eux un rythme que j’entends de manière très naturelle. Très souvent sur ce genre de textes la musique elle aussi vient de manière très naturelle. Parfois plusieurs éléments peuvent y concourir. Pour le texte de Lisa, le son a été inspiré par l’histoire principalement mais aussi par l’instant. Le matin j’ai vu de mon balcon un paysage splendide, lever du soleil et lune toujours présente, qui m’avait inspiré « Dasein ». Avant de commencer j’ai lu un texte de Laureline tout en sensualité. Ces deux éléments se retrouvent aussi dans cette musique.

Pour autant cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas tout plein de textes que j’ai adoré et sur lesquels je n’ai pas écrit.

Pauldo »

Le blog de l'écriture et de l'imaginaire