Archives par mot-clé : Poésie

« Grimper jusqu’à la rime » de Sébastien Mercier

 

Grimper jusqu'à la rime Ce recueil est une parure composée de bijoux ciselés avec art et finesse… autant de clefs d’accès vers un monde de volupté, de pure sensualité, d’une délicatesse infinie.

Au cœur de cet univers chaque mot devient un délicieux et grisant frisson.

Porté par une structure classique parfaite, un univers de jeunesse et de fraîcheur au parfum d’infini.

Disponible au format papier en cliquant ici !

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Quiz littéraire : DITES-LE AVEC DES FLEURS

 

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Agathe et Lilas. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?

DITES-LE AVEC DES FLEURS …

Avez-vous remarqué qu’à un E prêt, l’anagramme de FLEURS est FELURES ? Elles sont en effet le reflet des états d’âme, douceur ou amertume, passion ou tristesse, roses ou bleues, blanches ou noires, fleurs du bien et fleurs du mal. Voici une jachère de fleurs d’antan et de nouvelles espèces…
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C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

Ipagina’Son plonge dans le coeur d’un brasier.

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice de ce jour : Agathe

 

Un poème-cri bouleversant…

Un slam au coeur d’un drame…

La descente aux enfers, le laisser-faire…

L’indifférence, la souffrance, l’errance…

 

Tout est dit dans ce poème sans dentelle de Robert Shennon, de l’indifférence des hommes à  celui du monde politique, face à la violence et à la misère « ordinaire ».

La poésie n’est pas seulement celle des fleurs bleues des champs, des étoiles du ciel et de la nostalgie des vagues. Elle est aussi le reflet des côtés sombres de la vie.

Quand l’espoir est mort et que la seule issue est fatale, comme un torrent, la souffrance dévale de vers en vers…et au bout…la chute…

Arthur Rimbaud disait :  » Je est un autre »

N’oublions jamais que ‘L’autre » pourrait être « Je « 

Robert Shennon fait partie des sélections d’Octobre de Malayalam, conseiller du site ipagination.com. 

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DANS LE CŒUR DU BRASIER

– Robert Shennon

Combien d’heures d’insomnie, de réveils angoissés,

De cernes bleus, jaunis, de regards fatigués,

Combien d’heures à marcher au pas des somnambules,

Sans savoir où aller, bras ballants, incrédule.

Combien de cigarettes fumées sans y penser,

Combien de maux de tête les paupières embuées ;

Et combien de matins sans but et sans travail,

Sans enjeu quotidien, sans combat, sans bataille.

Combien de certitudes et d’espoirs retrouvés,

Combien de mers du sud et de grands nord glacés,

D’échecs et de victoires sur les ongles rongés,

De nuits passées à boire et à soliloquer.

Combien de vérités et combien de mensonges,

De rires désespérés sous le doute qui ronge,

Combien de trahisons et d’amitiés gâchées,

D’amour-cellule, prison, la raison menottée.

Combien de vies entières jetées sur les chemins,

Les sentiers de la guerre un goulot à la main,

En gueulant à tue-tête pour qui veut bien entendre,

Que la corde est fin prête, nœud coulant à attendre.

Et combien d’au-secours gargouillant dans la gorge,

La fierté à coup sourd les frappant comme on forge,

Arborant un visage serein face aux amis,

Mais bouillonnant de rage devant l’hypocrisie.

Combien de jours sans fin : je ne les compte plus,

Pour moi et mes copains : la jeunesse au « chômdu »,

Pointant au pôle emploi, touchant le R.S.A,

Sans abri, sans un toit, où conduire leurs pas…

Jetés par des parents les ayant mis dehors,

Consacrés fainéants, fuyant le moindre effort,

La société complice en se pinçant le nez,

Ces jeunes puants la pisse, leurs chiens partout à chier.

Combien, combien, de jours, à mendier ma pitance,

À vivre sans amour sans aucune espérance,

Combien de jours encore pour me faire « la malle »

À remercier la mort me délivrant d’un mal…

Ô combien pernicieux et incompréhensible,

Mon cerveau parmi ceux n’ayant pas de fusibles,

Victime d’émotions souvent incontrôlables,

À la médication aux vertus contestables,

Mon mal est sans issue, l’errance est ma compagne,

Comme d’autres, au rebus, quand la maladie gagne,

Des pensées maléfiques se ruant dans ma tête,

Eruption volcanique, un vent de force sept…

Me perturbant les sens, dans mes mains l’allumette,

Et le bidon d’essence pour que ma vie s’arrête,

M’en allant en fumée dans un grand feu de joie,

Dans le cœur du brasier… lui seul… battant pour moi !

*****

Source de l’image : http://www.24matins.fr/deux-sdf-morts-de-froid-paris-et-dans-les-alpes-maritimes-dimanche-145854

Ipagina’Son se laisse gagner par le bien-être…

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Votre lectrice se nomme Sortilège. Voici sa présentation.

La douceur est le fil conducteur de ce poème. Au fil de tendres alexandrins, Maninred nous invite à faire une pause dans nos vies effrénées en prenant une photo « instantanée » de nous au milieu des nôtres et de notre environnement.

Partager des joies simples, réaliser qu’ensemble on vit un superbe voyage, celui de la vie, contempler, aimer, donner, se dire qu’on est bien… et le dire aussi…

Malayalam a aimé ce poème de Maninred et l’a placé au sein de ses sélections du mois d’Octobre. Notre amie Sortilège  y  ajoute sa douce voix pour encore plus de tendresse.

Et pour vous c’est quoi « Etre bien » ?

Pour moi c’est lire de magnifiques écrits comme celui-ci et vivre parmi vous….

*****

ETRE BIEN

Maninred

Etre bien c’est souvent n’en parler à personne,
Sentir du vent léger le pinceau délicat,
S’enivrer de parfums, de messages d’automne,
Chuchotés d’émotions aux teintes paprika.

Etre bien c’est parfois étreindre un autre corps,
Celui de l’être aimé, compagnon de voyage,
Avec qui le chemin donne un sens et colore
Par des tons harmonieux, un bien joli partage.

Etre bien c’est aussi retrouver une table,
Entouré par ces gens qui vous disent je t’aime.
Et sans faire semblant, les trouver formidables,
Chacun donnant à l’autre une part de soi-même.

Etre bien c’est sentir que l’on a fait du bien,
Et se mettre en retrait tout en restant discret.
Savoir qu’on a compté un peu pour les gamins
Et qu’on leur a transmis beaucoup sans faire exprès.

Etre bien c’est un jour, remarquer la fossette
Sur la joue bien en chair de son petit enfant,
Savoir qu’on a la même et que mamie Jeannette
La tenait elle aussi de son père Fernand.

Etre bien c’est enfin, terminant le voyage,
Rendre l’âme au néant, dans un doux friselis,
Garder au fond de soi les plus belles images,
Pour décorer les murs d’une chambre d’oubli.

Ipagina’Son essuie des larmes de suie.

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice du jour : Sortilège

« Au plaisir des chamboule-tout

Sous les cris des chamboule-fous « 

Une chose est sûre, l’écriture puissante et généreuse de Dominique Chauvel ne laisse pas indifférent : Une poésie à fleur de peau, à fleur de mots, assortie de métaphores d’une grande force qui remue…

Larmes de suie…larmes de pluie…larmes de vie…

Le brouillard voile et dévoile, les larmes lavent et délavent, les âmes vacillent et tombent. Pourtant là sur les cendres, sous la forme de deux roses renaissent la vie et l’espoir…

Ce beau poème d’autant plus émouvant qu’il est sélectionné par Roselyne Cros, est lu par la voix émouvante de Sortilège.

 

LARMES DE SUIE

LARMES DE SUIE

–  Dominique Chauvel  

***

Le brouillard voile ce qu’il peut
Voile ce qu’il veut
Et s’étire, s’étire
Il couvre les peurs
Il couvre les pleurs
Et dans la nuit profonde
Que les larmes inondent
Fait disparaître les corps
Se dissoudre le décor
La mélodie nauséabonde
Nous entraîne dans sa ronde
Où les âmes vacillent
Tombent telles des quilles
Au plaisir des chamboules-tout
Sous les cris des chamboules-fous.
Une rosée acide
Des rêves insipides
Quand survient, qui l’eut cru
Un nouveau Pompéi
Corps de cendre rougis
Souriras-tu encore
Pour quelques pièces en or ?
Les mauvaises graines
De fureur et de haine
Une erreur de casting
Une course de karting
Balayées comme la suie
Nettoyées par la pluie
Pour que bientôt éclosent
Deux nouvelles petites roses.

source de l’image :http://gisele.ecrivain.istanbul.over-blog.com