Archives par mot-clé : Poésie

Ipagina’Son entre lecture et géométrie.

affiche de Bluewriter
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Votre lectrice du jour : Agathe

 

Un texte court, fort, sur ce A  qui pourrait si facilement n’être qu’Amour, mais qui est tracé sans volutes ni sentiments.

A devient donc le A majuscule géométrique, froid et raide du mot Argent, régit par la rigidité d’un monde dur qui manque de bienveillance en bien des points.

La bêtise, la folie,  la déshumanisation règnent dans nos sociétés où la compassion est abandonnée au profit du compas.

Faut-il être triste ou en colère ? Je crois que les deux sont nécessaires et j’ai ressenti le besoin impérieux de lire ce poème de Firenz’, sélectionné par Amaranthe.

Entre le A de l’alphabet et les jambes du compas, il n’y a plus qu’un pas…mais moi je suis nulle en Mathématiques…

 

A

UN RIEN DE GEOMETRIE

Firenz

***

En fait, ça n’était pas une croix,

C’était un compas.

Lorsqu’on l’ouvrit

On découvrit,

La forme d’un A,

Un A majuscule.

Initiale du mot ‘Argent’,

$$$

Jambes écartées donc,

Et c’est ainsi

Que Sexe et Argent

Se sont inscrits

Comme religion.

Au compas,

Sans compassion….

Coup de coeur musical à un auteur compositeur : Benoit Dorémus.

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Je vous le dis tout de go, je n’avais jamais entendu parler de Benoit Dorémus avant lundi dernier. Il a fallu que j’aille applaudir ( à m’en donner mal aux mains) Monsieur Cabrel, à qui je consacrerai bientôt un coup de coeur musical, pour que je découvre en première partie cet auteur-compositeur-interprète de talent. Cabrel ne s’y est pas trompé…

Une influence à la fois « Renaud » et « Renan Luce », cet héritier de la galaxie Brel- Gainsbourg-Renaud-Souchon est un conteur d’histoires, de l’intime à la politique, du social au romantique.

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Ses chansons sont tendres et bienveillantes, ironiques et ludiques, parfois même érotiques.Alors nous, public, on s’attendrit en écoutant ce beau gosse « arpéger » sur sa guitare, des aventures tragi-comiques.

Ce soir, j’ai choisi de vous faire découvrir : «  Tu dors à contre-jour »

C’et beau non ?

Ipagina’Son s’émeut d’un hymne à la beauté de la vie.

affiche de Bluewriter
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Votre lectrice du jour : Sortilège

 

Les jours passent et s’évaporent comme autant d’arcs-en-ciels, de particules, d’étincelles et de brumes.

L’amour de la vie est décrit avec la beauté de la simplicité. Il est dans le ciel, une mosaïque d’énergies qui sublime cette magnificence qui fait se sentir…vivant…

Voici un hymne poème à cette vie qui regorge d’étincelles et qui rayonne d’émotions. Ce regard émerveillé et philosophe sur la vie de Marcel Faure, sélectionné par  Amaranthe, est lu pour vous par Sortilège.

Laissez votre âme s’envoler tout là-haut…

 

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A LA LUNE  ET AUX ETOILES

– Marcel Faure-

La danse des jours et des mots

Vendredi 1er mars 2013

***

À la lune et aux étoiles

Aux comètes qui s’en vont plus loin effilocher leurs traînes

À tout ce qui nous émerveille

***

Aux jours feutrés qui se réchauffent au coin du feu

Aux silences qui se sourient du bout des yeux

Aux vallées qui épousent les brumes

Aux plissements de nos paupières repues

***

À la matrice de nos rêves

À nos cœurs dévastés de tendresse

À toutes ces nuits blanches dans l’ombre d’un poème

À l’étincelle à la flamme au feu au volcan

***

À toi aussi minuscule échantillon d’humanité qui te débats sur la première marche de l’arc-en-ciel 

***

O combien je vous aime glorieux mélanges de particules

Votre foisonnement à l’échelle des mondes

Votre bouillonnement dans ma chair et mon sang

***

Coup de coeur musical : Raphaël Portland

Raphaël Portland a tout d’un grand.

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Raphaël Portland

Auteur-compositeur-interprète multi-instrumentiste, Raphaël Portland se positionne comme un artiste indépendant de la nouvelle scène. Il a l’élégance de ses mots et le charme de sa musique: virile et romantique. Des textes transpirant la sincérité sur le thème de l’amour et de ses revers de fortune, un univers musical « pop noire » qui mélange sans complexe beats hip-hop, guitares rock et synthés 80’s, ont donné naissance à de magnifiques chansons reflétant l’influence de poètes de la chanson française tels que Benjamin Biolay, Bashung ou Gainsbourg. « La musique m’a permis de me libérer«  sont les propres mots de cet iPaginauteur à découvrir et à partager sans modération…

Raphaël entamera une série de concerts fin 2013 dans la région Rennaise, puis se déplacera dans plusieurs villes de France, notamment sur Paris.

Entrez dès maintenant dans l’univers époustouflant de Raphaël Portland et découvrez un de ses titres: « Boxeur ».

Son compte d’auteur sur iPagination.

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BOXEUR

 

 T’es sublime dans ta robe blanche

Inconnue qui m’attise

Inconnue qui m’étanche

Qui fait monter la mise

T’es belle quand je flanche

Belle, quand tu me dévalises

Mais t’as pas été franche

Non, t’as pas été franche

Tu m’as poussé sur la planche

T’avais un couteau dans la manche

T’étais belle comme un cœur

Tu m’as mis K.O. comme un boxeur

Je me suis perdu, c’est bien ma veine

Dans les rues d’Athènes

Ville de rêves de revanche

Qui me tient à sa guise

Qui me tient dans ses hanches

Les nuits où je me grise

Les nuits où tu me branches

Dans un long strip-tease

Mais y’a ton rouge à lèvres sur le col de sa chemise

Tu m’as poussé dans ma valise

Notre amour s’enlise

T’étais belle comme un cœur

Tu m’as mis K.O. comme un boxeur

Je me suis perdu, c’est bien ma veine

Dans les rues d’Athènes

T’étais belle comme un cœur

Tu m’as mis K.O. comme un boxeur

Je me suis perdu, c’est bien ma veine

Dans les rues d’Athènes

IpaginaSon vous invite sur un banc.

 

affiche de Bluewriter
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Votre lectrice du jour : Sortilège

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 » A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi

A regarder les gens tant qu’y’en a… »

Et si nous nous asseyions à côté de cette vieille dame ? Son esprit n’est plus tout à fait là, mais elle est encore assise sur le banc de la vie.

Un texte qui fait référence à la solitude et aux perturbations qui entachent la fin de vie, mais en même temps, nous pouvons choisir d’y lire   » L’envie instinctive jusqu’au bout  » et le besoin des autres, celui de parler, de voir, de se fondre dans un monde qui échappe un peu plus chaque jour. Pourtant la vie est toujours là….

Une réflexion très humaine de Christine Millot-Conte, sur notre attitude face à cette future NOUS…   » Casquette bien bas à notre Gavroche-Christine pour cette poésie-cri, sélectionnée par Malayalam, conseiller du site.

La voix de Sortilège y ajoute toute sa profondeur…

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***

LA VIEILLE SUR UN BANC

– Christine Millot-Conte –

***

***

Toute seule sur son banc avec ses fêlures

elle a atteint son point de rupture

Elle sait plus trop bien son futur

alors elle reste là à compter ses brisures

***

Dans sa tête, ça se bouscule tous ces murmures

qui lui serinent sans cesse ses mésaventures

alors elle reste assise avec ses déchirures

perdue dans le dédale de ses meurtrissures

***

Parfois, elle invective un passant

ça dépend des jours, ça dépend du vent

elle parle toute seule pour la joie des enfants

elle sait plus conjuguer sa vie au présent

***

Elle fait un peu peur à ces bonnes gens

qui la croisent là, toute seule sur son banc

Son esprit n’a pas supporté les ouragans

qui se sont abattus sur ses ans

***

Elle vient là tous les matins

avec son sac rempli de chagrins

et ses yeux qui se sont éteints

elle a perdu de sa vie, le chemin

***

Elle sera là encore demain

sous l’oeil amusé de tous les gamins

qui jouent au foot sur le terrain

et personne ne viendra lui tendre la main

***

Source de l’image : http://venise.blogs.sudouest.fr/tag/bancs