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Ipagina’Son ou la promesse d’un amour inconditionnel…

affiche de Bluewriter
affiche de Bluewriter

Votre lectrice se nomme Sortilège.

La passion et le talent n’attendent pas le nombre des années.

Dans cette déclaration enflammée, totale et inconditionnelle,  Fanny nous fait partager la passion d’un coeur aimant, prêt à mille promesses pour garder son amour.

Une texte intense, empli d’exaltation poétique et de fraîcheur…

Une voix troublante au service d’une plume sensible et romantique…

Découvrez  ce duo ci-dessous.

oeil amour

 

 

 

JE TE PROMETS

– Fanny

Je te promets de te laisser t’enfuir, te perdre, te trouver, te réinventer et te réimaginer, mais je te promets aussi de ne jamais te laisser te perdre seule au point que tu ne saches plus rentrer toute seule chez toi. Je te laisserai un chemin balayé de mes propres mains si tu veux partir. Je te promets de ne pas te rattraper, de ne pas te supplier, de m’asseoir sous la poussière et de t’attendre l’hiver, l’été, des millénaires s’il le fallait. Mais je resterai, au moins, l’ombre de ta lumière, le côté sombre et transparent du rayonnement de ton visage au milieu de tes nuits. Je te couvrirai de mon regard, t’inventerai de nouvelles berceuses jusqu’à ce que tu t’endormes et que tu n’aies plus jamais peur. Je soufflerai sur ton chemin pour dévier les balles perdues, les lames qui tombent et pour sécher tes joues usées. Je te promets que l’éternité ne suffirait à me déloger de mon parterre où je t’attendrai. Si tu t’en vas.

Je te promets qu’un jour, je fermerai les yeux et que j’attendrai, en souriant bêtement, que tu les crèves des tiens pour t’avoir trop regardée. Pourtant je te promets, j’ai tout essayé pour ne plus te penser. J’ai broyé la lune entre mes mains mais je n’avais que des miettes de verre, de miroir. Et tu t’y reflétais. J’ai laissé les nuages pleurer pour qu’ils me recouvrent de boue et les nuages ont refusé car il craignaient ton doux courroux. Je te promets que ta peau sentait encore le soleil contre ma joue et que jamais je ne t’oublierai, même si tu m’y obligeais. J’ai essayé de te dévier pour ne pas risquer de gagner au risque de te perdre. J’ai essayé d’innombrable fois de compter les étoiles, mais tu comptes toujours plus pour moi que chacune d’entre elles.

Je te promets des noms sur les visages, des éclats de rires. Et de les ramasser par milliers pour les cacher au creux de tes oreilles. Je te promets de ne plus jamais garder mon masque de colère. Derrière lequel je suis un coquillage caché sous son rocher, au milieu de l’eau qui stagne sur le sable. Je serai sage et sereine, dans mon bocal à papillons. J’attendrai le bout de tes doigts, tremblants au-dessus du couvercle. Mais je te promets l’éternité, que je ne m’enfuirai jamais. Enfuis-toi tant que tu le veux, mais mes pieds sont ancrés au sol de ton coeur. Je ne sais pas pourquoi je t’aime. Et pourquoi je le saurais ? Je sais seulement que je t’aime. C’est comme ça à jamais. Et je ne peux rien y faire.

Une sélection des conseillers du site.

Quiz : Les plus belles déclarations d’amour…

 

QUIZ LITTERAIRENe vous fiez pas aux apparences des quelques premières questions assez faciles pour vous mettre en chauffe. Il s’agit là d’un véritable défi que vous proposent les iPaginauteurs. Tous les quiz – lorsqu’ils sont prêts – sont mis en ligne pour le vendredi, juste avant le défi du week-end (pour en savoir plus, cliquez ici ). Ce quiz vous est proposé par Agathe. Arriverez-vous à réaliser un sans-faute ?

QUIZ : LES PLUS BELLES DECLARATIONS D'AMOUR

Départ
Félicitation - vous avez complété QUIZ : LES PLUS BELLES DECLARATIONS D'AMOUR. Vous avez obtenu %%SCORE%% sur %%TOTAL%%. Votre performance a été évaluée à %%RATING%%
Vos réponses sont surlignées ci-dessous.
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Les questions en gris sont complétées.
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Fin
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C’était en effet la première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de « questionnaire » (un mot argot quiz existait déjà et signifiait « personne louche »), dans la langue anglaise en 1886. Le mot est ensuite passé dans la langue française.

L’histoire raconte qu’au théâtre de Dublin, le propriétaire du nom de Richard Daly fait un pari qu’il pouvait, dans les quarante-huit heures faire d’un mot absurde, le plus connu de toute la ville, et que le public lui fournirait un sens pour elle. Après une performance, un soir, il a donné ses cartes de membres du personnel avec le mot «quizz» écrit sur ​​eux, et leur dit d’écrire le mot sur ​​les murs de la ville. Le lendemain, le mot étrange était la coqueluche de la ville, et dans un court laps de temps, il a fait partie de la langue. Le récit plus détaillé de ce supposé exploit (dans F. T. Porter’s Gleanings and Reminiscences, 1875 ) donne la date de 1791. Le mot, cependant, était déjà en usage à cette époque, qui signifie «une étrange ou excentrique personne, et avait été utilisé dans ce sens par Fanny Burney dans son journal intime, le 24 Juin 1782.

Au plaisir de vous défier lors d’un prochain Quiz, et n’hésitez pas à mettre en commentaire le score – réel – que vous avez obtenu et les questions qui vous ont semblé compliquées…

Autopsie sentimentale de Véronique Brésil

Autopsie sentimentale - Veronique Bresil

ROMAN :

Maltraitée et incomprise par son mari, une femme cherche le bonheur avec d’autres hommes. Elle le découvre enfin dans les bras d’un amant bien particulier qu’elle suivra jusqu’au bout.

À travers cette histoire prenante et déroutante de par les rapports humains qui sont mis en jeu, Véronique Brésil prend comme support l’éternelle énigme du couple et de sa pérennité. Ses mots justes mais jamais vulgaires nous plongent au cœur d’une relation passionnée qui interpelle quant à la puissance que peuvent revêtir les rapports fusionnels. Jusqu’où peut-on accepter l’oubli de soi et la dépendance à l’autre lorsque la perversion s’invite au festin ? Et comment s’extraire d’une spirale infernale que plus personne ne maîtrise ?

La bande annonce :

Extrait du roman :

Pour la troisième année consécutive, je prenais, chaque mardi, des cours de dessin. Mon inscription relevait d’une pulsion aussi brutale qu’inexpliquée. J’ai été parachutée dans une salle municipale avec ses murs nus, son sol en dalami, son plafond tacheté, ses trois portes des années soixante, ses quatre tables rectangulaires et ses chaises bancales. Avec ses personnes aussi, un groupe hétérogène composé avant tout de femmes au foyer. Deux messieurs à la retraite, qui se déplaçaient clopin clopant avec leur matériel de dessin sous le bras, complétaient le tableau.

Dès la première séance et sans aucune forme de théorie, nous avons été placés en situation. Le professeur avait disposé, sur un drap plissé, un vase au long cou de cygne dans lequel s’épanouissait un arum. Sur la droite, à une vingtaine de centimètres du vase, se dressait un bougeoir à trois têtes. Un violent projecteur, placé sur le côté, éclairait la scène. La composition était parfaite, les jeux d’ombre et de lumière splendides. Aussitôt, le groupe s’est approprié le sujet et chacun y est allé de soncoup de crayon. Moi, je suis restée plantée devant, les bras ballants, ne sachant quoi faire ni par où commencer. On m’a donné une feuille de papier, de quoi dessiner, une gomme mie de pain et l’on m’a jeté à la figure le nombre d’or censé venir à bout de n’importe quelle hésitation. Il s’en est fallu de peu que cette première séance fût aussi la dernière.

Mon mari m’a incitée à persévérer. Pourquoi s’est-il intéressé à mes talents artistiques ? Avait-il besoin de liberté ? Pourtant et du fait de mon travail, il disposait de quatre nuits par semaine pendant lesquelles il pouvait découcher à loisir alors pourquoi, précisément, le mardi soir ? Je savais bien qu’il avait déjà pris une maîtresse, il est des indices qui ne trompent pas : un chouchou, quelques pinces à cheveux ainsi qu’un tube de rouge à lèvres usagé trouvés sous le siège arrière de sa voiture m’avaient ouvert les yeux mais je ne m’en étais pas offusquée, ayant pour ma part goûté à la haute technicité d’un hardeur. Depuis que j’avais déposé les objets compromettants, sans commentaire aucun, sur l’écritoire de l’entrée et qu’ils avaient disparu le jour même, sans davantage de commentaire, Didier ne me faisait plus aucune remontrance quant à l’irrégularité de mes horaires. Je pouvais aller et venir comme bon me semblait. Au mois de décembre et à l’occasion des fêtes toutes proches, notre professeur a introduit dans le programme la peinture à l’huile. Nous avons utilisé des planchettes de bois sur lesquelles quantité d’angelots ont vu le jour. J’avais pris de l’assurance vis-à-vis des nouvelles techniques. L’un des deux seniors, celui qui boitait le plus, m’a gratifiée de ses compliments.

— C’est votre première huile ? Félicitations, ce sera sans doute la meilleure.

Je ne songeais plus du tout à quitter le cours. En février, nous avons découvert la peinture acrylique. Le procédé en est fort différent, il faut étaler la couleur très vite sinon tout prend en masse, il ne reste plus qu’à jeter les pinceaux et recommencer. Au mois d’avril, je me suis lancée dans le mélange des genres. Je voulais combiner les deux types de peinture dans un même tableau. J’avais apprécié l’acrylique pour sa rapidité de séchage et l’huile pour la luminosité de ses couleurs. C’est ainsi qu’un certain jeudi – j’avais déplacé mon cours en raison d’une panne de voiture le mardi précédent –, je campais debout, devant mon chevalet, en blouse de coton, faisant face au mur. La semaine précédente, j’avais déjà ébauché les contours d’un paysage désertique de l’Arizona et badigeonné les grosses masses à l’aide de couleurs acryliques. Ce soir-là, je travaillais à l’huile, tout en finesse. Il est entré. Un homme, la quarantaine, les cheveux légèrement grisonnants, qui n’avait rien à faire dans cette pièce, s’avançait. J’apprendrai qu’il avait pris rendez-vous avec ma monitrice pour lui présenter plusieurs dessins au crayon qu’il avait réalisés en dilettante. J’apprendrai aussi qu’il espérait lui extorquer des éloges.

L’homme était un habitué du centre culturel puisque tous les lundis, il suivait des cours de poterie dans la salle qui jouxtait la nôtre. Jamais nous n’aurions dû nous croiser. Pourtant, notre rencontre nous est tombée dessus. Immédiate, saisissante, fulgurante. Tandis qu’il ouvrait son carton à dessin et en sortait ses productions, il parlait beaucoup, commentait tout, plaisantait sans cesse, racontant comment il avait réussi à écouler un nu pour cent cinquante euros à des touristes américains venus se perdre au pied de la cathédrale d’Évreux. Il ne pouvait pas se taire. Il vantait son génie qui l’incitait à se lâcher, à laisser libre cours à ses pulsions les plus folles et c’est ainsi qu’à l’occasion d’un cours de poterie, une forme tordue et noueuse avait vu le jour sous le regard attendri, ahuri, horrifié, condescendant, désespéré et inquiet de son professeur, peu habitué à voyager hors du spectre des pots, vases, cruches et autres récipients creux prévus au programme annuel. Face à ce manque d’enthousiasme, il avait préféré déserter le centre culturel pour n’y plus revenir. Pauvre homme, personne ne le comprenait ! À plusieurs reprises, j’ai essayé de concentrer mon attention sur les mélanges de couleurs mais ses mots, fluides et envoûtants, m’ont transportée bien loin des Amériques. J’ai laissé sa voix descendre au plus profond de moi pour y graver quelques touches que je savais indélébiles.  Je buvais son rire.
— Pourquoi l’Arizona ? J’ai sursauté.
— Euh…

Il avait ouvert le bal.

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L’énigme de la lettre de George Sand

George Sand et Alfred de Musset par Célestin NANTEUIL, qui participa aux illustrations de la célèbre édition Furne des œuvres de Balzac.
George Sand et Alfred de Musset par Célestin NANTEUIL, qui participa aux illustrations de la célèbre édition Furne des œuvres de Balzac.

On a longtemps attribué à George Sand  la lettre qui suit, destinée à Alfred de Musset jusqu’à ce que cette attestation ne soit mise à mal : il semblerait au final, que ce ne soit qu’un canular dont l’origine se situerait entre 1870 et 1915. Si cette lettre est assez connue, c’est qu’à l’intérieur s’y cache une proposition très osée. Pour la découvrir, il va vous falloir trouver l’astuce permettant de décrypter ce message. Y parviendrez-vous ?

Lettre de George Sand à Alfred de Musset :

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j’ai

bien compris l’autre jour que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir ainsi

vous dévoiler, sans artifice, mon âme

toute nue, daignez me faire visite,

nous causerons et en amis franchement

je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l’affection

la plus profonde, comme la plus étroite

amitié, en un mot : la meilleure épouse

dont vous puissiez rêver. Puisque votre>

âme est libre, pensez que l’abandon ou je

vis est bien long, bien dur et souvent bien>

insupportable. Mon chagrin est trop

gros. Accourrez bien vite et venez me le

faire oublier. À vous je veux me sou-

mettre entièrement.

Votre poupée

George Sand

Pour accéder au texte caché, il vous faut lire une ligne sur deux, en commençant par « Je suis toute émue de vous dire que j’ai »

Après ce tour de chauffe, voici donc un nouveau message à décoder, d’Alfred de Musset à Sand cette fois :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,

Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?

Vous avez capturé les sentiments d’un cœur

Que pour vous adorer forma le créateur.

Je vous chéris, amour, et ma plume en délire

Couche sur le papier ce que je n’ose dire.

Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

[spoiler title= »réponse »]Pour découvrir le message caché, il vous faut cette fois utiliser le procédé de l’acrostiche qui consiste à ne prendre que la première lettre ou le premier mot de chaque phrase. En l’occurrence, pour décrypter ce message caché, il s’agit du premier mot.[/spoiler]

Chambre George Sand et Alfred de Musset par la compagnie hôtelière de Bagatelle.
Chambre George Sand et Alfred de Musset par la compagnie hôtelière de Bagatelle.

Mais comme tout n’est pas que canular, voici deux des réelles correspondances entre George Sand et Alfred Musset dont les deux messages secrets usent de l’acrostiche :

De Alfred de Musset à Sand :

Quand je jure à vos pieds un éternel hommage

Voulez-vous qu’inconscient je change de langage

Vous avez su captiver les sentiments d’un coeur

Que pour adorer forma le Créateur.

Je vous aime et ma plume en délire.

Couche sur le papier ce que je n’ose dire.

Avec soin, de mes lignes, lisez les premiers mots

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

 

Réponse de George Sand à Alfred de Musset :

Cette indigne faveur que votre esprit réclame

Nuit à mes sentiments et répugne à mon âme

Les Bienheureux – Patryck Froissart – iPagination Editions

Les bienheureuxPrésentation :

A quel point le bonheur d’aimer ou d’être aimé peut-il se conjuguer avec l’acceptation de se soumettre aux exigences de l’autre, voire naître et croître à mesure que ces contraintes se changent en un asservissement s’accompagnant d’humiliations, de brimades, et, à l’extrême, de sévices susceptibles de provoquer la mort ?

C’est la question que posent les huit nouvelles de cet angoissant recueil de Patryck Froissart.

La thématique du plaisir-souffrir est ici sous-tendue par le mythe de la femme fatale, de la sirène, de la Lorelei qui joue de la fascination qu’elle exerce pour précipiter les bateliers contre les rochers où se fracassera leur esquif.

Extraits courts issus des nouvelles:

« L’individu roulait, il ne le nia pas, à une vitesse un peu excessive. Tout d’un coup, avait-il grotesquement articulé, surgissant du bosquet bordant le bas-côté, une femme d’une taille et d’une beauté surnaturelles lui avait fait face, les bras en croix, la longue chevelure déployée, offrant à sa vision d’éberlué, dans le flamboiement du couchant, son intégrale et fulgurante nudité… » (Voie de garage)

« Elle poussa un hurlement, arracha violemment de ses seins les paumes qui avaient osé les épouser, et, de ses ongles longs lui laboura de haut en bas les joues.

« Ne faites plus jamais ça ! » feula-t-elle, avant de se diriger vers la porte qu’elle claqua sèchement, comme un coup de fouet, derrière elle.

Il demeura longtemps pétrifié… » (La sangsue)

« Elle apprécie l’intensité et le résultat probant de toutes les mises à l’épreuve qu’elle tente, de toutes les situations qu’elle orchestre, de toutes les injonctions qu’elle teste, de toute l’emprise qu’elle sait irréversiblement acquise sur la faiblesse masculine de son Léo, sur la hantise qui habite son homme de la voir s’évanouir au moindre signe de résistance qu’il opposerait à l’une de ses quatre volontés… » (La mante)

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