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Quand iPagina’Son fait corps avec la Nature…

affiche de Bluewriter
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l’équipe d’ipagina’Son se dévoile ici

C’est une déclaration d’amour..

Un amour très sensuel puisque dans chaque strophe, Josette Hersent nous invite à explorer un sens. On la croirait presque femme cette Normandie à la beauté gourmande, qui mêle élégance et souvenirs de famille.

Firenz’, autre normande, associe sa voix au poème de Josette, et nous fait partager l’amour de cette belle région. Un texte sélectionné par Véronique Brésil.

Et maintenant ..l’ouïe…

NORMANDIE

Josette Hersent – 

Elle nous pénètre sans un mot

Par les yeux et par notre peau

La Normandie on la respire

Histoire de mieux la retenir.

 

Peintres capteurs de lumière

Ecrivains aux jolies manières

Ils en ont fait leur paradis

Côte de Grâce Côte Fleurie.

 

Le roi des ciels au bord de l’eau

Eugène Boudin et ses pinceaux

L’impressionniste  immortalise

Le frissonnement d’une brise.

 

Belles villas sur la corniche

Ces élégantes qui s’affichent

Résistent aux embruns et à l’âge

Dans leurs habits de colombages.

 

Plus loin… vallons, tourbières, forêts…

Coteaux crayeux, landes, marais

Blanches falaises aux pieds dans l’eau

Côte d’albâtre… Pays de Caux.

 

Les champs…des tapis de verdure

Vaches ruminent à la pâture

Chapeau de paille sur la chaumière

Douillons de pommes et camembert.

 

Grand-mère le loupiot à la main

Et le vélo de l’autre main

Souffle d’amour sur la blessure

Vite rentrons à la masure.

 

Sans les vacances chez la grand-mère

Manquerait de l’eau au moulin

De la douceur sur les embruns

Ma Normandie, mon bout de terre

Je te choisis dernier lopin.

http://www.ipagination.com/textes-a-lire/selections/veronique-bresil/ma-normandie-par-josette-hersent

Apprendre le québécois, leçon 5 : vacances linguistiques

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C’est avec grand plaisir qu’iPagination s’associe à Patrice Hudon et son excellent site « Du français au français » pour vous faire rencontrer et apprendre régulièrement la langue québécoise, par le biais d’articles thématiques. Appréhender les nuances de la langue française afin d’éviter tout quiproquo, mais aussi s’enrichir, voyager régulièrement sur l’autre rive, riche de nombreux auteurs de talent, qu’ iPagination a la grande chance de tutoyer au quotidien.

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Les vacances linguistiques (2ème partie)

 

J’ai mon voyage

L’été, c’est le moment idéal pour partir en voyage, mais pas pour « avoir son voyage ».

En effet, les Québécois détestent « avoir leur voyage ». Cette expression signifie « en avoir plein son casque »  ou si vous préférez « en  avoir sa claque », « en avoir marre ».

« Si le patron me dénigre encore une fois, je démissionne. J’ai mon maudit voyage de cette job-là » (remarque, on emploie généralement le mot job au féminin).

L’expression «avoir son voyage» peut aussi servir d’avertissement à quelqu’un, une façon de dire que notre limite de patience est atteinte : « Je commence à avoir mon voyage de ton manque de respect. »

Dans certains contextes, « j’ai mon voyage » peut aussi exprimer l’étonnement. « Quoi ? C’est Roger qui a obtenu la promotion ? Ben, j’ai mon voyage! »

Dans l’avion

Cousin français, si dans l’avion, un agent de bord (steward ou hôtesse de l’air) vous demande de remplir le formulaire des douanes en «lettres moulées», ne craignez rien, vous n’avez pas à écrire en trois dimensions. Écrire en «lettres moulées» signifie simplement en imitant les caractères d’imprimerie afin de faciliter la lecture.

Durant le vol, l’hôtesse vous proposera peut-être «un bon breuvage avec ça ?». Au Québec, le mot «breuvage» est synonyme de boisson chaude ou froide, un usage influencé par le «beverage» anglais. Voilà pourquoi, à la fin d’un repas au restaurant, les Français sont surpris de se faire demander : «Un bon breuvage pour terminer le repas?» À noter pour les Québécois, la définition française du mot breuvage est « une boisson de composition spéciale, un breuvage pour un malade

Il se peut aussi qu’elle vous propose une bonne «liqueur froide». Au Québec, le mot «liqueur» est surtout utilisé comme synonyme de boisson gazeuse. Ne soyez donc pas surpris d’entendre un petit garçon demander à sa mère « d’avoir une autre liqueur » et que celle-ci réponde : «Tu en as déjà eu deux ce matin. Attends à cet après-midi pour la troisième.»

Finalement, pour rester dans le thème des «breuvages», nous buvons du Coke, jamais du Coca. Et nous ne consommons pas de « Coca light », nous préférons le « Coke diète ».

À la sortie de l’avion, les Québécois en France et les Français au Québec vivront de magnifiques découvertes et aussi quelques surprises linguistiques. Bon voyage en espérant que vous n’aurez pas votre voyage.

En attendant un nouveau cours de québécois par notre ami Patrice : TESTEZ VOTRE NIVEAU EN CLIQUANT ICI !

Apprendre le québécois, leçon 4 : vacances linguistiques

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Les vacances linguistiques

Ah! l’été… la saison idéale pour que nous, les «cousins» séparés par un vaste océan et une guerre perdue, nous nous rendions visite.

Au plaisir de ces rencontres se greffe aussi l’étonnement de découvrir à quel point notre langue commune a évolué d’une manière si différente d’un côté et de l’autre de l’Atlantique.

D’abord, cousins français, ne vous inquiétez pas si vous entendez un Québécois dire qu’il a hâte de se faire «griller». Il ne se prend pas du tout pour une saucisse. L’expression «Se faire griller» est simplement synonyme de se faire bronzer. « J’ai assez hâte à mes vacances, je ne ferai rien d’autre que de me faire griller pendant deux semaines». (Remarque : la plupart des Québécois n’ont que deux à trois semaines de vacances par année.)

Mais attention, il ne faut pas utiliser le terme «grillé» à toutes les sauces… si je peux me permettre le jeu de mots. En effet, la locution «Se faire griller» est fréquente, mais seulement dans la langue parlée. C’est le mot bronzé qui est utilisé dans la langue écrite, et aussi dans tous les descriptifs de produits cosmétiques comme les autobronzants. Nous ne disons jamais «crèmes autogrillantes», ni «Salon de grillage» (Salon de bronzage est le terme employé).

Il est aussi bon de savoir que si nous portons rarement des «maillots de bain» sur les plages, nous ne sommes pas des adeptes du naturisme pour autant (une activité très rare chez nous). En effet, c’est simplement que nous préférons enfiler un «costume de bain».

En vacances au soleil, les Québécois aiment «se faire chauffer la couenne». Chez nous, la «couenne» n’est pas seulement une croute tendre ou de la peau de porc flambée. Elle est aussi, dans un registre familier, la peau humaine. «Heureux d’un printemps qui me chauffe la couenne» (paroles d’une chanson de Paul Piché, chanteur québécois). On dit aussi «Se dorer la couenne au soleil» comme synonyme de se reposer au soleil.

Par extension, le mot couenne a donné naissance à une autre très belle expression. Pour parler d’une personne qui est résistante, qui est capable d’endurer les épreuves de la vie, on dit qu’«elle a la couenne dure» : «Ne t’en fais pas pour Gilbert, il a la couenne dure, il va passer à travers son divorce.»

L’été trop court du Québec est parfois surnommé la saison des barbecues. Véritable passion pour plusieurs Québécois, le barbecue, souvent écrit BBQ, est simplement de la nourriture cuite au gril à l’extérieur de la maison. Nous adorons y faire cuire nos «T-Bones», l’équivalent de vos biftecks d’aloyau. Mais attention, si vous apercevez une enseigne de restaurant qui annonce du poulet BBQ, il s’agit alors de poulet rôti.

En parlant de restaurants, certaines raisons sociales au Québec sont francisées. Ainsi, votre KFC (Kentucky Fried Chicken) en France devient PFK (Poulet Frit Kentucky) au Québec, et MacDonald y a perdu son S.

Au plaisir de nous voir cet été.

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