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iPagina’Son ou les délectations du Diable…

 

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

L’équipe d’iPagina’Son se présente ici.

Un poème comme un don, des alexandrins tristes et désespérés, dont le voile sombre ne demande qu’à être soulevé.. Le Diable, les Diables étriqués dans les replis de notre société, l’inertie des opprimés courbant l’échine, tel est le triste constat pourtant bien réel, d’une déshumanité de notre société, gravement repris par l’actualité de ces jours-ci.

 

 » On peut geindre ou prier, c’est vivant qu’on succombe

A cette humanité que peuplent tant de tombes.

Il a beau se remplir de rêves étoilés,

L’homme meurt déserté du ciel qu’il a quitté… »

 

L’homme, incapable de vivre en paix avec ses semblables, est au centre de ce profond chant empli de désespérance de Sébastien Broucke, lu par Myriam (Maboulunette) et sélectionné par Patryck Froissart.

Nous aussi, nous irons…

 

MOI J’IRAI !

Sébastien Broucke

Le diable allait zélé sans ménager la peine,

Et faisant son travail décimait à la chaîne ;

On lacérait des chairs, on fracassait des os,

On brisait des amours, on parlait dans le dos…

 

Le sang n’était pas tout, c’était bien plus cruel,

Les armes abondaient pour briser les mortels ;

Ils gisaient comme une outre, emplis de leurs douleurs,

Les fracasser, au fond, les vidait du malheur !…

 

Ce qui comblait le monstre : inventer l’engrenage,

Ces détails fins, subtils, engendrant le carnage.

Il se plaisait aussi à savourer l’effroi,

A déguster la peur jusqu’aux veines des rois…

 

L’ignoble côtoyait l’horreur, l’inavouable,

Et partout le bonheur jouxtait le lamentable.

Vivre était un périple, et trépasser le port,

Mais chacun redoutait le repos de sa mort…

 

Le mal courait partout, jusqu’aux sangs des meilleurs,

Et le pauvre attendait qu’un moins riche se meurt !

Ah ! Tout était misère, et dessous le soleil,

On n’avait pour tout bien qu’une mère qui veille…

 

Dieu descendait parfois dans les plaines herbeuses,

Où fleurit la prière et ses plaintes nombreuses,

Et bénissant sans cesse et rythmant la nature,

Cadençait toute vie en battant la mesure.

 

Mais que pouvait-il faire au sein des mécréants,

La peine s’éteint-elle au murmure du vent ?

Ah ! Quel était ce jeu, quel était ce délire,

Fûmes-nous tous idiots, vaniteux, sourds, martyrs ?…

 

Ce soir je me souviens, je m’avançais, sincère,

Car mon âme d’enfant émouvrait Lucifer ;

Je ne pouvais songer, vu de ma position,

Que le mal en ce monde était sans solution !

 

J’allais comme tout ange oublier cet instant

Qui nous pousse à crier : « A mon tour maintenant ! »,

Et me jetant des cieux dans le corps d’un poupon,

Espérais fermement terrasser le dragon…

 

Mais lorsqu’on se réveille, on est ce petit d’homme,

Qui vient faible et vient nu, et dont l’âme va comme

Un fantôme esseulé dedans sa tour hantée,

Le regard implorant quelques nues dépeuplées…

 

On peut geindre ou prier, c’est vivant qu’on succombe

A cette humanité que peuplent tant de tombes ;

Il a beau se remplir de rêves étoilés,

L’homme meurt déserté du ciel qu’il a quitté.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/froissart-patryck/moi-j-irai-par-sbastien-broucke

QUIZ : L’argot ou l’art d’accommoder le langage courant.

[box title= »Chaque vendredi, un nouveau quiz ! »]

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce  quiz vous est proposé par Agathe et Lilas. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?[/box]

L'argot ou l'art d'accommoder le langage courant.

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[quote cite= »Wiktionaire » url= »http://fr.wiktionary.org/wiki/quiz#.C3.89tymologie »]Du latin quies qui serait dérivé de qui es ? (« Qui êtes vous ? »). C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.[/quote] [quote cite= »Oxford dictionaries » url= »http://oxforddictionaries.com/words/what-is-the-origin-of-the-word-quiz »]L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le  propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit  plus détaillé de ce supposé exploit (dans  F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.[/quote]

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

L’argot a fait les beaux jours de Frédéric Dard, de Coluche, de Renaud ou encore de Michel Audiard. Utiliser l’argot est une façon de contourner les tabous instaurés par la société et permet d’accommoder le langage courant qui témoigne  d’une certaine retenue. Il est particulièrement riche dans certains domaines comme la sexualité, la violence, la pègre.

Rassurez-vous ce soir, le quiz que je vous propose n’a aucune connotation de cet ordre-là. On y retrouve des expressions dont vous connaissez tous, j’en suis sûre, l’équivalent en langage courant.

« C’EST PARTI MON KIKI !  « (ou plutôt « le sort en est jeté »)

Sur ce chemin – Gisèle Prevoteau – iPagination Editions

1re COUV Sur ce chemin ebookRED

ROMAN : Catherine, la quarantaine, est DRH dans une grande entreprise. Très appréciée de sa hiérarchie, notamment pour la maîtrise dont elle fait preuve, elle est chargée de mettre en place un plan massif de licenciement. Mais Catherine est arrivée à la croisée des chemins et ne peut plus faire face aux responsabilités qui lui incombent. Elle s’enfuira, un matin, sur les routes de Normandie et sa fugue se doublera d’un voyage intérieur qui la conduira, au prix d’une grande souffrance, au plus profond de son identité et des mystères de son passé.

Publié à titre posthume, ce roman de Gisèle Prevoteau met en scène, avec beaucoup d’élégance et de réalisme, les parts d’ombre et de lumière avec lesquelles tout individu compose au quotidien. Son écriture sensitive montre du doigt les fléaux de notre civilisation que sont le stress, le chômage et la solitude.

La bande annonce :

Extrait du roman :

Du néant, telle une flèche, une automobile vous dépasse. Et vous voilà seule, perdue sur une route sans nom, entre deux villages, entre deux oublis, enfouie dans le silence.

Le vent fouette entre les vitres ouvertes ; l’été s’abat sur le macadam et là-bas, au bout du ruban anthracite, tremble un mirage. Malgré le vent dans vos cheveux blonds à l’abandon, la crispation serre votre visage de chat. Vous êtes là, au volant, sur cette route. Mais vous n’êtes pas là, absente. Pas ailleurs. Nulle part. Absente. En allée.

Rien, pas d’objet où poser ce regard bleu marine dont la vrille n’offense aucune cible. Vos mains petites et maigres, fermes et volontaires, s’accrochent au volant plus qu’elles ne le maîtrisent. Sous votre robe de coton bleu indigo vos formes sont timides mais musclées, étreintes par la volonté de ne pas céder à l’avachissement du temps qui passe.

Épaules contractées, bras compacts, cuisses tendues… tout dit la volonté qui a forgé la femme que vous êtes. Femme volontaire, errant sur une route inconnue, dans le cocon de sa 306 rouge, sous la poussière de l’été.

Vous essayez une radio, la voix vous agace ; une autre, la musique vous cisaille ; silence. Soudain vous levez le pied de la pédale d’accélérateur. Vous n’y voyez plus. Pourquoi ces larmes qui vous submergent ainsi, soudain ? Raz-de-marée sans avis météo. Du dos de la main, vous tentez de les essuyer mais le flot s’impose, débandade sous le soleil.

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Merde, je vis…, par Philippe Ducourneau chez iPagination Editions

Merde, je vis de  Philippe Ducourneau

Présentation :

Fables d’un nouveau genre, les textes de ce recueil constituent un concept à part dont chaque séquence se compose de trois parties. La première porte un regard admiratif et volontairement naïf sur la vie qui sait tout et peut tout faire, jusque dans les moindres détails. La deuxième renvoie à la vision étriquée de l’homme lorsqu’il se laisse prendre au piège des « appâts rances ». Et la troisième, avec son regard moqueur et frondeur, tourne le tout en dérision, en choisissant de jouer des maux qui nous blessent.

Selon le ton employé, « Merde, je vis… » peut donc exprimer aussi bien l’admiration que la consternation, tout étant affaire « d’état d’âme ou d’esprit » et du regard porté sur la vie.

Les illustrations sont signées Jason Akos Sollar.

La bande annonce :

Extrait :

Le papillon

Toi qui au bout de tes contorsions as trouvé des ailes, révèle-moi l’art de ta métamorphose. Raconte-moi le secret des ténèbres et la percée de ta prison de soie. Faisait-il doux avant que tu t’y sentes à l’étroit ? Derrière le battement de tes ailes, te souviens-tu encore de tes reptations de chenille, quand la pesanteur te faisait ramper sous sa loi ? As-tu connu comme nous l’angoisse de n’être, entre ciel et terre, qu’un être larvé, riche d’un hypothétique et céleste devenir ?

Et nous chrysalides d’homme, oublierons-nous un jour notre cocon de matière, nos rampantes pensées de nabots disgracieux, pour découvrir dans le miroir de notre esprit
la grâce de notre céleste énergie ?

Merde papillon recadré

Merde, que ne m’a-t-il pas fallu me vautrer par terre avant de pouvoir m’envoyer en l’air !

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Il serait une fois – Ouvrage Collectif – iPagination Editions

contes 2013 COUV FINALE 13x20

Présentation :

Contes pour enfants et adultes : Que sont nos villes devenues ? Et leurs habitants aussi ? Tels sont les questionnements des personnages issus de ces sept contes qui tous, se déroulent au XXIIe siècle. Vous y rencontrerez un nuage maléfique, un savant défiguré, un éplucheur de carottes, un sauveur de rêves, vous enfilerez des colliers magiques, tremblerez dans d’interminables souterrains, serez poursuivis par un jeu en 6 D et participerez, avec la complicité d’un mammifère à poils roux, à la plus grande évasion de tous les temps. De quoi ravir petits et grands.

Extraits courts issus des contes :

Les deux compagnons se dirigèrent vers l’école. Le corbeau prit la même direction et arriva sur place avant eux… (Patrick BERT, Le Semeur d’Espoir)

— Je m’appelle Clémence et je me suis perdue dans les couloirs ! Un monsieur qui collait une affiche m’a conseillé de me cacher en attendant que le jour se lève et que les portes s’ouvrent à nouveau… (Anne-Lorraine BARNIER, Clémence dans le métro)

David, treize ans, était l’assistant de monsieur Jim. Être l’assistant de monsieur Jim consistait à peler les carottes. Cela convenait parfaitement à David… (Antoine LEFRANC, Les gélules de monsieur Jim)

Quelques fauteuils en osier entouraient une table de marbre où étaient posés une théière fumante, une tasse en porcelaine et une assiette couverte de biscuits.

— La Fée doit être dans ses appartements, souffla le moineau… (Aurélie FISCHER, Bleucapie et le petit moineau)

— C’est qui la Solitude ?

— C’est quand il n’y a personne.

— Mais il y a toujours quelqu’un ! Il suffit d’aller dans la rue. Et puis si c’est pour se faire marcher dessus, je préfère rester avec la Solitude… (Tom ARIAUDO, La Solitude)

Il était 2 h 63 lorsque mes yeux s’ouvrirent et que mon regard se posa sur le radio-réveil, il y avait quelqu’un dans la chambre… (Jacques HUIBAN LAGROIS, Le griot céleste)

Comme une bombe, l’engin est passé à moins de deux mètres de nous, horrifiante masse noire sans aucun éclairage, chevauchée par une silhouette noire presque incrustée dedans… (Jean-Luc Mercier, Pongo

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